UTF-8
756fccea278383c6aa8bf3771b2e7dbfe5c9110583b6bc1eb0000b69e25669a94884de3923fa1dc29aa09a8b579250339d7c67813e34bd3284d27514311d95a4
  • Hydro-Québec — Étiez-vous au courant ?

    Pourquoi une entreprise d’État forte bénéficiant d’un monopole a-t-elle besoin de faire de la pub ? Pour toutes sortes de bonnes raisons dont vous n’étiez probablement pas au courant ! Pointe de conversation avec Dominique Cornellier et Louis-Olivier Batty.

    Dominique Cornellier, directrice Communication-Marketing, Hydro-Québec

    Louis-Olivier Batty, conseiller stratégique, Affaires publiques et médias, Hydro-Québec

    Duo, année après année, Hydro-Québec est un acteur incontournable du paysage publicitaire québécois. Au printemps dernier, vous lanciez la nouvelle campagne « ON », conçue par LG2. Et récemment, on pouvait voir en ondes la deuxième cuvée de la campagne. Pourquoi ON a besoin de faire de la pub chez Hydro ?

    Dominique : Lorsque notre nouveau président directeur général Éric Martel a pris les commandes en juillet 2015, il a présenté les quatre nouvelles priorités de l’entreprise. Parmi elles, on retrouvait l’importance de communiquer de façon proactive avec la clientèle. On veut se rapprocher de nos clients. On veut faire preuve de transparence. La publicité nous aide évidemment à accomplir ceci.

    Et les médias sociaux, j’imagine ? Hydro a (finalement !) lancé sa page Facebook l’an dernier. Et déjà, elle a 39 480 fans.

    Dominique : Les médias sociaux sont en effet un autre moyen d’informer nos clients. Par exemple, lors de pannes. Mais ils nous permettent surtout de nous rapprocher d’eux, d’engager le dialogue, d’interagir. On répond systématiquement à tous les commentaires.

    Un gros step pour une entreprise qui peut souvent avoir l’air froide, hautaine et inaccessible, du moins vu de l’extérieur.

    Dominique : Et pourtant ! Moi non plus, je ne soupçonnais pas ça. Mais après avoir œuvré dans les médias pendant 20 ans, je peux te dire qu’Hydro est une entreprise exceptionnelle. Je me considère extrêmement privilégiée d’y être depuis maintenant 5 mois !

    Félicitations ! Tu devrais mettre ça sur Facebook ! (RIRES) Pour en revenir à la télévision, dans le premier message, ON parle d’une révolutiON énergétique. Est-ce à dire qu’on va bientôt voir des messages sur l’électrification des transports ? Car quand M. Martel parle de générer de nouvelles opportunités de croissance, les bornes de recharge doivent faire partie du plan, j’imagine. Hydro va-t-elle devenir une station-service 2.0 ?

    Louis-Olivier : Ce dossier n’a pas rapport avec la campagne actuelle. Mais c’est sûr que l’électrification des transports comporte plusieurs éléments positifs pour le Québec. Oui, de nouvelles ventes. Mais aussi une énergie propre, que l’on produit ici, plutôt que d’importer du pétrole. Sans compter les tonnes de CO2 évitées tant par l’importation du pétrole que par les véhicules électriques eux-mêmes.

    Pour l’instant, le phénomène des véhicules électriques est encore très marginal. Dans votre boule de cristal, connaissez-vous le moment où l’on atteindra le tipping point ?

    Louis-Olivier : L’objectif de Québec est d’atteindre le cap des 100 000 véhicules électriques d’ici 2020. Par la suite, ça va s’accélérer. Le coût des batteries va diminuer et l’autonomie devrait atteindre 500 kilomètres. On estime qu’en 2023-2024, le prix d’un véhicule électrique sera comparable à celui d’un véhicule à essence.

    Manque juste le moteur-roue ! Allez-vous réactiver ce dossier ?

    Louis-Olivier : En fait, on ne l’a jamais arrêté. TM4 commercialise présentement des moteurs électriques issus de la technologie du moteur-roue. On parle surtout de moteurs pour des poids lourds. Par exemple, ils ont livré 5 000 moteurs en Chine pour le transport en commun. Plus près de nous, on peut penser aux autobus scolaires Lion de Saint-Jérôme, des autobus 100 % électriques.

    Éolienne ? Panneaux solaires ?

    Louis-Olivier : L’IREQ travaille présentement sur une « photobatterie », laquelle se rechargera d’elle-même grâce à une enveloppe de panneau solaire. Quant au solaire, il va entrer de plus en plus dans les maisons au Québec. Hydro-Québec s’y prépare.

    En tout cas, ça n’aurait pas marché fort cet été ! (RIRES) Dominique, côté marketing, on supporte ces volets ?

    Dominique : On le fait de façon générique avec le premier message « ON » où on traite d’innovatiON. Et les gens peuvent aussi suivre les progrès de la voiture électrique via le site lecircuitelectrique.com. On y retrouve des statistiques en temps réel telles que le nombre de recharges effectuées, le nombre de véhicules électriques au Québec, etc. Mais présentement, les communications se concentrent sur le service à la clientèle [autre priorité d’Éric Martel], comme dans notre second message télé. En temps et lieu, on fera des messages sur ces technologies si besoin est.

    Proactivité oblige ?

    Dominique : Et voilà !

    Dernière question, promis ! Hydro est un joueur très actif au niveau de la commandite. Pourquoi ?

    Dominique : À titre d’entreprise citoyenne à vocation commerciale, nous sommes tenus de soutenir la vie culturelle, sociale et économique du Québec. Comme Hydro est présente à travers le Québec, c’est plus de 650 programmes de dons et commandites d’une valeur de 17,6 millions de dollars qui ont été réalisés l’an dernier.

    Une autre source d’énergie qu’on souhaite renouvelable ! (RIRES)

    Réagissez à nos pointes de conversation sur Twitter via le # GrenierMag et @pizza4all.

    Cet article a été publié dans le Grenier Magazine, volume 03, numéro 02.