Dix ans après sa création, Canidé ne se contente pas de souffler ses bougies : l’agence assume pleinement un modèle unique, porté par deux nouvelles associées qui croient profondément en la suite : intégrer la communication autour de la table, au service des enjeux d’affaires des organisations.

Dix ans, ce n’est pas qu’une chandelle de plus sur le gâteau. Pour Canidé, c’est un cap où se cristallise une façon différente d’être une agence de communication. L’entrée de Josiane Marmet et de Laurence Delwaide dans l'actionnariat aux côtés de Rachel Desbiens-Després s’inscrit d’ailleurs dans cette approche entrepreneuriale : ici, la gouvernance n’est pas dissociée du travail de terrain et les associées portent la vision tout en étant directement impliquées dans les mandats, ce qui aligne profondément intention, action et impact. Trois têtes, trois personnalités aux parcours complémentaires, une vision commune. Ensemble, elles incarnent le visage de Canidé et sa posture hybride, à l’intersection du cabinet-conseil, de la start-up agile et de l’agence créative. Ce qui en résulte n’est pas une addition de talents, mais un véritable effet multiplicateur au service d’organisations qui cherchent à résoudre des enjeux stratégiques, réputationnels et humains, désormais indissociables. Cette posture repose sur une cohérence rare entre ce qui est dit et ce qui est fait. Fondée sur les principes de la certification B Corp, semaine de quatre jours, choix de partenaires selon le fit de valeurs : chez Canidé, ce qui est promis aux clients est d’abord (et avant tout) appliqué à l’interne.

Et peut-être est-ce justement parce que cette cohérence se vit au quotidien qu’en soufflant ces dix bougies, on ne célèbre pas seulement un parcours, mais la fierté d’assumer pleinement une manière différente de faire de la communication, dans une industrie qui traverse une époque de grands bouleversements.

Dix ans, trois voix et une seule vision
Il y a dix ans, Rachel Desbiens-Després ne lance pas Canidé pour « ouvrir une agence de plus ». Elle le fait par nécessité. Pour répondre à un besoin non comblé. Après avoir œuvré plusieurs années dans des structures reconnues, entourée de talents et de gros mandats, elle réalise que quelque chose ne résonne plus tout à fait avec sa manière d’envisager la communication : « Je me suis questionnée : quel est notre rôle véritable comme communicatrices ? Est-ce qu’on peut avoir de l’impact autrement ? »

Canidé est née de cette question en 2015. Peut-on faire de la communication créative et stratégique sans renoncer ni à l’impact, ni à la bienveillance ? Rachel en fait un principe fondateur : « On peut être profitable, mais responsable, en considérant la communication comme un levier de transformation, pas seulement comme un outil de rayonnement tactique. »

Et c’est précisément cette vision qui, quelques années plus tard, rend l’arrivée de Josiane Marmet et Laurence Delwaide non seulement logique, mais inévitable. Rachel le dit elle-même : « Depuis plus de 4 ans, Josiane et Laurence agissent “en associées” avec cœur, tête, action. Et le trio d’associées aux forces complémentaires s’est vite transformé en évidence à nos yeux. »

Laurence, cheffe de la stratégie, avec sa façon de ramener les organisations à leur alignement stratégique, vient donc approfondir le socle posé à l’origine. Parallèlement, Josiane, cheffe des relations publiques, avec son instinct des dynamiques humaines et réputationnelles, incarne la dimension sensible, responsable et cohérente du rôle de communicatrice. Elles n’ont pas rejoint une simple structure, elles sont plutôt alignées à cette intention; considérer les clients comme des partenaires de transformation pour les organisations de demain, et où la cohérence entre ce que l’on fait et ce que l’on incarne devient une ligne directrice.

Un modèle vivant, porté à trois voix
Chez Canidé, on ne cherche pas à cadrer dans un modèle existant. Avec la gouvernance désormais portée à trois, l’agence a consolidé un espace de pratique singulier : un lieu où l’on ne livre pas des mandats, mais où l’on accompagne des organisations dans leurs trajectoires de transformation. Laurence le résume avec justesse : « On ne fait pas que prendre des commandes. On arrive avec un point de vue et de la perspective. »

Cette posture assumée de trusted adviser se manifeste dès la première discussion. Plutôt que de demander « quel livrable voulez-vous ? », le réflexe commun est de poser la vraie question : « quel enjeu essayez-vous de résoudre ? ». C’est là que la complémentarité des trois associées devient un levier concret : l’une ouvre le cadre stratégique, l’autre lit les dynamiques humaines et réputationnelles, la troisième garde l’élan entrepreneurial et la capacité à transformer. Ensemble, elles ne proposent pas de recettes toutes faites, elles co-construisent les conditions de la décision juste, au bon moment. Ce modèle hybride n’est donc pas un simple slogan. C’est une façon de tenir ensemble trois exigences : penser, agir, et créer… dans cet ordre-là.

Cohérence en action : quand la culture interne devient un levier stratégique
Quand on les entend parler de la semaine de quatre jours, les trois associées ne l’évoquent jamais comme un avantage RH, ni comme un argument à mettre sur une page « Carrières » de leur site web. Elles parlent plutôt d’oxygène, d’espace, de clarté mentale. « On voulait voir ce que ça peut réellement changer, pas juste l’annoncer pour faire parler. On a fait six mois de test. On a tout documenté, et on a vu la différence non seulement dans l’efficacité, mais surtout dans la posture, dans la présence d’esprit de nos équipes », raconte Josiane. 

Cette façon de relier pratiques internes et impacts externes en veillant au bien-être de ses employé·es est la même qui guide leur volonté à rester certifiées B Corp. Chez Canidé, ce label est un véritable cadre qui aide à prendre des décisions éclairées. Choisir avec qui on travaille. Mesurer ce que l’on achète. Vérifier qu’un mandat fait sens, pas seulement qu’il performe. « Ce qu’on promet aux clients, on se l’impose d’abord à nous-mêmes », affirme Rachel, qui continue de croire que c’est une façon concrète de mettre sa vision de Canidé à l'œuvre. « On est devenu la deuxième agence certifiée B Corp au Québec, la première en relations publiques… et là, on est à notre troisième recertification », poursuit Laurence. Les trois associées expliquent ainsi que le B Corp n’est pas qu’un simple badge, mais bien une éthique de travail qui impose de constamment se réajuster pour répondre aux exigences qui changent et qui se resserrent, ce qui les oblige à s’améliorer en continu. Et surtout, à ne jamais s'asseoir confortablement sur l’étiquette.

Et on comprend vite que la culture interne n’est pas séparée de la stratégie d’accompagnement. Pour ces têtes dirigeantes, on ne peut pas demander à des organisations de clarifier leur vision ou de faire des choix alignés si on ne le fait pas soi-même. C’est ce qui rend la démarche crédible, et c'est là que la nouvelle gouvernance prend tout son sens. L’entrée de Josiane et de Laurence dans l’actionnariat n’a pas été un geste administratif, mais un geste de cohérence, qui forme une gouvernance vivante, loin des organigrammes figés. Une gouvernance qui ressemble à leur manière d’aborder la communication : par capillarité, par alignement, par responsabilité partagée.

Une relation client qui s’inscrit dans le temps
Ce qui ressort, dix ans après la fondation de Canidé, c’est que l’agence ne se définit pas seulement par ce qu’elle a accompli, mais par la manière dont elle accompagne ses clients sur la durée. On parle souvent en communication de vision 360°, pensant couvrir tous les angles. Chez Canidé, on préfère dire 365 jours, parce que l’accompagnement ne se limite pas à la campagne, il s’inscrit dans les cycles de vie réels d’une organisation, explique Laurence. « On ne fait pas que livrer un mandat précis. On reste à la table. Ça change tout : on comprend les tensions internes, les enjeux RH, les réalités opérationnelles. Et de là, on est dans le meilleur siège pour réellement aider les organisations avec qui on collabore... »

Cette posture s’est étoffée ces dernières années, à mesure que l’agence s’est mise à travailler avec des organisations comme Héma-Québec, les YMCA du Québec ou Éco Entreprises Québec. Les interlocuteur·rices ne sont plus seulement des directions communication ou marketing. Ce sont aussi des directions des ressources humaines, des opérations et des directions exécutives qui cherchent à structurer une vision d’ensemble et qui font appel aux services de Canidé. C’est là que la maturité des dix ans se fait sentir : Canidé n’agit pas en « fournisseur de services », mais en partenaire stratégique, capable de questionner, de recadrer, de proposer autrement. « On nous confie des enjeux sensibles, pas seulement des campagnes. L’équipe est réellement satisfaite quand on sent que nos recommandations ont de réels impacts positifs », spécifie Josiane.

C’est donc le vrai cadeau de ces dix ans : une reconnaissance du rôle et de l’impact d’une agence quand elle assume pleinement d’être à la fois stratégique, créative et impliquée dans la vie interne des organisations.

Dix ans et un prochain chapitre déjà en marche
Dix ans après ses débuts, Canidé ne parle pas de clôturer un cycle, mais d’ouvrir le suivant avec la même énergie entrepreneuriale qui l’a fait naître. L’arrivée de Josiane Marmet et de Laurence Delwaide dans l’actionnariat envoie ainsi un signal clair : elles s’inscrivent dans la durée, prêtes à porter les prochaines étapes de croissance avec une vision partagée et profondément incarnée.

Dans un secteur en pleine transformation, entre l’intelligence artificielle, la pression sur les talents et la redéfinition des modèles d’agence, elles restent convaincues d’être exactement à la bonne place. « On veut continuer d’agir là où notre impact est réel », rappelle Rachel. Quant à Josiane, elle regarde l’avenir avec confiance et enthousiasme : « Le prochain 10 ans s'annonce florissant, plein de nouvelles étapes de croissance pour nous et surtout, fidèle à cette vision incarnée qui génère ce bouche à oreille si positif que l'on reçoit et que nous ne prendrons jamais pour acquis. »

Ce prochain chapitre se dessinera donc dans la continuité d’un modèle qui fait ses preuves : une gouvernance engagée à trois têtes complémentaires, une posture de partenaire stratégique, et une communication pensée comme un acte de responsabilité.

Dix ans plus tard, elles ne disent pas « on y est ».

Elles disent simplement : « On a trouvé notre espace. Et il résonne. »

Canidé

Crédit photo : Donald Robitaille