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  • Tink, une agence qui roule à fond

    L’agence Tink est à l’image du quartier dans lequel elle se situe. En construction! Mais à l’inverse des routes de la Cité du Multimédia qui peine à se sortir de l’hécatombe causée par de rudes hivers, la florissante firme numérique montréalaise se construit depuis 20 ans, à grands coups de succès.

    Forte de 215 éclectiques employés, dont 90 se retrouvent à Québec, Tink a également pignon sur rue dans l’animée Cité des Anges américaine, Los Angeles. Pour tenter de comprendre ce qui fait le succès de l’entreprise, nous avons rencontré les artisans de cette coqueluche numérique québécoise, Jocelyn Couture, président et chef de la direction, Michel Couture, vice-président, stratégie et planification numérique ainsi que Valérie Sauvé, conseillère en communication, marketing et médias sociaux.

    20 ans de succès


    Lorsque l’entreprise a été fondée en 1995 par 
Jocelyn Couture et Marcel Tremblay, il y avait déjà plus de 5 ans que les deux piliers de Tink travaillaient ensemble au Trust Général/Banque 
Nationale. « On s’était donné un an pour démarrer notre projet qui s’appelait S2i » nous rappelle 
Jocelyn, tout en ajoutant qu’à l’époque, leur positionnement d’un point de vue technologique était l’informatique client/serveur.

    Avec l’évolution des technologies et du marché, Tink est devenue une firme 100 % numérique. Sans présence physique dans la ville de Québec, l’entreprise a acquis BMG multimédia en 2008 : une firme spécialisée en e-marketing et commercialisation. Cette acquisition leur a permis une incursion chez Disney en 2009 pour la numérisation dynamique de leurs livres. « Il y a tout un portail qui a été développé depuis et, encore aujourd’hui, on travaille là-dessus. » BMG devenu Bkom dénombrait une vingtaine d’employés à l’époque. La division en compte aujourd’hui 90 et 95 % de son revenu provient de mandats américains, dont Disney, Hasbro et Nickelodeon. « Le bureau de Québec est devenu carrément spécialisé en jeux, objets connectés et jouets connectés », termine Michel.

    D’ailleurs, le concept de jeu a été adapté à quelques projets plus corporatifs, notamment pour St-Hubert, qui a lancé en mars dernier la 3e version de Poule Position, un jeu mobile qui permet, tout en s’amusant, de gagner des cuisses de poulet à 5 ¢. « Cet aspect de gamification, on essaie de l’appliquer dans des projets qui sont autres que des jeux », nous dit Michel.

    La vraie différence


    Mais comment Tink est-elle devenue Tink? Selon Jocelyn, l’entreprise n’a pas vécu de moment charnière. « On ne peut pas dire qu’à un moment donné il est arrivé quelque chose (...) où on a doublé notre chiffre d’affaire. Il a fallu être patient. » Le Web des premières années n’était pas ce qu’il est aujourd’hui et l’entreprise a dû être persévérante face à des technologies naissantes. « On a continué à développer notre expertise pour se différencier de nos compétiteurs. De ceux-ci, des années 2000, il n’y en a pas beaucoup qui sont encore en affaires aujourd’hui. »

    Mais comment l’entreprise a-t-elle réussi à se différencier dans un monde où la compétition est féroce ? « On a toujours gardé le côté back-end (…) On a développé une expertise au niveau de la commercialisation numérique », nous dit Jocelyn. « On fait même de l’hébergement pour nos clients », ajoute Michel. « C’est une grande valeur ajoutée de mettre en place un centre de service client où on offre du support 24/7, où des gens peuvent intervenir s’il y a lieu. Tout ce volet opération/support/évolution, dans le marché, ça nous différencie beaucoup ! »

    La philosophie de Tink est donc de créer un one stop shop ; un endroit où les clients peuvent trouver une offre complète de services numériques. « Aujourd’hui, on couvre l’ensemble des besoin numériques d’une organisation, que ce soit sa commercialisation, le développement et le maintien de son site, une application mobile : on a tout ça », dit Michel. « Notre ADN est numérique », ajoute Valérie Sauvé. « On cherche à faire évoluer nos projets et transcender les tendances. On ne fait pas qu’analyser un projet, on va plus loin ! » « Aujourd’hui, Tink, c’est la somme de la créativité et de la technologie et on est une des rares entreprises qui réussit à bien marier ces deux grands univers », conclut Michel.

    Un secret et du talent


    Selon Michel, Tink a longtemps été un secret bien gardé : « On a récemment commencé à mettre de l’avant notre notoriété et à communiquer davantage qui on est, nos projets, nos gens ; ça demeure une stratégie qui permet d’avoir plus de rayonnement auprès de la clientèle potentielle. » Mais, au-delà de la notoriété que cela apporte, une vitrine ouvre également les portes de l’entreprise pour l’acquisition de talent. « C’est un grand défi pour une organisation de recruter des gens de talent, parce que l’offre est plus grande que la demande », ajoute Jocelyn.

    Des trous d’un coup


    Métro, Via Rail, la Croix-Bleue, St-Hubert, les pharmacies Brunet… les grands projets sont monnaie courante chez Tink. Selon Michel, le compte de St-Hubert a toutefois été très porteur pour la compagnie : « Ce projet nous a donné beaucoup de visibilité quand on sait que ça a été fait il y a 10 ans. À ce moment — tout comme aujourd’hui — St-Hubert possédait probablement la plateforme transactionnelle la plus évoluée en Amérique du Nord ! »

    « Et, avec Métro, on a reçu des prix de reconnaissance : un prix Numix, un prix Flèche d’Or et aussi un Boomerang, en 2015 », ajoute fièrement Valérie. « Ce qui nous caractérise, c’est notre capacité de livrer. Toutes les firmes ont des bons vendeurs et on est tous capables de faire des promesses, mais, au final, la note que tu as sur ton bulletin, c’est ce que tu as livré  », résume Michel.

    Futuroscope


    « Quand je regarde l’évolution de notre offre avec les nouvelles technologies, je pense qu’il y a un fil conducteur (…) Sans vouloir être un pionnier, on essaie toujours d’être dans le peloton de tête dans l’appropriation de ces nouvelles technologies. On ne veut pas être des défricheurs, mais si ça devient le moindrement mainstream, c’est sûr qu’on va être là », affirme Michel. Quant à Jocelyn, il ajoute ceci : «  Ce qui est le fun dans notre domaine, c’est qu’on a une clientèle très diversifiée et je trouve intéressant de voir comment on aide à faire évoluer ces organisations !  »

    « Notre tag, c’est : Tink, profitabilité numérique », conclut Jocelyn. « On travaille vraiment pour intégrer du numérique de façon à créer de la valeur », relance son partenaire, Michel.

    Le silence s’est approprié l’espace. Nous n’avions pas besoin de rajouter quoi que ce soit en sachant que Tink a tenu le pari de créer de la valeur et de l’expérience, et ce, depuis 20 ans.

    Jocelyn Couture, président et chef de la direction

    Michel Couture, vice-président

    Valérie Sauvé, conseillère en communication