Dès aujourd’hui, le Journal Métro relance ses activités journalistiques et publicitaires tant à Montréal qu’à Québec, avec un nouveau modèle d’affaires et une approche résolument numérique.
Les comptes de réseaux sociaux ont déjà été réactivés, tandis que l’application mobile et les infolettres suivront sous peu. Le Corriere Italiano sera relancé ultérieurement.
«Après plus d’un an et demi de travail acharné, nous sommes fier·ères de pouvoir ramener une voix indépendante, locale et hyper-locale dans le paysage médiatique. Nous avons le plaisir de vous montrer le fruit de nos efforts avec un nouveau modèle d’affaires pour la diffusion de l’information au Québec», a indiqué Pierre-Antoine Fradet, co-propriétaire et président-directeur général de Métro, dans un communiqué publié sur la plateforme.
Métro s’inspire du modèle social first journalism : les sites web demeurent centraux, mais l’information circulera davantage via YouTube, TikTok, X, LinkedIn, Facebook et Instagram. « […] Nous devons aller rejoindre les internautes là où il·elles se trouvent; en 2025, une grande partie d’entre eux·elles se trouvent sur les réseaux sociaux. Nous devons donc miser aussi sur ces plateformes pour réengager nos auditoires avec du contenu qui leur parle », a expliqué Olivier Robichaud, rédacteur en chef.
Métro devient, à sa connaissance, la première salle de presse d’une grande ville canadienne à utiliser l’intelligence artificielle pour générer certains contenus simples, toujours validés par des journalistes. Le nouvel outil
« Moteur IA » servira aussi au contenu commandité, encadré par une Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle.
Le financement reposera désormais sur un modèle hybride combinant publicité, contenu commandité et abonnements payants, tout en gardant une partie du contenu gratuit. Des services aux entreprises locales seront aussi lancés prochainement.
Le journal imprimé ne sera pas ramené dans sa forme traditionnelle. La réflexion concernant l’ajout éventuel d’un produit imprimé premium se poursuit.
Rappelons que le quotidien, gratuit, avait fermé ses portes en 2023.