Il y a quelque chose de motivant à rencontrer trois leaders dans leurs agences respectives, toutes animées par le désir d’inspirer une nouvelle ère et de rassembler autour d’une mission commune : faire rayonner l’Alliance des cabinets en relations publiques du Québec (ACRPQ), en poursuivant ce qui a déjà été mis en place et en le modernisant.

Je me rappelle ma première réaction : « Alors, je vais pas vous mentir, c’est rare que je fasse une entrevue avec trois personnes à la fois ! » Leur rire franc m’a vite fait comprendre que cette rencontre ne serait pas une entrevue classique.

Marie‑Ève Noël, vice-présidente exécutive à la direction chez Weber Shandwick, Polina Lichagina, vice-présidente, Opérations et service à la clientèle chez Bicom, ainsi que Pascale Gagnon, vice-présidente et associée chez TACT, incarnent la force de l’ACRPQ. Ce qui frappe, c’est cette énergie contagieuse qui se déploie bien au‑delà de leurs bureaux et de leurs sourires.

Contexte et enjeux 2025
En 2025, le paysage des agences de relations publiques traverse des turbulences inédites. La fragmentation des clients pousse les agences à se spécialiser et à réinventer leur offre, tandis que les besoins en communication évoluent à vitesse grand V avec l’explosion des plateformes numériques et des contenus sponsorisés.

Dans ce contexte de désinformation et de polémiques fréquentes, les expert·es en relations publiques deviennent des partenaires stratégiques essentiels. Un rôle valorisant, mais chargé de responsabilités : naviguer avec rigueur et éthique pour protéger la réputation des clients et celle de la profession.

Comment l’Alliance répond à ces enjeux :

  • Outils et balises pour moderniser les pratiques : guides, formations et ateliers permettent aux agences de rester à la fine pointe des standards du métier et de gérer les enjeux complexes du monde actuel.
     
  • Partage de bonnes pratiques et données de marché : chaque agence peut prendre des décisions éclairées, anticiper les tendances et éviter des erreurs coûteuses.

La force du collectif
Comme le souligne Marie‑Ève, c’est bien la force du collectif qui ressort de l’Alliance. Elle souligne que « la richesse vient de cette mise en commun de l’intelligence collective», en évoquant ces dizaines de dirigeants d’agences autour de la même table, qui échangent ouvertement sur leurs enjeux, tant dans l’industrie qu’en tant que gestionnaires. Polina ajoute : « Dans un marché qui évolue vite, rester isolé équivaut à stagner. L’Alliance, c’est un peu comme des lunettes qui te permettent de voir plus loin et plus clair. »

L’Alliance n’est pas seulement un collectif : elle se veut tremplin pour moderniser les pratiques et garantir l’éthique des agences qui veulent se dépasser. Derrière ces visages s’active une constellation de talents au sein du C.A., chacun apportant sa vision et son expertise.

Les exemples concrets abondent : ateliers de formation continue, événements de réseautage rapprochant agences établies et relève, partage d’expériences. Pascale ajoute : « On veut que personne ne se sente seul dans ce milieu. Que ce soit pour proposer une idée ambitieuse ou demander un coup de main sur un projet, l’Alliance est un réseau sécurisant et un espace d’échanges. »

La valeur ajoutée
Les programmes d’attestation et de conformité éthique uniformisent les pratiques et garantissent le respect de la profession. Et l’accréditation A+ se distingue comme véritable sceau de qualité : un processus rigoureux, modernisé l’an dernier, évalué par un examinateur indépendant. Chaque agence peut ainsi obtenir une vue 360° de ses pratiques  (opérations, finances, service client, planification stratégique, RH) et mettre en valeur ses points forts auprès de clients et donneurs d’ouvrage.

Les ateliers, échanges de bonnes pratiques et événements permettent aux agences de créer de nouvelles alliances, de développer leurs compétences et de se dépasser. « On n’est pas juste là pour applaudir, on est là pour générer de vrais résultats, pour que chaque idée prenne vie et profite à tous », ajoute Pascale Gagnon.

Pour la relève, ces initiatives offrent un accès privilégié à un milieu parfois intimidant : elles permettent de tisser des liens, d’apprendre auprès d’expert·es et de se projeter dans des projets ambitieux. Ici, ce n’est pas une question de chiffres, mais de relations, de partage et de transmission : c’est cette dimension profondément humaine qui rend l’Alliance unique.

Le pitch qui frappe
Question de conclure en beauté cette entrevue, je leur propose un petit exercice : « Imaginez que je suis une agence relève hésitante. Pourquoi devrais-je rejoindre l’Alliance ? » Trois sourires s’échangent, un éclat de rire collectif résonne, et le pitch tombe : l’Alliance n’est pas juste un réseau, c’est un catalyseur d’idées, un support concret, et une communauté où chaque agence peut accéder à un bel échange de bonnes pratiques.

Je repars convaincue qu’avec leur vision, leur complémentarité et ce cadre éthique solide, l’Alliance transforme la complexité du milieu en opportunités concrètes. Franchement, si j’étais une agence relève, je n’hésiterais pas : je plongerais tête première.

ACRPQ

Crédit : Donald Robitaille