Alors que le Québec se targue de ses avancées sociales, une nouvelle campagne de la Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI) met la lumière sur un angle mort de notre société. Saviez-vous que des milliers de personnes vivant avec une déficience intellectuelle travaillent encore aujourd’hui pour 0 $ (ou une allocation de 5 $ à 8 $ par jour) et ce, souvent pendant des années, sans véritable encadrement ni perspective d’emploi?

Une campagne née d’une indignation collective
Le 31 mai dernier, La Presse publiait une série d’articles percutants sur les « plateaux de travail », instaurés en 1950, et qui devaient permettre aux gens vivant avec une déficience intellectuelle de s’initier au monde du travail. Selon une récente étude de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ces tremplins vers l’emploi ne permettraient pas de rémunérer adéquatement ces participant·es et n'offrent pas l’occasion d’intégrer le marché du travail régulier.

Suite à cette publication, plusieurs professionnel·les de l’industrie des communications, menés par Sonya Bacon, stratège de marque et mère d’un jeune homme ayant une déficience intellectuelle et Sylvain Thomin, cofondateur de l’agence Alléluia, ont décidé de mettre la main à la pâte afin de concevoir une campagne de sensibilisation pro bono au profit de la SQDI.

La campagne «J’ai ma place en emploi !», repose sur un concept de vox pop, où des gens rencontrés dans la rue se font poser la question suivante : « Savez-vous que des milliers de personnes travaillent présentement au Québec sans être payées? Et que ces Québécois et Québécoises ont une déficience intellectuelle? ». Leurs réactions le confirment : le constat est brutal.

Réalisée par Alexandre Franchi et produite par Céline Cellier de la maison de production Les Enfants, en complicité avec Yvon Gosselin de l’agence Alléluia pour le volet planification médias, cette campagne est diffusée en format court sur les ondes des chaînes du Groupe TVA et dans sa version longue sur les réseaux sociaux. Elle s’adresse autant au grand public qu’aux décideurs politiques. Son objectif? Faire pression pour une réforme des plateaux de travail, que la SQDI réclame depuis longtemps.

« Ce qu’on demande, ce n’est pas la lune : c’est un emploi réel, une rémunération juste, un filet social, et un vrai suivi vers l’autonomie », conclut Amélie Duranleau, directrice générale de la SQDI.

La SQDI espère que cette campagne sera un électrochoc. Que les entreprises, les décideur·euses et la société dans son ensemble cessent de considérer ces travailleur·euses comme d’éternels stagiaires.

« Comme mère, mais aussi comme citoyenne, je ne pouvais plus rester silencieuse. Mon fils est un éternel stagiaire depuis des années. Ce que je souhaite pour lui, et pour tant d’autres, c’est qu’il puisse, comme tout être humain, se sentir utile, sécurisé, et rémunéré à sa juste valeur. On ne peut pas, en 2025, tolérer qu’un jeune travaille 35 heures par semaine pour moins que le prix de ses billets de transport », ajoute Sonya Bacon, stratège de marque.

Crédits :
Annonceur: Société Québécoise de la déficience intellectuelle
Directrice générale: Amélie Duranleau
Conseillère en communication: Marie-Chantal Gauthier
Planification Stratégique: Sonya Bacon, consultante, stratège de marque
Agence: Alléluia
Concepteur-rédacteur: Sylvain Thomin
Directeur artistique: David Lamarche
Stratégie médias: Yvon Gosselin
Maison de production: Les Enfants
Réalisateur Alexandre Franchi
Productrice exécutive: Céline Ceillier
Directeur de production: Bruno Beauchemin
DOP: Benoit Jones-Vallée
Preneur de son: Martin Desranleau
Set PA / Chauffeur: Nelson Robert
Assistantes casting: Mélodie Roussin, Gabrielle de Fontenay
Montage Offline: Hubert Hayaud
Colo & Online: Sam - Arketype
Finition sonore: Jean-David Perron - Supersavant