Alors que les travailleur·euses québécois·es entament la nouvelle année en quête de repos, d'équilibre et de nouveaux départs, de nouvelles données suggèrent que prendre congé pourrait avoir un coût caché.

Selon le plus récent Indice de bonheur au travail d’ADP Canada, les travailleur·euses québécois·es affichent un score de bonheur au travail de 6,9/10 (stable par rapport à novembre), se classant parmi les régions les plus heureuses du pays alors que la moyenne nationale a chuté à 6,8/10. L'équilibre travail-vie personnelle et la flexibilité demeure un facteur clé de cette satisfaction, avec un score de 7,0/10.

Alors que plusieurs reviennent au travail après les Fêtes, les travailleur·euses au Canada qui ont pris une semaine de vacances en 2025 rapportent avoir consacré en moyenne 16,9 heures en « coût brut des congés » – les heures supplémentaires travaillées avant et après une semaine de vacances pour se préparer ou rattraper les tâches accumulées. De plus, seulement 32 % des Canadien·nes ont pris la totalité de leurs congés annuels en 2025.

«Ces constats montrent que, même lorsque les travailleurs au Canada font l'effort de prendre des congés significatifs, plusieurs se retrouvent encore à consacrer des heures supplémentaires pour se préparer à leurs vacances ou pour rattraper le travail à leur retour, » explique Heather Haslam, vice-présidente du marketing chez ADP Canada. « C'est un rappel clair que, bien que le repos soit essentiel, le fait de prendre du temps loin du travail peut néanmoins s'avérer exigeant. À l'approche de la fin de l'année, les employeurs ont l'occasion de faciliter cette transition en favorisant des politiques et des charges de travail favorables permettant aux gens de réellement décrocher et de revenir reposés et prêts à donner le meilleur d'eux-mêmes en amorçant la nouvelle année. »