En 2026, les micro-influenceur·euses feront du bruit ! Selon un rapport d’Onclusive, près de trois quarts des agences pensent que les plus petit·es créateur·rices et de niche auront plus d’impact que les grands noms, grâce à leur authenticité et leur proximité avec leurs audiences. Et au Québec, ce type d’influenceur peut particulièrement briller, surtout dans un marché qui privilégie les relations tissées serrées et de chez nous.
On ne peut pas dire que ces créateur·rices de contenu ne shinent pas déjà dans la province, avec des agences comme inBeat et Frank Agence qui les activent désormais.
C’est également le cas de l’agence Clark Influence, qui fait affaire avec des micro-influenceur·euses depuis près de cinq ans. « À cette époque, on voyait que l’audience commençait à se méfier des contenus trop parfaits, et les micro-influenceur·euses avaient cette capacité à créer une vraie connexion avec leur communauté », explique Nicolas Bon, fondateur et président de l’agence.

L’agence a même travaillé récemment avec Olymel, en mettant à contribution une trentaine de micro-influenceur·euses d’ici, dans le but de repositionner certains produits auprès d’un public plus jeune et familial. « Le ton était très proche du quotidien, sans surproduction, avec une grande liberté créative. Il y a eu beaucoup d’engagement et un impact concret en magasin », souligne-t-il.
Un terreau fertile
Pour Nicolas Bon, ce succès s’explique par le fait que le marché québécois est compatible avec les valeurs qu’incarnent les micro-influenceur·euses. « Le marché québécois est très axé sur la proximité, la confiance et l’authenticité, des valeurs naturellement alignées avec les micro-influenceurs·euses. Vu que le bouche-à-oreille est fort ici, ils jouent un rôle clé dans les décisions d’achat », observe-t-il.
Il ajoute : « Ça encourage l’émergence d’une crédibilité locale, qui prime sur la notoriété nationale ou internationale, dans un contexte de saturation du marketing de l’influence ».
Grâce à ces créateur·rices, les marques peuvent aussi s’immiscer dans des communautés plus précises, comme par exemple loin des grands centres. « Les micro-influenceurs·euses ont moins d’abonné·es, mais ils·elles sont plus influent·es dans leur communauté. Faire appel à des créateur·rices locaux permet de rejoindre les audiences québécoises de manière plus authentique », estime Vicky Boudreau, cofondatrice et présidente-directrice générale chez Heylist.

Selon Nicolas Bon, cette valeur est différente de celle recherchée auprès des grand·es influenceur·ces. « C’est un peu comme comparer une pub télé à une série de conversations autour d’un café. Les micro-influenceur·euses créent un bouche-à-oreille numérique précieux pour certaines marques », résume-t-il.
La campagne déployée par Heylist pour l’entreprise de Québec, Omy Laboratoires, l’illustre bien en mettant en vedette des micro-influenceur·euses crédibles dans les soins de la peau. « Les résultats les plus marquants ont été qualitatifs, avec du contenu éducatif, des échanges dans les commentaires et un fort niveau de considération envers la marque », illustre Vicky Boudreau.
Cette stratégie peut aussi permettre à des marques québécoises de s’implanter à l’étranger, comme Heylist l’a récemment démontré avec Stefano pour l’aider à s’introduire dans les Costco du Midwest américain. L’approche ? Faire appel à plusieurs « Costco moms » afin d’intégrer les sauces de l’entreprise dans leur contenu. Les résultats sont parlants : la campagne a été reconduite. « On a observé des taux d’engagement supérieurs aux standards du marché et un fort volume de conversations organiques », explique-t-elle.
Vers du long terme?
Si les micro-influenceur·euses sont souvent un point d’entrée dans le marketing d’influence pour des marques, 2026 pourrait être synonyme de partenariats plus durables. « Les marques vont vouloir créer des relations et bâtir des communautés dans le temps avec des créateur·rices, par exemple sous forme d’escouades d’ambassadeur·rices », avance Vicky Boudreau.
Dans le marketing de l’influence, « la répétition crée une forme de crédibilité. Les collaborations récurrentes avec des micro-influenceurs devraient se multiplier », prédit Nicolas Bon.
Vicky Boudreau soulève également la notion de conscience, avec une attente grandissante envers des marques plus responsables, transparentes et humaines. « Les micro-influenceur·euses incarnent bien cette évolution, car ils entretiennent une relation de proximité avec leur communauté et sont plus sélectif·ves dans leurs collaborations. Cette posture deviendra un atout clé pour les marques en 2026 », estime-t-elle.
Mots clés associés : Clark Influence, Heylist