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  • Best Buy ouvre une place de marché pour les détaillants canadiens

    Best Buy a annoncé mercredi, dans le cadre de la conférence eComMtl 2015, l’ouverture prochaine d’une place de marché ouverte aux détaillants canadiens qui souhaitent faire leur entrée (ou prendre davantage de place) dans le monde du commerce électronique.

    Le site web de Best Buy est le site de commerce de détail qui rallie le plus de visiteurs au Canada, a souligné Thierry Hay-Sabourin, vice-président, commerce électronique de l’entreprise. «20% de tous les consommateurs canadiens qui magasinent en ligne visitent le bestbuy.ca», a-t-il précisé.

    Cette notoriété, acquise à coups d’investissements de millions de dollars et grâce à une expertise qui se développe depuis l’arrivée en ligne de Future Shop, en 1998, sera bientôt partagée avec les détaillants canadiens qui souhaitent faire leur place dans le commerce électronique.

    «Nous avons décidé de mettre notre expertise et le traffic de notre site web à la disposition de tous les détaillants canadiens, même nos compétiteurs, a annoncé Thierry Hay-Sabourin. Ces détaillants seront nos partenaires. Ils pourront vendre leurs produits sur notre site et leurs clients pourront ramasser leurs commandes dans les magasins Best Buy ou directement dans leurs boutiques. Les clients pourront aussi retourner les articles qui ne les satisfont pas dans les 192 Best Buy du Canada, une option qui, nous le savons, a beaucoup de valeur pour les clients.»

    Best Buy a en effet évalué que 25% de ses ventes en ligne étaient directement liées au fait qu’un magasin se trouvait à proximité des clients, ce qui leur offrirait une tranquillité d’esprit en cas de retour.

    Au-delà de ses infrastructures, Best Buy offrira aux détaillants canadiens qui se joindront à sa place de marché une part de mentorat.

    «Best Buy va expliquer aux détaillants sa recette du succès, a indiqué le v-p commerce électronique de l’entreprise. L’année dernière, le Canada a perdu 12G$ en ventes en ligne qui sont allées vers les États-Unis ou ailleurs. C’est de l’expertise qui s’en va à l’extérieur, de l’argent qui sort du pays, ce n’est pas une bonne recette pour notre industrie.»

    Thierry Hay-Sabourin se dit malgré tout très enthousiaste face à l’avenir du commerce électronique au Canada.

    «Les Canadiens sont très réceptifs aux offres numériques. Ils passent plus de temps en ligne que n’importe quelle autre nation, a-t-il rappelé. Pourtant, seulement 6% des ventes au Canada sont faites en ligne. C’est très peu.»

    Une des raisons de ce taux anémique résiderait dans le manque de diversité des offres en ligne. La place de marché Best Buy espère remplir ce vide, présenter une offre complète aux Canadiens et, ultimement, les inciter à acheter davantage en ligne au Canada.