À première vue, Jean-Sébastien Giroux et Samuel Hallé viennent de deux mondes différents. Le premier, stratège numérique chevronné et enseignant, est reconnu pour sa capacité à traduire des visions complexes en feuilles de route claires. Le second, expert technologique avec plus de vingt ans d’expérience en innovation et en développement de solutions concrètes, maîtrise les rouages techniques les plus pointus. Deux profils opposés, mais éminemment complémentaires, et c’est précisément de cette alliance qu’est née Hologram.
Lors de notre entretien, Jean-Sébastien recadre rapidement la conversation : « On n’est pas une agence, on n’est pas une simple firme de service-conseil non plus. » Ces précisions sont importantes, car ce qu’ils ont bâti ensemble n’est pas une nouvelle boîte de com : Hologram est une firme qui aide les entreprises à adopter et accélérer la puissance de l’intelligence artificielle rapidement, concrètement et stratégiquement.
Mais comment aider les organisations à passer de l’expérimentation à l’intégration réelle de l’IA ? Comment transformer ce qui est encore flou pour plusieurs en avantages compétitifs tangibles, et ce, sans attendre des années ? C’est précisément la mission qu’ils se sont donnée : démocratiser l’accès à l’IA et transformer l’ensemble des fonctions d’affaires, du marketing aux ressources humaines, de la finance aux opérations, grâce à une approche intégrée qui combine stratégie de pointe, formation pratique et solutions technologiques concrètes.
Des bancs d'Harvard à la réalité terrain
L’idée d’Hologram a germé bien loin d’une salle de pitch, et pas mal plus près d’une salle de formation, à Harvard. Jean-Sébastien Giroux et Samuel Hallé y suivent alors un cours sur l’implantation de l’IA en entreprise. « C’est en revenant, dans le char, que le plan d’affaires a commencé à prendre forme », raconte Jean-Sébastien en riant. Quelques mois plus tard, au printemps, ils assistent à une conférence où la plupart des intervenant·es tiennent le même discours prescriptif vis-à-vis de l’IA. Eux arrivent avec une longueur d’avance. « Tous les autres disaient “Il faudrait faire ça”; nous, on est arrivés en présentant des cas concrets où on a fait ça », expliquent les partenaires. Plutôt que de se contenter de grandes promesses, ils présentent une étude de cas concrète, réalisée et exécutée. « Et depuis, on doit avouer que notre téléphone de dérougit pas », renchérit Jean-Sébastien.
Cette idée de vouloir passer à l’action est au cœur de la jeune firme. Pour les fondateurs, l’IA n’est pas un outil réservé à l’élite ou aux géants, mais une réponse directe à un problème très actuel : la complexification exponentielle du travail. « Ce qu’on constate depuis plusieurs années, Samuel et moi, c’est combien la numérisation des communications marketing a fait exploser l’océan des petites tâches », explique Jean-Sébastien. Des équipes souvent sous-staffées doivent composer avec une multiplication constante des canaux, des formats et des processus. Résultat ? Une pression opérationnelle énorme leur pèse sur les épaules, et un potentiel d’automatisation des tâches leur passe sous le nez.
Samuel Hallé, expert en data et en tech, résume leur approche d’un sourire : « On parle d’empowerment. Certain·es de nos client·es appelle ça un Iron Man suit : on automatise le data crunching répétitif et les gens livrent mieux et plus, avec, en bonus, un vrai sentiment d’accomplissement au travail. »
Accélérer l’adoption pour livrer de la valeur
Chez Hologram, tout part d’une idée simple : la technologie n’a de sens que si elle répond à un besoin concret. Ce que ça signifie, concrètement, c’est que le rôle de la firme n’est pas de conseiller de loin et encore moins de livrer des campagnes, mais bien d’accélérer l’adoption de l’IA au sein des organisations, en prenant en compte la singularité de leur réalité et de leurs défis.
Parce qu’Hologram se définit comme une firme d’accélération, elle est donc à la croisée du conseil stratégique et de l’implantation technologique. L’équipe n’élabore pas des plans pour les autres : elle entre dans la mécanique des organisations pour transformer concrètement leurs opérations. « On n’accélère pas l’IA, on accélère son adoption en se basant sur des besoins réels des entreprises », précise Samuel Hallé. Leur rôle consiste en effet à identifier les bons leviers, à bâtir une stratégie adaptée et à livrer rapidement des solutions fonctionnelles.
Cette posture les distingue autant des agences traditionnelles et numériques, centrées sur la création et la communication, que des grands cabinets de conseil, souvent limités à des recommandations théoriques. « On ne fait pas que livrer des beaux rapports de 100 pages qui seront tablettés; on fait des choses, on passe à l’action », explique Jean-Sébastien Giroux en soulignant l’importance de leur approche terrain, dans laquelle la stratégie et la technologie avancent main dans la main, avec un objectif clair : accélérer l’adoption et livrer de la valeur mesurable rapidement.
Une méthode claire et accessible qui fait ses preuves
Si les fondateurs d’Hologram insistent autant sur l’adoption concrète de leur modèle, c’est parce que leur approche structurée est béton. Tout commence par un atelier de découverte au sein de l’organisation. En quelques heures, l’équipe arrive à cartographier les workflows, à décortiquer les processus existants et à identifier les zones les plus prometteuses pour une automatisation rapide et efficace. « L’atelier nous permet d’identifier des tâches précises, souvent invisibles, qui grugent des heures chaque semaine. Quand on automatise ça, les équipes voient l’impact tout de suite », précise Samuel Hallé. Ces « zones hautement optimisables », comme les appelle Jean-Sébastien Giroux, sont les premières cibles, « des quick wins à faible coût et à faible risque pour les entreprises, qui permettent de démontrer rapidement la valeur de l’IA en contexte réel. » Une fois les priorités claires, l’équipe développe et déploie des agents IA sur mesure, étroitement liés à des besoins d’affaires précis. L’objectif, toujours : créer des impacts mesurables dès les premiers trimestres, pour enclencher une dynamique d’adoption durable.
Et cette méthode s’applique aussi bien aux grandes entreprises qu’aux PME, expliquent les partenaires : « Que tu sois Fortune 500 ou une petite PME, tu as accès au même modèle. Et pour les petites organisations, l’impact est souvent encore plus direct. En PME, le ROI est souvent rapide, et on arrive très vite à voir les bienfaits des changements qu’on a mis sur pied. »
Vitesse, agilité et expérience comme avantages
Chez Hologram, la vitesse n’est pas un luxe, mais bien un élément clé de la stratégie. « La vitesse est la clé, réitère Jean-Sébastien Giroux. L’équipe mise sur des gains rapides et tangibles pour permettre aux organisations de prendre une longueur d’avance pendant que d’autres sont encore en réflexion sur l’IA. »
Cette rapidité d’exécution repose sur une équipe volontairement petite et expérimentée. Composée principalement de profils séniors, Hologram réunit des expertises pointues en stratégie, en technologie et en déploiement. « On est quatre en ce moment, et dans quelques années, on veut être plus nombreux, mais avec le même principe : une petite équipe élite, automatisée au maximum. C’est une décision réfléchie de rester une petite firme, car ça nous permet de combiner agilité et expérience, deux éléments essentiels dans notre capacité à intervenir efficacement dans les organisations de tailles et de secteurs très variés », précisent les deux associés.
Cette approche séduit déjà. Dès ses débuts, Hologram a été mandatée par des organisations comme BRP, Kombi Canada, Groupe Contex, Nutri et Nesto. Une preuve concrète que vitesse, agilité et expertise sont des équations gagnantes.
Et ce n’est pas un hasard si Hologram a un départ canon. Il faut dire que le contexte actuel joue en leur faveur. Grâce aux subventions de crédits d’impôt disponibles, plusieurs entreprises peuvent amorcer des projets IA avec un risque financier limité. « Il y a un moment M côté subvention, raconte Jean-Sébastien. Un projet à 50 000$ subventionné jusqu’à 30 000$, c’est un deal. » Samuel Hallé renchérit : « Il y a plusieurs programmes gouvernementaux qui sont disponibles et ça fait aussi partie de notre offre d’aider les entreprises qui viennent vers nous à aller chercher l’aide financière qui leur permettra d’optimiser leurs processus. »
Hologram fait de l’IA une solution, pas une expérimentation
Au fond, la promesse d’Hologram est claire : ses fondateurs veulent aider les organisations à passer de la théorie à l’intégration réelle de l’IA, en misant sur la vitesse, l’agilité et l’expérience terrain. Leur approche structurée, leurs profils séniors et leur ancrage stratégie-technique en font des alliés pour celles et ceux qui veulent une longueur d’avance maintenant, et non dans deux ans.
Et derrière les gains de productivité, il y a aussi un impact humain bien réel : « Après quelques mois, le commentaire qu’on adore recevoir et qui revient, c’est que les têtes dirigeantes trouvent que leurs équipes sont plus heureuses », confie Jean-Sébastien Giroux. Une phrase simple qui résume bien l’effet Hologram, soit d’élaguer les tâches répétitives, de donner plus de temps aux gens pour créer, réfléchir et faire avancer les choses.
