• A2C : Le 
nouveau visage 
de l’AAPQ

    Les membres de l’Association des Agences de publicité du Québec se regroupent désormais sous une toute nouvelle bannière : celle de l’A2C. Portrait d’une (douce) métamorphose réalisée sous le signe de la créativité.

    Un vent de renouveau souffle sur les agences publicitaires québécoises depuis le 3 novembre. Moins de deux semaines après la présentation de son nouveau conseil d’administration, la direction de l’AAPQ dévoilait cette semaine sa toute nouvelle appellation : l’A2C, pour Association des Agences de Communication Créative. Une mutation qui mitonnait depuis quelques années dans les hautes sphères du regroupement. « C’est un virage tout ce qu’il y a de plus cohérent avec la nouvelle réalité du milieu publicitaire, affirment conjointement Dominique Villeneuve et Alain Tadros, respectivement directrice générale et président du conseil d’administration de l’A2C. Il apparaissait plus que jamais nécessaire de mettre l’association des publicitaires au diapason d’une transformation qui s’opère actuellement à travers l’ensemble du monde. »

    La créativité en amont


    Signée Lg2Boutique, la nouvelle image de l’A2C met l’accent sur un aspect intrinsèque du monde publicitaire 2.0 : « La créativité, affirme Alain Tadros. Elle est non seulement dans l’ADN de nos membres, mais elle fait aujourd’hui partie intégrante de leurs modèles d’affaires. Il est révolu ce temps où la publicité se confinait dans la production d’un 30 secondes télé : en 2015, nos membres sont des entrepreneurs qui font de la création multiplateforme une expertise. Communication marketing, événementiel, stratégies numériques : leur champ d’action est large. Et ça, il fallait que nous le concrétisions dans la nomenclature même de notre association. » Une tangente qui poignait à l’horizon depuis un bon moment déjà. « Depuis le déferlement de ce que l’on appelle aujourd’hui le grand tsunami digital, nous avons assisté ces dernières années à une véritable révolution dans la façon de faire de la publicité, poursuit Alain. Le numérique a tout démocratisé et les créatifs ont pris d’assaut le marché : ils sont devenus ce que j’appelle des multispécialistes. On parle ici d’un phénomène planétaire et c’est tout le milieu qui a dû s’adapter à cette transformation. »

    Nouvelle image, même mandat


    N’en demeure pas moins que, malgré son image revampée, le mandat de l’A2C reste similaire au précédent. « Similaire en tous points, rectifie Dominique Villeneuve. Notre mission consiste toujours à valoriser le travail des agences, à les accompagner dans leurs démarches, ainsi qu’à assurer la pérennité de l’industrie. On souhaite aider nos membres à mieux performer. » Pour y arriver, l’A2C entend poursuivre sur la lancée qu’elle avait amorcée avec la parution d’ambitieux projets, tels que le Guide de sélection d’une agence, lancé l’année dernière. « Ç’a été un superbe succès pour nous, reconnait Dominique Villeneuve. Des projets comme ça, c’est une charge énorme de travail – et ce n’est pas terminé puisque nous continuons de le mettre à jour. Mais ça en vaut la peine. Nos projets suivent l’évolution du marché, dans le but de développer de la formation pour nos membres. »

    Sensibiliser la relève


    Parlant de ses membres, l’A2C prévoit-elle une vague de nouvelles adhésions suite aux dernières annonces? « Ce n’était pas le but premier de la démarche, affirme Alain Tadros. On espère s’assurer d’une plus grande visibilité, certes, mais l’objectif n’est pas non plus de rassembler l’ensemble des publicitaires en un seul et unique pôle. L’association se compose actuellement de 70 agences membres, lesquelles génèrent environ 75 % du chiffre d’affaire en matière de créations publicitaires québécoises. C’est déjà beaucoup. Cela dit, nous continuons de faire valoir les bénéfices directs et indirects d’une adhésion à l’A2C auprès de la relève : on parle ici de divers rabais, de formations de toutes sortes, mais aussi de l’occasion de faire partie d’un front commun au service de leurs intérêts. Il y a de plus en plus de nouveaux joueurs dans l’industrie. La relève est forte. Nous les invitons bien évidemment à faire partie du mouvement à nos côtés. »

    Accueil plus que favorable


    Pendant ce temps, la métamorphose de l’AAPQ, devenue l’A2C, semble avoir trouvé de nombreuses voix favorables auprès de ses membres actifs. « Nous sommes très satisfaits de la réception, souligne Dominique Villeneuve. Les agences ont donné leur aval à cette proposition en l’adoptant à l’unanimité. Ça veut dire que nos devoirs ont été faits et que nous avons été à l’écoute de nos membres. Nous en sommes fiers. »


    Article paru dans le Grenier magazine du 31 octobre 2015. Pour vous abonner, cliquez ici.