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«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES» - PAR VIRUS1334.COM
Blogue sur le marketing jeunesse

Téléchargement: réconcilier légal et gratuit!

Il y a quinze jours, un groupe de membres du Congrès américain chargé de la lutte contre le piratage audiovisuel a placé 5 États en tête d’une liste de pays à surveiller. Il s’agit du Canada, de la Chine, du Mexique, de la Russie et de l'Espagne. Les parlementaires américains se sont dits très déçus des progrès enregistrés dans ces pays concernant la lutte pour la protection de la propriété intellectuelle. Ils appellent notamment les gouvernements à «agir contre des sites internet installés à l’intérieur de leurs frontières et dont le modèle économique est fondé sur la diffusion illégale de contenus»

Le problème est que la population et plus particulièrement les jeunes se sont habitués à bénéficier d’un accès gratuit et quasiment illimité à de nombreux contenus audiovisuels. Les sites de partage sont de plus en plus populaires et permettent aux utilisateurs de s’échanger librement du contenu sans avoir à s’acquitter des droits d’auteurs. Ainsi, de nombreux logiciels et sites Internet P2P sont actuellement en activité, proposant de la sorte une alternative à l’achat en magasin ou en ligne.

Les grands distributeurs tentent depuis plusieurs années de lutter contre ce qu’elles appellent le « vol de propriété intellectuelle », notamment via la voie judiciaire. Toutefois, il est très difficile et très dispendieux de traquer les internautes qui s’échangent du contenu, uniquement pour leur jouissance personnelle. Face à cette concurrence déloyale, une première réponse a été apportée quand les maisons de disques ont proposé leur service d’achat de musique et autres contenus. Toutefois, même si l’iTunes Store a remporté un certain succès, ce modèle d’affaires basé sur le téléchargement payant n’a pas encore réussi à trouver son essor et n’a surtout pas ralenti le téléchargement gratuit, donc illégal, de contenu payant.

D’autres initiatives se sont développées afin d’offrir une alternative aux jeunes internautes souhaitant télécharger légalement du contenu. L’une d’elles, Spiral Frog (crée en 2007 pour le marché nord-américain) s’est appuyée sur la publicité pour mettre au point son système d’affaires. Toutefois, faute

Alors, comment réconcilier téléchargement légal et gratuit?
Beezik.com pense avoir trouvé la solution : le site propose à l’internaute de télécharger gratuitement de la musique de manière légale. Pour l’instant accessible uniquement depuis la France et Monaco, le site a fait parler de lui le mois dernier en annonçant avoir permis le téléchargement de 1,4 millions de titres sur Internet en avril, soit plus qu'iTunes, qui domine pourtant le marché mondial de la distribution de  musique. Le site se finance via une publicité vidéo diffusée à chaque téléchargement. En effet, la vraie gratuité n’existera jamais et Beezik.com s’appuie sur les annonceurs pour assurer son financement : le coût par clic est d’environ 30 à 40 cts € selon le patron de Beezik. Mais la différence avec les autres modèles proposés jusqu’à présent est que l’internaute est obligé de regarder le message publicitaire : après avoir sélectionné le morceau à télécharger les utilisateurs sont invités à choisir la publicité qu'ils vont regarder, pour payer leur téléchargement … avec leurs yeux. Attention, pas question de profiter de cette pause publicitaire pour faire autre chose ! Une fois le spot terminé (il s'affiche obligatoirement en mode plein écran), les internautes n'ont que quelques secondes pour valider leur téléchargement. Faute de clic, ils doivent renouveler l’opération avec une nouvelle publicité.

Beezik.com se présente donc comme le premier site de téléchargement à tenir compte des enjeux de la création musicale (protection des droits d’auteur) et des nouvelles exigences du consommateur (culture de la gratuité et faiblesse du pouvoir d’achat, particulièrement pour les cibles jeunes). La musique téléchargée est très protégée, notamment via une licence d’utilisation à durée déterminée qu’il s’agit de renouveler régulièrement. Les morceaux sont réellement payés aux grands distributeurs (à un prix réduit et tenu secret), qui est financé par les annonceurs versant une cotisation au site en fonction du nombre de messages publicitaires visionnés. Enfin, contrairement aux internautes adeptes du téléchargement illégal (majoritairement des hommes de 19 à 30 ans), les principaux utilisateurs de Beezik sont des adolescents mais aussi des femmes entre 30 et 40 ans (appréciant une offre gratuite et légale), très appréciées des publicitaires et reconnues comme les plus fidèles au service.

Un modèle d’avenir?
Le modèle d’affaires de Beezik est d’ores et déjà, selon son président, profitable. Le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter et toutes les parties prenantes semblent y trouver leur compte. L’utilisateur obtient sa musique gratuitement, l’annonceur est sûr que sa publicité sera visionnée et les maisons de disques, même si elles offrent leurs catalogues à prix réduit, sont tout de même rémunérés. Ce système devrait s’étendre rapidement à d’autres zones géographiques dès qu’il aura prouvé sa solidité sur le long terme.

D’autres initiatives du même genre commencent aussi à apparaître. Ainsi, le géant Microsoft envisage d’utiliser ce système pour proposer gratuitement son nouveau logiciel Office Starter, le remplaçant de Works qui sortira simultanément à Office 2010. Ici, le dispositif publicitaire sera intégré au logiciel. Les messages publicitaires tourneraient toutes les 45 secondes et concerneraient, pour commencer, des autopromotions pour Office, dans le but d'inciter les utilisateurs à acheter la version complète du logiciel. Contrairement à Google, ces publicités ne seraient pas en rapport avec le contenu des documents ouverts au moment de leur affichage afin de ne pas éveiller la méfiance des utilisateurs, inquiets de l'usage que fait Google de leurs données personnelles.

Finalement, ce concept pourrait révolutionner la production audiovisuelle et sa distribution ces prochaines années. Le besoin croissant de financement et la chute continue des ventes via les canaux traditionnels et payants vont forcément pousser les différents acteurs à se rapprocher de nouveaux modèles innovants et capables d’attirer les jeunes consommateurs qui se sont éloignés d’eux. Le modèle alliant production audiovisuelle et publicité, ne se limiterait plus seulement à l’intégration de produits dans le contenu. Dans ce système la distribution serait totalement repensée et assujettie aux annonceurs, mais cela reste encore de la science-fiction…d’accord avec 2 des 4 grands distributeurs (ce qui a limité son catalogue) et handicapé par une limitation de l’utilisation du contenu sur certaines plateformes (ce qui a pu mener à l’abandon du service par de nombreux utilisateurs), le site n’a pas connu le succès escompté et a fait faillite en 2009.


La saison estivale est arrivée et encore une fois se pose l’éternelle question: comment rejoindre les jeunes cet été?

Il serait facile de répondre en citant les grands festivals où ils seront sûrement présents en recommandant d’y installer des kiosques où vous pourrez échantillonner votre produit. Pour ceux qui cherchent à avoir un impact significatif auprès de leur cible, la question n’est pas si simple. Les grands événements bien établis sont remplis de plusieurs opportunités pour les annonceurs mais sont aussi souvent contraignants. Contraintes rigides d’espace, d’expérience et contraintes financières importantes pour toute exécution «hors normes»

Pour créer cet impact et transformer les jeunes en de véritables ambassadeurs de votre marque, vous devrez les impliquer dans une riche expérience qui saura s’intégrer parfaitement à la fois à l’événement et aux valeurs des jeunes qui le fréquenteront. Il faudra d’abord trouver l’ADN de votre cible, trouver comment le vôtre peut s’y rattacher et finalement, identifier les événements qui englobent le tout.

Il existe une multitude d’événements et d’endroits de rassemblements «off the grid» partout à travers le Canada avec qui il est possible de développer des partenariats flexibles et abordables. Ils sont en pleine croissance et ont besoin d'annonceurs pour assurer leur développement. Ils en ont d’abord besoin pour assurer leur pérennité financière mais aussi pour leur donner une certaine légitimité. Dans un contexte où le logo est roi et où l’identification à une ou un groupe de marques sont la vitrine des jeunes pour exprimer qui ils sont et à quel groupe ils appartiennent; qui n’a pas de logo n’existe pas.

Il vous faudra visiter un maximum d’événements en adaptant constamment votre concept à ceux-ci pour ne jamais arrêter de surprendre les jeunes. Ils se sentiront privilégiés, ils pourront dire: «j’étais là!». Vous passerez beaucoup de temps à créer des expériences uniques, alors assurez-vous de les documenter et de les diffuser sur un maximum de supports. Les jeunes qui verront l’ampleur de vos efforts diront alors: «J’aurais voulu y être. La prochaine fois, j’y serai!»

L’expérience doit être totale. Les jeunes doivent non seulement toucher, voir et sentir votre marque mais la vivre aussi. Cela demande beaucoup de travail et une adaptation constante du concept expérientiel pour chaque événement visité mais les résultats en vaudront assurément la peine.

Pour ceux qui se questionnent encore sur le type d’événements auxquels ils pourraient s’associer, voici quelques pistes à explorer:

Mai
Status – Le Défilé Empire
Festival TransAmérique

Juin
DC Nationals au TAZ Montréal
Mutek
Suoni Per Il Popolo
Urban Jam Festival 2010

Juillet
Fantasia

Et beaucoup plus encore…!!

Quelques sources intéressantes: www.33mag.comwww.cruxco.tvwww.taz.ca


Webtélé

Ce nouveau genre de divertissement se distingue de la télédiffusion traditionnelle par la durée de ses épisodes (généralement entre 2 et 9 minutes) et du fait qu’il se trouve sur Internet. Comme tout contenu web, la webtélé peut être visionnée à tout moment. De nos jours, grâce à l’apparition de dispositifs sans fil de tout genre, on peut vraisemblablement dire que la webtélé peut même se visionner à partir de n’importe où. Mais quel impact cela pourrait avoir pour les annonceurs, habitués à annoncer à la télévision? Les grands annonceurs, traditionnellement dits «de masse», sauront-ils rejoindre une nouvelle clientèle, plus jeune, plus critique, plus sélective, si celle-ci migre vers un nouveau canal de diffusion?

Quand on pense aux médias interactifs, on peut s’interroger sur l’avenir de nos médias traditionnels comme la télévision, la radio et les magazines. Est-il possible qu’ils cèdent leur place au profit des médias interactifs? Et ceux-ci sauront-ils toujours rejoindre la masse?

Dans le monde virtuel, l’internaute a la liberté de naviguer d’une page à l’autre selon ses intérêts personnels. Comment alors est-ce que l’annonceur dit «de masse» peut-il rejoindre cette masse, justement, qui est maintenant dispersée sur une multitude de sites web? Certes, il devra utiliser des astuces comme les réseaux sociaux et le référencement, mais cela suffit-il? Si la seule présence de contenu est un minimum essentiel à son visionnement, que peuvent faire les annonceurs pour propager leur message?

Traditionnellement, on pouvait dire à un ami d’écouter telle ou telle émission (radio ou télé) qui serait diffusée à un moment et un lieu (poste) fixe. Aujourd’hui, on peut intégralement transférer un contenu intéressant à un ami, et celui-ci pourra le visionner quand et où bon lui semble. Il pourra ensuite à son tour, le transférer à son cercle de connaissances qui en feront de même à leur tour.

Il y a donc deux nouvelles notions à prendre en compte: le partage et la perpétuité. Le partage de l’information est, sans doute, la meilleure forme de promotion. Plus le contenu est partagé, plus il circule. Mais le partage sous-entend l’appropriation du message par le récepteur de ce dernier. En effet, la personne à qui s’adresse initialement le message devient à son tour porteur de celui-ci envers son propre réseau. Serait-il à ce moment précis possible pour ce dernier porteur, de personnaliser le message, originalement encodé par l’annonceur, pour le rendre plus attirant envers ses «amis»? L’annonceur ne devrait-il pas offrir cette possibilité aux ambassadeurs de sa marque? La perpétuité relance à la durée de vie du message à travers le temps.

Évidemment, si on s’entend pour dire qu’un contenu web peut être visualisé à n’importe quel moment, c’est bien parce qu’il est toujours disponible. C’est vrai qu’un annonceur peut décider de retirer son contenu du web, ou encore qu’un site peut être fermé, mais sinon, celui-ci sera probablement disponible. En tenant compte de ces deux variables et en restant à l’affut de l’évolution de la webtélé dans les habitudes de consommation chez les jeunes, les annonceurs ont peut-être trouvé une nouvelle façon de diffuser leur message et ainsi faire connaître leur marque. En partageant du contenu intéressant pour les jeunes sous forme de mini clips par exemple, les annonceurs pourraient y placer leur produit tel qu’il se fait couramment au cinéma, dans les grandes productions.

Si de plus, il était possible à l’auditoire de s’approprier le contenu en y participant, par exemple en décidant lui-même à quel moment le produit serait utilisé dans le clip ou encore, en choisissant la trame sonore du clip, il est probable qu’il voudra le partager à son tour. Et ainsi de suite, si on tient compte de la notion de perpétuité, jusqu’à ce que le contenu arrive à sa fin naturelle.

Il y a donc lieu de croire que la webtélé, si elle est bien mixée à d’autres médias de communication et qu’elle s’insère au cœur d’une stratégie publicitaire, pourra effectivement rejoindre la masse. Cela se fera alors par le biais de nombreux réseaux. Toutefois, nous en sommes qu’aux préliminaires de ce processus.


Le iPad: ce nouvel outil façonnera-t-il
les habitudes de lecture des jeunes?

Le lancement du iPad le 3 avril a été sans conteste le fait média des dernières semaines. En effet, le iPad est une tablette tactile multimédia qui est acclamée depuis de nombreux mois par les éditeurs de presse. Mais pourquoi un tel engouement? Car la majorité d’entre eux espèrent enfin pouvoir faire évoluer le système économique actuel de la gratuité d’Internet (très concurrentiel pour les éditions traditionnelles) pour installer un modèle payant basé sur le même principe que le duo iPod-iTunes qui a permis l’émergence d’un modèle viable de téléchargement de musique payante. Du coup, la presse n’en finit plus d’acclamer ce (potentiel) sauveur... offrant une exposition publicitaire appréciée par Apple.

Le 27 janvier dernier, Steve Jobs, le PDG de la compagnie Apple, présentait sa tablette tactile par une citation du Wall Street Journal: "La dernière fois qu'il y a eu un tel engouement pour une tablette, quelques commandements étaient écrits dessus".

Pour autant, le iPad va-t-il changer le monde et par-là même sauver la presse écrite? Pour ce faire, il sera nécessaire de combiner deux aspects indissociables: attirer les jeunes vers l’outil en lui-même et leur (re)donner le goût de lire la presse écrite payante. Le New York Times est enthousiaste: "Ça ressemble à un journal mais c'est tellement plus!". "Avec ce nouveau gadget, on ne lira plus jamais la presse de manière statique", s'est enflammé le directeur créatif de Wired.

Alors révolution ou gadget ? Comme d’habitude, on trouve d’un côté les pro-Apple qui pensent que la nouvelle tablette va révolutionner notre rapport à la technologie et de l’autre les anti-Apple, pour qui elle n’est qu’un gadget de plus… pratique, bien dessiné et cool, mais qui, comme beaucoup de produits Apple, propose les mêmes fonctionnalités que la concurrence en un peu moins bien et en un peu plus cher. Les réactions sont extrêmes à la présentation de l’objet: on va de la vidéo d’une petite fille de 2 ans et demi testant l’appareil avec une facilité déconcertante au groupe de jeunes amis filmant la destruction de la fameuse tablette à coups de bâton de baseball.

Comme pour le iPod ou le iPhone, de nombreuses précommandes ont été enregistrées par Apple et de longues files d’attente se sont formées devant les Applestores. Apple annonce ainsi avoir écoulé plus de 300 000 iPad pour son premier jour en magasin, ce qui n’assure pas pour autant que l’appareil sera le prochain gros succès du groupe américain. La proportion de jeunes utilisateurs est importante mais nombreux sont ceux qui pointent les adaptations nécessaires à la première version pour rendre l’outil définitivement indispensable.

Alors pourquoi ne pas imaginer en l’iPad l’outil d’éducation du futur ? Oui mais pour le moment, il s’agit surtout d’un outil de consultation et très peu de production. En effet, actuellement, la première version de l’iPad ne contient pas de port USB, aucune caméra Web intégrée, juste la suite iWorks centrée pour produire du contenu et surtout, le gros point noir est l’incapacité de l’outil à proposer la possibilité de travailler sur plusieurs applications simultanément.

Finalement, dans sa première version, il s’adressera surtout à ceux qui n’ont pas encore d’ordinateur ou qui en ont actuellement un et qui ne l’utilisent que pour prendre leurs courriels, surfer sur le web ou visionner des photos… Cela devient aussi l’outil idéal pour les jeunes à la recherche de mobilité et qui utilisent majoritairement les réseaux sociaux et le web pour se divertir. De là à imaginer que les jeunes liront régulièrement la presse payante sur leur tablette ou des classiques de la littérature québécoise, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir...


De ICQ à chatRt

Il y a près de 10 ans, ICQ révolutionnait l’internet en nous permettant de «chatter» avec nos amis. Contrairement à Messenger, l’outil de recherche d’usagers permettait de trouver une femme, entre 20 et 25 ans et habitant à Laval. Rapidement, l’engouement s’est dirigé vers MSN Messenger qui elle rendait son application disponible sur tous les ordinateurs, en voyage, à l’école, nous pouvions échanger avec famille et amis.

Aujourd’hui, après Skype, Facebook et Twitter, c’est chatrt.com qui révolutionne le chat. Plus connu sous www.chatroulette.com, ce site vous permet de chatter avec une image vidéo mais nouveauté; impossible ou presque de connaitre votre interlocuteur et même de le retrouver. Pour les novices, ce site plus que simpliste, 2 petits écrans sur la page et le 2/3 restant une fenêtre pour le chat. Un écran avec votre visage via webcam et l’autre avec vos amis inconnus. Tout comme une roulette russe, des inconnus défilent devant vous et vous avez le choix de faire suivant ou de rester avant que l’autre n’appui suivant à son tour.

C’est un jeune étudiant russe, Andrey Temovskiy, qui est à l’origine et toujours unique gestionnaire et webmestre du site. Pour les utilisateurs, seulement 3 règles de conduite sont à suivre: avoir 16 ans et plus; les images obscènes, pornographiques et jugées offensantes ne seront pas tolérés; on demande aux utilisateurs de rapporter les utilisateurs non appropriés avec le bouton "Report".

Déjà les méninges des marketeurs pour les jeunes sont en branle et la première entreprise à utiliser le site est French Connection, une ligne de vêtements anglaise, FCUK (FRENCH CONNECTION UNITED KINGDOM). Elle lance un concours, les détails se trouvant sur le site de l’entreprise, offrant une carte-cadeau de 375 livres à celui prouvant qu’il a obtenu une «date» avec un utilisateur, capture d’écran à l’appui. Puis, un groupe de musique, I Am un chien, s’est produit sur Chatroulette, et a obtenu 15 000 vues en 2 jours sans verser un sou; c’est tout de même pas mal.

Gageons que ce genre d’initiatives ne fait que commencer. Original mais rapidement devenu marginal, le site, qui permet en quelque sorte de garder l’anonymat, devient ainsi la cible de spectacles pas toujours désirés. Utilisé majoritairement par de jeunes hommes entre 15 et 25 ans, il n’est pas rare de voir des images de geste à nature sexuelle, endroit idéal pour exercer ce type d’exhibitionnisme sans trop de restrictions. L’entreprise FCUK a d’ailleurs été assez critiquée pour le type d’utilisateurs fréquentant le site. À l’heure actuelle, seulement un lien publicitaire assumerait la rentabilité du site qui a dû migrer de serveur vu l’explosion de ses visiteurs, soit de centaines seulement en décembre pour maintenant près de 15 000 par jour. Qui désire s’associer à ce site et y mettre son nom? Pour le moment, car depuis la rédaction de ce billet, le lien a changé, un site de rencontre pour un mariage de rêve avec une Russe…

Le bassin de 1,5 million de visiteurs par jour, constitué de tout près de 87% d’hommes de 18 à 24 ans, semble, selon certaines rumeurs, intéresser des investisseurs sérieux qui incluraient même Google, Union Square Ventures et Skype. Il est fort à parier que le jeune fondateur russe de 17 ans sera largement sollicité au cours des prochaines semaines et mois


Graffitis de laine

La Fédération des producteurs de lait du Québec et son agence Nolin BBDO ont développé une campagne d’affichage audacieuse recouvrant des abribus et des méga colonnes de grosses tuques roses, bleues ou vertes. Cette belle initiative s’apparente à un phénomène mondial très original, le «tricot urbain».

Tricot et urbain, vraiment? Selon PMB, 10% des jeunes filles de 12 à 17 ans s’adonnent au tricot mais ce qui surprend; 2,5% des hommes également…étonnant, non? Nous avons peut-être une explication.

Aujourd’hui, on est loin des écharpes de laines et des pantoufles en phantex de matante Ginette. On parle ici de tricot urbain, graffitis laineux, urban knitting, knit graffiti, yarnbombing, urban knitting ou stealth Knitting. Des synonymes d’un mode d’expression plus qu’original : le graffiti de laine, la tendance des tricoteuses rebelles. Elles sillonnent les rues et les recoins des villes, en main, une paire d'aiguilles à tricoter et une pelote de laine.

En bande ou isolés, les tagueurs laineux, majoritairement des femmes, accrochent au mobilier urbain les tricots préparés spécifiquement pour des panneaux de signalisation, des monuments particuliers, du mobilier urbain, lampadaires, banc, poubelles, etc. Les adeptes, des travailleurs nocturnes évidemment laissent ainsi au petit matin une ville entremaillée de tricots colorés.

Ces tags de laine sont en fait des graffitis mais avec les avantages d’être éphémères, légers et humoristiques. Ils sont plus faciles à enlever que les collants et nettement moins polluants que ceux à la bombe aérosol qui dépeignent l'espace urbain pendant des mois ou des années. Ils n'ont aucune connotation protestataire, si ce n’est qu’une lutte contre la triste grisaille de nos villes, peut-être?

D’où ça vient?
Houston, Texas en 2005, Magda Sayeg (Poly CotN) décore sa poignée de porte avec un tricot, elle orne un panneau d’arrêt stop et avec ses amies tricoteuses (Purl Nekklas, P-Knitty, The Knotorious N.I.T, GrannySQ et MascuKnitity), elle forme alors le groupe «Knitta please». Ces filles très branchées n’ont rien à envier à nos grands-mères, elles manient les aiguilles et faisaient preuve d’une dextérité hallucinante. Frustrées de voir des écharpes et autres bonnets jamais terminés, elles se donnent comme mandat de leur trouver une nouvelle vie, une autre utilité. Partie en Amérique du Nord, Knitta please exporte ses créations à travers le monde. La laine a ainsi recouvert, la Grande muraille de Chine et le Golden Gate Bridge à San Francisco. À Mexico, un autobus a été recouvert avec un tea cosy géant, vous savez les tricots pour garder les théières chaudes. Les tags de laine deviennent ainsi une façon pour les jeunes de s’approprier et de s’identifier à leur ville.

Qui l’aurait cru, du tricot c’est cool en 2010?
Lorsque Gérard Mulliez-Cavrois fonda en 1903, Phildar, un fabricant de fil à tricoter au nord de la France, jamais il n’aurait cru toucher une clientèle en dessous de 60 ans! Aujourd’hui, il lance un concept Prêt-à-tricoter, un kit complet au packaging conceptuel et attractif avec patrons, pelotes de laine, aiguilles et accessoires. Le message est clair : Tricoter, LA nouvelle hype-atittude. Il redonne envie au tricot à une nouvelle génération.

Les tags ou graffiti de laine dépassent aujourd’hui largement le petit groupe Knitta. Le tricot devient ‘’in’’, perd son côté obsolète et renoue avec les esprits créatifs! Les cafés-tricot, nouveau concept à la mode en France, font salle comble, l’adolescente de 17 ans y côtoie l’aînée experte en la matière. Les clichés tombent et les pelotes se déroulent ! Surprenant tout de même, non? Face au phénomène grandissant du tricot urbain, de nombreux accro ont essayé de contacter les « Knitta please » afin de rejoindre leur rang, mais ces dernières leurs conseillent de monter leur propre groupe. C’est ainsi que dans de nombreuses villes d’Amérique et de Grande Bretagne, il est de plus en plus fréquent de croiser un panneau stop habillé pour l’hiver…

Quelques galeries d’artistes de tagueurs laineux :
http://yarnbombing.com/

Quelques beaux exemples à Montréal : http://pixieknit.wordpress.com/

Le livre : Yarn Bombing: The Art of Crochet and Knit Graffiti de Mandy Moore et Leanne Prain publié fin 2009


Apps iPhone (partie 2 de 2)

Foursquare récompense les clients réguliers
On entend de plus en plus parler de foursquare, surtout depuis que l’application a étendu son réseau en ajoutant plusieurs villes incluant Montréal, il y a quelques semaines.

Foursquare est une application disponible pour iPhone, Android et bientôt BlackBerry qui permet d’informer notre entourage de nos déplacements. Ceux qui ont un cellulaire régulier peuvent aussi utiliser le service par SMS, avec options limitées. Lorsque l’on arrive à un endroit, on peut s’enregistrer pour avertir que nous y sommes et si on en a envie, ajouter un commentaire sur l’endroit ou sur ce qu’on y fait. Ces actions ne se font pas automatiquement alors «l’intrusion» ne se fait que si on le désire bien.

L’application utilise nos coordonnées géographiques et on inscrit son emplacement parmi les options proposées. On peut aussi ajouter les endroits qui en s’y trouvent pas, restaurants, parcs, cafés, théâtres ou autres. Seuls nos contacts peuvent voir où nous nous trouvons, mais les autres peuvent voir les commentaires qu’on laisse sur les endroits. On peut donc utiliser l’application autant pour trouver ses amis que pour avoir des recommandations d’endroits en se fiant à l’avis de ses amis ou du reste de la communauté Foursquare.

Ce qui est vraiment intéressant avec Foursquare, ce sont les récompenses qui le transforme en jeu. On obtient des «badges» pour différentes choses, comme lorsque l’on fait sa première inscription ou lorsqu’on voyage plus loin, etc. La personne qui se rend le plus souvent à un endroit devient ainsi le «mayor» de l’endroit.

On a aussi pensé à ceux qui n’aiment pas révéler leurs allers et venus puisqu’il est possible de modifier son compte afin de pouvoir s’enregistrer à un endroit et de participer au jeu sans que nos contacts voient où l’on vient d’arriver.

On ne peut pas cacher que l’application est pour le moment surtout utilisée par les adeptes des réseaux sociaux et experts en marketing. Pas surprenant, son potentiel d’un point de vue marketing est plutôt intéressant si ça devient populaire auprès du grand public.

Comment? Certains endroits offrent des rabais ou des cadeaux aux clients réguliers et aux «mayors». Ceux-ci n’ont qu’à le prouver en montrant leur téléphone. Tel que mentionné sur leur site Internet, les entreprises peuvent ainsi en connaître un peu plus sur leurs clients. Les utilisateurs de Foursquare sont informés lorsqu’ils sont prêts d’un endroit où il y a des offres spéciales pour les clients réguliers. Une bonne façon de leur donner le goût d’y retourner!


Apps iPhone (partie 1 de 2)

Le critique citoyen via son téléphone
Plusieurs applications Iphone demandent aux usagers de donner leurs meilleures adresses de la ville. Dans un premier temps, on vous parle de iPraized (http://praized.com), développé à Montréal.

Avec la collaboration de:
Sébastien Provencher et Sylvain Carle, cofondateurs de Praized Média.

Qu'est-ce que iPraized?
SP: iPraized est une application pour iPhone qui permet aux utilisateurs de trouver par géolocalisation tous les commerces (restaurants, fleuristes, librairies, etc.) qui se trouvent à proximité d’eux. L’usager peut laisser un vote ou un commentaire sur le marchand sélectionné et voir ce que les autres usagers en pensent.

SC: L’application contient déjà plus de 17 millions d’inscriptions d’entreprises au Canada et aux États-Unis.

Comment ça fonctionne?
SP : D’abord, l’application détermine la localisation physique de l’usager en utilisant la fonction de géolocalisation du iPhone. Par la suite, il est possible de trouver les commerces à proximité en cherchant par mots-clés ou nom d’entreprise. À la suite de cette recherche, l’application offre une liste des commerces pertinents aux alentours. Chaque commerce dans l’application possède une fiche profil montrant l’information supplémentaire disponible dont notamment le nom, l’adresse, le numéro de téléphone et une carte géographique. De plus, on peut voir les commentaires des utilisateurs qui sont passés avant nous. L’usager peut aussi voter pour ce commerce pour montrer son appréciation (ou non) ainsi que laisser un commentaire.

SC : Il est aussi possible de téléphoner directement au marchand à partir de son iPhone et de consulter la carte Google Maps avec l'endroit spécifique identifié (ce qui nous met à un clic de la fonction pour trouver l'itinéraire entre notre localisation actuelle et le marchand en question).

C'est disponible où? En quelle langue?
SP : L’application est disponible en anglais sur le Itunes Stor.

SC : Nous sommes aussi à préparer les librairies de codes afin que d'autres développeurs puissent intégrer ces fonctionnalités dans leur propre application iPhone. Ces librairies seront disponibles dans la section téléchargement (download) de http://praizedmedia.com/

Ça s'adresse à qui?
SP : Quiconque cherchant à découvrir de nouveaux commerces lorsqu’il se trouve en déplacement ou dans un nouveau quartier. Aussi, des utilisateurs désirant contribuer leurs votes et commentaires à la communauté d’usagers.

Quelle est la différence avec Foursquare?
SC : Foursquare est un jeu qui permet de partager avec un réseau (restreint) d'amis sa position actuelle. iPraized a plus une fonction utilitaire que ludique, mais rien n'empêche d'imaginer que les différentes plateformes qui utilisent la position et les références d'un endroit puissent collaborer ensemble (un peu comme on peut copier-coller du texte entre plusieurs applications de bureautique, l'émergence de standards permettant à plusieurs application mobiles de partager des informations est techniquement possible dès aujourd'hui, il suffit de rendre ces fonctionnalités disponible aux utilisateurs). En résumé, toute application mobile se dirige vers la localisation, les applications devront fonctionner ensemble.

Quelle est son potentiel marketing? Comment une compagnie peut l'utiliser?
SP : Pour les entreprises, il est d’abord intéressant de surveiller ce que la communauté dit sur notre commerce. Par la suite, il peut être intéressant de laisser des commentaires pour indiquer des événements spéciaux ou l’arrivée de nouveaux produits et de soldes. L’important pour une compagnie, c’est de joindre la conversation avec les usagers de la communauté.

SC : De plus, iPraized est une plateforme. Donc, n’importe qui peut travailler avec nous pour lancer leur propre application iPhone de géolocalisation de commerces, que ce soit une application utilitaire ou pour créer son propre jeu.

La prochaine fois, on vous explique ce qu’est Foursquare et comment on peut en bénéficier.


Lipdub (partie 2 de 2)

Avec l’engouement du lipdub au Québec en ce moment, Virus1334 a demandé à deux experts du Net d’expliquer le phénomène.

Avec la participation de Patrick Dion (Twitter), chroniqueur, chef-recherchiste à Vlog, cofondateur du site WebTV Hebdo, et Dominic Arpin (Twitter), animateur de VLOG à TVA, cofondateur du site WebTV Hebdo.

Ça vaut la peine?
Le lipdub est très populaire dans les entreprises en ce moment. Selon Patrick Dion, «Ça cimente une équipe de créer quelque chose ensemble, dans l’harmonie et la joie; un peu comme un travail d’équipe bien réussi.» Dominic Arpin ajoute: «C’est devenu une façon de présenter son entreprise ou son institution d’une façon positive. On peut ainsi donner une meilleure image d’entreprise, démontrer que les employés sont biens, créatifs, qu’ils ont du plaisir à travailler dans cet environnement et qu’une bonne atmosphère de bureau règne.»

Certains, comme l’Hôpital du Sacré-Cœur à Montréal, s’en serve pour recruter. Tel qu’il l’avait expliqué sur son blogue: «Les employés de l’Hôpital du Sacré-Cœur à Montréal ont tourné un ambitieux lipdup sur la chanson "Un jour, un jour" de Donald Lautrec afin de recruter du personnel. Le long plan-séquence permet de découvrir les différents types d’emplois offerts par le centre hospitalier.» Est-ce que l'hôpital a atteint son but avec son lipdub? «Ils se sont probablement surtout fait connaître grâce au lipdub de l'UQAM parce que les médias traditionnels se sont jetés sur le phénomène et ont tenté d'en tirer tout le jus disponible.»

Depuis quand l'utilise-t-on pour faire connaître son entreprise? Au souvenir de Patrick Dion: «Les premières traces connues (dans mon cas) sont d’Ubisoft Montréal en 1997. Il y a eu par la suite ce lipsync des employés américains. L'avantage est qu'il ne coûte presque rien à produire. tout ce que ça prend, c'est une chanson, une caméra et un peu de temps.» «Créer un lipdub est vraiment facile, renchérit Dominic Arpin. Ça ne prend pas de grosse équipe et il n’y a aucun montage nécessaire. Le plus long est de pratiquer la chorégraphie. Mais justement, ces quelques heures peuvent être une activité agréable entre employés où l’on peut créer des liens.»

Est-ce que ça vaut la peine de continuer à utiliser le lipdub comme «team building» ou pour faire connaître son entreprise (ou ses emplois) ou est-ce que le phénomène s'est essoufflé? «Si les gens étaient tannés, affirme Dominic Arpin, celui de l’UQAM n’aurait pas jouit d’autant de clics. Mais pour se démarquer et réaliser une vidéo qui va se propager, la barre est rendue haute. Cela dit, c’est certain que l’engouement va s’éteindre dans quelque temps.» Certaines entreprises, par exemple TVA Publications, le font à l'interne sans avoir l’intention qu’il devienne viral. «À mon avis, ajoute Patrick Dion, les gens cherchent surtout des façons de s'amuser au travail, de réapproprier leur espace et de travailler en équipe vers un but commun amusant. C'est certain que ça cimente l'équipe. Mais, ça serait le fun aussi d'essayer d'autres choses, d'inventer, de créer, plutôt que de suivre des modes toutes faites à l'avance.»

«À la base, conseille Dominic Arpin en terminant, il faut faire un lipdub pour le plaisir et le défi que ça représente. Il faut le prendre comme une activité corporative différente, où les gens s’amusent entre eux. C’est une façon de socialiser et de côtoyer avec ses collègues d’une façon différente


Lipdub (partie 1 de 2)

Avec l’engouement du lipdub au Québec en ce moment, Virus1334 a demandé à deux experts du Net d’expliquer le phénomène.

Avec la participation de Patrick Dion (Twitter), chroniqueur, chef-recherchiste à Vlog, cofondateur du site WebTV Hebdo, et Dominic Arpin (Twitter), animateur de VLOG à TVA, cofondateur du site WebTV Hebdo.

D’où ça vient?
Lipdub, c’est pour doublage des lèvres. Bien que certains utilisent le mot pour tout ce qui est «lipsync», le terme est surtout associé à un long plan séquence où plusieurs personnes, interprétant uniquement qu’une petite partie de la chanson, se succèdent.

«L'origine du lipdub est un peu flou, débute Patrick Dion. La plupart des experts s'entendent pour dire que le premier vient de Connected Ventures, la compagnie américaine qui héberge le portail de vidéos américain College Humor. La vidéo intitulée Flagpole sitta a été vue plus de 2 millions de fois. Suite au succès de ce lipdub, la compagnie a mis sur pied un site dans lequel elle invitait les autres entreprises à envoyer leurs clips. Alors que la réponse américaine a été plutôt timide, en Europe, la vague a déferlé. Tout d'abord des entreprises, puis des universités ont sauté dans la mare à pieds joints. Un premier festival du lipdub a même vu le jour à Nice l'an dernier. Par contre, bien que College Humor soit indiqué comme le précurseur du lipdub, on retrouve sur Youtube de vieilles tentatives d'entreprises de créer un happening musical qui ressemble énormément au phénomène».

Ce serait toujours en France que le plus grand nombre de lipdubs ont été créés. Les plus grandes compagnies se sont prêtés au jeu telles que Orange, Hugo Boss, NRJ, Microsoft, AOL, Guerlain et KIA.

Le 16 mars, Dominic Arpin écrivait sur son blogue le billet Lipdub : Le Québec s’y met enfin dans lequel il présentait un des premiers lipdubs faits au Québec, celui du HEC. Mais la plupart des Québécois ont connu dernièrement l’existence du lipdub grâce à la popularité de celui de l’UQAM. Notre patrouilleur du Net rapportait récemment sur son blogue le succès incroyable de ce lipdub, qui a fait son entrée au décompte des meilleurs clips viraux. «L’incroyable lipdub des étudiants en communications de l’UQAM a fait son entrée cette nuit dans le club sélect des clips québécois ayant franchi le cap du million de visionnements sur YouTube. […] Le clip a été propulsé par un reportage de CNN et par de nombreuses mentions dans les médias québécois, dont MusiquePlus qui l’a fait jouer en rotation dans sa programmation régulière.»

Qu'est-ce que celui de l'UQAM a de spécial? «Ironiquement, pas tant de choses que ça, répond Patrick Dion. Oui on peut dire que le fait que ça soit un seul plan-séquence rend la vidéo incroyable. Mais c'est le propre de tous les lipdubs. Le fait qu'ils ont aussi utilisé 172 figurants peut jouer, mais plusieurs lipdubs précédents en avaient au-delà d'une centaine. À mon avis, ce qui a vraiment joué en leur faveur a été l'utilisation de la chanson des Black Eyed Peas, un groupe fort présent sur la Toile et dont le rythme était pour soulever à lui seul la joie dans la communauté. Ils ont surtout été au bon endroit au bon moment.»

Le succès de l’UQAM a permis aux deux étudiants réalisateurs, Luc-Olivier Cloutier (dansmatele.ca) et Marie-Êve Brissette-Hébert, de se faire remarquer et de recevoir des offres de partout. «Ils m’ont confié avoir reçu des offres de plusieurs compagnies (une compagnie de disque, une de cellulaire et même une résidence pour personnes âgées) pour en réaliser, souligne Dominic Arpin avec enthousiasme. Leur succès a même été remarqué en dehors du Québec et The WineChannel aux États-Unis les a approchés, impressionné par l’originalité». Juste au Québec, depuis celui-ci, on en a vu pour Kwad9, le Collège Brébeuf et le Cirque du Soleil.

Dans la prochaine partie : à quoi ça sert de faire un lipdub?


Approche blogueurs (partie 2 de 2)

De plus en plus, les blogueurs se font approcher par des entreprises. Voyons ce que des journalistes qui possèdent un blogue personnel ont à dire.

Collaboration: Gina Desjardins, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et recherchiste.
Son blogue: Une Geekette en Goguette.
Twitter: @ginades

Avec la participation de:
Lise Giguère, journaliste (presse écrite) et nouvelle blogueuse.
Son blogue: Mille et un voyages
Twitter: @lisegiguere

Marie-Julie Gagnon, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et auteure.
Son blogue: Taxi-Brousse
Twitter: @mariejugag

Cecile Gladel, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision), recherchiste, auteure et chroniqueuse pigiste.
Son blogue: La planète écolo de Cecile Gladel
Twitter: @cecilegladel.

Partout dans le monde, les compagnies de marketing commencent à voir le potentiel des blogueurs. Pour certaines, c'est même un marché plus intéressant pour eux que les médias traditionnels.

«Je suis journaliste depuis 30 ans pour des quotidiens et des magazines, confie Lise Giguère. Je ne voyais pas vraiment l'importance d'avoir mon propre blogue jusqu'à ce qu'un conférencier, à un congrès de TMAC (Travel Media Association), nous dise "Si vous n'êtes pas sur Facebook, ni sur Twitter et si vous n'avez pas votre blogue, grouillez-vous parce que vous allez manquer le bateau". J'étais déjà sur Facebook et je flirtais un peu avec Twitter, mais j'ai donc également décidé de franchir le pas vers la création de mon blogue Mille et un voyages. J'ai dû m'adapter à la façon différente d'écrire des blogueurs. Je le faisais sans grande conviction quand, un jour, étant invitée à un voyage de presse à l'international, j'ai eu la surprise d'entendre l'organisatrice du voyage me dire: "Je viens de voir votre blogue. Accepteriez-vous d'y écrire votre voyage? Pour moi, ce serait encore mieux qu'un texte dans un magazine, que seulement quelques milliers de personnes pourront lire et qui sera éphémère!". Je suis tombée par terre, surtout que mon blogue était tout nouveau et ne comptait même pas une centaine de lecteurs !»

Nintendo, par exemple, est une compagnie qui approche beaucoup les blogueuses pour faire découvrir leurs nouveaux titres et élargir leur public, comme par exemple freeandflawed.com, qui avait été invitée avec d’autres filles à une soirée organisée par Nintendo pour leur faire essayer les jeux.

À Montréal
C'est dans cet esprit que Pop!, un bar à vin sur la rue Roy à Montréal, envoyait, il y a quelques mois, une invitation à plusieurs blogueurs, dont Cecile, Cindy, Marie-Julie, Jean, Patrick et Gina.

«Nous avions fait un lancement "officiel" en 2008, dû au fait que la carte était prête et au point, et il n'y avait jamais eu de lancement au Pop!, explique Julie Gagnon, qui s’occupe des relations de presse. Cet été, il y a eu un changement des chefs, et nous avions une petite promotion (Microclimat Pop!). Comme la grande majorité des médias traditionnels avaient déjà couvert le restaurant, nous avons pensé aux communautés virtuelles. De plus, Hélène-Andrée Bizier, avec qui je travaille, désirait rejoindre cette communauté depuis longtemps. Pour leur façon de travailler, leur curiosité, leur franchise et leur transparence». Voilà justement l’un des points pertinents à travailler avec un blogueur! Il est primordial de ne pas essayer d’influencer le contenu éditorial ou pire, tenter de payer le blogueur. Virus1334 en avait déjà parlé d’ailleurs, ce genre de pratique finit par sortir au grand jour et risque davantage de créer du tort à la compagnie. Il faut traiter le blogueur comme on le ferait avec un journaliste et ne pas s’offusquer si on a une mauvaise critique par la suite.

Quelques questions posées à Julie Gagnon

Comment choisir les blogueurs? Comment savoir qui est influent?

La qualité des textes, les sujets, le type de curiosité. Nous avons constaté que les blogues les plus populaires reviennent dans les références ou liens d'autres blogues ou articles.

Quelles étaient les ententes prises avec eux?
Parlez-en. Pour le reste on ne contrôle rien, ils étaient libres d'écrire ce qu'ils voulaient sur Pop!. C'était notre beau risque.

«Lorsque je me fais approcher, comme blogueuse ou journaliste, ajoute Cecile Gladel, je réagis toujours de la même manière: ce sujet est-il pertinent? Si on me demande d'essayer quelque chose, ma réponse est la même: je ne promets rien et je serai critique. Lorsque la compagnie n'assume pas, je décline. Aussi, je le dis toujours publiquement que j'ai été invité».

Combien ont-ils été invités?
Une douzaine, dont pratiquement tous ont accepté l'invitation.

Avez-vous eu des répercussions suite à la publication de leurs billets?
C'est difficile à mesurer... la clientèle ne mentionne pas une référence particulière en réservant! Mais nous sommes convaincus que ce n'est pas un coup d'épée dans l'eau.

Quelle est la principale différence entre la couverture journalistique reçue il y a un an et celle-ci?
Pour les blogueurs, le concept est relativement nouveau, et nous sentons chez eux beaucoup d'enthousiasme, d'intérêt, de curiosité. Le tout se fait en toute transparence, donc ils ne sont pas frileux à faire de la "promotion" parce qu'ils peuvent clairement exprimer d'abord que c'en est (ils ont été gracieusement invités), ensuite ils livrent leur vraie façon de penser dans le blogue.

«Comme blogueuse, je privilégie un ton beaucoup plus personnel, précise Marie-Julie Gagnon. Je n'ai pas le carcan imposé par le format ou le ton d'un magazine, par exemple. J'écris librement. Par contre, dans un cas comme dans l'autre, je mentionne que je n'ai pas eu à payer quand on m'invite quelque part. C'est important que les gens le sachent. Même si on veut être intègre qu'on paie ou non, c'est essentiel d'être transparent. Et puis, quand on nous invite, on veut nous séduire pour que l'expérience qu'on rapportera soit positive. Dans la vraie vie, on ne déroule pas le tapis rouge pour tout le monde. Il faut toujours garder ça en tête quand on écrit, tant comme journaliste que comme blogueur.»

Le recommandez-vous? Pour qui?
Oui, nous le recommandons, comme ce n'est pas précis ou quantifiable, ce n'est peut-être pas un médium qui sera beaucoup utilisé, mais nous sentons une ouverture de la part des médias traditionnels de certains milieux et pour avoir l'heure juste ou un bon indicateur de tendance, je n'hésiterais pas à recontacter plusieurs blogueurs pour d'autres sujets.


Approche blogueurs (partie 1 de 2)

De plus en plus, les blogueurs se font approcher par des entreprises. Voyons ce que des journalistes qui possèdent un blogue personnel ont à dire.

Collaboration: Gina Desjardins, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et recherchiste.
Son blogue: Une Geekette en Goguette.
Twitter: @ginades

Avec la participation de:
Marie-Julie Gagnon, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et auteure.
Son blogue: Taxi-Brousse
Twitter: @mariejugag

Cecile Gladel, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision), recherchiste, auteure et chroniqueuse pigiste.
Son blogue: La planète écolo de Cecile Gladel
Twitter: @cecilegladel.

Le statut de blogueur, vu par Gina Desjardins
«Ça m’arrive de croiser des gens et de me faire dire qu’ils me suivent sur Twitter ou bien, qu’ils suivent mon blogue. Ça me fait toujours rire lorsque je me fais demander «est-ce que tu réussis à en vivre, as-tu besoin d’un autre emploi?» Je trouve ça étrange car j’ai parfois l’impression d’être davantage connue pour mon blogue ou pour Twitter que pour le reste. Je sais que j’ai une bonne présence sur la toile, mais je suis d’abord et avant tout journaliste.

Mon blogue ne me rapporte absolument rien financièrement, alors je le fais quand j’ai quelques minutes de libre. Ça me fait presque peur de réaliser son importance. C’est une grosse carte de visite. Certains de mes billets ont été mentionnés sur Radio-Canada, mais surtout sur des sites français. De là, la grosse portée des blogues selon moi. Je me souviens d’avoir écrit un billet sur la campagne marketing européenne du film Watchmen. Le lendemain, en me levant, j’avais un courriel de l’agence marketing me demandant si j’avais besoin d’informations et me disant qu’un nouvel événement aurait lieu le soir à Londres!

En tant que journaliste, je reçois des dizaines de communiqués de presse par jour et certains se perdent dans le lot. En tant que blogueuse, je reçois des messages personnalisés. Mon nom est généralement au début du courriel, ce qui capte mon attention. Je peux souvent constater à la lecture du message, qu’on sait qui je suis et qu’on a vraiment lu mon blogue. Si l’événement ou le produit dont on me parle est pertinent avec ce que je fais, je vais probablement en parler. Tout comme je risque parler d’un produit dont j’entend parler via un communiqué.

Selon moi, c’est pertinent pour une compagnie de faire appel aux blogueurs parce que l’information va demeurer sur la toile. Je suis encore abonnée à La Presse et j’aime, entre autres, lire l’actualité ou les reportages cinéma de Sonia Sarfati. Toutefois, si je cherche une activité quelconque, à moins de me souvenir d’un truc lu dans un journal ou magazine, je vais aller sur google et taper «randonnées pédestres près de Montréal», « restaurant apportez votre vin Montréal», etc. De là, selon moi, l’intérêt de faire parler de son entreprise sur un blogue ou sur un média traditionnel qui a une présence en ligne. J’aime souvent lire les commentaires sur les blogues car ça va plus loin qu’une simple description. Ça me permet d’avoir des avis plus personnels. Je ne suis pas surprise de l’influence de Tripadvisor pour les entreprises touristiques, même les agents de voyage le consultent!»

«Je crois que c’est efficace, ajoute Marie-Julie Gagnon, dans la mesure où ils n'auraient probablement pas le même genre de couverture dans un média traditionnel. Certains choisissent d'inviter des blogueurs parce qu'ils veulent aller chercher un type de lecteurs en particulier. Renouveler leur clientèle. D'autres, simplement parce qu'ils savent que le bouche à oreille est très efficace sur le web. C'est le principe même du «sellsuming», on a tendance à écouter davantage les commentaires de quelqu'un avec qui on a une relation (les lecteurs des blogues sont souvent fidèles et interagissent avec l'auteur).»

«Sur mon blogue, j’écris, quand je trouve le temps, sur les jeux vidéos, la techno et mes découvertes du web. Pourtant, je me fais inviter à des événements mondains. Le genre d’invitations que je recevais lorsque j’écrivais en mode et style de vie. Ça me surprend toujours de recevoir un courriel à mon adresse donnée uniquement sur mon blogue m’invitant dans ce genre d’événements.»

«Je me souviens qu'à l'époque où je travaillais pour le portail InfiniT, au milieu des années 1990, ajoute-t-elle, il était difficile d'être reconnu comme un «vrai» journaliste. Alors de voir qu'aujourd'hui, on invite des gens qui ne sont pas journaliste, simplement parce qu'ils ont une tribune grâce à leur blogue, ça démontre à quel point les perceptions ont changé».

Pop!, un bar à vins sur la rue des Pins à Montréal a dernièrement invité plusieurs blogueurs à le visiter. Pourquoi se tourner vers les blogueurs? Comment les choisir? Entrevue avec les relations de presse dans le prochain texte.


Le tourisme à l’ère du 2.0 (partie 2 de 2)

Comment fait-on du marketing touristique de nos jours?

Webtélé
Parce qu’une image vaut mille mots, on se lance aussi dans la webtélé. Lonely Planet, ou Müvmedia plus près de chez nous, ont ouvert la possibilité aux internautes de mettre des vidéos ou de créer des blogues directement sur leurs sites Internet. Dans Espadrilles et champagne, produite pour La Maison de la France, deux Québécois racontaient leurs péripéties de voyages. Aussi, les internautes pouvaient suggérer des coins cachés du Canada pour la série D’est en Ouest, disponibles sur le site de TV5 et en baladodiffusion. Et Travel Alberta est derrière les aventures de Fred dans les Rocheuses canadiennes, que l’on peut voir sur Espacecanoe et Canoe.tv.

Mobilité
Les fichiers de baladodiffusions disponibles par cellulaire, permettent de voyager plus léger sans guide. Certains doivent être téléchargés avant une visite alors que d’autres endroits prévoient des «tours par cellulaire», c’est-à-dire, des arrêts audio sur les lieux. Par exemple, on a créé 12 arrêts téléphone au Grand Canyon, on peut découvrir l’Afrique du Sud avec Mobiguide ou l’Europe avec Zevisit.com. Plusieurs ont maintenant des applications Iphone, comme la Hollande qui offre un guide d’Amsterdam. Ceux qui n’ont pas de Iphone peuvent y avoir accès de leur cellulaire en visitant ce site.

Interactivité
Depuis plusieurs années, on ne cesse de parler de la croissance du 3D. Pour certaines villes, on peut maintenant trouver plus interactif que Google Earth. Avec sa vision 3D de New York, Upnext permet facilement de planifier son séjour. Les internautes peuvent laisser des commentaires sur les commerces.

Les concours
Les concours où l’on fait appel à la créativité des internautes sont aussi en vogue. L’avantage? Une bonne présence Web, incluant des textes, des vidéos et des photos! Et tout ça à prix minime! Voici quelques exemples: The Best Job In The World de Tourism Queensland est possiblement celui qui a fait couler le plus d’encre! Le mandat du gagnant? Habiter l’île pendant six mois en alimentant un blogue afin de promouvoir l’île. Son salaire? Rien de moins que 150 000 $AUS. Évidemment, les inscriptions pour le concours ont été incroyables et autant les blogueurs que les médias traditionnels en ont parlé. Pour obtenir autant de visibilité, une campagne marketing traditionnelle aurait coûté beaucoup plus.

Le bureau de tourisme taïwanais invitait récemment les blogueurs établis à participer au coucours The Best Trip of the World en envoyant une vidéo de présentation et en créant un itinéraire de 4 jours. Tourisme Québec a aussi lancé un concours où les touristes devaient raconter leur séjour dans notre province. Sans le faire sous forme de concours, on peut également s’associer à des blogueurs influents. Par exemple, Le tour du Canada de la journaliste et blogueuse Marie-Julie Gagnon. En association avec la commission canadienne et les bureaux touristiques de chaque province, ses textes étaient diffusés sur Canoe, mais elle en parlait également sur son blogue, en plus de mettre des vidéos sur Youtube. Faire appel à des gens connus par la blogosphère nous assure habituellement plus de visiteurs.

Finalement, pour s’assurer de maximiser sa présence web, plusieurs outils sont à notre portée: l’intégration d’une Google Maps, vidéos et photos sur les différents sites de partages, boutons share pour que les gens puissent facilement partager l’info avec leurs amis sur leurs réseaux sociaux, un compte Twitter, une participation aux groupes Facebook qui concernent l’entreprise et une présence sur les différents sites sociaux ciblés tourisme.

À voir, un court résumé sur le tourisme 2.0 réalisé par Karine Miron, alors qu’elle était encore étudiante.


Le tourisme à l’ère du 2.0 (partie 1 de 2)

Comment fait-on du marketing touristique de nos jours?

Réseaux sociaux et présence Internet
Plus de trois quarts des gens magasinent leurs prochains voyages en ligne. Tellement que les voyages représentent 43% des dépenses en ligne et les ventes de voyage viennent maintenant de l’achat en ligne à 37% et équivaut à 11,9 milliards de dollars. Du choix de la destination à la réservation, il est donc important d’avoir une bonne présence en ligne positive.

Parce que les gens ne font pas que faire leurs réservations, c’est là où ils s’informent. Selon ComScore, pour 39% des consommateurs à la recherche d’un voyage, Internet est la première source d’information.

Les gens aiment s’exprimer sur ce qu’ils vivent en voyage, 70% partagent leur expérience en ligne ! C’est pourquoi les sites tels que TripAdvisor sont largement consultés avant de faire une réservation. Il faut donc laisser place aux utilisateurs sur nos sites Internet. C’est ce qui va leur donner le goût de revenir. Il y aura peut-être des commentaires négatifs, mais au moins, on peut plus facilement y répondre que si c’est dit sur un réseau social touristique.

Pour sa dernière campagne de marketing, Tourisme Montréal a fait appel à l’agence Sid Lee. L’idée ? Choisir cinq blogueurs, jeunes et tendances, qui communiqueront leur amour de la ville par des textes et vidéos. Dans le processus de sélection, on s’assurait de leur intérêt et capacité à prendre part à la communauté. Ces blogueurs doivent assurer une présence sur Twitter et aussi ouvrir leur compte Facebook à la masse. Leur premier devoir a été de se faire connaître des gens d’influences sur les blogues et autres sites sociaux. La communauté en ligne est reconnue pour s’entraider et relayer les liens intéressants.

Montréal n’est pas la première ville à faire une campagne du genre. En 2007, la Finlande avait ouvert le blogue www.briserlaglace.com (qui n’existe plus). Anna, une jeune finlandaise de 27 ans, habitant Paris, faisait découvrir sa Finlande natale. L’office de tourisme n’avait pas caché le fait que ce blogue venait d’eux, mais les lecteurs s’étaient tout de même attachés à Anna et la fin de son contrat était leur plus gros souci. Selon le journal du Net, la campagne a eu un beau succès: «Le blog a recueilli 200 455 visiteurs uniques en moyenne pour 548 111 pages vues et au total 280 commentaires d’internautes ont été postés. Une vidéo toute simple d’Anna présentant une recette de cuisine finlandaise a été visionnée 201 112 fois sur YouTube et a enregistré 123 commentaires. Mais pour l’Office, la bonne surprise du blog, c’est d’avoir pu toucher des jeunes en âge de partir en vacances en Finlande, et même des plus jeunes, des clients potentiels à l’avenir. Nous avons réussi à traduire les valeurs que nous souhaitions mettre en avant. A savoir que la Finlande est un pays ouvert, très accueillant, décomplexé, et bien loin des clichés français», assure Anna Molander (de l’office du tourisme).

Une telle présence sur le web permet effectivement de véhiculer l’information désirée et de rétablir les faits par rapport aux fausses croyances qui peuvent perdurer. Tourisme Mauricie a également emprunté ce pas, en remettant à jour son site Internet en y intégrant un blogue et en demandant à Gabriel, de l’Office du tourisme de participer au blogue, sur Twitter et sur Facebook pour communiquer des nouvelles sur sa région, mais aussi pour créer un lien avec la communauté. Du communiqué de presse: «Tourisme Mauricie présente sa toute nouvelle plateforme Web intégrant le nouveau portail de l’association, ainsi qu’un blogue répondant aux nouvelles tendances communicationnelles des consommateurs. Jumelée à ces nouveaux outils, une stratégie de positionnement, de référencement et d’indexation dans les moteurs de recherche permettra à Tourisme Mauricie de maximiser le rendement de ces nouveaux outils dans l’univers Web.»

Les régions, offices de tourisme, hôtels et attractions joignent sans arrêt Twitter pour propager de l’information sur leur coin de pays. Leur but ? Se faire relayer «retweeté» par les autres usagers. Certains vont même jusqu’à ce créer des alertes toutes les fois que le nom de leur ville se retrouve dans un envoi et commence à suivre cette personne en espérant qu’elle fera de même.

Finalement, pour s’assurer de maximiser sa présence web, plusieurs outils sont à notre portée : l’intégration d’une Google Maps, vidéos et photos sur les différents sites de partages, boutons share pour que les gens puissent facilement partager l’info avec leurs amis sur leurs réseaux sociaux, un compte Twitter, une participation aux groupes Facebook qui concernent l’entreprise et une présence sur les différents sites sociaux plus ciblés tourisme.


Aka Aki (partie 2 de 2)

AKA AKI, De kessé?
Ce qu’on envisage d’un point de vue marketing

Pour plusieurs experts, l’avenir du marketing passe inévitablement par les cellulaires. Les gens sont mobiles, mais aiment rester connectés en tout temps. Et de nos jours, rares sont les gens qui ne possèdent pas d’appareil mobile.

Les différentes façons de faire du marketing via les cellulaires demeurent à l’étude. C’est ainsi qu’on s’intéresse au réseau social Aka-Aki. Et s’il permettait de faire du marketing ciblé géolocalisé? Avec le système des icônes qui représentent nos intérêts et son pouvoir de localisation, on pourrait donc envoyer des infos sur des promotions qui risquent d’intéresser l’utilisateur de l’appareil qui se trouve à proximité. Avec Facebook et Google (et surtout son service de messagerie Gmail), les gens commencent de plus en plus à s’habituer au marketing ciblé.

Communiquer les offres du secteur où se trouve des clients potentiels fait rêver bien des commerçants. Restera à voir si les gens sont prêt à se faire «envahir» par des promotions et si les concepteurs décident de l’essayer.

Pour le moment, la survie de Aka-Aki est assuré par des campagnes de financement via une société allemande de capital-risque (on dit que l’investissement de Creathor Venture se situerait dans les 7 chiffres). Mais comme tous les propriétaires de réseau social, y compris Twitter et Facebook, ils sont en recherche de modèle d’affaires pour assurer la continuité et la rentabilité du réseau. Plusieurs options sont considérées par les jeunes entrepreneurs. Le marketing ciblé en fait partie, comme la publicité plus traditionnelle, la promotion d’événements et les associations avec les opérateurs Internet (ce qu’ils ont déjà amorcé).

Certains trouvent que le service a également du potentiel dans le milieu d’affaires. On pourrait l’utiliser dans les salons pour envoyer cartes d’affaires et c.v. L’ouverture aux applications venant de l’externe viendra inévitablement enrichir le réseau social et influencer l’évolution du service. Mais il n’y a pas de doute que l’évolution d'Aka-Aki est à surveiller! Il pourrait bien permettre une nouvelle forme de marketing efficace!


Aka Aki (partie 1 de 2)

AKA AKI, De kessé?
Un nouveau réseau social en pleine croissance

En 2006, comme projet de fin d’études au département publicité de l’École des Beaux-Arts de Berlin, cinq étudiants mettaient sur pied un nouveau genre de réseau social, Aka-Aki. Encouragés par l’engouement de leur proche, ils décident de quitter les salles de classe pour s’y consacrer. Pour mener à terme leur projet, ils se sont associés à deux développeurs de logiciels. Une nouvelle entreprise, qui emploie maintenant près de vingt personnes, était née.

Utilisé de plus en plus en Europe, avec une popularité croissante en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en France, le service propose de faire des rencontres fortuites selon notre situation géographique.

Avec l’engouement des GPS, de plus en plus d’appareils technologiques offrent des services de geolocalisation. Par exemple, des appareils photos indiquent sur une carte où ont été prises les photos, alors que d’autres appareils fournissent les parcours de jogging.

C’est un peu sur ce principe que les étudiants ont développé leur projet. Ils ont conçus un réseau social gratuit qui nous informe des autres utilisateurs qui se trouvent près de nous. Aka-Aki ne se sert pas qu’uniquement du GPS, maintenant dans plusieurs téléphones cellulaires. Bluetooth, WiFi et GSM sont aussi utilisés afin de rendre le service le plus efficace possible.

Un utilisateur se trouve à moins de 10 minutes à pied? Le service le détecte et nous montre son profil où l’on peut en connaître davantage sur lui grâce à des icônes que l’on met sur son profil pour que nos goûts soient rapidement cernés. On a envie de connaître ce bel inconnu? Eh bien, on envoie un message instantané. On est encore trop gêné? Pas de problème, le service garde en mémoire ceux que l’on croise et va nous avertir lorsque l’on va les recroiser de nouveau. La prochaine fois sera peut-être la bonne!

Il ne fait pas que repérer les autres membres utilisateurs. Tous les appareils munis d’un GPS sont détectés.

Il est à préciser que malgré ce que l’on peut croire, les concepteurs tiennent au respect de la vie privée de ses utilisateurs. On ne voit pas précisément où se trouve une personne, mais plutôt si elle est se trouve près de nous. Et bien sûr, on peut en tout temps désactiver le logiciel si on souhaite se promener incognito!

Parfait pour faire de nouvelles connaissances, mais aussi pratique pour croiser ses vrais amis. Et pourquoi ne pas s’en servir pour vérifier si on a le temps de faire quelques commissions en chemin avant de se rendre à un rendez-vous en regardant si la personne que nous allons rejoindre est déjà arrivé au point de rendez-vous… Et entre «vrais» amis du réseau, on a aussi la possibilité d’être informé des statuts, qui fonctionnent sous le même principe que Facebook ou Twitter. Lorsqu’on consulte la fiche d’un inconnu, on peut évidemment comparer nos amis en commun, ce qui peut être une sorte de référence pour certain.

Certains commerces profitent déjà du service. Grâce au système d’archivage, ils peuvent ainsi connaître leurs clients réguliers. Ils ont la liste de qui est allé dans leur établissement, quand (avec heure et date) et combien de fois.


Twitter (partie 2 de 2)

Je tweet, tu tweets, il tweet, nous tweetons...
tweetez-vous?

Les marques qui fonctionnent bien sur Twitter sont celles qui participent. Ceux qui répondent aux gens publiquement et en privé. Un compte Twitter qui ne fait que de l’autopromotion envers un produit a peu d’intérêt pour les gens, mais un autre qui s’implique, envoie des liens vers des articles qui ont un rapport avec leur sphère d’activité même si ce n’est pas directement relié à leur compagnie, attirera davantage. C’est pourquoi le choix de la personne en charge du profil Twitter est très important.

L’avantage est également le système de recherche. On peut suivre tout ce qui se dit sur nos produits. Que ce soit juste pour avoir l’avis des consommateurs ou pour y répondre, ça s’avère un excellent outil.

Un autre avantage est que Twitter est possiblement le meilleur moyen de rejoindre les personnes les plus influentes du Net. Les blogueurs y sont pratiquement tous. Ils peuvent tous en témoigner, mettre le lien de son nouveau billet sur Twitter crée du trafic sur les blogues et emmène des nouveaux visiteurs. L’avantage de les rejoindre sur Twitter est que pour plusieurs, c’est rendu une source d’inspiration pour leurs prochains billets. On aime ou on déteste quelque chose, on le tweet. On est intrigué ou amusé par quelque chose, on le tweet.

Hitwise a d’ailleurs observé qu'en Angleterre, les commerces en ligne reçoivent maintenant plus de trafic provenant des réseaux sociaux que des publicités. On le sait depuis longtemps, le meilleur outil marketing est le bouche à oreille et Twitter en est le roi en ce moment. Ce n’est pas pour rien que les compagnies et les commerces sur Twitter sont de plus en plus présents. Ça va d’une simple présence où l’on redirige vers des billets de blogue à un fort engagement envers la communauté. Certains s’en servent même, comme des restaurants mobiles, pour communiquer leur emplacement géographique. L’important est d’être pertinent pour ceux qui nous suivent et ne pas les inonder d’information peu pertinente et de publicité flagrante.

Au Québec, Tourisme Montréal et Tourisme Mauricie s’en servent pour faire découvrir les plus grands attraits. Hypercube, Mazda et Mentos sont trois exemples de compagnies à utiliser Twitter. Hypercube s’en sert pour communiquer les nouvelles de son concours en plus d’être très engagés dans les conversations. Ils y sont très présents. Mazda suit ce qui ce dit à propos de leur ARG 33 clés et répond aux questions. Mentos gum, un nouveau, vient de commencer à suivre les Québécois les plus influents du réseau social en vue d’un événement qui aura lieu dans quelques semaines.

Quoi faire lorsqu’on s’inscrit? L’important avant de commencer à suivre des gens est d’avoir un profil qui leur donnera envie de vous suivre. À la différence de Facebook, on n’y suit pas automatiquement ceux qui nous suivent. On y choisit ceux qui pourront nous apporter des choses intéressantes. On s’assure donc d’avoir une photo, une bio et un site web et quelques tweets intéressants avant de commencer à suivre les gens. Et puis on commence par aller vers les blogueurs influents et les journalistes et on regarde qui semblent les plus actifs parmi ceux qu’ils suivent. Certaines applications permettent d’avoir des suggestions d’utilisateurs selon des intérêts précis ou de voir les plus influents par région. Pour des suggestions d’applications pratiques et une utilisation optimale du site, voir la liste des 100 Best Twitter Tools for Marketers.

À éviter: avoir un trop grand écart entre son nombre de « followers » et « following » et mettre son profil privé. C’est un réseau social et son intérêt est de permettre une vitrine mondiale. Selon un récent rapport de Nielsen, 60% des utilisateurs quittent le service après un mois de service. Cela dit, comme la plupart des utilisateurs initiés se connecte à Twitter uniquement via un cellulaire ou un logiciel rendant le service plus performant, plusieurs trouvent cette donnée discutable. De toute façon, vu la croissance rapide de Twitter, c’est normal. Puisqu’on y partage des liens, des découvertes, de l’information, certains voient même Twitter comme le pont entre le web 2.0 et le web 3.0. Vaut peut-être mieux s’y engager maintenant pour un passage au 3.0 plus facile…


Twitter (partie 1 de 2)

Je tweet, tu tweets, il tweet, nous tweetons...
tweetez-vous?

Depuis quelques semaines, certains médias semblent avoir découvert Twitter, créé en juillet 2006 par trois trentenaires: Biz Stone, Evan Williams et Jack Dorsey. C’est quoi Twitter? Un site de microblogging où notre nombre de caractère est limité à 140. On suit des gens qui ont les mêmes intérêts que nous et on y partage l’information qui nous intéresse.

Au Québec, Twitter fait aussi les manchettes depuis quelques semaines. On en a parlé, entres autres, à l’émission de Christiane Charrette à Radio-Canada ainsi qu’aux nouvelles de TVA. Pourquoi ce soudain intérêt?

D’abord parce que la communauté de Twitter a augmenté de 1382% de février 2008 à février 2009 selon un rapport de Nielsen Online publié en mars dernier. Mais surtout parce que de plus en plus de vedettes ont commencé à utiliser le site. On en entend maintenant parler partout et ceux qui ne savent pas encore c’est quoi s’y aventurent pour avoir des nouvelles de leurs vedettes préférées. Les stars ont permis d’élargir la communauté de Twitter. Évidemment, certains d’entre eux, comme Britney Spears, engagent quelqu’un pour «nourrir» leur compte. Mais plusieurs préfèrent le faire eux-mêmes, comme l’acteur et producteur Ashton Kutcher (celui qui a le plus de «followers» sur le réseau). Comme Twitter est facile à utiliser d’un cellulaire et que ce n’est que des courts textes de 140 caractères comme des SMS, pour d’autres c’est une façon facile de faire plaisir à leurs fans et surtout, une occasion de se montrer sous leurs vrais jours. Ils peuvent ainsi exprimer ce qu’ils sont et font vraiment et partager leurs réelles passions au lieu de laisser la presse people le faire à leur place.

Et c’est là une des bonnes raisons pour une compagnie d’être présent sur Twitter: reprendre le contrôle de sa marque et de son image, pouvoir savoir et répondre à tout ce qui se dit au sujet de nos produits et être présent au sein des consommateurs.

Bien sûr, pour ça, on peut avoir un blogue ou un forum, mais si personne ne le visite, l’impact ne sera pas très grand. L’attrait de Twitter est que les gens y vont beaucoup pour partager des idées, des découvertes. Les gens aiment cliquer sur les liens qui les intéressent et surtout les transférer (retweet ou RT pour les intimes). Pour s’assurer qu’ils sont «retweetés», synonyme qu’ils sont intéressants, plusieurs utilisateurs tentent de trouver le scoop ou ce qui intéressera le plus de gens. Pas pour rien que plusieurs utilisateurs sérieux trouvent maintenant que les journaux publient des vieilles nouvelles. Twitter, c’est de l’instantané.


Les ARG (partie 2 de 2)

Les jeux doivent favoriser la collaboration des joueurs. C’est en créant une communauté qui communique les moindres petites découvertes que les ARG fonctionnent vraiment. Ils mettent ainsi leurs différentes connaissances et ressources en commun. C’est grâce à l’intelligence collective que les gens peuvent avancer dans le jeu. Les différentes générations et cultures peuvent ainsi mettre à profit leurs compétences personnelles. Ainsi des gens qui ne savaient pas auparavant fouiller l’Internet jusqu’aux pages sources pourront avoir du plaisir à jouer.

On a justement remarqué que la tranche d’âge qui participe à ses jeux s’étend des jeunes ados aux gens dans la cinquantaine. Évidemment, les jeunes sont les plus faciles à rejoindre puisqu’ils sont les plus susceptibles de tomber sur le premier élément déclencheur, habituellement lancé sur la toile.

Puisque les gens participent de leur plein gré, pour le plaisir du jeu ou pour le prix, personne ne se plaint que ce soit une campagne de marketing. En effet, il y a habituellement un prix à gagner pour la première personne à résoudre l’énigme. Mais lorsque le ARG est bien fait, les joueurs finissent pas devenir plus intéressés par le jeu que par le prix en tant que tel. Ils peuvent consacrer énormément de temps à essayer de percer tous les mystères. Ça peut devenir un défi personnel, mais aussi une façon d’impressionner les autres joueurs.

Le ARG crée une communauté virtuelles de fans engagés. La satisfaction des joueurs vient principalement de leur capacité à faire avancer leur épique grâce à leurs découvertes. Certains deviennent si populaires que d’autres marques veulent même s’y associer. En immergeant les joueurs dans l’univers que l’on lui créé, on permet une immersion de la marque. Au lieu de prédéterminer une histoire à raconter, on laisse les joueurs en créer une. Il est important de bien doser. Si c’est trop complexe, mais également si c’est trop simple, on risque de perdre des joueurs.

Un ARG intriguant se méritera des articles dans les journaux, mais également dans les blogues et les différentes sites sociaux où les gens tenteront d’aller chercher plus d’information. Les campagnes qui bénéficient de vidéos sur un site de partage vidéo comme Youtube semble avoir plus de succès. D’abord, les blogueurs peuvent insérer le clip à leur billet, ce qui permet d’attirer les gens plus facilement, mais la vidéo permet à des non-initiés de s’intéresser au mystère de la vidéo. Si la vidéo créée un buzz, elle se retrouvera également sur les sites qui compilent les vidéos les plus vues.

Mais alors qu’un nouveau ARG est lancé pratiquement tous les mois aux Etats-Unis, le jeu semble beaucoup moins populaire ici. On a eu des ARG pour promouvoir la série télé Un homme mort, le téléroman Virginie et le film Un piège américain (Le Projet Rivard). Mais l’impact du jeu sur la sortie du film est resté plutôt underground. On dit que 5000 personnes de 25 pays se sont inscrits au jeu, mais plusieurs ont lâché le jeu. Seuls 500 joueurs ont été considérés comme des mordus. Il faut dire que les ARG anglophones permettent facilement d’être joué partout dans le monde, mais que les jeux bilingues sont moins évidents. Plusieurs frustrations des joueurs venaient, soit des anglophones qui ne comprenaient pas le français et arrêtait de visiter les forums pour partager leurs informations ou soit des français qui ne parlaient pas anglais et n’avaient pas envie de traduire tous leurs messages. Il faut dire que ces jeux demandent déjà beaucoup de temps et d’investissement. Des indices avaient été cachés dans divers lieux à travers le monde dont le Sergent Recruteur à Montréal. On avait aussi demandé la participation de l’animateur –patrouilleur du net- Dominic Arpin comme brouilleur de pistes.

Un des derniers succès est The Lost Ring, qui représentait un des projets de McDonald's pour donner vie aux Jeux olympiques de Beijing. Deux millions de personnes, provenant d’une centaine de pays, ont participé. Edwin Moses,le médaillé d’or olympique en athlétisme, a même participé en tant que blogueur.


Les ARG (partie 1 de 2)

Les ARG (Alternate reality game ou jeu de réalité alternée) sont une façon différente d’engager un grand nombre de personnes dans une expérience interactive. Les joueurs y vouent une grande dévotion. Le but est de découvrir le mystère. Des gens à travers le monde de tous âges collaborent afin de déchiffrer les indices cachés un partout sur le web, mais également dans la réalité.

Selon Wikipedia, «Un jeu en réalité alternée est un jeu multimédia, qui de manière délibérée entretient le flou entre les expériences perçues lors du jeu et hors du jeu. Fondamentalement, il s'agit de la rencontre entre une chasse au trésor en grandeur nature sous la forme d'un jeu de piste, impliquant le déroulement interactif d'une histoire, l'utilisation de nouvelles technologies et une communauté d'utilisateurs/joueurs en-ligne».

L’élaboration de ces jeux est assez complexe. Divers éléments sont parsemés à des moments clés et de différentes façons. Les ARG utilisent les endroits réels pour y cacher des indices, le courrier ou les téléphones, mais surtout le web qui permet aux joueurs de partager leurs informations. On créé habituellement des sites Internet spéciaux où l’on trouve des énigmes dans la source de la page, on se sert des forums, des sites de partages photos et vidéos, des réseaux sociaux tels que Facebook, on fait participer les blogueurs influents, etc. Le but est d’immerger le joueur dans les produits jusqu à l’entrée de la marque que l’on veut promouvoir. Ces jeux permettent aux gens de vivre une expérience positive avec les marques.

D’où ça vient?
Beast, un ARG pour mousser la sortie du film Artificial Intelligence: A.I. de Steven Spielberg en 2001 est considéré par plusieurs comme le premier véritable ARG. Les créateurs, une équipe de Microsoft, affirment qu’ils se sont inspirés du jeu de rôle Donjon & Dragon ainsi que du film The Game. La même équipe a créé par la suite la compagnie 4orty 2wo Entertainment. On leur doit le succès I love Bees, un ARG créé pour la sortie du jeu vidéo Halo 2, sorti en 2004. Ce dernier reste l’un des plus grands succès de l’utilisation d’un ARG. Trois millions de joueurs auraient joué à cette campagne élaborée d’un million de dollars qui s’est déroulé sur plusieurs semaines. Halo 2 a brisé des records de vente pour un jeu vidéo Les ARG sont souvent utilisés pour promouvoir un film, un jeu vidéo ou une série télévisée. Les réseaux de télévision s’y sont mis. Ils voient ça comme un moyen d’engager les téléspectateurs. Par exemple, The Lost experience en 2006.

Certains ARG très élaborés et où des indices se retrouvent aux quatre coins de la planète peuvent coûter très cher à réaliser. Ça demande aussi beaucoup d’organisation et de modération. La première pièce du puzzle, que l’on appelle Rabbit Hole, doit être finement pensée pour piquer la curiosité. Cette pièce va signaler le début du jeu. Deux forums sont dédiés au ARG sur l’Internet et on va souvent directement informer la communauté ainsi que quelques blogueurs en leur donnant un lien vers le premier indice. Hasbro, American Express, Sharp, Song Airline, Stella Artois ont tous créer des buzz grâce à des ARG. Mais la marque n’est souvent pas visible au départ. L’aventure débute comme si ce n’était pas un jeu. Nine Inch Nails a aussi eu recours à un ARG en 2007 pour la sortie de leur album «Year Zero». En suivant les indices disponibles dans des clés usb laissés volontairement dans les toilettes de concerts ou dissimulés sur les t-shirts officiels du groupe, les gens ont découvert un jeu de piste sur le net. Pour le groupe, c’était un peu une pochette d’album élaborée puisqu’avec le téléchargement, on perd souvent ce qui donnait un contexte à l’album…


Savoir profiter de la relâche (partie 2 de 2)

La relâche scolaire est-elle une bonne occasion de marketing?

Bon pour tout le monde?
Un sondage CROP-ORHRI, réalisé en 2006, mais toujours d’actualité, révélait que 24 % des travailleurs souhaitaient prendre congé lors de la relâche. Ce chiffre ne cible que le quart des travailleurs, mais ce serait 35% de ceux ayant un enfant ou plus et 31% qui gagnent plus de 60 000$.

Ces chiffrent permettent de comprendre pourquoi les entreprises se creusent les méninge pour trouver l’idée géniale qui saura attirer ces familles qui débarquent chez eux en groupe avec la ferme intention de s’amuser, donc de dépenser.

Pour plusieurs entreprises misant sur les activités d’hiver familiales, la semaine de relâche peut représenter jusqu’à 25 % de leur chiffre d’affaires annuel. Selon un rapport sur les impacts touristiques et économiques de l’étalement des vacances scolaires, publié en avril 1999, auprès d’un échantillon représentatif d’attractions touristiques de l’ensemble des régions du Québec, ces dernières subiraient une baisse de 42 % lors de la rentrée du mois d’août. Les chiffres augmentent à 89 % pendant la semaine de relâche.

Voilà sans doute ce qui explique qu’un Regroupement, formé de centres de ski et d’hôteliers, souhaiterait faire modifier le calendrier scolaire afin que la Relâche s’étale sur deux, trois ou même quatre semaines. Dans les centres de ski, on offre des leçons gratuites et une multitude de forfaits, conscient que cet investissement rapportera à long terme et gardera les parents sur le site. Ainsi, les établissements hôteliers proposent des rabais et différents forfaits familles. Pendant ce temps, les musées organisent des rencontres, des ateliers, invitent les auteurs favoris des jeunes, proposent des chasse aux trésors, etc. À plusieurs endroits, les enfants de 12 ans et moins sont admis gratuitement et dans plusieurs régions on invite les jeunes à des jeux extérieurs, des Festivals qui leur sont consacrés, etc.

Et sur les pentes ou dans les villages vacances, il n’est pas rare de voir des mascottes offrir une nouvelle boisson, des bonbons ou autres babioles qu’on invite les enfants à découvrir. Et, comme la rencontre de ces gros toutous pelucheux les amuse, la publicité se fait en douce. Le même principe a lieu aussi pour les plus vieux aussi en relâche. Des équipes de street marketing se rendent aux événements populaires pour distribuer échantillons, autocollants ou autres produits dérivés d’une marque.

C’est une semaine où les adolescents et jeunes adultes en congés dépensent sans compter. Ils veulent avoir du plaisir coûte que coûte. Et entre amis, ils s’influencent mutuellement. Pendant cette période, les jeunes en visite dans une ville dépenseraient plus que tous les autres touristes. C’est aussi une période où les jeunes sont davantage rivés devant leur écran de télévision et d’ordinateurs et c’est donc un moment privilégié pour débuter une campagne télévisée ou dans Internet. Surtout que les différentes stations tentent d’offrir du contenu spécial pour l’occasion. Bref, la relâche semble maintenant bien ancrée dans nos mœurs et elle est une occasion idéale pour trouver l’idée ingénieuse qui fera découvrir son produit, puisqu’en cette période on rejoint aussi bien les jeunes que la mère, le père ou les grands-parents.


Savoir profiter de la relâche (partie 1 de 2)

La relâche scolaire est-elle une bonne occasion de marketing?

C’est après que des psychologues aient fait des études et identifié la nécessité d’une pause dans le calendrier scolaire qu’est née la relâche scolaire. Ce congé, qui semble marquer l’arrêt de l’hiver et l’arrivée du printemps, imaginé par la Fédération des commissions scolaires du Québec, était déjà bien connu en France, mais encore plus aux Etats-Unis, grâce au fameux «Spring Break».

En généralisant la relâche au Québec, au début des années 80, la Fédération souhaitait réduire le taux d’absentéisme et améliorer l’attention des enfants afin qu’ils aient de meilleurs résultats scolaires pour finir leur année scolaire.

Bien que généralement programmée pour la première semaine de mars, la relâche scolaire est soumise au choix de chaque commission scolaire. Certaines d’entre elles, mais elles sont de plus en plus rares, préfèrent la dernière semaine de février. Il est vrai que choisir une date commune permet l’élaboration de projets familiaux, avec les amis et facilite le gardiennage entre les parents, surtout ceux de familles recomposées.

Un arrêt pour certains, un surplus pour d’autres
Immédiatement après les fêtes, les centres de ski, les établissements hôteliers, les centres de vacances, les agences de voyage, les restaurants et tous ceux dont le travail est de nous faire oublier nos soucis en nous offrant des prestations différentes de ce que l’on peut trouver chez soi, inscrivent leurs offres alléchantes dans les différents médias.

Il est vrai qu’au fil des années, les familles se sont mises à planifier des vacances d’hiver, modifiant ainsi l’industrie touristique de plusieurs régions du Québec. Il n’est pas rare, en cette période, d’apercevoir les petites familles dévalant les pentes de ski du Québec ou pataugeant dans l’eau turquoise d’une plage du Sud. Même les plus démunis sont sensibles aux nombreuses offres attirantes élaborées par des génies du marketing voulant profiter de toutes ces familles désireuses de se donner du bon temps. Par exemple, le mont Sutton organise cette année une séance de photo dans la «forêt des merveilles» que les familles pourraient télécharger gratuitement de retour à la maison et une journée «Jour de paye» d’Adrénaline, où les prouesses sur un des modules du parc à neige se voyaient récompensées par de l’argent Adrénaline, qu’il est possible d’échanger contre des prix.

Privilégier le début du mois n’est d’ailleurs pas un fait du hasard. N’est-ce pas à ce moment que les familles, même les plus pauvres, peuvent compter sur une petite rentrée d’argent (allocations, assistance sociale, chômage, etc)? Malgré cet élément, beaucoup décide d’offrir des activités gratuites pour attirer les familles comme La TOHU qui propose gratuitement une panoplie d’activités telles que glissades, spectacles, expositions, visite guidée dédiée à l’environnement, atelier de cirque, ski de fond, raquette et concours de création de bonhommes de neige.


Produits santé (partie 2 de 2)

Les femmes ont toujours été plus sensibles à l’alimentation et à la santé. Elles exigent la qualité. Pas étonnant que pour les produits naturels, elles soient la cible de choix.

La femme joue un rôle important dans les décisions d’achat. Dans 70 à 80% des cas, elle aurait un rôle actif dans la consommation. Soit en faisant elle-même les emplettes ou en influençant les décisions de son conjoint. Encore aujourd’hui, elle demeure en majorité responsable des achats qui concernent la famille. Elle dépense donc en plus de son salaire, de plus en plus important, une partie de celui de son conjoint.

Elle s’intéresse de plus en plus aux nouvelles tendances et se tient informée. Elle réserve plus d’argent au soin du corps, comprenant l’alimentation saine. Elle veut des produits de qualités supérieures et est prête à payer plus cher pour l’obtenir. Pour compenser ses nombreuses absences, elle dépense beaucoup pour son enfant. Lui offrir une alimentation saine la déculpabilise.

Yummy Mummies
En Angleterre, on appelle les Yummy Mummies, ses femmes de moins de 35 ans qui ont récemment opté pour un panier d’épicerie organique. Elles recherchent des produits bons pour elles et pour leurs enfants, mais aussi des produits qui sont jolis dans leur salle de bain. L’emballage, même s’il doit être écologique, demeure donc très important. Avec le nombre de produits sur le marché, on doit ressortir du lot par son emballage, idéalement fait de produits recyclés. Si on offre des recharges moins chères, ou le vrac, ça devient encore plus intéressant pour certaines. Pas étonnant que l’on retrouve de plus en plus de boutiques de produits vendus en vrac.

Rejoindre les jeunes mères
Rien n’est trop beau pour leur progéniture. Elles cherchent le meilleur pour leurs enfants et sont prêtes à dépenser plus d’argent que pour elles. Dans cette foulée, Nestlé a lancé NaturNes pour remplacer ses petits pots de verre et Bonne Maman mettait dernièrement l’emphase sur ses ingrédients naturels.

En France, Nutricia, pour promouvoir son lait infantile Bonne Nuit! a lancé un numéro d’écoute, où trois conseillères aident les parents qui traversent des périodes difficiles en raison des troubles du sommeil de leur enfant. Ça a permis d’instaurer une relation très personnelle entre les mères et la marque. Selon leurs études, les mères ne parlent pas beaucoup de leur manque de sommeil en public, mais ont besoin d’être rassuré. Le numéro de la ligne d’écoute a été inscrit directement sur le produit, sur le site web de la marque et envoyée par courriel à sa liste d’abonnés. À Bruxelles, le cybermarchés alimentaires Houra, afin de les habituer au service, propose la livraison gratuite aux femmes enceintes pendant neuf mois.

Un bon point de départ pour se faire connaître est d’annoncer sur les sites Internet féminins où une foule d’informations pour les jeunes mères s’y retrouvent. On peut participer aux forums et blogues. Envoyer des échantillons aux différents magazines féminins. Possiblement pour se donner bonne conscience également, les médias aiment parler de toutes les initiatives dites vertes. C’est le temps d’en profiter. Il faut trouver des idées ingénieuses. Lorsqu’il est question de produits, il n’y a rien de mieux pour les attirer que leur envoyer un exemplaire.


Produits santé (partie 1 de 2)

L’intérêt envers les aliments santé est grandissant. Manger sainement, pour plusieurs consommateurs, c’est aussi se libérer d’une certaine culpabilité.

Les produits naturels
Les gens, et particulièrement les jeunes adultes, se préoccupent de plus en plus de l’impact de l’alimentation sur la santé et l’environnement. Ils sont plus attentifs aux produits qu’ils achètent. Entre 1992 et 1997 aux Etats-Unis, la vente des produits naturels a triplé, passant de 5,3 milliards à 14,8 milliards de dollars. En Angleterre, on a observé une croissance de 30% dans la vente de produits bons pour la santé ou pour l’environnement au cours des dernières années.

Selon une étude menée par Research International en Espagne et en France, certaines difficultés doivent toutefois êtres surmontées pour que l’industrie des produits naturels continuent d’attirer des adeptes.

Les consommateurs exigent maintenant de connaître les ingrédients des aliments et leur provenance. Mais on remarque qu’ils se sentent toutefois perdu face à la surabondance de produits dits santé. Ils sont submergés d’informations. Ils connaissent plus l’importance de manger des Omega-3 que de manger des protéines par exemple. Ils veulent encore de l’information, mais plus claire et plus courte. Ils aiment particulièrement les marqueurs comme des sceaux d’organismes de confiance.

L’étiquetage des produits santé répond de plus en plus à cette demande. Par exemple, les produits bleus de la marque Provigo indiquent clairement les informations nutritionnelles sur le dessus du paquet. Et puisque beaucoup de consommateurs connaissent maintenant cette ligne santé de la chaine d’alimentation, ils s’y tournent rapidement sans nécessairement lire ces informations.

Dans Marketing Magazine qui faisait état de cette recherche dans son numéro 97, on pouvait également lire que «le prix que le consommateur est prêt à payer varie en fait selon un certain nombre de facteurs: la catégorie de produits, le type et la force du bénéfice santé, le caractère préventif ou curatif des produits, l'existence ou non d'un référent… Le consommateur n'est ainsi aujourd'hui plus prêt à payer 15% plus cher qu'un produit standard un simple yaourt allégé aux fruits.»

Point de vue marketing, on peut y lire que le dernier défi pour les compagnies de produits naturels est d’ «adapter les modes de communication aux nouvelles attentes des consommateurs. Les programmes de marketing relationnel basés sur le coaching (par SMS, par exemple) sont très appréciés des consommateurs qui se sentent accompagnés dans leur démarche. Les actions de sensibilisation combinant actions terrain et Internet rencontrent également un grand succès. En termes de communication, pédagogie, proximité et accompagnement restent les maîtres mots dans cet univers des produits santé».

Pour plusieurs compagnies, il est important de ne pas rater le virage santé. On voit donc apparaître, des nouveaux produits sans colorant, ni arôme naturel… Même au rayon des boissons, les smoothies et les eaux vitaminées semblent maintenant prendre toute la place.

Ce n’est pas étonnant, manger santé ou choisir des produits qui contiennent de bons éléments, pour plusieurs consommateurs, c’est se donner bonne conscience. Ils se sentent moins coupable de trop travailler ou de ne pas faire assez d’exercices. Ils sentent qu’ainsi, ils font beaucoup d’effort pour garder la forme.


Cibler jeunes mamans (partie 2 de 2)

Les mères à l’ère du 2.0

La communauté chez les jeunes ou futures mères est très forte. Elles sont regroupées d’abord dans leurs cours prénataux, puis dans la salle d’attente des différents spécialistes de l’enfance, puis dans les groupes d’allaitement, les groupes spéciaux d’exercices physiques, les représentations qui leur sont réservées au cinéma, etc. Elles ont un désir naturel de partager leurs connaissances et découvertes et l’échange de bons plans entre mamans en personne a toujours été forte. De plus en plus, on remarque que ce groupe est très actif et influent sur Internet.

Puisque l’on réalise qu’elles sont loin de ne s’échanger qu’uniquement de l’information qui concerne leur progéniture, elles sont de plus en plus considérées comme un groupe à atteindre. Une étude réalisé au début 2008 par BabyCenter, un centre de ressource pour les futurs parents, et Keller Fay Group révèle que les jeunes et futures mamans participent à 30% des conversations de bouche à oreille sur le web. En moyenne, elles prendraient part à pas moins de 109 discussions de bouche à oreille par semaine à propos de services et produits. 60% des conversations sont orientées vers des recommandations de produits ou services à acheter ou essayer et dans un ratio de 10 :1, on retrouve des commentaires positifs. Elles aiment davantage partager leurs coups de cœur que leurs coups de masse. L’étude démontre aussi que les autres femmes font très confiances à leur pair. Dans 69% des cas, elles vont considérer acheter un produit qui reçoit de bons commentaires.

Les conversations tournent autour de la techno, des services financiers, des soins de santé, de l’alimentation, des activités culturelles, de la mode et du magasinage. 8 des 10 sujets les plus parlés tournent autour des boissons sans alcool, des produits électroniques et des marchands. Parmi ces conversations, elles auraient mentionné 5 marques de techno, six marques de boissons et 8 boutiques. Auprès de ce public, ils ont trouvé que l’Internet était le meilleur médium d’information, bien avant les autres médias.

Les compagnies suivent les mères techno
Nivea propose avec e-bulle (www.nivea.fr/e-bulle), de créer directement sur son site des albums photos, de tenir un agenda ou d’être informé des bons plans. Tout y est personnalisable. Blédina et Nestlé ont également ajoutent des contenus interactifs à leur site afin de multiplier les contacts avec sa cible. On retrouve sur leur site des jeux et des vidéos par exemple. Selon une étude menée par Nestlé (www.bebe.nestle.fr), 60% des femmes activent surfent l’Internet à la recherche d’informations pour leur enfant. Pour cette raison, la marque organise des «Rendez-vous experts» où des spécialistes répondent aux questions des internautes. La marque a également lancé un module complètement consacré aux femmes enceintes afin de les toucher le plus rapidement possible. Blédina de Danone (www.bledina.com) a de son côté rempli son site de vidéo utiles aux jeunes mamans comme des entrevues avec des spécialistes, des leçons utiles tels que faire des massages ou des cours de gymnastique pour garder la forme en plus d’offrir des menus personnalisés en fonction de l’âge de l’enfant. La puissance de la communauté des mamans sur le web ne fait plus aucun doute. Motrin a été témoin de leur influence lorsque, choquées par leur publicité qui suggérait que leur bébé était la cause de leurs maux de dos, elles se sont servies de Twitter et Youtube pour faire entendre leurs messages de frustrations envers la compagnie. L’entreprise a rapidement été obligée de s’excuser et de les remercier de les tenir au courant.


Cibler jeunes mamans (partie 1 de 2)

Les jeunes mères sont une cible de choix. En plus de devenir de super consommatrices, elles sont les plus actives dans le bouche à oreille!

Une première grossesse implique un nouveau cycle de consommation, l’apprentissage de nouvelles habitudes et de l’information sur de nouveaux produits.

Lorsqu’elles sont sur le point d’avoir un premier enfant, ces femmes commencent à s’intéresser à des nouveaux produits qu’elles ne connaissaient pas avant, comme la nourriture pour enfants ou les produits d’hygiènes. Elles sont donc très sensibles aux promesses de chacun et cherchent à trouver l’information sur les produits. Selon la firme française Consodata, l’arrivée d’un premier enfant amène un changement de voiture dans 33% des cas, l’achat de nouveaux électroménagers dans 38% des cas, un déménagement pour 39% et la prise d’un crédit à la consommation pour 73%.

«La naissance d’un enfant est le moment de la vie où l’on vit au-dessus de ses moyens, explique Bertrand Tiburce, fondateur de l'agence de pub BabyAdgency, en entrevue au Nouvel Observateur. Les jeunes parents ne se contentent pas de consommer de la puériculture, ils déménagent, achètent une nouvelle voiture, de nouveaux meubles, de l’électroménager, changent de banque, contractent un crédit, une nouvelle assurance…» Ils continuent en parlant des dépenses qui n’ont pas de lien avec l’enfant: «Une femme qui vient d’accoucher change symboliquement de statut: elle devient une mère. Même trentenaire, on sait qu’elle achètera les premières crèmes anti-âge et les produits de teinture. Un père, lui, s’offrira une "montre de papa", chère et résistante.» Puisqu’au deuxième enfant, les habitudes de consommation seront établies, c’est surtout au premier enfant qu’il faut tenter de séduire les parents.

Les séduire
Les échantillons et les coupons-rabais sont très efficaces pour intéresser ce public cible. Puisque l’arrivée d’un nouvel enfant coûte très cher, tout ce qui permet d’économiser un peu d’argent est bien accueilli. Pendant sa grossesse, la future maman s’informe et les rabais qui accompagnent un dépliant d’information risque particulièrement de faire leur effet.

Avant la naissance, les futurs parents s’intéressent davantage aux vêtements, et aux jouets. C’est surtout après la naissance qu’ils commencent vraiment à s’intéresser aux produits d’hygiène et à l’alimentation. S'ils sont satisfaits d’une couche reçue en échantillon, les chances qu’ils continuent de l’utiliser sont grandes. La raison est simple: il y en a tellement sur le marché, qu’ils préféreront continuer avec un produit qu’ils ont déjà essayé plutôt que de risquer d’acheter un produit de moindre qualité. Mais, selon une étude de Huggies, puisque ces produits sont une grande dépense pour eux, 70% des consommateurs sont prêts à changer de marque s'ils reçoivent une bonne réduction.

La meilleure façon de communiquer avec les jeunes mamans est de préférer les approches relationnelles. «Le marketing direct permet une approche un peu nouvelle et plus créative. Les annonceurs peuvent toucher les mères de façon régulière aux différents moments émotionnels forts, explique Jean-Jacques Lugbull, directeur général de Family Service, un opérateur d'échantillonnage en France, en entrevue à Marketing Direct. Les jeunes mamans exigent un message spécifique. Par exemple, un marque automobile doit commencer par «Votre famille s'agrandit» plutôt que par «Voici la nouvelle voiture»… Deux types d'annonceurs s'intéressent à cette cible. Ceux dont l'activité tourne essentiellement autour de l'enfant: lait naissance, produits alimentaires, puériculture… Et d'autres, moins spécialisés, qui en ont fait une cible essentielle, comme les organismes de crédit, les banques ou le tourisme.

Mattel, de son côté, fait parvenir régulièrement une infolettre avec des réductions, cadeaux et informations sur l’enfant. Selon leurs recherches, pour toucher les mères, il faut d’abord leur parler de leur bébé et de son développement.


Élections (partie 2 de 2)

Les partis du Québec devraient suivre la vague de changement

La campagne du nouveau Président américain est un exemple à suivre. S’abonner aux nouvelles par SMS, Twitter ou Facebook étaient particulièrement intéressant puisqu’il a su créer de l’enthousiasme et de l’anticipation aux messages reçus. Par exemple, avant d’envoyer un communiqué de presse annonçant la nomination du sénateur Joe Biden, c’est d’abord par SMS ou sur les statuts de Facebook ou Twitter qu’on a pu apprendre la nouvelle. La campagne du nouveau Président américain est un exemple à suivre. Ne se limitant pas aux moyens traditionnels, il a fait une utilisation efficace de l’Internet et a fait une place de choix aux jeunes électeurs allant même jusqu’à choisir des internes qui n’avaient pas encore l’âge de voter.

Sa campagne sur cellulaire a permis d’obtenir des millions de contacts personnels. Pour l’annoncer, des publicités passaient en boucle sur les radios étudiantes «textez-nous le mot HOPE». Une fois avec les informations des gens recueillies, les SMS ont servi à envoyer des sondages, des nouvelles et des messages de rappel pour les jours de vote. Avec les codes postaux, ils ont pu envoyer des messages ciblés pour promouvoir les candidats dans leur secteur ou pour inviter les gens aux événements de la campagne près d’eux.

Un exemple de SMS: «Less than a week until Election Day on Nov. 4th! Barack needs your help. REPLY to this msg with your 5 digit ZIP CODE for local Obama news and voting info». Pour répondre, on envoyait un message à OBAMA ou 62262. Ces messages courts et sympathiques permettent de mobiliser et de renforcer son sentiment d’appartenance envers un parti. L’envoi ne se faisait pas de façon abusive et servait à envoyer des informations pertinentes à des moments judicieusement choisis.

Jeune volontaire
Un programme permettait aux jeunes du secondaire et du collégial de s’engager une quinzaine d’heures par semaine dans la campagne comme bénévoles ou comme stagiaires. Et puisqu’on leur donnait des vraies responsabilités, ça leur permettait d’acquérir une meilleure compréhension sur les campagnes présidentielles. Pourquoi tenter de recruter des jeunes qui n’ont pas encore un droit de vote? C’est une bonne façon de sécuriser sa dominance dans le futur. Il ne faut pas minimiser non plus le pouvoir qu’ont les jeunes sur leurs parents et le bouche à oreille, qui ne se fait pas entre les gens d’une même génération. Dans les écoles, des dizaines affichaient ainsi fièrement leur macaron «campagne officielle».
McCain accueillait des jeunes comme bénévoles mais les moins de 18 ans ne pouvaient pas se présenter comme interne. Le mardi, les jeunes étaient invités de 17h à 21h dans le bureau électoral de leur quartier pour les High School Night. De la musique, de la pizza en abondance et du plaisir en échange de quelques coups de téléphone pour demander des dons. Organisées par les jeunes internes, ces soirées n’ont apparemment jamais manqué de popularité.

Les jeunes aiment se sentir impliqué. Ils ont ainsi l’impression que même s’ils ne peuvent voter, ils peuvent faire une différence. Consistante dans sa démarche d’impliquer les nouvelles plateformes de communications, l’équipe d’Obama a reconnu les journalistes citoyens en accueillant les blogueurs réputés dans les salles de presse au même titre que les médias nationaux.

Le lendemain des élections américaines, Jean Charest déclenchait des élections provinciales. Étrangement, aucun des partis ne semble imiter son exemple. Mise à part des clins d’oeil à son slogan, on ne retrouve qu’une faible utilisation des plateformes Web. On retrouve bien quelques «twit» ou des pages Facebook, mais on est loin d’une combinaison efficace de toutes les possibilités des nouveaux moyens de communications.

Alors que l’intérêt porté sur les élections est très faible, les différents partis devraient peut-être s’entourer d’équipes marketing aussi efficace qu’a su le faire Obama et augmenter leur présence virtuelle.

Terminons avec le SMS envoyé le lendemain des élections «We just made history. All of this happened because you gave your time, talent and passion to this campaign. All of this happened because of you. Thanks, Barack».

N’oubliez pas d’aller voter pour nos lecteurs de la province de Québec…


Élections (partie 1 de 2)

Les partis du Québec devraient suivre la vague de changement

La campagne du nouveau Président américain est un exemple à suivre. Ne se limitant pas aux moyens traditionnels, il a fait une utilisation efficace de l’Internet et a fait une place de choix aux jeunes électeurs allant même jusqu’à choisir des internes qui n’avaient pas encore l’âge de voter.

Barack Obama a été élu 44e Président des Etats-Unis. Déjà, le lendemain des élections, son exceptionnelle campagne électorale était analysée dans plusieurs journaux, magazines et sites Internet consacrés au marketing. Il y a matière à étudier ses stratégies. Cette campagne a également multiplié les efforts pour connecter avec les jeunes.

Au lieu d’utiliser les vieilles recettes marketing, Obama semble avoir recréé un nouveau modèle, qui sera assurément imité dans le futur. D’abord, sa mission était claire. On ne se souvient pas du slogan des autres candidats, mais on associe immédiatement le mot Change, Hope et l’expression Yes, We Can à Obama. Un message clé qui est apparu tellement souvent qu’on n’a pu faire autrement que de le retenir. Et au lieu d’un message de peur, il y est allé d’un message positif. Se faire promettre qu’il y a de l’espoir et qu’on peut avoir un monde meilleur est attrayant. Puis en utilisant son logo sur tout le visuel de la campagne, il a réussi a acquérir une telle reconnaissance du logo que celui-ci pouvait être utilisé seul. Ainsi, sur plusieurs produits dérivés et sur son avion, on ne pouvait qu’y lire le slogan et y voir le logo. Même sur les podiums, le slogan a souvent remplacé la bannière habituellement réservée au nom du candidat.

Il a réussi à faire sentir les gens comme faisant parti de la campagne et non pas comme simple électeurs. Mais ce qui caractérise vraiment cette campagne de Barack Obama, c'est sa présence en ligne. Sa présence sur une multitude de sites sociaux, les publicités sur Facebook et environ 1600 vidéos publiés sur Youtube ont réussi à atteindre plusieurs personnes, même ceux qui n’ont pas l’habitude de voter.

Son site est simple et extrêmement efficace. On s’y retrouve facilement, les pages s’affichent rapidement. Tout ce qu’on veut savoir y est, de la description de son plan d’action par secteur à une présentation de sa famille. Tous les documents écrits et vidéo de la campagne se retrouvent sur le site Internet. Le logo y est utilisé de façon créative comme le rond qui devient un arbre vert devant des éoliennes dans la section sur l’énergie. Des liens vers toutes ses présences Internet y sont bien visibles: Facebook, Myspace, Youtube, Flickr, Digg, Twitter, eventful, Linkedin, blackplanet, faithbase, eons, glee, MiGente, MyBatanga, AsianAve et DNC Partybuilder On y trouve également une calculatrice qui nous informe des nouvelles taxes proposées, des fonds d’écran à télécharger, un réseau social pour que les électeurs puissent s’exprimer et créer des liens ensembles, ainsi que la possibilité d’y faire des dons directement, au montant que l’on veut.

Donner un petit montant sur le net est facile et moins intimidant. Et lorsque l’on investit dans quelque chose, on veut que ce soit pour quelque chose. On se sent inévitablement plus impliqué, peu importe notre classe sociale. Un concours permettait même de gagner, en faisant un don d’un minimum de 5$, un souper pour cinq personnes avec Obama. La moitié de l’incroyable montant de 650 millions de dollars qu’il a accumulé pour sa campagne, viendrait de petits donneurs de moins de 300$, alors 90% viendraient des dons de moins de 100$. 200 millions de dollars viendraient des dons en ligne, dont la moyenne des dons serait de 84$. Plus d’un million de personnes se sont inscrits sur son site Internet pour accéder à la plateforme social «my barackobama» (http://my.barackobama.com) et participer au blogue.

En utilisant les nouveaux moyens de communication, Obama a réussi à aller chercher les jeunes, pourtant difficile à intéresser à la politique. Les statuts de Twitter et de Facebook ainsi que les SMS obligent à faire des messages précis qui font passer un message en peu de caractères. L’idéal pour les nouvelles générations qui n’ont pas envie de lire de longs textes fastidieux.

Il a aussi profité de la popularité du contenu généré par les utilisateurs avec un concours qui permettait aux citoyens de présenter une vidéo de 26 secondes qui pourrait être utilisée comme publicité pour la campagne. En plus des nombreux prix offerts, la personne courrait la chance de voir sa pub sur un réseau de télévision national. En regardant la créativité et le travail des finalistes dont on peut voir les créations sur le site Internet du concours, http://www.obamain30seconds.org, on ne peut que saluer l’idée.

Pour la première fois, un candidat a aussi tenté de rejoindre les jeunes mâles de 18 à 34 ans en plaçant de la publicité dans des jeux vidéos de sports de la compagnie EA. Ainsi les joueurs en ligne sur Xbox 360 Live de 10 états (Colorado, Florida, Iowa, Indiana, Montana, North Carolina, New Mexico, Nevada, Ohio et Wisconsin) ont vu des affiches de la campagne Obama sur les pancartes de rue ou des stades en jouant à Madden NFL 09, Burnout Paradise, NASCAR 09, NHL 09, NBA Live 08, Need For Speed: Carbon, Need For Speed: ProStreet, NFL Tour et Skate.


Recrutement (partie 2 de 2)
On n’attire pas les mouches avec du vinaigre

Comment les séduire?
Les plus compétents sont inévitablement très convoités. Il faut donc trouver le moyen de les accrocher. Quels sont les points forts que la compagnie a à offrir aux employés? Que ce soit la garderie, une salle de repos ou la présence d’un massothérapeute, on doit le mentionner dès le départ et faire visiter ces lieux si possibles à l’entrevue. Mais il n’est pas juste question d’attirer les meilleurs, il faut aussi savoir les garder.

«Je suis allé au Web 2.0 Expo à San Francisco pour le travail, raconte un ingénieur en localisation que plusieurs compagnies québécoises ont tenté d’embaucher. Google, la compagnie la plus sérieuse du lot, passait pour la plus belle gang de clown! Ils étaient tous tellement sympathiques, je n’ai pas pu m’empêcher de donner mon nom et de souhaiter ardemment travailler pour eux».

Il n’avait jamais pensé changer de boulot avant de rencontrer les gens de Google. Il n’y a pas à dire, la compagnie a su redéfinir les conditions de travail. On en a parlé partout. Les médias ont multiplié les reportages et les vidéos sur le sujet ont longtemps été parmi les plus écoutés sur le web (exemple 1 / exemple 2).

Son gym gratuit, sa salle de jeux, ses nombreux choix de restaurants gastronomiques gratuits, la possibilité de travailler en pyjama, la présence d’un service de garde et d’un docteur sur place gratuits sont tous des éléments qui ont su attirer les plus compétents du monde dans leurs bureaux. Même ceux qui ne travaillent pas dans le domaine ont soudain eu envie de changer de carrière!

L’étude From Learning to Work: Canada’s Campus Recruitment Report nous apprenait d’ailleurs que les cinq employeurs les plus attrayants pour les jeunes en voie d’obtenir leurs diplômes, sont le gouvernement du Canada, Santé Canada, Google, les gouvernements provinciaux et Apple. Ça semble terminé le temps où le mot plaisir n’était pas compatible avec le mot travail.

Au Québec, certaines compagnies ont décidé aussi d’offrir de meilleures conditions à leurs employés pour s’assurer de les garder. Les compagnies de jeux vidéo sont particulièrement reconnues pour suivre cette tendance. Ubisoft offre un gym à ses employés et comme, le studio d’Electronic Arts à Montréal, la compagnie a installé une salle de jeux. Le studio de développement Beenox à Québec remportait, quant à lui, récemment le titre du meilleur employeur au Québec. «Pour être chez Beenox, il faut que tu sois cool (bonne attitude) et que tu aies du potentiel. L'expérience n'est pas prise en compte», expliquait le fondateur Dominique Brown à des futurs employés potentiels le questionnant sur la compagnie. «J’ai entendu dire que vous faisiez des orgies de sucre», demandait un autre jeune. «Tout le monde se cotise et on achète le plus de cochonneries possibles. On est rendu à 300$» répondait-il en riant. Comme quoi, c’est parfois les choses les plus simples qui se transmettent par le bouche à oreille… Ce qu’ils ont en retour: des employés producteurs et loyaux. Mais aussi des employés qui parlent en bien de leur compagnie. On l’oublie parfois, mais ce sont eux les plus grands ambassadeurs potentiels d’une compagnie.

Les points saillants de l’étude From Learning to Work: Canada’s Campus Recruitment Report se résument en quelques points:
- Les trois principaux facteurs pris en considération par les répondants dans le choix d’un emploi à temps plein dans une entreprise après l’obtention de leur diplôme sont l’équilibre travail-vie personnelle, la bonne entente avec les collègues et un bon salaire de départ. - Les trois quarts (72%) des répondants seraient prêts à accepter un emploi ne répondant pas entièrement à leurs exigences si celui-ci peut être un bon tremplin pour leur carrière. Cela dit, ils ne sont pas prêts à attendre longtemps avant d’obtenir une promotion : six sur dix (64 %) s’attendent à être promus dans les dix-huit mois.
- Près des trois quarts (73 %) des répondants se disent disposés à déménager de leur province de résidence aux fins de leur travail. Toronto et Vancouver sont les deux villes où ils aimeraient le plus travailler.
- Les parents, les proches et les connaissances travaillant déjà pour un employeur éventuel sont considérés comme les personnes les plus influentes quand vient le temps de choisir une carrière.
- Selon les participants à l’étude, il n’y a que les sites Web des employeurs qui surpassent les sites d’emploi en tant que méthode privilégiée pour rassembler de l’information sur un employeur éventuel (56 % et 58 % respectivement).

Le communiqué sur l’étude conclue avec cette citation de Bruno Gendron, vice-président, région de l’Est du Canada, pour Workopolis, le plus important fournisseur de solutions de carrière en ligne au Canada: «Pour réussir, les employeurs doivent trouver un moyen de se distinguer de leurs concurrents pour ce qui est de dénicher les meilleurs talents, et cela comprend comment et où nous communiquons avec cette génération».


Recrutement (partie 1 de 2)
On n’attire pas les mouches avec du vinaigre

De nos jours, le recrutement se rapproche beaucoup du marketing. Pour attirer les meilleurs employés, il faut user de stratégie!

Ce que les jeunes recherchent
Il serait faux de croire que les gens ne sont qu’à la recherche d’un bon salaire. Plusieurs sont prêts à accepter de travailler pour moins d’argent si on leur offre de meilleures conditions comme des semaines de vacances supplémentaires. On travaille maintenant plus tard qu’avant alors plusieurs recherchent davantage une qualité de vie.

Dans le rapport de l’étude publiée en septembre From Learning to Work: Canada’s Campus Recruitment Report, menée conjointement par DECODE, Brainstorm Consulting et Universum en interrogeant plus de 27 000 étudiants collégiaux et universitaires à travers le pays, on apprend que «Contrairement à la croyance populaire selon laquelle les membres de cette génération risquent de quitter la barque tôt après leur embauche, plus de la moitié des répondants (54 %) ont indiqué qu’ils souhaitaient travailler au sein d’une organisation où ils pourraient évoluer pendant toute leur carrière […] alors que la plupart des répondants ont affirmé savoir dans quel secteur ils veulent œuvrer après l’obtention de leur diplôme, seulement 30 % d’entre eux ont arrêté leur choix sur l’organisation pour laquelle ils veulent travailler». Il y a donc un bon 70% que l’on peut tenter de séduire. Et on peut même profiter de la recherche d’employés pour faire connaître la compagnie.

Le journal Les Affaires consacrait au printemps dernier une série de 4 articles sur le sujet «Pitch de vente, branding, gestion de la relation client : le vocabulaire de recrutement rappelle désormais celui du marketing […] il ne suffit plus d’informer sur ses postes vacants, mais de séduire, convaincre et conserver» pouvait-on y lire.

Dans le communiqué résumant l’étude, Eric Meerkamper, partenaire de DECODE et l’un des co-auteurs du rapport, explique : «Les étudiants d’aujourd’hui savent ce qu’ils veulent et sont assez rationnels pour ce qui est de leur choix d’employeur, ce qui a des incidences importantes pour les entreprises qui cherchent à se démarquer de la concurrence par leurs employés.»

Comment se vendre en tant qu’employeur? Un des points les plus importants est possiblement d’avoir des employés heureux. «On m’a téléphoné pour m’offrir un poste de direction dans une compagnie de production que je ne connaissais pas beaucoup, relate une personne du milieu des communications. Je suis allée les rencontrer pour voir ce qu’ils avaient à m’offrir. Le poste et le salaire m’allaient parfaitement, mais les gens avaient tellement l’air malheureux que j’ai refusé».

Une autre personne explique : «J’avais accepté un emploi, où à tous les midis, les autres employés parlaient contre les patrons. Ils ne les aimaient tellement pas qu’ils s’amusaient à acheter des trucs inutiles qu’ils faisaient passer pour essentiel juste pour leur faire dépenser de l’argent pour rien. La première semaine, un des employeurs a humilié quelqu’un devant tout le monde sans bonne raison. Je suis partie. Je n’ai pas envie de travailler dans ces conditions».

Le problème, c’est que lorsqu’on gère mal son effectif, on est toujours obligée de recommencer du début. Une entreprise qui est incapable de garder des employés a inévitablement une moins bonne image. De là, l’importance de séduire les meilleurs. Ceux qui seront fidèles et travailleurs.


Flash Mob (partie 2)

En perte de vitesse pendant quelque temps, les Flash Mobs sont revenus en force avec la troupe new-yorkaise Improv Everywhere et ses Freeze Mob, où les participants figent pendant quelques minutes dans un endroit donné. La vidéo de leur première manifestation au Grand Central Stain à New York a été vue plus de 8 millions de fois sur le web!

Redevenu une tendance à surveiller, on recommence à en entendre parler. Et puisque depuis deux ans, l’objectif des annonceurs est de créer l’événement et de générer des buzz, le Flash Mob semble être une avenue à envisager pour les futures campagnes marketing. Pas encore surexploité, c’est le meilleur moment pour l’essayer.

Des exemples d’utilisation dans une campagne marketing?
Il y a eu Air France qui, pour rehausser son image face à ses concurrents «low cost», avait réuni sur l’esplanade des Invalides à Paris plus de 500 internautes. Le matin de l’événement, les gens ont reçu par SMS le lieu, l’heure, un code et l’indication d’apporter un objet en lien avec la destination. De nombreux chanceux y ont gagné un voyage pour Hong Kong. La campagne était réussie et a permis à Air France de faire parler d’elle en plus d’augmenter sa base de données sur ses futurs clients potentiels.

Des millions de personnes ont regardé la vidéo du rassemblement de Renault qui, pour célébrer son double titre de champion du monde de F1, avait formé une fresque humaine en pleine rue.

Ray-Ban a fait une série de faux flash mobs où des personnes engagées, arborant des lunettes soleil de la marque, restaient figées en regardant la création publicitaire de Ron English sur un édifice devant eux. Évidemment, la majorité des passants s’arrêtaient pour regarder aussi la publicité, curieux par ce qui pouvaient bien capter autant l’attention de cette foule de gens.

L’été dernier, Adidas a également créé un Flash Mob pour promouvoir le maillot de l’Ajax en plein centre-ville d’Amsterdam.

À Montréal, on a récemment utilisé le Flash Mob dans une campagne marketing pour faire parler du Forum Franco-québécois des Études Supérieures, qui aura lieu au Coeur des sciences de l'UQÀM. Les gens inscrits à l’événement via Facebook ont reçu les indications par courriel, le matin de l’événement qui a eu lieu le 16 septembre, de se rendre au Square Dorchester à midi tapant en portant l’une des couleurs du drapeau de la France. Pour un effet visuel assuré, on leur a distribué un avion en papier qu’ils devaient lancer. Sur place, on y faisait tirer de nombreux prix et un voyage à Paris. De quoi attirer jeunes et moins jeunes! Cette campagne a fait beaucoup parler d’elle dans les médias.

Finalement, pour bien utiliser un flsh mob, ça prend:
- la création d’un groupe sur la toile et le regroupement de gens
- une divulgation de l’information aux journalistes
- une bonne idée, assez originale pour attirer les gens, pour intéresser les médias et pour être visuellement très intéressant pour la création d’une vidéo
- un envoi d’un clip sur Youtube, blogues et autres sites Internet qui risquent de propager l’information.


Flash Mob (partie 1)

Créer l'événement

Certains les croyaient passés mode, pourtant les flashs mob semblent continuer d’attirer les foules et de faire parler d’eux.

«Vous recevrez un SMS demain avec les détails du lieu», voici le genre de email que l’on peut recevoir lorsque l’on joint un groupe, sur Internet ou sur Facebook, qui organise des flash Mobs, ou mobilisation éclair. On les décrit comme le rassemblement de plusieurs personnes qui ne se connaissent pas et qui font quelque chose d’inusité pendant quelques minutes. Les détails sont envoyés par SMS ou par email et généralement les gens ne savent aucun détail avant la journée même.

D’où ça vient?
Le terme découle d’abord de l’expression «smart Mobs», inventée et décrite en 2002 par Howard Rheingold, l'un des éditeurs du magazine Wired, dans son livre Smart Mobs - The Next Social Revolution. C’est un New-Yorkais qui aurait le premier officiellement passé de «foules intelligentes» (smart mob) à mobilisation éclair (flash mob) en 2003. Son groupe Mob Project avait réussi à mobiliser environ 200 personnes, qui ne se connaissaient pas, pour se rendre au 9e étage du Macy’s de New York, autour du même tapis. Aux vendeurs perplexes, ils disaient habiter le même endroit et toujours prendre les décisions d’achats ensembles. Dix minutes plus tard, ils repartaient tous vers chez eux, sans explication.

Le phénomène, similaire au mouvement des happenings artistiques, popularisé dans les années 50-60, s’est rapidement répandu un peu partout. Ainsi, une foule s’est rassemblée pour manger des bananes à Berlin, des gens se sont tous habillés de rouge à Rio pour arrêter la circulation, des batailles d’oreillers ont commencés à apparaître un peu partout et à Montréal, on s’est réuni, entre autres, sur l’esplanade de la Place-des-Arts pour crier «Coin ! Coin !».

Certains disent que le phénomène est essentiel pour créer des relations entre le réel et le virtuel, et tous s’entendent pour dire qu’il démontre bien les possibilités de l’ère technologique avec ses SMS, emails, réseaux sociaux, twitter et autres nouveaux moyens de rester en contact et d’informer une banque de gens d’un événement précis en un seul clique, sans aucun coût.

Réservé aux gens branchés –littéralement-, quiconque ne s’intéresse pas aux différentes plateformes de communications est exclu de la possibilité de faire partie d’un Flash Mob. D’où son apparence «cool». Son côté éphémère et insolite, et l’utilisation des dernières technologies attirent les jeunes urbains branchés. On n’est pas surpris de constater que les Flash Mobs ne sont pas restés des actes gratuits et sans but.


X Games (partie 2)

Les X Games a permis aux annonceurs de trouver une façon de rejoindre la difficile démographie des jeunes garçons. Les marques qui s’associent à l’événement jouissent de l’élément «coolitude». On y retrouve des marques tels que le gel à raser Edge, Jeep, Oakley et le lecteur multimédia Zune de Microsoft. Même l’armée et certaines compagnies d’assurances ont choisis cet événement pour courtiser le jeune public, si difficile à rejoindre.

Lors des premiers X Games tenus en 1995, le réseau de télévision ESPN était loin de penser que ça deviendrait un événement d’une aussi grande importance en plus d’être considéré comme un phénomène marketing. L’événement ne manque jamais de commanditaire, au contraire! Les marques veulent s’en associer! Pas étonnant, la majorité des centaines de milliers qui se rendent aux X Games ont entre 13 et 24 ans, alors que les téléspectateurs ont de 18 à 34 ans. Un village interactif sur le site permet de s’approcher vraiment des jeunes et de leurs goûts. En leur faisant essayer leurs produits, les marques peuvent avoir rapidement le pouls des jeunes face à leur produit, en plus de leur faire connaître dans un environnement où ils apprécieront les échantillons gratuits.

Dès le début, PepsiCo, Inc. avait flairé la bonne idée de s’associer avec les sports extrêmes pour sa boisson Mountain Dew, qui visait les jeunes garçons. Nike a eu plus de difficulté à se voir accoler aux sports contemporains d’action, mais des marques comme Oakley ont réussi rapidement à s’y faire associer. En tenant compte de la mobilité de son jeune public, ESPN a collaboré avec Media Flo pour les derniers X Games d’été afin d’offrir 31 heures de diffusion en direct aux client de AT&T et Verizon.

Pourquoi ces sports?
Ces sports, considérés comme contemporains, attirent une jeune clientèle parce qu’ils ont su intégrer un style de vie, une musique et un style vestimentaire. Les jeunes peuvent se définir par leur activité ou sport. On reconnaît facilement les jeunes friands de skate, à côté de ceux qui préfèrent le surf par exemple.

Et puis, les nouveaux sports continuent d’évoluer. Voilà qu’au Québec, le Parkour et le streetsurfing gagnent plusieurs adeptes. Ce dernier se pratique même dans certaines écoles. Les nouveaux héros des jeunes sont des sportifs tels que Tony Hawks et Shaun White, soit des champions de skateboard ou de snowboard. Pas étonnant que les compagnies de jeux vidéo se soient empressées de développer des jeux avec leur collaboration.

Selon le Wall Street Journal, la participation au skate a augmenté de plus de 100% depuis les années 1990, alors que le soccer lui a augmenté de moins de 10%. Il n’y a pas de doute, une des meilleures façons de rejoindre les jeunes garçons, est de s’intéresser à tous ces «nouveaux» sports.

Des communautés dédiées aux adeptes de sports d’action se multiplient sur la Toile, tels que www.grindtv.com ou www.loopd.com (page de Nike), ou www.athletefocus.com/about, un site pour les athlètes à la recherche de commanditaires.


Le nouveau visage des olympiques (partie 1)

Est-ce que les olympiques manquent de dynamisme? Plusieurs jeunes semblent le croire! Ce n’est pas pour rien qu’on y introduit tranquillement des nouveaux sports!

Le comité international des olympiques a commencé depuis quelques années à se questionner sur la place des sports contemporains et extrêmes aux olympiques. On sent une ouverture de la part du comité olympique puisque pour leur congrès en 2009, il invite les différentes associations sportives et même le public à donner leurs suggestions sur comment améliorer et assurer une bonne survie des jeux.

Il faut dire que la popularité du snowboard qui a fait son entrée aux jeux d’hiver de Nagano a fait jaser en 1998. Et puis, voilà que le BMX faisait son apparition cet été à Beijing. Maintenant, c’est le surf ou le skate que certains aimeraient voir devenir des disciplines officielles.

Ce qui est certain, c’est que le comité sent l’urgence d’intéresser les plus jeunes. En effet, à Singapour en 2010, on aura droit au Youth Summer Games. Mais malheureusement pour certains, on y retrouve uniquement les disciplines traditionnelles.

Pour plusieurs, cette prise de conscience vient de la popularité des X Games, initiative du réseau de télévision ESPN, dont la première compétition a eu lieu en 1995. Depuis, les jeux biannuels n’ont jamais perdu de leur popularité.

Pour plusieurs experts en marketing, les olympiques traditionnels ne sont plus assez excitant pour les jeunes. Les jeunes aiment ce qui est considéré cool et un peu underground. C’est pourquoi de plus en plus d’annonceurs vont préférer s’associer aux événements de sports extrêmes. D’ailleurs même s’ils avouent qu’ils regarderaient les compétitions de skateboard si ça devenait une discipline olympique, plusieurs jeunes ne souhaitent pas voir la planche y faire son entrée, trouvant qu’elle a déjà un peu trop perdu son côté alternatif. Parce que les jeunes, peu importe les époques, se sont toujours entendus sur un point : ils aiment ce qui est alternatif.


Comment les organismes culturels peuvent attirer les jeunes (2/2)

Les initiatives d'un peu partout
Le temps où l’on suivait un guide est révolu. Les jeunes veulent apprendre par le jeu et le divertissement. Ils veulent s’impliquer et toucher. Plus ils sont jeunes, plus le concept d’interactivité est important. En vieillissant un peu, ils recherchent un aspect social. C’est pourquoi les soirées où les musées se transforment en bar ou salle de spectacle se multiplient. Ça devient un lieu d’échange.

Le défi des organismes culturels est de continuer à répondre aux besoins de sa clientèle régulière tout en essayant d’aller chercher un public plus général. Que ce soit par les choix d’expositions ou de performances ou par leur façon de les faire connaître, il y a place à beaucoup d’ingéniosité. On n’a pas fini de se faire surprendre par des concepts innovants qui sauront capter l’attention.

Les musées d’un peu partout tentent de se démarquer. En voici quelques exemples.

Le MoMA (Museum of Modern Art de New York) croit au potentiel d’Internet et de youtube pour attirer les gens en piquant la curiosité. Ils y ont leur propre canal de diffusion. Les jeudis et vendredis soirs, les jeunes adultes s’y rendent pour les soirées organisées qui transforment l’endroit en lieu social. Le MAC de Montréal organise une fois par mois Les Nocturnes, des 5 @ 9 très courus. DJ Champion, We are Wolves et plusieurs autres groupes de la scène locale y ont donné des concerts. Ces soirées permettent aux gens de visiter les salles d’exposition avant le spectacle. Le coût d’entrée reste le même. Sur Facebook, le musée d’art contemporain de Montréal a également créé une page qui permet aux 1749 fans de connaître les événements du musée. Le musée des Beaux Arts a aussi organisé, en collaboration avec le magazine Nghtlife, des 5 à 7 qui ont bien fonctionnés. «On va sûrement reprendre la formule pour l’exposition d’Andy Warhol et la musique qui s’en vient, note Danielle Champagne, directrice des communications. On va capitaliser sur nos différentes initiatives qui ont bien fonctionné -comme les campagnes de marketing dans les transports en commun-, continuer d’avoir une programmation qui attire une nouvelle clientèle et penser à de nouvelles idées.» Ainsi, en plus de la journée exclusive aux membres qui suit un vernissage, le musée songe à instaurer une 2e soirée, réservée aux jeunes amis du musée. Les différentes avenues technologiques sont aussi à l’étude. «On songe à l’affichage de contenu pour les GPS et on analyse la faisabilité technique de l’utilisation des cellulaires, continue-t-elle. Les revenus générés par les audioguides sont importants pour un musée privé alors il faut s’assurer de ne pas les perdre en installant un système par cellulaire.»

À Bruxelles, on a mis sur pied l’association Amuseevous. Des jeunes réalisent des projets pour attirer d’autres jeunes. Par exemple, lors d’un festival rock, ils ont distribué des bracelets qui permettaient l’accès illimité de 26 musées pendant 3 mois. Ceci aurait poussé 8000 jeunes à se rendre aux différents musées.

Pour le Metropolitan Museum of Art, le podcast est un moyen efficace de communiquer la culture. Les gens peuvent les télécharger de plusieurs plateformes dont Itunes, Google et Yahoo. Les podcasts du Met ont été téléchargés plus de 270 000 fois. Pour celui sur l’exposition Van Gogh, le musée avait fait appel à l’acteur Kevin Bacon. Pour eux, ces présentations de 2 à 15 minutes ne viennent pas concurrencer les audioguides qui, eux, ont plus de 75 heures de contenus. Dans leur mire : inviter les gens à produire leur propre podcast.

La musique classique subit aussi cette cure de rajeunissement. Le chef de l’orchestre de Philadelphie, Christophe Eschenbach, laisse tomber la cravate. L’Opéra de Philadelphie offre aux étudiants des billets derniers minutes à 50% du prix. L’orchestre Red en Ohio joue toujours à guichet fermé grâce à leur association avec des marionnettistes et autres artistes locaux. L'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal a beaucoup fait parler de lui grâce à la collaboration entre son chef Yannick Nézet-Séguin et le chanteur populaire Pierre Lapointe. L’Orchestre Symphonique de Montréal propose aux jeunes d’assister aux répétitions ou d’assister à un concert en matinée. La Place des arts propose les midis Sons et Brioches, des concerts d’une heure où l’on peut apporter son lunch. Les exemples ne manquent pas.

En Europe, afin de faciliter le marketing viral, plusieurs musées ont installés des stations de VideoMail, où les gens peuvent filmer un message personnel et ainsi envoyer des sortes de cartes postales vidéo à des amis. Le même principe existe depuis quelques années déjà dans le pavillon du Mexique à Epcot Center à Walt Disney World. Selon le musée Van Gogh à Amsterdam, ces vidéos généreraient quotidiennement 500 visites sur le site Internet et permettraient d’augmenter leur banque de emails de 10 000 adresses par année. Satisfait, le Rijksmuseum a ajouté deux stations de videomail à l’aéroport où les touristes peuvent envoyer des messages de dernière minute en attendant leur vol. La compagnie qui les fabrique, Bitmove, aimerait maintenant s’implanter un peu partout et présente leur projet à différents musées américains mais aussi aux salles de spectacle.

Pour se faire remarquer par un public pas toujours porté sur les sorties culturelles, il faut aller là où l’on sera vu. Une bonne présence sur l’Internet et les sites sociaux va de soi pour se faire remarquer par les jeunes, mais il faut aussi s’assurer d’assurer un marketing viral. S’agit ensuite d’offrir des expositions ou des spectacles attrayants et de s’avoir les vendre par des événements courus et des campagnes de marketing innovatrices aux designs vivants.


Comment les organismes culturels peuvent attirer les jeunes (1/2)

Les jeunes et les activités culturelles

Comment sensibiliser les jeunes à la culture et les attirer vers les organismes de demain? Les musées et les salles de spectacles se penchent sur la question depuis quelques années. Après tout, ces jeunes sont les futurs adultes. Vaut mieux les fidéliser maintenant en leur donnant le goût d'ajouter ces sorties dans leurs listes de loisirs.

Les différentes études, conduites en Europe et aux Etats-Unis, donnent toujours sensiblement les mêmes résultats. À la lumière de leurs résultats, on peut facilement réorienter ses stratégies marketing. Alors que plusieurs musées prennent un souffle nouveau grâce à de nouvelles idées, d'autres institutions semblent malheureusement encore lentes à suivre la tendance.

Le conseil des arts britanniques a subventionné différentes recherches et projets sur le développement du jeune public. Ils en sont venus à la conclusion du mélange des P.

Produit. Est-ce que ça peut intéresser les jeunes? Si ce n'est pas pertinent pour ce public, on ne leur fait pas croire le contraire.

Prix. Le tarif ne semble pas les déranger s'ils considèrent que ça en valait le coût. Pour certains, le principal problème est de ne pas savoir ce qu'ils obtiendront pour leur argent.

Place. Le lieu peut leur paraître impressionnant. Les jeunes le considèrent parfois trop comme un lieu sacré où l'on doit s'habiller comme à l'église. Désacraliser l'institution, la rendre plus accueillante.

Promotion. Savoir utiliser les nouveaux moyens de communication tels que les SMS, les courriels et l'Internet. Et comme, selon les jeunes, le bouche à oreille demeurerait le meilleur moyen de les rejoindre, il est intéressant d'impliquer des jeunes qui agiraient par la suite un peu comme des ambassadeurs.

L'image des employés a aussi un impact sur les souvenirs que les individus garderont. Vaut peut-être mieux ajouter des guides plus jeunes et dynamiques à son équipe pour accompagner les plus jeunes.

Les recherches du conseil des arts d'Indianapolis arrivent à des résultats similaires. C'est la tranche d'âge des 20 à 40 ans qui l'intéressait particulièrement. Cette génération aime particulièrement les sorties culturelles leur permettant d'apprendre, d'être social et d'encourager un artiste ou une organisation artistique. Ils aiment se sentir impliqué au-delà de l'art en tant que tel. Ils ont besoin d'être stimulés et les expériences multi sensorielles leur seraient particulièrement attrayantes. Pour la promotion, ils ont fait la même observation. Les jeunes sont au courant des événements d'abord grâce à leurs amis, puis aux courriels et ensuite grâce aux journaux et à l'Internet. La radio et la télévision arrivent en dernier de la liste.

Les différentes études réalisées à Bruxelles arrivent en gros aux même conclusions.

Alors finalement, puisqu'on connaît ce que les jeunes veulent et ce qui les rebutent, il s'agit de transformer nos offres et de trouver la façon de leur faire savoir.


Green Marketing (partie 2 de 2)

L'année 2007 fut déterminante dans le virage vert. Les plus coriaces se sont finalement laisser attendrir, que ce soit par les documentaires, les émissions et reportages, les publications, les concerts bénéfices ou par l'implication des stars.

Et alors que le comportement des gens évolue, les compagnies se voient obliger de se repositionner. Les gens, de plus en plus informés, s'attendent à ce que leurs marques favorites fassent leur part. Que ce soit pour faire bonne figure auprès du jeune ou auprès du parent qui financera l'achat, les compagnies qui visent le marché des jeunes doivent aussi suivre la tendance.

Selon une étude de JWT conduite aux Etats-Unis, 59% des jeunes considèrent que les grosses corporations devraient être les plus engagés au niveau de l'environnement et 75% ont affirmé favoriser les achats de produits éco-responsables. Les résultats d'une étude réalisée par Alloy Media et Marketing en collaboration avec Harris Interactive vont dans le même sens. Les jeunes collégiens ont affirmé trouver plus important la responsabilité sociale d'une marque plutôt que la star qui la représente. En effet, 33% préférait aller vers des marques engagées et 24% affirmaient avoir acheté un produit spécifiquement parce qu'il était considéré comme responsable. Les étudiants nommaient d'ailleurs facilement des marques reconnues pour leur engagement, comme la campagne "Lick Global Warming" de Ben & Jerry's ou les nombreux efforts de The Body Shop.

Afficher son engagement écolo est décidément tendance. Mattel, de son côté, a lancé la ligne d'accessoires BCause, fabriqué à partir des retailles des vêtements de Barbie. On peut facilement critiquer ces actions comme purement marketing bien que la compagnie affirme que ça permet de recycler beaucoup de tissus. Quoi qu'il en soit, ils ont fait parler d'eux et ils ont promis que ce n'était qu'un début de leur engagement pour la cause.

Que ce soit vraiment par conscience sociale ou pour faire parler de soi, l'environnement est partout. On s'en sert amplement pour s'assurer d'attirer l'attention des médias. C'est ainsi que le communiqué de presse concernant l'émission jeunesse Les Pieds dans la marge, misait dernièrement sur le fait qu'elle était la première émission carboneutre au Canada. On annonçait que l'équipe réduirait ses émissions de GES en plus d'acheter des crédits auprès de Planetair afin d'obtenir un bilan de zéro émission. Leur nomination au Gala Les Olivier aurait peut-être passé inaperçu, mais en débutant le communiqué de presse par leur geste pour l'environnement, l'équipe s'assurait immanquablement une meilleure couverture de presse.

On observe que plusieurs compagnies ont flairé la bonne affaire et tentent maintenant de suivre le courant. Selon Technorati Charts, la blogosphère a doublé en un an ses références au "green marketing" passant de 150 références par jour en 2006 à 300 en 2007. Certaines compagnies hésitent encore à prendre le virage vert de peur de se faire accuser de le faire par opportunisme.

Il est évident qu'il faut faire attention à ne pas être vert seulement pour une campagne marketing. Puisque le green business gagne en popularité, on a commencé à vérifier de plus près les entreprises qui se disent éco-responsables. Être vert seulement pour une campagne est risqué. Vaut mieux faire un virage complet si on ne veut pas risquer d'être démasqué.

Les compagnies qui ne font l'effort que pour un événement précis, comme la journée de la Terre, ne sont pas prises très au sérieux dans leur démarche. Il ne faut jamais oublier que de nos jours, l'information se propage à la vitesse d'un "click".

Que ce soit pour attirer les médias, les parents qui fourniront l'argent des achats ou directement le jeune, s'afficher vert est décidément payant.


Green Marketing (partie 1 de 2)

Virer écolo, une des grandes tendances marketing de 2008!

Selon Chief Marketer, le "Green Business" est une des dix tendances marketing à suivre en 2008. Pas surprenant! Le vert est tellement populaire qu'on le voit partout! La couleur domine même les pages mode.

Certains achètent écolo par réel souci de l'environnement, pour d'autres c'est une façon de se déculpabiliser face à leur surconsommation. Quoiqu'il en soit, les compagnies qui ont pris un tournant vert font bonne figure et récoltent une bonne presse. Les sites web ou blogues qui informent sur le sujet se multiplient, on retrouve maintenant des chaînes environnement sur les gros portails comme yahoo ou MSN et les applications écolo sur Facebook se répandent comme une traînée... Même les médias traditionnels s'y intéressent. En effet, les journaux et les magazines ne cessent de publier leur "spécial vert". Le magazine Loulou a été un des premiers à offrir un spécial vert à ses lectrices. La popularité fût telle qu'une chronique mensuelle écolo faisait par la suite son apparition. Offrir un produit vert ou poser un geste bénéfique pour l'environnement peut suffire à faire parler de sa compagnie, puisque dans leurs articles, les journalistes donnent des trucs et astuces, mais aussi des bonnes adresses et des bons produits. En achetant écolo, les gens ont l'impression de faire une bonne action.

Et il serait faux de croire que le souci de l'environnement n'est qu'une affaire d'adultes. D'ailleurs, les jeunes ont été les premiers à adopter les gestes quotidiens comme le recyclage. Ils ont été nombreux à faire l'éducation de leurs parents. Selon une étude effectuée par Jupiter Research, 38% des adolescents se sentent concernées par l'environnement, tandis que 15% s'en soucient tellement, qu'ils s'informent abondamment sur le sujet. Ces derniers sont d'ailleurs considérés comme des "leaders" auprès de leur groupe d'amis et de leur famille. Selon l'étude, viser ce 15% aurait un grand impact!

Être environnementaliste de nos jours, peu importe notre âge, fait bonne figure. C'est considéré comme tendance et même sexy. En embrassant la cause, les stars comme Leonardo Di Caprio ont rallié tout le monde.

Embarquer dans le virage vert donnera inévitablement une image plus positive de la compagnie auprès des consommateurs. Et plus on embarque tôt, moins on a de chance de le faire pour une campagne de marketing. Notre engagement dans la cause peut également nous donner une présence non négligeable dans les différents médias, sites web ou réseaux sociaux dédiés à l'environnement.


Widget Marketing (partie 2 de 2)

Créer un widget qui fonctionne

Pour réussir son widget, il y a plusieurs règles à respecter. On doit les considérer un peu comme un site web dans un autre site web. N'offrir qu'un lien vers sa page officielle ne donnera aucun résultat. L'internaute doit y trouver une utilité et considérer que ça embellit sa page, ou que ça fait connaître ses goûts.

Quelques règles:
Attirer la bonne clientèle. On veut attirer les filles? On peut construire notre widget plus "girly", ou s'associer à un widget déjà populaire auprès d'elles. Un mauvais exemple? La ligne de produits de beauté britannique Elave a réussi à créer un engouement viral avec une vidéo où des gens nues marchent en parlant de problèmes de peau. La vidéo est devenue populaire, mais pas auprès de sa clientèle cible de jeunes filles...

Simplicité. On doit pouvoir l'installer facilement, d'un simple clic ou d'un copier/coller du code HTML. On oublie l'obligation de s'inscrire au site qui en rebutera plus d'un.

Utilité. En quoi est-ce utile aux utilisateurs? L'application doit répondre à un besoin. Plusieurs widgets populaires proposent aux gens quelque chose d'actifs, comme partager ses photos, ses goûts musicaux ou participer à un concours.

Esthétisme. S'il a l'air d'une publicité, il sera rejeté. Mais s'il ajoute un cachet à sa page Internet, on va vouloir l'installer, et ceux qui visitent cette page le voudront à leur tour. La nouvelle tendance est de permettre aux individus de personnaliser les widgets. Par exemple, Amazon propose, entre autres, de choisir son format et sa couleur.

Attirer les internautes avec la possibilité de faire de l'argent en installant notre widget sur sa page. Amazon donne au propriétaire du site un pourcentage des ventes engendrées par son emplacement sur sa page, d'autres donnent un montant selon les visites générées sur leur page officielle.

La difficulté est d'arriver à obtenir du succès. Certains ont dépassé largement leur attente, d'autres sont plutôt passés inaperçus. Mais puisque leur coût de développement est minime, ça vaut le coût d'essayer. En apprenant de ces erreurs, on parvient à trouver un widget qu'on s'arrache.

Certains ne croient pas aux widgets puisqu'ils nécessitent de faire une publicité pour le faire connaître. Ridicule de faire une pub pour une pub? Un widget ne peut pas porter à lui seul une campagne marketing, mais il est un outil non négligeable si on cible les jeunes (et de plus en plus les moins jeunes). En étant présent sur les moteurs de recherche grâce à son site, aux blogues, aux sites de partage vidéo et aux pages personnelles grâce à notre widget, on obtient une présence considérable sur la toile. Et maintenant que les derniers modèles de cellulaires permettent d'installer des widgets en un seul clic, notre présence s'étend au-delà du web.

Des exemples à succès
Pour faire la promotion du film Resident Evil, Sony Pictures a décidé de s'associer à l'application Zombie, qui jouissait d'une forte popularité sur Facebook, en lançant différents concours. Ils espéraient attirer 10 000 personnes, ils en ont eu un million. S'associer à une application qui a déjà du succès semble une bonne façon de s'assurer de sa réussite. Samsung Electronics a aussi eu cette idée en proposant aux utilisateurs de l'application Facebook SuperPoke de se lancer virtuellement leur dernier téléviseur HD.

Cacharel a créé le petit jeu de compatibilité amoureuse MyAmor Match. À chaque tentative de "match", les gens ont une chance de plus de gagner des prix, dont des parfums Amor Amor.

TripAdvisor, en voulant aller chercher des visiteurs plus jeunes ont créé l'application "Cities I've visited", une carte du monde où l'on peut indiquer les villes que l'on a visitées. Rapidement, plus de huit millions de personnes avaient installé la carte sur leur page. Apple a, pour sa part, créé trois widgets My ITunes, pour ceux qui veulent afficher leurs goûts musicaux. Les widgets de Lastfm ou ILike ont également remporté un vif succès auprès des jeunes qui se définissent régulièrement par leur style musical.

Nissan (pour promouvoir son Altima Coupe) et Acura (pour son modèle RDX) ont eu l'idée d'offrir, en se servant du code postal, un rapport sur le trafic routier.

Des stations de skis proposaient plutôt des widgets qui donnaient les conditions de ski. On aime avoir de l'information pertinente sans avoir à visiter un autre site Internet.


Widget Marketing (partie 1 de 2)

Plus le web évolue, plus on doit trouver de nouvelles façons d'être visible sur la toile. Maintenant que plusieurs internautes utilisent des aggrégateurs de flux RSS, au lieu de visiter les sites officiels qui les intéressent, et qu'ils ignorent de plus en plus les bannières publicitaires -selon BusinessWeek, Yahoo et Google ont enregistré une baisse de leurs revenus provenant de ce type de publicité, il faut repenser les stratégies marketing. Un moyen qui gagne en popularité est la création de widgets.

En effet, selon une étude d'Alloy Media + marketing, les jeunes de 9 à 17 ans en ont assez des publicités en ligne, mais apprécient ajouter certains widgets sur leurs pages personnelles. 20% des jeunes interrogés en avaient ajouté au moins un sur leur site personnel dans le dernier mois. Ils aiment lorsqu'ils sont beaux, utiles ou divertissants.

Qu'est-ce qu'un widget?
D'abord connus comme des petites applications utile sur les Mac nous informant de la date ou de la température, ces gadgets se sont rapidement répandues un peu partout sur le web. Ils ont gagné en popularité lorsque Facebook a permis au développeur de proposer des applications. On retrouve donc maintenant des widgets conçus pour les bureaux des ordinateurs, pour les pages Internet personnalisées (par exemple iGoogle, My Yahoo ou Windows Live), les blogues et les réseaux sociaux ainsi que pour les cellulaires. Le mot d'ordre? Ils doivent être simples, efficaces et faciles à installer.

L'avantage est une omniprésence de la marque qui se présente de façon sympathique. Sa principale force est de pouvoir se propager rapidement. Un widget de bureau permet un engagement avec l'utilisateur. Le web widget, est quant à lui, vu par tous les visiteurs de la page.

Le widget marketing en est à ses balbutiements. EMarketer prévoit que les dépenses publicitaires reliées aux widgets en 2008, aux États-Unis, seront de 40 millions de dollars, ce qui représente seulement 2,5% de la totalité de l'argent investit en publicité en ligne (1,6G$). Mais le concept est de plus en plus regardé et étudié. Une mode passagère? Avec la possibilité d'en installer sur les cellulaires, on peut croire que ça risque plutôt de se développer davantage.

Selon Comscore, près de 50% des internautes utilisent déjà des widgets. Ceux-ci leur permettent de démontrer leur goût et d'interagir avec des marques qu'ils aiment. Les compagnies de marketing commencent à mesurer le potentiel que ces petits gadgets peuvent avoir pour rejoindre les jeunes. Pas étonnant, ceux-ci permettent de se retrouver dans les univers personnels des consommateurs, sans les polluer, mais bien parce qu'ils le veulent bien. On s'est mis à créer des widgets en espérant un effet viral. Mais attention, ça ne se fait pas si facilement que ça. Une grande créativité est primordiale pour se démarquer. Comment créer un outil assez attrayant pour que les gens aient envie de l'ajouter délibérément sur leur ordinateur, leur page personnelle ou leur cellulaire?


Les blogues (partie 2)

Comment se servir des blogues?

La popularité des blogues est devenue un peu difficile à gérer pour les compagnies. Les jeunes sont de plus en plus au courant de ce qui est offert sur le marché. Ils ont le pouvoir de créer un buzz sur un produit, parfois positivement, mais aussi négativement.

On ne peut donc pas les ignorer. Il faut apprendre à s'en servir. Voici quelques façons pour en tirer profit.

1. C'est un bon endroit pour en apprendre sur les tendances, les habitudes et les goûts d'un public-cible.
2. On peut aussi chercher à savoir ce que son public-cible pense de notre produit. Quelles sont les critiques? Que propose-t-on comme amélioration? Vaut mieux utiliser un engin de recherche si on ne veut pas y affecter quelqu'un à temps plein, comme Technorati, Blogolist ou Blogpulse.
3. Ce sont d'excellents endroits pour le bouche-à-oreille. Selon une étude d'Ipsos, 62% des utilisateurs seraient plus prompt à acheter un produit après avoir lu des commentaires positifs de d'autres consommateurs.
4. On peut créer un blogue officiel où les consommateurs pourront s'exprimer, poser des questions sur notre produit et discuter entre eux de leur expérience.

Parlez-en en bien… À quel prix?
Plusieurs compagnies (par exemple Coca-Cola, Sony pour la PSP, ou plus récemment Canon) ont été tentées de payer des adolescents pour s'assurer que ceux-ci allaient toujours parler en bien de leur produit, ou même de créer un faux blogue, qui était en fait géré par eux. Dans plusieurs cas, cette tricherie est devenue publique et les compagnies ont perdu beaucoup de crédibilité. Le mieux est de rester honnête. Rien n'empêche de répondre à une mauvaise critique en remettant les faits correctement.

Créer son propre blogue, mais sans cacher qu'il est administré par la compagnie, est une bonne façon de rejoindre les consommateurs. Le blogue marketing peut être un excellent moyen de fidéliser ses consommateurs qui peuvent y échanger leurs expériences.

Les compagnies qui visent les adolescents doivent se pencher sur le phénomène de la blogosphère. On ne peut pas la négliger. Il faut non seulement y être présent, mais aussi s'assurer d'y être actif et de ne pas laisser les commentaires négatifs sans explication ou réponse.


Les blogues (partie 1)

L'impact des blogues et qui sont les blogueurs?

De plus en plus, les campagnes de marketing incluent une offensive pour faire parler d'eux dans les blogues. Ont-ils tant de pouvoir auprès des adolescents? Comment fait-on pour faire parler de nous?

La blogosphère devient de plus en plus populaire. On reconnaît leur popularité et leur pouvoir. Les relationnistes publiques et compagnies de marketing tentent maintenant d'intéresser les blogueurs à leurs différents produits en espérant créer une propagation. Effectivement, ils sont de plus en plus considérés comme des journalistes.

L'importance de leur impact a été prouvée en mai dernier lorsqu'un envoi du blogue technologique Engadget a annoncé un retard dans la sortie de Leopard et du Iphone qui a fait chuter les actions d'Apple

Qui sont les blogueurs?

Selon une étude du Forrester Development Corp, réalisé en 2006, rapportée dans la recherche de Jennifer Jactel, un blogueur serait généralement jeune, technophile, consommateur et un grand utilisateur d'Internet. Selon Mediametric, 7 blogueurs sur 10 auraient moins de 25 ans, dont 31,4% âgés entre 11 et 15 ans, et 39,2% entre 16 et 24 ans.

Il est intéressant de noter que les blogues personnels sont les plus consultés! 90% des répondants d'une étude de Baroblogs, ont affirmé en consulter, 46,3% consultent aussi ceux des groupes ou associations, 38,2% ceux des médias et 29,9% ceux des compagnies.

Dans le livre Les blogs, nouveau média pour tous, Loïc Le Meur, un des premiers blogueurs français affirme que "Partout dans le monde, sur plus de 12 millions de blogues qu'on pouvait trouver au début de 2005, la moitié était gérée par des adolescents. Pour eux, il est normal de partager avec leurs amis, il ne trouve rien d'étrange dans ce concept. Ils ne lisent pas les journaux quotidiens, leur média est l'Internet, et leur moyen de communication préféré n'est pas le courriel mais la messagerie instantanée."


L’importance de la couleur (2/2)

Si on veut s'assurer de ne pas faire d'erreur, on choisit le bleu. D'une année à l'autre, cette couleur est la préférée de tous.

Qu'ont en commun les sites Internet Facebook, Myspace, Google et Youtube? Une forte prédominance du bleu. Un hasard? Certainement pas. La couleur bleue arrive toujours en haut des sondages comme étant la favorite, peut importe le groupe d'âge ou le sexe des gens, y compris les adolescents. Les résultats d'une recherche de Cheskin Research et cyberteens.com démontrent que le bleu est toujours la couleur favorite des jeunes. Pour eux, elle représente le succès, la confiance, l'intelligence et ils trouvent même qu'elle est accueillante alors que le jaune représente pour eux le jeu, le vert, l'argent et le rouge, la vitesse ou la chaleur. Le noir arrive en dernier, bien qu'associé au high-tech, cette couleur est aussi perçue comme compliqué et dépassé.

Selon différentes études, le sexe masculin préférerait le bleu vif, le sexe féminin le bleu plus doux. Le violet est, quant à lui, particulièrement prisé des 18-29 ans, qui le trouvent sexy, et des adolescents. Ceux-ci affirment aimer également beaucoup l'orange et le vert. On ne se surprend donc pas de retrouver sur le marché une panoplie d'objets bleus, dans tous les domaines, même en alimentation.

On multiplie les saveurs aux bleuets ou bien, on propose simplement un produit bleu comme la slush à la framboise bleue ou de nouveaux M&M bleus (que plusieurs ont même trouvé meilleurs aux autres!). La couleur bleue est si importante que l'historien Michel Pastoureau, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études à la Sorbonne, qui a écrit de nombreux livres sur l'influence des couleurs, lui a consacré un livre. Dans un article paru dans le cyberzine Pluie de science, il explique son importance. «Les plus anciens sondages, datant du 19e siècle, rapportent que le bleu est la couleur préférée des Occidentaux. De 40 à 55% des répondants l'évoquent de préférence au vert, loin derrière (20%). Suivent le rouge, le blanc, le noir et le jaune. Mais c'est différent en Orient. Au Japon, par exemple, c'est le noir qui obtient la faveur populaire.» Qu'est-ce qui attire tant dans le bleu? «C'est une couleur consensuelle, docile, qui n'agresse personne, ajoute-t-il dans l'article. Même le mot est joli. Il a une consonance liquide. Vous noterez que, dans les librairies, d'innombrables livres pour la jeunesse portent le mot «bleu» dans le titre: L'oiseau bleu, Un coin de ciel bleu, Le farfadet bleu, etc.»

Alors si on ne veut pas se tromper, on choisit le bleu!


L’importance de la couleur (1/2)

La couleur affecte le comportement des consommateurs. Il est donc primordial de s'y pencher amplement dans toute campagne marketing.

On le sait, les couleurs nous influencent et affectent notre comportement. À un point tel que plusieurs compagnies font maintenant affaires avec des experts en psychologie de la couleur pour leur campagne marketing et même pour choisir les couleurs de leurs bureaux ou boutiques commerciales afin que l'entreprise transmette le bon message, à la bonne clientèle.

La couleur serait d'ailleurs le premier élément qui frappe l'œil alors que nous sommes à 10 mètres d'un objet. En se rapprochant, la forme prendrait plus d'importance. Et dans 80% des cas, les gens achètent un produit qu'ils prennent dans leurs mains pour le regarder de plus près. Comme les couleurs peuvent directement déterminer si une personne va ou non aimer un produit, il vaut mieux les choisir avec soin!

Évidemment, bien que ce soit plus cher, le seul fait d'ajouter de la couleur à sa publicité aurait un impact. Selon HP, l'utilisation de la couleur permet une augmentation de la reconnaissance de la marque de 80%, et une amélioration du lectorat de 40% et de la compréhension de 77%. Une plus grande motivation et participation seraient aussi observées, alors que les publicités en couleur seraient davantage lues et ce, à 42%.

Les couleurs chaudes (rouge, orange et jaune) encouragent l'excitation et l'activité alors que les couleurs froides (vert, bleu et violet) sont plus relaxantes. Il n'est donc pas étonnant de retrouver amplement ces dernières dans les produits de bains et les spas alors que les couleurs chaudes sont les favorites des fast-foods, pour leur effet stimulant sur le système nerveux qui stimule l'appétit. Les couleurs chaudes sont aussi les favorites des jouets et des bonbons pour les enfants car elles représentent l'amusement.

Pour les produits, choisir les couleurs à la mode peut attirer une clientèle. Les jeunes, par exemple, aiment particulièrement être au goût du jour. Mais comment choisit-on les teintes tendances de la saison? Loin d'être le fruit du hasard ou même des designers de mode, elles sont déterminées par l'association internationale Color Marketing Group, qui regroupe des gens issus de domaines variés. Les membres se réunissent afin de déterminer les couleurs les plus 'In' pour différents produits. Leurs choix sont basés sur plusieurs éléments. Ils s'assurent, entre autres, de respecter des cycles de couleurs, qui dureraient de cinq à sept ans. Ainsi, les couleurs à la mode sont nouvelles, rafraîchissantes et ne remplissent pas les tiroirs des gens, créant ainsi un besoin. Mais ils sont aussi à l'affût des tendances et des réponses psychologiques des gens. Par exemple, depuis que la tendance est à l'environnement (chez tous les groupes d'âge et plus particulièrement les adolescents et jeunes adultes), le vert se retrouve partout.


Les enfants prescripteurs (2/2)
Enfant roi, client roi

Qu'ils agissent en tant que prescripteurs ou consommateurs, comment arrive-t-on à séduire les enfants à nos produits? C'est vers l'âge de six ans qu'un individu deviendrait consommateur à part entière. Le but: le fidéliser!

Les personnages aux traits ronds et aux couleurs attirantes ont la cote auprès des jeunes enfants. Un sentiment affectif se produit lorsqu'ils voient leur personnage préféré. Ça aide aussi au niveau de la reconnaissance visuelle. Facilement, ils peuvent repérer ce qu'ils veulent, même s'ils ont oublié le nom. Le personnage doit remplir le rôle d'ami, mais aussi d'éducateur sur les bons côtés du produit, par exemple son nombre de vitamines. Ces personnages ne se retrouvent pas seulement sur les marques de céréales. Pensons aux bonshommes Michelin ou Pillsbury, ces compagnies ont compris l'influence que les enfants ont dans le présent, mais aussi qu'en vieillissant, ils se souviendront de la marque.

L'emballage est donc des plus importants. Mais en plus de son apparence, sa facilité de transport est à considérer si on cherche à rejoindre le jeune comme consommateur direct. Plusieurs compagnies tentent de multiplier les occasions de consommation en offrant des plus petits formats, offerts dans diverses saveurs pour s'assurer qu'il ne se lasse pas.

L'enfant est particulièrement sensible aux promotions. Mais on doit s'assurer de ne pas trop les décevoir et de penser à un prix de consolation, comme un autocollant, dans le cas d'un concours par exemple. Un sentiment d'échec pourrait rompre le lien.

On doit trouver une façon pour que les jeunes adhérent aux idéaux que l'on propose. Certains professionnels du marketing ont baptisé le rôle prescripteur, qui peut parfois aller jusqu'à une vraie manipulation de la part de l'enfant qui est convaincu de savoir ce qui est le meilleur choix, le Pester Power. Il faut en fait attirer l'enfant, mais en s'assurant que le parent ne le réalisera pas tout à fait. Celui-ci tient à son rôle d'éducateur et d'adulte.

Dès son plus jeune âge, l'enfant devient lui-même consommateur. À six ans, il commencerait déjà à être à un consommateur à part entière en faisant lui-même certains achats. Ses dépenses seraient réparties de cette façon : la majorité pour les grignotines et les jouets, puis ensuite les vêtements, les films et les jeux vidéo.

Il serait faux de croire que l'enfant achète n'importe quoi. Il a aussi ses exigences. Il ne serait pas plus influençable qu'un adulte, et saurait que la publicité tente de lui vendre quelque chose, mais ne saurait pas décerner ce qui, dans cette publicité, va le pousser à ce comportement. Plus il est jeune, plus l'aspect qualité serait plus important, et moins conscient, que l'aspect prix. Cependant, ce dernier devient rapidement important. Il va préférer économiser son argent pour acheter de bons produits. Il faut donc toujours miser sur l'établissement d'une relation de confiance.

La ligne de vêtements La Redoute, par exemple, a développé deux collections de vêtements dans son souci de répondre aux désirs des enfants de faire de bonnes affaires. D'abord, une ligne classique à petits prix et une autre, plus cher, mais offrant un style plus branché afin de plaire aux jeunes victimes de la mode.

En effet, en vieillissant, la fidélité aux marques est plus flagrante. C'est exactement pour cette raison que les parents sont rarement ceux qui choisissent d'essayer de nouveaux produits. Le lien de confiance doit donc être établi rapidement et conservé. L'effort doit être doublé de nos jours puisque les individus en sont plus conscients et adoptent parfois une attitude incertaine à l'égard des marques.


Les enfants prescripteurs (1/2)
La vérité sort de la bouche des enfants

Pour aller chercher l’adulte comme client, il vaut parfois mieux s’adresser à l’enfant. Celui-ci exerce une influence considérable auprès de ses parents dans tous les achats de la maison.

L'influence des enfants auprès de leur parent est très importante. En effet, ils influenceraient pour près de la moitié des choix et achats familiaux. Une étude réalisée par BVA pour la chaîne Fox Kids révélait que les enfants donnaient leur opinion sur un grand nombre de produits, même ceux qui ne les concernent pas, comme la décoration et les automobiles. Conscient du phénomène, le slogan de la campagne Peugeot 806 était «La voiture que les enfants recommandent à leurs parents».

Dès son plus jeune âge, l'enfant est amené régulièrement par ses parents faire les courses. C'est dans cette activité familiale qui semble des plus banales qu'il exerce le plus son rôle de prescripteur. D'ailleurs, l'enfant est davantage conscient de son influence que ses parents. Selon une étude du CRIOC, 65% des jeunes sont conscients de leur influence, alors que seulement 28% des parents admettent que les enfants mettent des produits dans leur panier. Leur influence est telle que le CRIOC espère que des règles plus strictes soient imposées pour les publicités qui visent les jeunes.

Les jeunes comprennent rapidement leur pouvoir et continueraient d'aimer accompagner leurs parents faire les courses dans le but conscient de l'exercer. En vieillissant, ils se contentent souvent d'inscrire sur la liste ce qu'ils ont besoin, en précisant la marque et le style. Il n'y a pas de doute, ils savent ce qu'ils veulent. Rapidement, ils se rendent seuls dans les magasins, pour eux ou pour un cadeau ou envoyé par leurs parents pour acheter quelque chose qui manque à la maison.

Les compagnies marketing connaissent depuis de nombreuses années le rôle prescripteur des enfants. En les ciblant, il est possible d'atteindre trois marchés, soit l'enfant en tant que consommateur, prescripteur et finalement, futur consommateur.

Mais les jeunes ne feraient pas qu'influencer les parents, ils les éduqueraient. C'est ainsi qu'une bonne proportion des achats technologiques viendrait des conseils prodigués par les ados. Au fond, ne sont-ils pas ceux qui en connaissent le plus sur le sujet, étant nés avec une souris dans la main?

Un peu générateur de ce qui est cool ou pas, les jeunes conseillent leurs parents sur les films qu'ils vont voir, les marques de vêtements qui ne sont plus à la mode et la nouvelle musique à découvrir.

La nouveauté attire particulièrement les jeunes. Ils sont souvent responsables de l'insertion de nouvelles marques ou nouveaux produits ou mêmes de nouvelles pratiques de consommation puisque les parents sont plus réticents. Cette tendance est d'ailleurs grandement observable au niveau des produits et comportements écologiques. Les enfants jouent un rôle primordial dans l'éducation des parents à ce niveau. Beaucoup plus sensible à ce sujet, ils sont responsables de la majorité des efforts écologiques de leur famille.

Le pouvoir d'achat des jeunes est peut-être minime, mais son vouloir est immense. Et les parents dépensent dix fois plus qu'il y a quinze ans pour faire plaisir à leurs enfants. Cibler l'enfant peut donc être une bonne façon de communiquer son message par son intermédiaire, en le considérant comme trois individus, un consommateur, un prescripteur et un futur consommateur.


La créativité des jeunes consommateurs au service de l'entreprise (2/2)

Écouter ses clients, c'est écouter son public cible. Pourraient-ils avoir de meilleures idées qu'une équipe spécialisée de marketing? Qu'une équipe de designer? Ça vaut parfois la peine de tenter l'expérience et de les laisser s'exprimer.

Un article paru en avril dernier dans Marketing Toronto fait le tour de la nouvelle tendance de faire appel à la créativité des consommateurs au service de l'entreprise. On y rapporte les propos du président de PostPone Corporation, Rick Wolfe. Selon lui, les compagnies commencent à réaliser l'impact de cette technique. D'abord, les communautés en ligne permettent d'obtenir plusieurs informations pour apprendre à connaître les consommateurs, mais aussi une façon de construire une forte relation avec eux en leur proposant de trouver eux-mêmes ce qui répondrait le mieux à leur besoin.

Les résultats d'une étude de Pepsi sur le marché jeunesse vont dans le même sens. Ils démontrent que les jeunes aiment le changement, qu'ils sont constamment en train d'explorer et qu'ils aiment la personnalisation. Pour répondre à ces requêtes, la compagnie lançait cette année le concours Design our Pepsi Can, un site où les consommateurs peuvent créer un design de cannette. Le design gagnant, déterminé par les internautes qui pourront voter parmi les meilleurs, qui seront pour leur part déterminé par la compagnie, sera utilisé sur pas moins de 500 millions de cannettes. Ce n'est pas moins de 35 nouveaux designs de cannettes que Pepsi met sur le marché cette année. Un autre concours avait permis à un client de faire le design d'une affiche billboard, placé à Time Square à New York, plus tôt cette année.

Pour sa part, Coke, proposait plutôt aux consommateurs de dessiner une machine distributrice virtuelle sur Second Life. Procter & Gamble, de son côté, permet en permanence à ses clients de faire des suggestions dans une section de son site Internet. Selon l'article de Marketing Toronto, 50% des nouvelles idées de produits leur viendront de gens à l'extérieur de la compagnie d'ici 2010.

Avec l'Internet, il est d'ailleurs possible d'offrir aux internautes la chance de tester un produit avant même d'avoir terminer la conception ou la construction. Ainsi, la chaîne hôtelière Starwood a pour sa part eu la brillante idée de lancer aloft hotel sur Second Life. On pouvait, jusqu'à mai dernier, y faire une visite de et y faire ensuite nos commentaires, qui étaient transmis à l'équipe d'architecte. Le véritable hôtel ouvrira en 2008.

Laisser la place à une véritable collaboration et utiliser les différentes ressources afin de construire une relation à double sens, donne donc le pouvoir aux consommateurs d'influencer les marques de façon dynamique.


La créativité des jeunes consommateurs au service de l'entreprise (1/2)

On fait de plus appel à la créativité des jeunes consommateurs au service de l'entreprise. C'est d'abord dans un souci d'écouter ce qu'ils avaient à dire et de leur offrir l'opportunité de s'exprimer qu'on en est arrivé là.

Le client est roi. On a souvent entendu et répété cette phrase. En tant que client, on en est persuadé et l'on aime sentir que ce dicton est respecté. On retourne dans les commerces où l'on a bien été servi et où l'on a même répondu à nos caprices sans trop rechigner. Ce principe existe depuis des lustres, mais il n'en est pas désuet pour autant.

Certaines boutiques l'ont bien compris et offrent à leur client des produits personnalisés comme des parfumeries: créez votre propre parfum ou des crémeries, créez votre propre sundae. Le succès des restaurants Cora reposent en grande partie sur ce principe. Au départ, le menu a été concocté et raffiné en s'inspirant des demandes et suggestions, parfois farfelues, des premiers clients et des enfants de la fondatrice.

Les adolescents aiment sentir qu'ils ont un sentiment d'appartenance à un groupe, mais en même temps, ils aiment avoir des morceaux uniques qui feront l'envie des autres. Pas surprenant de constater la popularité de Nike et de son espadrille personnalisable. En fait, ils ont eu un tel succès, qu'ils ont ouvert une boutique réelle à Manhattan, Le NikeID "lab" où les créations de vedettes sont exposées et où l'on peut concevoir son espadrille par ordinateur, tout en ayant un assistant pour nous aider.

L'indémodable t-shirt
Toutes les grandes villes possèdent une petite boutique où l'on peut créer des t-shirts personnalisés. Avec l'arrivée d'Internet, ce genre d'entreprises s'est multiplié sur la toile. Mais certains ont poussé le concept plus loin. Et si les créations des Internautes étaient vendues? La compagnie allemande Spreadshirt, le leader des boutiques en ligne de t-shirts personnalisables, a ainsi en 2002 ouvert son site, qui permet de vendre ses propres créations (qui maintenant, va bien au delà des chandails) sur son propre site, par exemple son blogue. L'internaute fait ainsi une part des profits sans avoir à s'occuper de la logistique, de la conception et livraison. Mais, par la suite, la compagnie a lancé un concours permanent de design. Le site de t-shirt lafraise.com (qui a été acheté par Spreadshirt), choisit chaque semaine 3 à 4 designs qui sont ainsi produits en 500 exemplaires qui seront vendus sur le site. La popularité est telle, qu'ils songent aussi à ouvrir des boutiques Lafraise en France.


Les sites de rencontre, toujours populaires auprès des jeunes

Les réseaux sociaux font beaucoup parler d'eux. Ils sont populaires et en pleine expansion. Mais les sites de rencontre n'ont pas perdu la cote pour autant!

Il y a quelques années les sites de rencontre étaient plutôt tabous. On n'osait pas avouer les fréquenter et encore moi qu'on y avait rencontré notre nouvelle flamme. Plus souvent qu'autrement, on convenait à deux d'un scénario pour répondre à l'inévitable question: "vous vous êtes rencontrés comment?". Avec le temps, il est devenu de plus en plus acceptable de fréquenter ces sites. On s'en cache moins. On le suggère même à tous ses amis célibataires. Les plus jeunes, eux, ont grandi dans un monde où les sites de rencontre existaient. Génération branchée, s'y inscrire est plus banal. Sur le site quebecjeunes.com, on y consacre un article avec une section qui en répertorie quelques-uns.

On pourrait avoir tendance à croire que les réseaux sociaux éclipsent les sites de rencontre. Pourtant, les internautes ne les utilisent pas pour les mêmes raisons. En fait, les réseaux sociaux sont venus répondre à un besoin observé sur les sites de rencontre. Certains s'y inscrivaient pour élargir leur cercle d'amis sans avoir un intérêt pour rencontrer l'âme sœur. Maintenant, ces personnes ont pu quitter les sites de rencontre permettant à ceux-ci de mieux répondre à leur but premier. De la même façon, certains s'inscrivent à des sites de réseautage pour trouver l'âme sœur. La majorité de ceux-ci se voient alors déçu puisque c'est loin d'être leur but premier.

Il n'est pas étonnant de remarquer que les sites réservés aux célibataires continuent à générer un bon trafic et même à se multiplier. Le célibat est devenu une mode, en partie créée par les nombreuses séries télévisées qui traitent du sujet. Les annonceurs ont rapidement compris le potentiel de cibler les célibataires. On a réalisé que ce sont de grands consommateurs, surtout pour ce qui est des produits mode/beauté, des plats cuisinés, des voyages spécialisés et tout ce qui concerne les sorties. Si les célibataires correspondent bien à notre public cible, les sites de rencontre sont à considérer sérieusement.

La tranche d'âge la plus fréquente sur les sites de rencontre est celle des 25 à 35 ans, avec un plus grand pourcentage de garçon. Mais on y trouve vraiment de tous les genres. Des sans emplois aux professionnels en passant par les étudiants. Puisque les gens doivent inscrire plusieurs renseignements personnels pour remplir leur fiche, il est possible de cibler une démographie en particulier lorsque l'on veut annoncer sur un site de rencontre. Mais il ne faut pas oublier la grande catégorie des gens qui vont aller voir les fiches des membres sans jamais s'inscrire.

Quels sites choisir?
Au Québec, on compte des dizaines de sites. RéseauContact peut se vanter d'avoir encore le meilleur trafic de visiteurs au Québec tout âge confondu. Que ce soit pour le nombre d'inscrits que pour ceux qui ne vont que regarder les fiches des membres. Ce n'est pas étonnant avec le lien que l'on trouve sur le site de nouvelles Canoë où certains membres sont annoncés. Le site de rencontre humoristique de Marc Boilard, monclasseur.com, est lui aussi, très aimé des ados et des jeunes adultes. Le fait qu'on s'y prenne moins au sérieux satisfaits les plus jeunes.

Mais selon l'étude Jeunes Canadiens dans un monde branché - Phase II (JCMB II), menée par ERIN Research pour le Réseau Éducation-Médias et financée par le gouvernement du Canada, les jeunes du Québec aiment particulièrement le site doyoulookgood.com, qui se trouve un peu entre le site de rencontre et le réseau social. Dans les faits saillants de l'étude, on peut lire: "Au Québec, le site préféré des jeunes filles de la 2e à la 5e année du secondaire est doyoulookgood.com. Sur ce site Web, produit à Montréal, les jeunes publient des photos, vidéos et informations personnelles à partir desquelles les autres utilisateurs peuvent voter et les juger en fonction de leur apparence. Les membres inscrits peuvent faire une recherche par âge, en commençant par un âge aussi jeune que 13 ans." Le site organise aussi des partys un peu partout en province et même des voyages étudiants pour les "spring break" des cégeps et universités. Et pour être certain d'apprécier au maximum le groupe avec qui l'on voyagera, il est possible de consulter les fiches de ceux qui se sont inscrits aux différents voyages. Bien pensé!

Lorsque vient le temps de choisir un site où annoncer, l'important est d'être vigilant. Le nombre de membres publié n'est pas toujours représentatif de la réalité. Il faut savoir que certaines personnes possèdent plus d'une inscription ou laissent leur fiche inactive.


Célébrité porte-parole (2 de 2)

À la recherche du sentiment d'appartenance, les jeunes utilisent les vedettes aimées de leur pair comme référence de bon goût.

Les adolescents traversent une période où ils tentent d'appartenir à un groupe en se définissant par leur look et ils sont donc particulièrement influençables aux choix de leurs idoles. Ils ne veulent pas faire de faux-pas et imiter la star populaire auprès de leurs amis les assure de ne pas se faire ridiculiser. Si leur idole porte ça, c'est sûrement cool.

Que ce soit par le biais des paquets cadeaux donnés aux différents galas ou simplement en les envoyant aux agents, de plus en plus de compagnies donnent leurs produits à certains artistes ciblés. N'étant pas exclusif, le fait que l'artiste porte la marque semble toujours naturel. Ça coûte moins cher que de la publicité ou que de les payer comme porte-parole et c'est souvent plus efficace. Le public a l'impression que les célébrités ont l'argent pour se procurer tout ce qu'ils désirent et que, s'ils portent quelque chose, c'est nécessairement parce qu'ils aiment ça.

Par exemple, la ligne québécoise Lady Dutch doit beaucoup à sa participation aux sacs de cadeaux donnés dans certains galas qui visent les adolescents, comme les Teen choice awards. À la suite de ces événements et ce, pendant plusieurs mois, on a vu dans les journaux à potins plusieurs vedettes (dont Nelly Furtado, Paris Hilton, Nicole Ritchie et Madonna) porter la marque. En peu de temps, dans la tête des gens, Lady Dutch était in auprès des stars. La marque ne s'arrête pas là, à chaque nouvelle collection, un grand nombre de morceaux est envoyé à différentes idoles des jeunes, comme par exemple à l'émission Canadian Idol.

Selon une recherche réalisée par le groupe NPD, utiliser une vedette dans une campagne de publicité est une arme à double tranchant. Il est primordial de choisir avec soin la meilleure célébrité pour représenter son produit parce qu'on risque toujours l'effet inverse de ce que l'on désire. Selon le rapport de NPD, Paris Hilton, pourtant très populaire dans les campagnes de marketing, a très peu d'influence et est parfois mal perçue. Deux éléments clés dans le choix d'une célébrité, en plus de sa popularité auprès du public visé, sont son intégrité et sa crédibilité. D'ailleurs, des compagnies, comme l'entreprise française glamspeak, se spécialisent maintenant dans la recherche de La bonne célébrité pour endosser son produit.

Dans les magazines pour les adolescents et à la demande des lecteurs, on retrouve beaucoup d'entrevues où les artistes sont invités à donner les noms des produits qu'ils utilisent et même leurs adresses favorites. Les jeunes lecteurs ont alors le sentiment d'avoir les mêmes goûts que leur idole et de s'y sentir près. Sans oublier que le fait de connaître l'adresse des endroits où se tiennent les vedettes va assurément les attirer.

Il n'est donc pas étonnant que pour faire parler de lui et demeurer l'endroit favori des stars internationales de passage à Montréal, Le Times Supper club n'a pas hésité à payer Paris Hilton pour qu'elle vienne s'éclater dans la métropole. Plus ils accueillent des stars, plus ils sont en mesure de justifier leurs prix de vente élevé à leur clientèle. Le bar Pinokkio, pour sa part, a des soirées où l'on retrouve des vedettes de la télé-réalité derrière le bar.

Plus la personne vieillit, plus le produit devient plus important dans son choix d'achat. Les produits électroniques, par exemple, s'associent rarement aux célébrités et préfèrent miser sur leurs produits en leur donnant un look irrésistible tout en étant toujours à la fine pointe de la technologie. Mais ces compagnies visent souvent un public plus âgé. Toutefois, lorsque leurs produits visent les adolescents, même les compagnies technologiques semblent se tourner vers ce genre d'association. Par exemple, le smartphone SideKick II et Paris Hilton.


Célébrité porte-parole (1 de 2)

Compte tenu du fait que chaque individu est exposé à environ 3000 publicités par jour, il est important de se démarquer. Est-ce que le celebrity marketing, c'est-à-dire, faire appel à une célébrité pour représenter son produit est efficace?

Les célébrités sont des gens respectés qui ont une grande influence. On n'a qu'à penser à tous ces journaux qui ne racontent que les derniers potins les concernant et qui répertorient tout ce qu'ils achètent et même ce qui se trouve dans leur sac à main. En lisant ces articles, les fans ont l'impression de connaître un peu plus leur vedette, de s'en approcher. Lorsqu'une célébrité s'associe à un produit, celui-ci bénéficie d'une meilleure image et devient synonyme de qualité.

Selon de récentes études, les ambassadeurs d'une marque, c'est-à-dire une personnalité qui agit à titre de porte-parole, mais qui est clairement un acteur de la publicité, perd un peu de son impact. Les gens semblent porter davantage leur attention sur le produit en question plutôt que la personne qui le représente. Payer un artiste pour être ambassadeur de la marque peut d'ailleurs s'avérer des plus dispendieux. L'investissement est surtout efficace pour faire connaître une marque ou faire parler de soi au début. Malgré tout, Coca-Cola et Pepsi n'hésitent pas à faire appel aux teens idols. Ils se disputent même leurs ambassadeurs. Pepsi a récupéré Christina Aiguilera, qui représentait Coca-Cola auparavant. Il faut dire qu'ils s'assurent ainsi d'une meilleure attention sur le regard porté sur leurs publicités.

Mais en général, les ambassadeurs sont bons surtout pour faire connaître une marque, un produit ou un nouvel établissement.


Halo 3 - Beaucoup de bruit mais pas pour rien

La campagne de marketing concernant la sortie du jeu vidéo Halo 3 a commencé presque un an avant sa sortie. Master Chief, le personnage principal, fait même la page couverture du respecté magazine Wired ce mois-ci. Aux Etats-Unis, avec Burger King, Pontiac et Pepsi qui se sont associés à la sortie du jeu, la majorité des gens ont entendu parler de Halo 3.

La campagne marketing de Halo 3 fait couler beaucoup d'encre, dans des publications comme The Wall Street Journal, depuis quelques semaines voire quelques mois. Effectivement, elle a débuté le 4 décembre 2006, pendant le football du lundi soir. Le premier spot publicitaire de 60 secondes se terminait par: "finissons le combat en 2007".

Certains se demandent pourquoi avoir mis tant d'efforts et d'argent sur une franchise tellement populaire que le succès du dernier titre de la trilogie est assuré. Premièrement, dans la guerre des ventes de consoles nouvelle génération, Microsoft, éditeur du jeu développé par Bungie, souhaite que Halo 3 fasse vendre davantage de Xbox 360. Pas étonnant, Halo 1 et 2 sont en grande partie responsables du succès de la Xbox. De plus, il souhaite reprendre son titre de meilleures ventes d'un lancement en divertissement. Après 24 heures, Halo 2, sorti en 2004, a engendré 125M$, devenant la sortie de divertissement la plus lucrative. Dépassé depuis par la sortie du film Spiderman 3 (151 millions), Microsoft espère reprendre sa position au numéro 1. Ce n'est pas contre les autres jeux qu'ils sont en compétition, mais avec les films. Avec les pré-ventes déjà enregistrées, on évalue à 200 millions les revenus pendant sa première journée de vente. Rien de moins.

Récemment, Brandweek publiait un article relatant les cinq phases de cette campagne publicitaire impressionnante. Brièvement, après la première publicité, on a permis aux fans de jouer la version beta du jeu pendant un temps limité. Ensuite, on a lancé le projet Iris, une campagne virale en cinq étapes qui consistait en une série d'indices, cachées un peu partout dans des vidéos ou dans des sites Internet, qui révélaient des éléments de l'histoire de Halo 3. Ensuite, l'effort a été mis sur les partenariats avec des grosses compagnies comme Mountain Dew (Pepsi), Pontiac (General Motors), 7-Eleven, Burger King et plusieurs autres. La tournée du groupe Linkin Park's a même été commanditée par le jeu. Finalement, la phase 5 était "Believe". Une campagne publicitaire où un vieil homme raconte ses combats aux côtés de Master Chief, le personnage principal.

À qui ça sert?
Les hommes de 18 à 35 sont une des catégories les plus difficiles à rejoindre. C'est d'ailleurs spécifiquement pour les viser que les compagnies ont un jour eu l'idée d'insérer leurs produits dans les jeux vidéo. Halo 3, est un jeu classé M pour mature 17 ans et plus. Si vous pensiez encore que la majorité des joueurs étaient des enfants, détrompez-vous! Le succès de Halo prouve que ce n'est pas le cas. En fait, l'âge moyen d'un joueur de jeu vidéo serait de 29 ans.

La vente des produits dérivés ont un succès inimaginable. Ceux de Halo et Halo 2, selon des données fournies par Microsoft Canada, ont rapporté 1 milliard de dollars, soit trois fois plus que ceux d'Harry Potter. Une explication plausible est l'âge des joueurs qui ont les moyens d'acheter ces produits.

Il n'est donc pas étonnant que pour une première fois, une compagnie de boissons gazeuses, en l'occurrence Mountain Dew de Pepsi, décide de s'associer à un jeu vidéo. Pour l'occasion, ils ne sortent pas seulement une cannette aux couleurs de Halo, mais bien une nouvelle saveur. On retrouve donc, pour un temps limité, la Mountain Dew Game Fuel, au goût de cerise et qui comporte 30% de caféine supplémentaire. De quoi tenir éveillé les joueurs qui ne pourraient lâcher leur console avant de terminer le jeu.

Dans l'article du The Wall Street Journal, le directeur du marketing de Pontiac explique que les jeux deviennent une partie importante du monde du divertissement et que le public cible de Halo étant la même qu'eux, il était très pertinent pour eux de s'en associer.

La campagne publicitaire va certainement permettre de vendre un nombre impressionnant de copies du jeu, mais la popularité de celui-ci aidera à la visibilité de plusieurs compagnies. La campagne de Halo 3 est incontestablement un bon exemple de ce qui peut être fait pour rejoindre les hommes de 17 à 35 ans. La franchise Halo a d'abord établi un standard pour les jeux de catégorie de tir à la première personne. On pourrait croire que Microsoft a réussi à établir un standard pour une campagne publicitaire qui vise à rejoindre un groupe d'âge difficile, entre autres par son habileté à se servir des différentes plates-formes populaires du web (pour le projet Iris).

Comme le termine l'article de Brandweek, "Après 10 mois de marketing, tout le monde devrait avoir maintenant reçu l'invitation."

Pour tous les événements Halo:
www.xbox.com/en-US/games/h/halo3/hub/default.htm


Les C-Types, les nouveaux types de consommateurs

Après les métrosexuels, übersexuels et autres termes pour catégoriser les consommateurs, voilà que les C-Types, proposés par l'américain Ron Rentel, font beaucoup parler d'eux. Qui sont-ils?

Le terme métrosexuel, inventé par le journaliste Mark Simpson, a tellement bien été intégré dans le langage courant qu'on le retrouve maintenant dans le Oxford English Dictionary. Depuis, les spécialistes du marketing et les magazines ne cessent d'essayer d'inventer des nouveaux termes. On a vu défiler les übersexuels, soccer mom, rétrosexuels, sumosexuels, tyrosexuel et hétéropolitain. Les deux premiers ont peut-être réussi à sortir un peu du lot, mais aucun n'est parvenu à se tailler une place aussi importante que les métrosexuels. Est-ce que les neuf types de consommateurs, appelées les C-Types, proposés par Ron Rentel dans son livre Karma Queens, Geek Gods and Innerpreneurs, auront plus de succès?

Basé sur des milliers d'heures de recherches, réalisées par la firme Consumer Eyes, le livre fait de plus en plus parler de lui. Pour arriver à créer neuf groupes, une équipe de recherche a analysé les consommateurs selon leurs achats, leurs activités favorites, leurs comportements et leurs attitudes. Pourquoi trouver une nouvelle façon de définir les consommateurs? Selon eux, il n'y a plus de choix de masse et les focus groupes ne sont plus représentatifs de l'ensemble de la population. Définir précisément ses clients serait donc la meilleure façon de réussir à construire une meilleure relation avec eux.

Qui sont ces neuf C-Types? Voici une brève description ainsi que la célébrité qui les définit.

Denim Dads
Ils participent activement aux tâches ménagères et prennent leur rôle de père au sérieux, surfant sur les sites Internet qui donnent des conseils pour les parents.
Représenté par : Peter Saarsgard

E-Litists
Considérés comme des écolos légers, ils consomment bio/écolo/équitable dans la mesure du possible.
Représenté par : Al Gore

Ms. Independants
Femmes de carrière célibataires, elles dépensent son argent dans des produits pour se faire plaisir, comme des vêtements de designers.
Représenté par: Samantha de Sex in the city

Middlemen
Âgés entre 21 et 35 ans, ils gagnent leur vie sans aspiration particulière pour une progression de leur carrière, ils sont satisfaits avec ce qu'ils ont. Ils sont souvent des consommateurs de junk food et des passionnés de jeux vidéos.
Représenté par : Johnny Knoxville

Karma Queens
Femmes dans la quarantaine ou cinquantaine qui cherchent à être en harmonie avec l'univers. Elles aiment les petits luxes comme les visites aux spas et les chandelles parfumées.
Représenté par: Christy Turlington

Culture Crossers
Les plus jeunes des neufs passent d'une tendance à l'autre et aiment la nouveauté, ce qui n'a pas encore été adopté par la masse. La meilleure façon de les rejoindre est par les publications alternatives. Dès que leur nouveau dada devient populaire, ils s'en trouvent un autre.
Représenté par: Gwen Stefani

Innerpreneurs
Constamment en quête d'une bonne balance entre leur vie personnelle et professionnelle, ils aiment réaliser leur passion et rendre la vie des autres meilleures. Ils seraient un des groupes les plus difficiles à rejoindre.
Représenté par: Rachael Ray

Geek Gods
Ils sont ceux qu'on appelle pour toutes les questions en regard à la technologie. Ils adorent répandre l'information sur les nouveaux gadgets qu'ils découvrent. Ils peuvent devenir le plus grand allié ou le pire ennemi des compagnies.
Représenté par son ami spécialiste de produits Apple

Parentocrats
En s'inquiétant un peu trop sur des questions de sécurité, ils ont tendance à restreindre à leurs progénitures le plaisir d'être un enfant. Ils recherchent tout ce qu'il y a de mieux et sont prêts à en payer le prix.
Représenté par: Bree de Desesperate Housewives.

Est-ce que les nouveaux C-Types vont révolutionner le monde du marketing? Ce serait plutôt surprenant, mais il n'en demeure pas moins évident que les neuf groupes sont des plus intéressants. L'auteur du livre affirme lui-même que de nombreux autres types de consommateurs existent et qu'ils ont choisi ceux qu'ils considéraient les plus importants et les plus successibles de perdurer aux États-Unis. Pourquoi ne pas créer sa propre liste?

Pour voir les neuf types de consommateurs : http://adage.com/images/random/0707/consummers.pdf

Pour télécharger gratuitement le premier chapitre du livre : http://www.consumereyes.com/newWeb/index.html


Possibilités marketing du site de réseautage Facebook

Il y a quelques mois, on entendait parler de Myspace partout. Maintenant, de Facebook qu'on entend le plus parler. Alors que Myspace demeure le plus populaire auprès des fans de musique, Facebook a réussi à aller chercher un plus grand éventail d'individus. Quelles sont les possibilités marketing du site de réseautage le plus en vogue?

Le site de réseautage dont la popularité ne cesse de croître existe depuis février 2004. Au départ, il était réservé aux étudiants de Harvard, puis aux étudiants des universités en général, puis aux jeunes adultes et finalement, on y retrouve des gens de tous les âges ou professions, bien que les jeunes adultes demeurent la tranche d'âge la plus importante. Il y aurait 29 millions d'utilisateurs actifs, dont au moins la moitié irait sur le site au moins une fois par jour!

Depuis quelques mois, de plus en plus de gens délaissent leur Myspace au profit de Facebook. Pourquoi? D'abord, plusieurs personnes préfèrent l'interface, plus simple et standard d'un profil à l'autre. Ensuite, on aime la proximité avec ses contacts et les nouvelles (mini-feeds) qui informent sur les différentes actions récentes de ceux-ci. On apprécie également le fait d'y retrouver moins de publicité. Alors comment peut-on se servir de Facebook pour ses campagnes de marketing sans offusquer les utilisateurs?

À la différence de Myspace, il n'est pas recommandé de créer un profil pour son produit. La majorité des utilisateurs connaissent tous leurs contacts et n'acceptent pas d'inconnus. Le mieux est donc de créer un groupe qui permettra d'y poster des nouvelles ou de les envoyer par email aux membres. L'avantage est que lorsque quelqu'un joint un groupe, ça apparaît dans les mini-feeds de tous ses contacts. Certains amis iront donc voir ce qu'est ce groupe et s'inscriront peut-être à leur tour.

Ensuite, il y a la publicité à la gauche de l'écran, appelé Flyer. Étant unique sur les profils, on peut être assuré que les internautes la remarquent si elle reste en ligne pour plusieurs jours. Toutefois, elles génèreraient très peu de cliques. Les gens la voient, mais ne chercheraient pas vraiment à en savoir plus. On se questionne encore sur son pouvoir de marketing. Il s'agit de trouver la bonne idée pour son message. Par exemple, après plusieurs semaines à avoir un flyer de la nouvelle saison de l'émission télévisée The Hills, plusieurs personnes ont commencé à en parler dans leur statut. Certains demandaient une nouvelle publicité, d'autres avertissaient que la première émission débutait bientôt. Il n'y a pas de doute, elle s'est fait remarquer. L'avantage du flyer est de pouvoir choisir son public cible, selon les données personnelles que les utilisateurs ont remplies à leur inscription.

On peut utiliser Facebook pour faire des petites études de marché. Lorsque les utilisateurs vont sur leur page d'accueil, parmi les mini-feeds se trouvent le sondage du jour. Il est ainsi facile d'obtenir rapidement une réponse à une question en obtenant automatiquement les préférences par sexe et par âge. Dans cet exemple, on s'informe sur la boisson gazeuse favorite des gens.

Parmi les moyens sur comment rejoindre les jeunes adultes, il y a bien sûr de créer des applications. Alors qu'il y a six mois les profils étaient plutôt simples, depuis mai, plusieurs concepteurs proposent leurs propres applications. On en trouve maintenant plus de 2200.

Lorsqu'une personne installe une application, ses amis le voient aussitôt dans les mini-feeds et plusieurs iront voir ce que c'est. Par exemple, Red Bull a demandé au développeur Craig Kohtz (Flickr, Blog) de créer un jeu roche papier ciseau appelé Roshambull Rock, Paper, Scissors. On ajoute l'application pour jouer entre amis, mais on reconnaît facilement le logo de la boisson énergisante.

Le pouvoir de Facebook n'a pas encore été largement étudié, mais l'avantage pour le moment est son faible coût. Avant que les prix grimpent, on peut facilement en tirer ses propres conclusions.


«Dis-moi ce que tu portes, je te dirai qui tu es»

L'importance des marques chez les jeunes n'est pas née d'hier. On a tous des souvenirs de notre enfance où une marque d'espadrille ou même de poupée valait mieux qu'une autre et qu'on suppliait ses parents pour les avoir. Avouez qu'une Barbie qui ne vient pas de Mattel ne semble pas être aussi intéressante… La différence est qu'il y a une cinquantaine d'années, les parents de famille nombreuse n'avaient pas les moyens de répondre aux demandes de leur progéniture. Tandis que maintenant, probablement pour se déculpabiliser de leur nombreuse absence, les parents cèdent rapidement aux demandes exigeantes.

À l'adolescence, on a peur d'être rejeté et porter des marques connues donne l'impression aux jeunes de faire partie de la gang. L'opinion de la famille n'est plus ce qui compte, ce qu'on recherche, c'est l'approbation des amis. Il est donc normal que les jeunes cherchent à se procurer les mêmes marques que leurs amis. Ça leur donne un sentiment d'appartenance. De plus, ils considèrent que les marques connues sont synonymes de qualité, ce qui leur donne une raison supplémentaire pour investir plus d'argent dans leurs achats.

Ce qui est surprenant, ce sont les résultats de l'étude de l'Université Laval sur la sensibilité aux marques vestimentaires chez les consommateurs. En fait, celle-ci a révélé que les garçons sont plus sensibles aux marques. Les filles trouveraient le moyen d'être à la mode sans porter de marque connu. Mais en vieillissant, elles deviennent de plus en plus intéressées par les vêtements de marque connue alors que l'intérêt des gars reste stable. Selon cette même étude, les élèves issus d'un milieu socio-économique faible sont les plus touchés par le phénomène de la sensibilité aux marques vestimentaires de prestige même s'ils ont moins d'argent. Avoir envie d'être cool, ce n'est pas une question de milieu!

On se démarque!
Les campagnes de marketing doivent user d'imagination pour rendre leur marque in aux yeux des jeunes. C'est depuis le milieu des années 1990 qu'on vise les jeunes dans les campagnes marketing. Selon Naomi Klein, auteure du livre No Logo - La tyrannie des marques, 1992 étant marqué par une augmentation d'adolescents en Amériques, les secteurs du divertissement auraient eu l'idée de se tourner vers des annonceurs comme MTV, Nike ou Microsoft. Elle ajoute que depuis quelques années, avant d'annoncer un produit, on mise davantage sur la diffusion d'une image de marque (exemple, Nike et Clavin Klein). Les compagnies se sont rapidement rendu compte que les jeunes vont trouver l'argent nécessaire pour se procurer des marques dites cool. Pour ce faire, on utilise les vedettes ou on fait une campagne punchée avec des images audacieuses qui véhiculent un comportement rebelle, tout comme les ados.

L'association avec les artistes ou les événements musicaux et sportifs demeurent définitivement de très bons moyens pour rendre une marque cool auprès des jeunes. En portant un tel vêtement ou en utilisant un tel cellulaire, les artistes font en fait du street marketing. Et comme ils se font prendre en photos par les paparazzis, ils se retrouvent dans les pages de nombreux magazines et le produit se retrouve partout. Le street marketing est aussi utilisé de façon plus subtil. On approche un jeune qui semble un lanceur de tendances et on lui donne des produits pour qu'il les porte, mais aussi pour qu'il en parle dans différents forums ou blogues.

Pour rejoindre les jeunes, il n'y a rien de plus facile que l'Internet, puisqu'ils y passent souvent plus de temps que devant leur téléviseur. Toutefois, les jeunes ne sont pas dupes. Ils n'apprécient pas les publicités envahissantes comme le spam. Et une fois qu'ils se rendent sur un site Internet, ils s'attendent à de la qualité. Il ne faut surtout pas lésiner sur l'importance de créer un site Internet des plus intéressants où le contenu sera aussi important que le contenant.

Le placement dans les jeux vidéos ou les films en est un autre. Associer sa marque à un héros respecté et populaire est vraiment une bonne façon de devenir cool. Si on avait la possibilité de se procurer les gadgets de James Bond, on le ferait, non? Alors avoir la possibilité de se procurer ceux de nos héros des jeux vidéos, c'est attrayant!

D'ailleurs selon les tendances, les marques qui réussiront à faire leur chemin vont différer. Depuis quelque temps, ce sont celles qui ont une conscience sociale ou qui s'impliquent qui ont la cote. Dans cet esprit, on lançait il y a plus d'un an la campagne de marketing collectif Red (aux frais de Gap, Apple et Motorola), où une partie des profits est remis à un organisme de charité qui lutte contre le SIDA. En ce moment, c'est surtout ce qui touche l'environnement qui a la cote! Si c'est écolo-bio-éthique, c'est tendance! On ne veut pas arrêter de consommer, mais on veut garder bonne conscience. Et ce serait vrai, même chez les jeunes.

Le véritable enjeu est de trouver le moyen de les fidéliser. Parce qu'en vieillissant, ils ont tendance à s'acheter les mêmes marques.

Références :
http://www.infobourg.com/sections/actualite/actualite.php?id=11842 http://www.quebecjeunes.com/medias/voir/318 http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2007/05/20070513-090301.html http://emplois.isarta.com/event/showthread.php?t=133 http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2001/03.15/ados.html http://visionarymarketing.com/articles/marketingdesados.html http://www.strategies.fr/archives/1359/135900801/
http://www.media-awareness.ca/
http://www.media-awareness.ca/francais/parents/marketing/enjeux_ados_marketing.cfm http://www.quebecjeunes.com/medias/voir/512 http://www.journaldunet.com/0505/050524regenere.shtml


Placements de produits dans les jeux vidéo - Partie 2/2

Les jeux vidéo étant considérés comme un média, les compagnies sont pratiquement soumises aux mêmes règles que celles qui s'appliquent à la télévision. Effectivement, les publicités doivent être approuvées par l'organisme américain COPPA (Children's Online Privacy Protection Act), qui a établi des règles bien précises. «Par exemple, si on cible, les six à douze ans, on ne peut pas montrer de «junk food» ou de boissons gazeuses et évidemment, tout ce qui a rapport au sexe ou à la violence.» précise Lucile Bousquet, directrice Marketing d'Ubisoft Canada.

Davantage pour ne pas déplaire aux joueurs, il faut que le produit soit intégré de façon à que ça ne nuise pas au «gameplay» et que ça ne déplaise pas aux joueurs. «Pour s'en assurer, développe Lucile Bousquet, on travaille en amont avec les annonceurs, dès le début de la production, pour bien les intégrer au scénario. Si ce n'est pas bien fait ça pourrait autant leur nuire à eux qu'à nous. Chez Ubisoft, on évite d'avoir plus de cinq annonceurs dans nos jeux. On trouve que trop, c'est comme pas assez.»

Les hommes d'abord, les femmes et les enfants ensuite «25 à 30% des utilisateurs de la Nintendo DS sont des filles», remarque Mme Bousquet, et on retrouve des statistiques similaires chez les joueurs de la Wii. On ne peut donc pas ignorer les filles. Toutes les compagnies développent maintenant leur gamme de jeux pour filles. «Pas surprenant d'avoir vu récemment la chaîne de magasin de vêtements H&M s'associer au jeu The Sims 2. Les personnages peuvent maintenant aller y magasiner!»

Étant les plus difficiles à rejoindre, ce sont les jeunes adultes qui ont d'abord été ciblés. Toutefois, la publicité dans les jeux vidéo s'étend maintenant au marché des plus jeunes. Pas surprenant qu'ayant eu du succès dans la cour des grands, on souhaite faire de même avec les plus jeunes.

Et le prix dans tout ça? «Le coût dépend de beaucoup de choses, par exemple la modalisation et le développement nécessaire, explique l'employée d'Ubisoft. Ce n'est jamais le même prix.» Toutefois, on peut affirmer qu'il y a une forme de publicité disponible pour tous les budgets. En fait, ça peut aller de quelques milliers de dollars dans le cas d'une publicité dynamique (en ligne pour une courte période) à plusieurs centaines de milliers de dollars voire millions pour un placement de produits. «Ce qui est certain, c'est que la publicité dynamique sera toujours moins chère qu'une campagne télévisée pour toucher environ le même nombre de personnes, en plus d'offrir des statistiques précises.» conclut Mme Bousquet.

Définitivement, on continuera de voir des produits dans les jeux. Dans ceux-ci, on ne peut pas zapper. Les produits sont sur notre route, dans notre paysage ou même dans nos mains… On ne peut pas les manquer, mais on «coexiste» avec eux sans problème. De toute façon, c'est logique compte tenu du fait que les jeux deviennent eux-mêmes de plus en plus réalistes.


Placements de produits dans les jeux vidéo - Partie 1/2

On entend de plus en plus parler du placement de produits dans les jeux vidéo. Pour nous expliquer cette pratique en constante évolution depuis trois ans, on a rencontré Lucile Bousquet, directrice Marketing d'Ubisoft Canada.

«Le 1er jeu dans lequel on a fait du placement de produit a été Tom Clancy's Splinter Cell Pandora Tomorrow, sorti en 2004, nous informe Mme Bousquet. Dans ce jeu, le héros utilise un téléphone Sony Ericsson dans ses missions.» Ce sont les annonceurs qui ont d'abord approché les compagnies de jeux vidéo, il y a environ quatre ans. Les études démontraient que les hommes de 18-34 ans regardaient beaucoup moins la télévision, passant beaucoup de temps à surfer sur le net et à jouer à des jeux sur console. Cherchant une nouvelle façon de les rejoindre, l'idée de faire de la publicité dans les jeux s'est imposée. Ça s'est bien intégré au gameplay. «Les résultats de certaines études démontrent que 70% des hommes du groupe d'âge ciblé ne sont pas incommodés par la pub et trouvent que ça ajoute au réalisme du jeu», ajoute-t-elle.

Rapidement, c'est devenu une pratique courante et on retrouve de moins en moins de jeux sans publicité. Les résultats sont là et pour les annonceurs, c'est une façon d'associer son produit à une image cool, par exemple, à un héros qui sauve le monde. En trois ans, chez Ubisoft, le personnel en charge de ce département est passé d'une à cinq personnes. «Les chiffres démontrent que la publicité dans les jeux représentaient 56 millions de dollars en 2005, ajoute Mme Bousquet, et on prévoit que ce chiffre sera de 1,8 milliards en 2010! Il y a un potentiel énorme. Maintenant, les consommateurs sont très versatiles, alors il est normal que les annonceurs utilisent différents médias pour les rejoindre.»

Il y a deux façons d'être présent dans un jeu.

1. Le placement de produit
Bien intégrer au jeu, c'est la forme la plus efficace. Avec l'interactivité du personnage avec le produit, on s'assure que le joueur le verra. «Par exemple, le héros dans Splinter Cell doit composer un numéro sur le cellulaire, relate la directrice de marketing. Dans le jeu CSI, le personnage trouve une carte VISA et le personnage doit appeler le service à la clientèle pour connaître les dernières transactions, ce qui l'aide à trouver le meurtrier.» Dans le cas du placement de produit, il est primordial de porter une attention particulière à la façon dont est intégré le produit pour ne pas choquer le joueur. Habituellement celui-ci sera assimilé logiquement avec le jeu. Dans les jeux d'action, par exemple, on retrouvera davantage des appareils électroniques ou des voitures.

2. La publicité
Celle-ci permet d'afficher un produit sur une affiche dans la rue, une boutique, une machine distributrice de boissons gazeuses ou des produits de beauté sur un comptoir de salle de bains. «En fait, c'est même important pour le réalisme du jeu, exprime Lucile Bousquet. Si l'action se déroule à New York, par exemple, on s'attend à voir des billboards, des chaînes de restaurations et de magasins connues. Ainsi, ça ne dérange pas les joueurs. La publicité doit être placée de façon intelligente.»

On retrouve deux formes de publicités:
La Publicité statique
Qui se retrouve directement et en permanence dans le jeu.

La Publicité dynamique
Celle-ci est réservée aux jeux dans leur version «online». On prévoit un espace où la publicité va changer régulièrement. «Par exemple, nous explique Lucile Bousquet, puisque les joueurs doivent s'inscrire et entrer leur information pour joueur en ligne, l'annonceur peut demander à ce que sa pub n'apparaisse que pour les joueurs québécois, de sexe féminin - à noter que 80% de ces joueurs sont de sexe masculin -, de 13 à 17 ans, de 19h à 20h et pendant une semaine.» Cette forme de publicité permet d'être vraiment précis sur le public ciblé. Par la suite, on obtient des statistiques tout aussi précises; le nombre exact de personnes qui sont passées à côté de la pub, combien de temps elles sont restées devant, quels étaient leurs profils, si elles ont essayés de tirer dessus, etc.


Phénomène Second Life

Si vous ne connaissez pas encore Second Life, on vous invite d'abord à aller voir ce clip d'introduction au monde virtuel

Depuis son ouverture en 2003, Second Life, ne cesse de faire parler de lui. Alors que certains encensent ce monde virtuel, créé par Linden lab, comme le blogueur québécois et consultant en commerce électronique Michel Leblanc, d'autres comme Frédéric Cavazza, consultant français indépendant, n'y croient pas et considèrent que l'on fait beaucoup trop de bruit pour peu de chose. Mais qu'en est-il? Est-ce une bonne vitrine pour les compagnies? Vaut-il la peine de dépenser de l'argent pour acheter un terrain, s'y construire et ensuite y déployer autant de temps et d'énergie? Les avis quant au pouvoir de Second Life sont des plus mitigés.

Le plus grand problème vient du fait que les millions d'inscrits représenteraient mal le taux de participation. Plusieurs personnes se créent un compte, l'essaient, mais n'y retournent jamais. Selon l'analyse du rapport State of the Virtual World - Key Metrics, publié par Second Life en janvier 2007, faite par Marc Snyder, consultant emm-ess, le nombre de résidents représenterait 2,3 millions de personnes (certains se créent plusieurs différents avatars) et de ceux-ci, seulement 200 000 l'utiliseraient régulièrement.

Dans ce rapport, on apprend aussi que les Américains sont les plus nombreux à s'amuser dans Second Life (31,19%), alors que les Canadiens ne représentent que 3,30% des résidents actifs! De plus, les plus grands utilisateurs se trouvent parmi les 25 à 34 ans et on retrouve un peu plus d'hommes que de femmes dans le monde virtuel.

Suite à l'article Are marketers dying on Second Life?, paru le 27 mars dans Brandweek, Eric Kintza, le vice-président Global Marketing Strategy & Excellence pour HP énumère sur son blogue les dix raisons pour lesquelles il n'est pas encore convaincu de la pertinence de s'y introduire en tant qu'entreprise. Par exemple, 70% des utilisateurs sont insatisfaits de la présence des compagnies, les revenus et profits possibles sont très limités et l'investissement requis est souvent sous-estimé.

Malgré tout, certaines compagnies s'y implantent, comme Telus Canada, qui, aussi surprenant que cela puisse paraître, vend des cellulaires, objets totalement inutiles - autre que pour le look - dans Second Life. On peut magasiner chez American Apparel les mêmes vêtements disponibles en boutique. La compagnie Agency.com y a fait son recrutement de nouveaux collaborateurs. Lacoste a lancé un concours de mannequin virtuel tandis que Coca-Cola propose un concours de design de distributrice de coke virtuelle. Après la présence de Wired, Reuters et NBC, le journal Le Devoir a récemment ouvert ses portes dans le monde virtuel.

Une compagnie peut parfois y être représentée sans même avoir été consultée, comme c'est le cas pour le Château Frontenac, propriété de Fairmont. Dans ce cas-ci, c'est plutôt l'initiative d'un individu qui trouvait qu'une représentation de cet icône du Québec manquait.

À quoi sert d'implanter sa compagnie dans Second Life? Selon le site Internet officiel, certaines compagnies l'utilisent pour des collaborations d'affaires, d'autres pour vendre des produits aux résidents de la communauté, d'autres pour tester la popularité de leur produit et pour réaliser des focus group ou pour organiser des conférences de presse et même des concerts.

Est-ce qu'investir pour une présence dans Second Life vaut la peine? Ça dépend de beaucoup de facteurs, par exemple le public cible. Certains croient qu'il vaut mieux attendre que la popularité au Canada s'accroisse tandis que d'autres pensent plutôt qu'il faut s'implanter avant que ça ne devienne vraiment populaire ici. Mais sans résultat concret sur le bénéfice que ça peut nous apporter, ça demeure un choix bien personnel et avouons-le, un coup de dés!


Opération séduction
Des soins à… la gomme balloune !
Fidéliser les enfants pour s'assurer de la durée d'une industrie

Après avoir séduit les femmes et apprivoisé les hommes, voilà que l'industrie du Spa s'intéresse maintenant aux enfants, son public de demain. Le tourisme santé a beaucoup évolué ces dernières années et les tendances favorisent les infrastructures pouvant répondre aux besoins de toute la famille.

Pourtant, bien que les soins de santé aient pris depuis une tendance plus ludique avec des produits au chocolat, au sirop d'érable ou aux truffes, ils n'avaient, jusqu'alors, jamais tenu compte de l'importance de séduire et de faire «tripper» une jeune clientèle. Mais comment capter leur attention? Comment les séduire? Que faire pour leur assurer une expérience amusante tout en respectant le mandat de détente et de bien-être inhérent aux spas?

Si, jusqu'à ce jour, certains spas offraient des traitements aux enfants, en présence d'un parent, il s'agissait de soins identiques à ceux des adultes. Et, il faut bien avouer qu'un enveloppement aux algues n'a rien d'attirant pour un enfant et qu'un massage peut aussi l'ennuyer.

Mais voilà que In Spa Cosmétiques innove avec un concept qui risque fort de révolutionner le marché. Son Cataplasme de gomme GOM-MEE propose une façon de faire unique et un produit amusant à l'odeur de… gomme balloune! Mais attention, les bienfaits sont réels! Le traitement est adapté à l'état cutané et à l'épiderme sensible des enfants et adultes, ayant conservé leur cœur d'enfant, qui ont passé une journée en plein air! Suffisait d'y penser!

D'une durée d'une heure, soit le même temps que celui de papa et maman, le soin requiert, comme il se doit, la présence d'un adulte. Sur un lit décoré à l'effigie de Gom-Mee, le thérapeute étend une pâte de couleur rosée sur le dos et les mains de l'enfant! Ce dernier est ensuite invité à satisfaire sa curiosité en manipulant cette pâte, un peu comme il le ferait avec de la plasticine.

Ne reste plus maintenant aux centres de santé qu'à élaborer autour de ce concept en créant un univers ludique pour que leurs jeunes clients vivent une expérience inoubliable.


MySpace pour les nuls

À la fin de 2006, MySpace devenait plus populaire que Yahoo! Effectivement, on aurait enregistré un trafic de 38,7 milliards de pages visitées contre 38,1 milliards pour Yahoo!, selon comScore Media Metrix. Toutefois, au nombre de visiteurs, Yahoo! demeure au premier rang, avec ses 130 millions, contre 57,2 pour MySpace.

Et la popularité ne se limite plus qu'aux Etats-Unis. De plus en plus de Québécois y ont créé leur page. Tellement, que Canoë a même lancé dernièrement un tout nouveau site se rapprochant de MySpace. Impossible maintenant d'ignorer ce potentiel de marketing lorsqu'il est question de faire de la promotion auprès des adolescents et des jeunes adultes.

Vous ne connaissez pas encore MySpace? Ça ne saurait tarder. Tôt ou tard, quelqu'un va vous demander si vous avez votre page. Ou bien, vous ferez une recherche sur un film ou sur un groupe de musique et vous tomberez sur sa page. MySpace est un site de réseautage où les individus, les groupes de musique ou les films se créent une page web leur permettant ainsi d'entrer en contact avec tous les autres membres de la communauté en leur envoyant des courriels ou des demandes d'amitié. La simplicité à se créer une page est telle qu'elle permet à tous d'y accéder sans trop de problème. Voilà ce qui explique le nombre incroyable d'abonnés.

MySpace comme seul outil de marketing

Les groupes de musique sont les premiers à avoir joui de ce pouvoir de promotion. Certains artistes, qui n'ont pas encore de compagnie de disques pour s'occuper d'eux, réussissent tout de même à vivre de leur musique avec MySpace comme seul outil de marketing. Certains s'y sont même vus offrir un contrat suite à leur popularité sur le site. Eh bien!

Témoins de ce succès, de plus en plus de compagnies ont commencé à l'utiliser, que ce soit en infiltrant le cyberespace avec une image, une chanson ou un vidéo cool. Le nombre de personnes qu'ils peuvent ainsi toucher est énorme. Pendant un certain temps, les compagnies ne voyaient pas le potentiel des sites de réseautage, mais les différentes études de marché, prouvant la popularité grandissante de ce moyen de communication, commencent à les faire changer d'idée. Le potentiel vient du nombre incroyable d'utilisateurs et du temps qu'ils y passent. Les adolescents ont été les premiers à adopter le concept. Mais il est vite devenu populaire auprès des plus vieux. Près de la moitié des usagers seraient maintenant composés de jeunes adultes.

L'important en se créant une page? Rester vrai. Prétendre être quelqu'un d'autre risque d'indigner les internautes. Des petites histoires de succès autres que les groupes de musique? Apple s'était créé une page lors du lancement du Nano et avait recruté des dizaines de milliers d'amis. Le bijoutier Pugster, qui vend ses produits en ligne, a créé une page en utilisant sa mascotte, un chien, pour représenter son profil et a ainsi fait accroître ses ventes. De son côté, Warner Bros a préféré placer de la publicité du film à venir, 300, en plus de la création d'une page personnelle. Demandez à quiconque utilise MySpace, une grande proportion a cliqué sur le lien 300, build your army with photos qui se retrouve sur toutes les pages de photos. Bien pensé! Pour le I-phone, Apple a aussi préféré acheter un espace publicitaire sur la page d'accueil des membres plutôt que de créer un profil.

Messagerie instantanée - premier choix des adolescents

Dans un autre ordre d'idée, une nouvelle étude, Digital Media Habits commandée par Parks Associates, démontre que les adolescents préfèrent de loin communiquer entre eux par messagerie instantanée que via courriel. Cette même étude démontrait également que le tiers des adolescents visite un site de réseautage quotidiennement ! Plusieurs sites de réseautage ont leur lot de visiteurs, mais ceux qui s'y inscrivent auraient également un profil sur MySpace, lui laissant ainsi sa place de leader. Comme quoi il faut déjà changer la façon de faire du marketing sur le web. Plusieurs professionnels du marketing se sont ajustés en incluant d'ailleurs le placement sur MySpace dans leur campagne.

 
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Patrice Lagarde (ex-Astral Média Radio, -Cinémas Famous Players, -Chez Cora Déjeuners) de Virus Marketing devient collaborateur du Grenier aux nouvelles pour la rédaction d’articles touchant le marché jeunesse en lançant le blogue du marketing jeunesse (marketingjeunesse.com).

Virus Marketing se positionne comme la seule agence exclusivement spécialisée dans le marché jeunesse au Québec.
Info: www.virusmarketing.ca



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