«KOI de
9 CHEZ LES JEUNES» - PAR VIRUS1334.COM
Blogue sur le marketing jeunesse
Téléchargement: réconcilier légal et gratuit!
Il y a quinze jours, un groupe de membres du Congrès américain chargé de la lutte contre le piratage audiovisuel a placé 5 États en tête d’une liste de pays à surveiller. Il s’agit du Canada, de la Chine, du Mexique, de la Russie et de l'Espagne. Les parlementaires américains se sont dits très déçus des progrès enregistrés dans ces pays concernant la lutte pour la protection de la propriété intellectuelle. Ils appellent notamment les gouvernements à «agir contre des sites internet installés à l’intérieur de leurs frontières et dont le modèle économique est fondé sur la diffusion illégale de contenus»
Le problème est que la population et plus particulièrement les jeunes se sont habitués à bénéficier d’un accès gratuit et quasiment illimité à de nombreux contenus audiovisuels. Les sites de partage sont de plus en plus populaires et permettent aux utilisateurs de s’échanger librement du contenu sans avoir à s’acquitter des droits d’auteurs. Ainsi, de nombreux logiciels et sites Internet P2P sont actuellement en activité, proposant de la sorte une alternative à l’achat en magasin ou en ligne.
Les grands distributeurs tentent depuis plusieurs années de lutter contre ce qu’elles appellent le « vol de propriété intellectuelle », notamment via la voie judiciaire. Toutefois, il est très difficile et très dispendieux de traquer les internautes qui s’échangent du contenu, uniquement pour leur jouissance personnelle. Face à cette concurrence déloyale, une première réponse a été apportée quand les maisons de disques ont proposé leur service d’achat de musique et autres contenus. Toutefois, même si l’iTunes Store a remporté un certain succès, ce modèle d’affaires basé sur le téléchargement payant n’a pas encore réussi à trouver son essor et n’a surtout pas ralenti le téléchargement gratuit, donc illégal, de contenu payant.
D’autres initiatives se sont développées afin d’offrir une alternative aux jeunes internautes souhaitant télécharger légalement du contenu. L’une d’elles, Spiral Frog (crée en 2007 pour le marché nord-américain) s’est appuyée sur la publicité pour mettre au point son système d’affaires. Toutefois, faute
Alors, comment réconcilier téléchargement légal et gratuit?
Beezik.com pense avoir trouvé la solution : le site propose à l’internaute de télécharger gratuitement de la musique de manière légale. Pour l’instant accessible uniquement depuis la France et Monaco, le site a fait parler de lui le mois dernier en annonçant avoir permis le téléchargement de 1,4 millions de titres sur Internet en avril, soit plus qu'iTunes, qui domine pourtant le marché mondial de la distribution de musique. Le site se finance via une publicité vidéo diffusée à chaque téléchargement. En effet, la vraie gratuité n’existera jamais et Beezik.com s’appuie sur les annonceurs pour assurer son financement : le coût par clic est d’environ 30 à 40 cts € selon le patron de Beezik. Mais la différence avec les autres modèles proposés jusqu’à présent est que l’internaute est obligé de regarder le message publicitaire : après avoir sélectionné le morceau à télécharger les utilisateurs sont invités à choisir la publicité qu'ils vont regarder, pour payer leur téléchargement … avec leurs yeux. Attention, pas question de profiter de cette pause publicitaire pour faire autre chose ! Une fois le spot terminé (il s'affiche obligatoirement en mode plein écran), les internautes n'ont que quelques secondes pour valider leur téléchargement. Faute de clic, ils doivent renouveler l’opération avec une nouvelle publicité.
Beezik.com se présente donc comme le premier site de téléchargement à tenir compte des enjeux de la création musicale (protection des droits d’auteur) et des nouvelles exigences du consommateur (culture de la gratuité et faiblesse du pouvoir d’achat, particulièrement pour les cibles jeunes). La musique téléchargée est très protégée, notamment via une licence d’utilisation à durée déterminée qu’il s’agit de renouveler régulièrement. Les morceaux sont réellement payés aux grands distributeurs (à un prix réduit et tenu secret), qui est financé par les annonceurs versant une cotisation au site en fonction du nombre de messages publicitaires visionnés. Enfin, contrairement aux internautes adeptes du téléchargement illégal (majoritairement des hommes de 19 à 30 ans), les principaux utilisateurs de Beezik sont des adolescents mais aussi des femmes entre 30 et 40 ans (appréciant une offre gratuite et légale), très appréciées des publicitaires et reconnues comme les plus fidèles au service.
Un modèle d’avenir?
Le modèle d’affaires de Beezik est d’ores et déjà, selon son président, profitable. Le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter et toutes les parties prenantes semblent y trouver leur compte. L’utilisateur obtient sa musique gratuitement, l’annonceur est sûr que sa publicité sera visionnée et les maisons de disques, même si elles offrent leurs catalogues à prix réduit, sont tout de même rémunérés. Ce système devrait s’étendre rapidement à d’autres zones géographiques dès qu’il aura prouvé sa solidité sur le long terme.
D’autres initiatives du même genre commencent aussi à apparaître. Ainsi, le géant Microsoft envisage d’utiliser ce système pour proposer gratuitement son nouveau logiciel Office Starter, le remplaçant de Works qui sortira simultanément à Office 2010. Ici, le dispositif publicitaire sera intégré au logiciel. Les messages publicitaires tourneraient toutes les 45 secondes et concerneraient, pour commencer, des autopromotions pour Office, dans le but d'inciter les utilisateurs à acheter la version complète du logiciel. Contrairement à Google, ces publicités ne seraient pas en rapport avec le contenu des documents ouverts au moment de leur affichage afin de ne pas éveiller la méfiance des utilisateurs, inquiets de l'usage que fait Google de leurs données personnelles.
Finalement, ce concept pourrait révolutionner la production audiovisuelle et sa distribution ces prochaines années. Le besoin croissant de financement et la chute continue des ventes via les canaux traditionnels et payants vont forcément pousser les différents acteurs à se rapprocher de nouveaux modèles innovants et capables d’attirer les jeunes consommateurs qui se sont éloignés d’eux. Le modèle alliant production audiovisuelle et publicité, ne se limiterait plus seulement à l’intégration de produits dans le contenu. Dans ce système la distribution serait totalement repensée et assujettie aux annonceurs, mais cela reste encore de la science-fiction…d’accord avec 2 des 4 grands distributeurs (ce qui a limité son catalogue) et handicapé par une limitation de l’utilisation du contenu sur certaines plateformes (ce qui a pu mener à l’abandon du service par de nombreux utilisateurs), le site n’a pas connu le succès escompté et a fait faillite en 2009.
La saison estivale est arrivée et encore une fois se pose l’éternelle question: comment rejoindre les jeunes cet été?
Il serait facile de répondre en citant les grands festivals où ils seront sûrement présents en recommandant d’y installer des kiosques où vous pourrez échantillonner votre produit. Pour ceux qui cherchent à avoir un impact significatif auprès de leur cible, la question n’est pas si simple. Les grands événements bien établis sont remplis de plusieurs opportunités pour les annonceurs mais sont aussi souvent contraignants. Contraintes rigides d’espace, d’expérience et contraintes financières importantes pour toute exécution «hors normes»
Pour créer cet impact et transformer les jeunes en de véritables ambassadeurs de votre marque, vous devrez les impliquer dans une riche expérience qui saura s’intégrer parfaitement à la fois à l’événement et aux valeurs des jeunes qui le fréquenteront. Il faudra d’abord trouver l’ADN de votre cible, trouver comment le vôtre peut s’y rattacher et finalement, identifier les événements qui englobent le tout.
Il existe une multitude d’événements et d’endroits de rassemblements «off the grid» partout à travers le Canada avec qui il est possible de développer des partenariats flexibles et abordables. Ils sont en pleine croissance et ont besoin d'annonceurs pour assurer leur développement. Ils en ont d’abord besoin pour assurer leur pérennité financière mais aussi pour leur donner une certaine légitimité. Dans un contexte où le logo est roi et où l’identification à une ou un groupe de marques sont la vitrine des jeunes pour exprimer qui ils sont et à quel groupe ils appartiennent; qui n’a pas de logo n’existe pas.
Il vous faudra visiter un maximum d’événements en adaptant constamment votre concept à ceux-ci pour ne jamais arrêter de surprendre les jeunes. Ils se sentiront privilégiés, ils pourront dire: «j’étais là!». Vous passerez beaucoup de temps à créer des expériences uniques, alors assurez-vous de les documenter et de les diffuser sur un maximum de supports. Les jeunes qui verront l’ampleur de vos efforts diront alors: «J’aurais voulu y être. La prochaine fois, j’y serai!»
L’expérience doit être totale. Les jeunes doivent non seulement toucher, voir et sentir votre marque mais la vivre aussi. Cela demande beaucoup de travail et une adaptation constante du concept expérientiel pour chaque événement visité mais les résultats en vaudront assurément la peine.
Pour ceux qui se questionnent encore sur le type d’événements auxquels ils pourraient s’associer, voici quelques pistes à explorer:
Mai
Status – Le Défilé Empire
Festival TransAmérique
Juin
DC Nationals au TAZ Montréal
Mutek
Suoni Per Il Popolo
Urban Jam Festival 2010
Juillet
Fantasia
Et beaucoup plus encore…!!
Quelques sources intéressantes: www.33mag.com – www.cruxco.tv – www.taz.ca
Webtélé
Ce nouveau genre de divertissement se distingue de la télédiffusion traditionnelle par la durée de ses épisodes (généralement entre 2 et 9 minutes) et du fait qu’il se trouve sur Internet. Comme tout contenu web, la webtélé peut être visionnée à tout moment. De nos jours, grâce à l’apparition de dispositifs sans fil de tout genre, on peut vraisemblablement dire que la webtélé peut même se visionner à partir de n’importe où. Mais quel impact cela pourrait avoir pour les annonceurs, habitués à annoncer à la télévision? Les grands annonceurs, traditionnellement dits «de masse», sauront-ils rejoindre une nouvelle clientèle, plus jeune, plus critique, plus sélective, si celle-ci migre vers un nouveau canal de diffusion?
Quand on pense aux médias interactifs, on peut s’interroger sur l’avenir de nos médias traditionnels comme la télévision, la radio et les magazines. Est-il possible qu’ils cèdent leur place au profit des médias interactifs? Et ceux-ci sauront-ils toujours rejoindre la masse?
Dans le monde virtuel, l’internaute a la liberté de naviguer d’une page à l’autre selon ses intérêts personnels. Comment alors est-ce que l’annonceur dit «de masse» peut-il rejoindre cette masse, justement, qui est maintenant dispersée sur une multitude de sites web? Certes, il devra utiliser des astuces comme les réseaux sociaux et le référencement, mais cela suffit-il? Si la seule présence de contenu est un minimum essentiel à son visionnement, que peuvent faire les annonceurs pour propager leur message?
Traditionnellement, on pouvait dire à un ami d’écouter telle ou telle émission (radio ou télé) qui serait diffusée à un moment et un lieu (poste) fixe. Aujourd’hui, on peut intégralement transférer un contenu intéressant à un ami, et celui-ci pourra le visionner quand et où bon lui semble. Il pourra ensuite à son tour, le transférer à son cercle de connaissances qui en feront de même à leur tour.
Il y a donc deux nouvelles notions à prendre en compte: le partage et la perpétuité. Le partage de l’information est, sans doute, la meilleure forme de promotion. Plus le contenu est partagé, plus il circule. Mais le partage sous-entend l’appropriation du message par le récepteur de ce dernier. En effet, la personne à qui s’adresse initialement le message devient à son tour porteur de celui-ci envers son propre réseau. Serait-il à ce moment précis possible pour ce dernier porteur, de personnaliser le message, originalement encodé par l’annonceur, pour le rendre plus attirant envers ses «amis»? L’annonceur ne devrait-il pas offrir cette possibilité aux ambassadeurs de sa marque? La perpétuité relance à la durée de vie du message à travers le temps.
Évidemment, si on s’entend pour dire qu’un contenu web peut être visualisé à n’importe quel moment, c’est bien parce qu’il est toujours disponible. C’est vrai qu’un annonceur peut décider de retirer son contenu du web, ou encore qu’un site peut être fermé, mais sinon, celui-ci sera probablement disponible. En tenant compte de ces deux variables et en restant à l’affut de l’évolution de la webtélé dans les habitudes de consommation chez les jeunes, les annonceurs ont peut-être trouvé une nouvelle façon de diffuser leur message et ainsi faire connaître leur marque. En partageant du contenu intéressant pour les jeunes sous forme de mini clips par exemple, les annonceurs pourraient y placer leur produit tel qu’il se fait couramment au cinéma, dans les grandes productions.
Si de plus, il était possible à l’auditoire de s’approprier le contenu en y participant, par exemple en décidant lui-même à quel moment le produit serait utilisé dans le clip ou encore, en choisissant la trame sonore du clip, il est probable qu’il voudra le partager à son tour. Et ainsi de suite, si on tient compte de la notion de perpétuité, jusqu’à ce que le contenu arrive à sa fin naturelle.
Il y a donc lieu de croire que la webtélé, si elle est bien mixée à d’autres médias de communication et qu’elle s’insère au cœur d’une stratégie publicitaire, pourra effectivement rejoindre la masse. Cela se fera alors par le biais de nombreux réseaux. Toutefois, nous en sommes qu’aux préliminaires de ce processus.
Le iPad: ce nouvel outil façonnera-t-il
les habitudes de lecture des jeunes?
Le lancement du iPad le 3 avril a été sans conteste le fait média des dernières semaines. En effet, le iPad est une tablette tactile multimédia qui est acclamée depuis de nombreux mois par les éditeurs de presse. Mais pourquoi un tel engouement? Car la majorité d’entre eux espèrent enfin pouvoir faire évoluer le système économique actuel de la gratuité d’Internet (très concurrentiel pour les éditions traditionnelles) pour installer un modèle payant basé sur le même principe que le duo iPod-iTunes qui a permis l’émergence d’un modèle viable de téléchargement de musique payante. Du coup, la presse n’en finit plus d’acclamer ce (potentiel) sauveur... offrant une exposition publicitaire appréciée par Apple.
Le 27 janvier dernier, Steve Jobs, le PDG de la compagnie Apple, présentait sa tablette tactile par une citation du Wall Street Journal: "La dernière fois qu'il y a eu un tel engouement pour une tablette, quelques commandements étaient écrits dessus".
Pour autant, le iPad va-t-il changer le monde et par-là même sauver la presse écrite? Pour ce faire, il sera nécessaire de combiner deux aspects indissociables: attirer les jeunes vers l’outil en lui-même et leur (re)donner le goût de lire la presse écrite payante. Le New York Times est enthousiaste: "Ça ressemble à un journal mais c'est tellement plus!". "Avec ce nouveau gadget, on ne lira plus jamais la presse de manière statique", s'est enflammé le directeur créatif de Wired.
Alors révolution ou gadget ? Comme d’habitude, on trouve d’un côté les pro-Apple qui pensent que la nouvelle tablette va révolutionner notre rapport à la technologie et de l’autre les anti-Apple, pour qui elle n’est qu’un gadget de plus… pratique, bien dessiné et cool, mais qui, comme beaucoup de produits Apple, propose les mêmes fonctionnalités que la concurrence en un peu moins bien et en un peu plus cher. Les réactions sont extrêmes à la présentation de l’objet: on va de la vidéo d’une petite fille de 2 ans et demi testant l’appareil avec une facilité déconcertante au groupe de jeunes amis filmant la destruction de la fameuse tablette à coups de bâton de baseball.
Comme pour le iPod ou le iPhone, de nombreuses précommandes ont été enregistrées par Apple et de longues files d’attente se sont formées devant les Applestores. Apple annonce ainsi avoir écoulé plus de 300 000 iPad pour son premier jour en magasin, ce qui n’assure pas pour autant que l’appareil sera le prochain gros succès du groupe américain. La proportion de jeunes utilisateurs est importante mais nombreux sont ceux qui pointent les adaptations nécessaires à la première version pour rendre l’outil définitivement indispensable.
Alors pourquoi ne pas imaginer en l’iPad l’outil d’éducation du futur ? Oui mais pour le moment, il s’agit surtout d’un outil de consultation et très peu de production. En effet, actuellement, la première version de l’iPad ne contient pas de port USB, aucune caméra Web intégrée, juste la suite iWorks centrée pour produire du contenu et surtout, le gros point noir est l’incapacité de l’outil à proposer la possibilité de travailler sur plusieurs applications simultanément.
Finalement, dans sa première version, il s’adressera surtout à ceux qui n’ont pas encore d’ordinateur ou qui en ont actuellement un et qui ne l’utilisent que pour prendre leurs courriels, surfer sur le web ou visionner des photos… Cela devient aussi l’outil idéal pour les jeunes à la recherche de mobilité et qui utilisent majoritairement les réseaux sociaux et le web pour se divertir. De là à imaginer que les jeunes liront régulièrement la presse payante sur leur tablette ou des classiques de la littérature québécoise, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir...
De ICQ à chatRt
Il y a près de 10 ans, ICQ révolutionnait l’internet en nous permettant de «chatter» avec nos amis. Contrairement à Messenger, l’outil de recherche d’usagers permettait de trouver une femme, entre 20 et 25 ans et habitant à Laval. Rapidement, l’engouement s’est dirigé vers MSN Messenger qui elle rendait son application disponible sur tous les ordinateurs, en voyage, à l’école, nous pouvions échanger avec famille et amis.
Aujourd’hui, après Skype, Facebook et Twitter, c’est chatrt.com qui révolutionne le chat. Plus connu sous www.chatroulette.com, ce site vous permet de chatter avec une image vidéo mais nouveauté; impossible ou presque de connaitre votre interlocuteur et même de le retrouver. Pour les novices, ce site plus que simpliste, 2 petits écrans sur la page et le 2/3 restant une fenêtre pour le chat. Un écran avec votre visage via webcam et l’autre avec vos amis inconnus. Tout comme une roulette russe, des inconnus défilent devant vous et vous avez le choix de faire suivant ou de rester avant que l’autre n’appui suivant à son tour.
C’est un jeune étudiant russe, Andrey Temovskiy, qui est à l’origine et toujours unique gestionnaire et webmestre du site. Pour les utilisateurs, seulement 3 règles de conduite sont à suivre: avoir 16 ans et plus; les images obscènes, pornographiques et jugées offensantes ne seront pas tolérés; on demande aux utilisateurs de rapporter les utilisateurs non appropriés avec le bouton "Report".
Déjà les méninges des marketeurs pour les jeunes sont en branle et la première entreprise à utiliser le site est French Connection, une ligne de vêtements anglaise, FCUK (FRENCH CONNECTION UNITED KINGDOM). Elle lance un concours, les détails se trouvant sur le site de l’entreprise, offrant une carte-cadeau de 375 livres à celui prouvant qu’il a obtenu une «date» avec un utilisateur, capture d’écran à l’appui. Puis, un groupe de musique, I Am un chien, s’est produit sur Chatroulette, et a obtenu 15 000 vues en 2 jours sans verser un sou; c’est tout de même pas mal.
Gageons que ce genre d’initiatives ne fait que commencer. Original mais rapidement devenu marginal, le site, qui permet en quelque sorte de garder l’anonymat, devient ainsi la cible de spectacles pas toujours désirés. Utilisé majoritairement par de jeunes hommes entre 15 et 25 ans, il n’est pas rare de voir des images de geste à nature sexuelle, endroit idéal pour exercer ce type d’exhibitionnisme sans trop de restrictions. L’entreprise FCUK a d’ailleurs été assez critiquée pour le type d’utilisateurs fréquentant le site. À l’heure actuelle, seulement un lien publicitaire assumerait la rentabilité du site qui a dû migrer de serveur vu l’explosion de ses visiteurs, soit de centaines seulement en décembre pour maintenant près de 15 000 par jour. Qui désire s’associer à ce site et y mettre son nom? Pour le moment, car depuis la rédaction de ce billet, le lien a changé, un site de rencontre pour un mariage de rêve avec une Russe…
Le bassin de 1,5 million de visiteurs par jour, constitué de tout près de 87% d’hommes de 18 à 24 ans, semble, selon certaines rumeurs, intéresser des investisseurs sérieux qui incluraient même Google, Union Square Ventures et Skype. Il est fort à parier que le jeune fondateur russe de 17 ans sera largement sollicité au cours des prochaines semaines et mois
Graffitis de laine
La Fédération des producteurs de lait du Québec et son agence Nolin BBDO ont développé une campagne d’affichage audacieuse recouvrant des abribus et des méga colonnes de grosses tuques roses, bleues ou vertes. Cette belle initiative s’apparente à un phénomène mondial très original, le «tricot urbain».
Tricot et urbain, vraiment? Selon PMB, 10% des jeunes filles de 12 à 17 ans s’adonnent au tricot mais ce qui surprend; 2,5% des hommes également…étonnant, non? Nous avons peut-être une explication.
Aujourd’hui, on est loin des écharpes de laines et des pantoufles en phantex de matante Ginette. On parle ici de tricot urbain, graffitis laineux, urban knitting, knit graffiti, yarnbombing, urban knitting ou stealth Knitting. Des synonymes d’un mode d’expression plus qu’original : le graffiti de laine, la tendance des tricoteuses rebelles. Elles sillonnent les rues et les recoins des villes, en main, une paire d'aiguilles à tricoter et une pelote de laine.
En bande ou isolés, les tagueurs laineux, majoritairement des femmes, accrochent au mobilier urbain les tricots préparés spécifiquement pour des panneaux de signalisation, des monuments particuliers, du mobilier urbain, lampadaires, banc, poubelles, etc. Les adeptes, des travailleurs nocturnes évidemment laissent ainsi au petit matin une ville entremaillée de tricots colorés.
Ces tags de laine sont en fait des graffitis mais avec les avantages d’être éphémères, légers et humoristiques. Ils sont plus faciles à enlever que les collants et nettement moins polluants que ceux à la bombe aérosol qui dépeignent l'espace urbain pendant des mois ou des années. Ils n'ont aucune connotation protestataire, si ce n’est qu’une lutte contre la triste grisaille de nos villes, peut-être?
D’où ça vient?
Houston, Texas en 2005, Magda Sayeg (Poly CotN) décore sa poignée de porte avec un tricot, elle orne un panneau d’arrêt stop et avec ses amies tricoteuses (Purl Nekklas, P-Knitty, The Knotorious N.I.T, GrannySQ et MascuKnitity), elle forme alors le groupe «Knitta please». Ces filles très branchées n’ont rien à envier à nos grands-mères, elles manient les aiguilles et faisaient preuve d’une dextérité hallucinante. Frustrées de voir des écharpes et autres bonnets jamais terminés, elles se donnent comme mandat de leur trouver une nouvelle vie, une autre utilité. Partie en Amérique du Nord, Knitta please exporte ses créations à travers le monde. La laine a ainsi recouvert, la Grande muraille de Chine et le Golden Gate Bridge à San Francisco. À Mexico, un autobus a été recouvert avec un tea cosy géant, vous savez les tricots pour garder les théières chaudes. Les tags de laine deviennent ainsi une façon pour les jeunes de s’approprier et de s’identifier à leur ville.
Qui l’aurait cru, du tricot c’est cool en 2010?
Lorsque Gérard Mulliez-Cavrois fonda en 1903, Phildar, un fabricant de fil à tricoter au nord de la France, jamais il n’aurait cru toucher une clientèle en dessous de 60 ans! Aujourd’hui, il lance un concept Prêt-à-tricoter, un kit complet au packaging conceptuel et attractif avec patrons, pelotes de laine, aiguilles et accessoires. Le message est clair : Tricoter, LA nouvelle hype-atittude. Il redonne envie au tricot à une nouvelle génération.
Les tags ou graffiti de laine dépassent aujourd’hui largement le petit groupe Knitta. Le tricot devient ‘’in’’, perd son côté obsolète et renoue avec les esprits créatifs! Les cafés-tricot, nouveau concept à la mode en France, font salle comble, l’adolescente de 17 ans y côtoie l’aînée experte en la matière. Les clichés tombent et les pelotes se déroulent ! Surprenant tout de même, non? Face au phénomène grandissant du tricot urbain, de nombreux accro ont essayé de contacter les « Knitta please » afin de rejoindre leur rang, mais ces dernières leurs conseillent de monter leur propre groupe. C’est ainsi que dans de nombreuses villes d’Amérique et de Grande Bretagne, il est de plus en plus fréquent de croiser un panneau stop habillé pour l’hiver…
Quelques galeries d’artistes de tagueurs laineux :
http://yarnbombing.com/
Quelques beaux exemples à Montréal : http://pixieknit.wordpress.com/
Le livre : Yarn Bombing: The Art of Crochet and Knit Graffiti de Mandy Moore et Leanne Prain publié fin 2009
Apps iPhone
(partie 2 de 2)
Foursquare récompense les clients réguliers
On entend de plus en plus parler de foursquare, surtout depuis que l’application a étendu son réseau en ajoutant plusieurs villes incluant Montréal, il y a quelques semaines.
Foursquare est une application disponible pour iPhone, Android et bientôt BlackBerry qui permet d’informer notre entourage de nos déplacements. Ceux qui ont un cellulaire régulier peuvent aussi utiliser le service par SMS, avec options limitées. Lorsque l’on arrive à un endroit, on peut s’enregistrer pour avertir que nous y sommes et si on en a envie, ajouter un commentaire sur l’endroit ou sur ce qu’on y fait. Ces actions ne se font pas automatiquement alors «l’intrusion» ne se fait que si on le désire bien.
L’application utilise nos coordonnées géographiques et on inscrit son emplacement parmi les options proposées. On peut aussi ajouter les endroits qui en s’y trouvent pas, restaurants, parcs, cafés, théâtres ou autres. Seuls nos contacts peuvent voir où nous nous trouvons, mais les autres peuvent voir les commentaires qu’on laisse sur les endroits. On peut donc utiliser l’application autant pour trouver ses amis que pour avoir des recommandations d’endroits en se fiant à l’avis de ses amis ou du reste de la communauté Foursquare.
Ce qui est vraiment intéressant avec Foursquare, ce sont les récompenses qui le transforme en jeu. On obtient des «badges» pour différentes choses, comme lorsque l’on fait sa première inscription ou lorsqu’on voyage plus loin, etc. La personne qui se rend le plus souvent à un endroit devient ainsi le «mayor» de l’endroit.
On a aussi pensé à ceux qui n’aiment pas révéler leurs allers et venus puisqu’il est possible de modifier son compte afin de pouvoir s’enregistrer à un endroit et de participer au jeu sans que nos contacts voient où l’on vient d’arriver.
On ne peut pas cacher que l’application est pour le moment surtout utilisée par les adeptes des réseaux sociaux et experts en marketing. Pas surprenant, son potentiel d’un point de vue marketing est plutôt intéressant si ça devient populaire auprès du grand public.
Comment? Certains endroits offrent des rabais ou des cadeaux aux clients réguliers et aux «mayors». Ceux-ci n’ont qu’à le prouver en montrant leur téléphone. Tel que mentionné sur leur site Internet, les entreprises peuvent ainsi en connaître un peu plus sur leurs clients. Les utilisateurs de Foursquare sont informés lorsqu’ils sont prêts d’un endroit où il y a des offres spéciales pour les clients réguliers. Une bonne façon de leur donner le goût d’y retourner!
Apps iPhone
(partie 1 de 2)
Le critique citoyen via son téléphone
Plusieurs applications Iphone demandent aux usagers de donner leurs meilleures adresses de la ville. Dans un premier temps, on vous parle de iPraized (http://praized.com), développé à Montréal.
Avec la collaboration de:
Sébastien Provencher et Sylvain Carle, cofondateurs de Praized Média.
Qu'est-ce que iPraized?
SP: iPraized est une application pour iPhone qui permet aux utilisateurs de trouver par géolocalisation tous les commerces (restaurants, fleuristes, librairies, etc.) qui se trouvent à proximité d’eux. L’usager peut laisser un vote ou un commentaire sur le marchand sélectionné et voir ce que les autres usagers en pensent.
SC: L’application contient déjà plus de 17 millions d’inscriptions d’entreprises au Canada et aux États-Unis.
Comment ça fonctionne?
SP : D’abord, l’application détermine la localisation physique de l’usager en utilisant la fonction de géolocalisation du iPhone. Par la suite, il est possible de trouver les commerces à proximité en cherchant par mots-clés ou nom d’entreprise. À la suite de cette recherche, l’application offre une liste des commerces pertinents aux alentours. Chaque commerce dans l’application possède une fiche profil montrant l’information supplémentaire disponible dont notamment le nom, l’adresse, le numéro de téléphone et une carte géographique. De plus, on peut voir les commentaires des utilisateurs qui sont passés avant nous. L’usager peut aussi voter pour ce commerce pour montrer son appréciation (ou non) ainsi que laisser un commentaire.
SC : Il est aussi possible de téléphoner directement au marchand à partir de son iPhone et de consulter la carte Google Maps avec l'endroit spécifique identifié (ce qui nous met à un clic de la fonction pour trouver l'itinéraire entre notre localisation actuelle et le marchand en question).
C'est disponible où? En quelle langue?
SP : L’application est disponible en anglais sur le Itunes Stor.
SC : Nous sommes aussi à préparer les librairies de codes afin que d'autres développeurs puissent intégrer ces fonctionnalités dans leur propre application iPhone. Ces librairies seront disponibles dans la section téléchargement (download) de http://praizedmedia.com/
Ça s'adresse à qui?
SP : Quiconque cherchant à découvrir de nouveaux commerces lorsqu’il se trouve en déplacement ou dans un nouveau quartier. Aussi, des utilisateurs désirant contribuer leurs votes et commentaires à la communauté d’usagers.
Quelle est la différence avec Foursquare?
SC : Foursquare est un jeu qui permet de partager avec un réseau (restreint) d'amis sa position actuelle. iPraized a plus une fonction utilitaire que ludique, mais rien n'empêche d'imaginer que les différentes plateformes qui utilisent la position et les références d'un endroit puissent collaborer ensemble (un peu comme on peut copier-coller du texte entre plusieurs applications de bureautique, l'émergence de standards permettant à plusieurs application mobiles de partager des informations est techniquement possible dès aujourd'hui, il suffit de rendre ces fonctionnalités disponible aux utilisateurs). En résumé, toute application mobile se dirige vers la localisation, les applications devront fonctionner ensemble.
Quelle est son potentiel marketing? Comment une compagnie peut l'utiliser?
SP : Pour les entreprises, il est d’abord intéressant de surveiller ce que la communauté dit sur notre commerce. Par la suite, il peut être intéressant de laisser des commentaires pour indiquer des événements spéciaux ou l’arrivée de nouveaux produits et de soldes. L’important pour une compagnie, c’est de joindre la conversation avec les usagers de la communauté.
SC : De plus, iPraized est une plateforme. Donc, n’importe qui peut travailler avec nous pour lancer leur propre application iPhone de géolocalisation de commerces, que ce soit une application utilitaire ou pour créer son propre jeu.
La prochaine fois, on vous explique ce qu’est Foursquare et comment on peut en bénéficier.
Lipdub
(partie 2 de 2)
Avec
l’engouement du lipdub au Québec en ce moment, Virus1334
a demandé à deux experts du Net d’expliquer le phénomène.
Avec
la participation de Patrick
Dion (Twitter),
chroniqueur, chef-recherchiste à Vlog, cofondateur du site WebTV
Hebdo, et Dominic
Arpin (Twitter),
animateur de VLOG à TVA, cofondateur du site WebTV
Hebdo.
Ça
vaut la peine?
Le lipdub est très populaire dans les entreprises en
ce moment. Selon Patrick Dion, «Ça cimente une équipe
de créer quelque chose ensemble, dans l’harmonie et la joie;
un peu comme un travail d’équipe bien réussi.» Dominic
Arpin ajoute: «C’est devenu une façon de présenter son
entreprise ou son institution d’une façon positive. On peut
ainsi donner une meilleure image d’entreprise, démontrer que
les employés sont biens, créatifs, qu’ils ont du plaisir à travailler
dans cet environnement et qu’une bonne atmosphère de bureau
règne.»
Certains,
comme l’Hôpital du Sacré-Cœur à Montréal, s’en serve
pour recruter. Tel qu’il l’avait expliqué sur son blogue:
«Les employés de l’Hôpital du Sacré-Cœur à Montréal ont tourné
un ambitieux lipdup sur la chanson "Un jour, un jour"
de Donald Lautrec afin de recruter du personnel. Le long
plan-séquence permet de découvrir les différents types d’emplois
offerts par le centre hospitalier.» Est-ce que l'hôpital
a atteint son but avec son lipdub? «Ils se sont probablement
surtout fait connaître grâce au lipdub de l'UQAM parce
que les médias traditionnels se sont jetés sur le phénomène
et ont tenté d'en tirer tout le jus disponible.»
Depuis
quand l'utilise-t-on pour faire connaître son entreprise? Au
souvenir de Patrick Dion: «Les premières traces connues
(dans mon cas) sont d’Ubisoft Montréal en 1997. Il y a eu par
la suite ce lipsync des employés américains. L'avantage
est qu'il ne coûte presque rien à produire. tout ce que ça prend,
c'est une chanson, une caméra et un peu de temps.» «Créer
un lipdub est vraiment facile, renchérit Dominic Arpin.
Ça ne prend pas de grosse équipe et il n’y a aucun montage
nécessaire. Le plus long est de pratiquer la chorégraphie. Mais
justement, ces quelques heures peuvent être une activité agréable
entre employés où l’on peut créer des liens.»
Est-ce
que ça vaut la peine de continuer à utiliser le lipdub
comme «team building» ou pour faire connaître son entreprise
(ou ses emplois) ou est-ce que le phénomène s'est essoufflé?
«Si les gens étaient tannés, affirme Dominic Arpin,
celui de l’UQAM n’aurait pas jouit d’autant de clics.
Mais pour se démarquer et réaliser une vidéo qui va se propager,
la barre est rendue haute. Cela dit, c’est certain que l’engouement
va s’éteindre dans quelque temps.» Certaines entreprises,
par exemple TVA Publications, le font à l'interne sans
avoir l’intention qu’il devienne viral. «À mon avis,
ajoute Patrick Dion, les gens cherchent surtout des
façons de s'amuser au travail, de réapproprier leur espace et
de travailler en équipe vers un but commun amusant. C'est certain
que ça cimente l'équipe. Mais, ça serait le fun aussi d'essayer
d'autres choses, d'inventer, de créer, plutôt que de suivre
des modes toutes faites à l'avance.»
«À
la base, conseille Dominic Arpin en terminant, il
faut faire un lipdub pour le plaisir et le défi que ça représente.
Il faut le prendre comme une activité corporative différente,
où les gens s’amusent entre eux. C’est une façon de socialiser
et de côtoyer avec ses collègues d’une façon différente.»
Lipdub
(partie 1 de 2)
Avec
l’engouement du lipdub au Québec en ce moment, Virus1334
a demandé à deux experts du Net d’expliquer le phénomène.
Avec
la participation de Patrick
Dion (Twitter),
chroniqueur, chef-recherchiste à Vlog, cofondateur du site WebTV
Hebdo, et Dominic
Arpin (Twitter),
animateur de VLOG à TVA, cofondateur du site WebTV
Hebdo.
D’où
ça vient?
Lipdub, c’est pour doublage des lèvres. Bien que certains
utilisent le mot pour tout ce qui est «lipsync», le terme est
surtout associé à un long plan séquence où plusieurs personnes,
interprétant uniquement qu’une petite partie de la chanson,
se succèdent.
«L'origine
du lipdub est un peu flou, débute Patrick Dion. La plupart
des experts s'entendent pour dire que le premier vient de Connected
Ventures, la compagnie américaine qui héberge le portail
de vidéos américain College
Humor. La vidéo intitulée Flagpole
sitta a été vue plus de 2 millions de fois. Suite au succès
de ce lipdub, la compagnie a mis sur pied un site
dans lequel elle invitait les autres entreprises à envoyer leurs
clips. Alors que la réponse américaine a été plutôt timide,
en Europe, la vague a déferlé. Tout d'abord des entreprises,
puis des universités ont sauté dans la mare à pieds joints.
Un premier festival du lipdub a même vu le jour à Nice l'an
dernier. Par contre, bien que College
Humor soit indiqué comme le précurseur du lipdub, on
retrouve sur Youtube de vieilles tentatives d'entreprises de
créer un happening musical qui ressemble énormément au phénomène».
Ce
serait toujours en France que le plus grand nombre de lipdubs
ont été créés. Les plus grandes compagnies se
sont prêtés au jeu telles que Orange, Hugo Boss,
NRJ, Microsoft, AOL, Guerlain et
KIA.
Le
16 mars, Dominic Arpin écrivait sur son blogue le billet
Lipdub :
Le Québec s’y met enfin dans lequel il présentait un des
premiers lipdubs faits au Québec, celui du HEC.
Mais la plupart des Québécois ont connu dernièrement l’existence
du lipdub grâce à la popularité de celui
de l’UQAM. Notre patrouilleur du Net rapportait récemment
sur son
blogue le succès incroyable de ce lipdub, qui a fait son
entrée au décompte des meilleurs clips viraux. «L’incroyable
lipdub des étudiants en communications de l’UQAM a fait
son entrée cette nuit dans le club sélect des clips québécois
ayant franchi le cap du million de visionnements sur YouTube.
[…] Le clip a été propulsé par un reportage de CNN et
par de nombreuses mentions dans les médias québécois, dont MusiquePlus
qui l’a fait jouer en rotation dans sa programmation régulière.»
Qu'est-ce
que celui de l'UQAM a de spécial? «Ironiquement, pas
tant de choses que ça, répond Patrick Dion. Oui on peut
dire que le fait que ça soit un seul plan-séquence rend la vidéo
incroyable. Mais c'est le propre de tous les lipdubs. Le fait
qu'ils ont aussi utilisé 172 figurants peut jouer, mais plusieurs
lipdubs précédents en avaient au-delà d'une centaine. À mon
avis, ce qui a vraiment joué en leur faveur a été l'utilisation
de la chanson des Black Eyed Peas, un groupe fort présent
sur la Toile et dont le rythme était pour soulever à lui seul
la joie dans la communauté. Ils ont surtout été au bon endroit
au bon moment.»
Le
succès de l’UQAM a permis aux deux étudiants réalisateurs,
Luc-Olivier Cloutier (dansmatele.ca)
et Marie-Êve Brissette-Hébert, de se faire remarquer
et de recevoir des offres de partout. «Ils m’ont confié avoir
reçu des offres de plusieurs compagnies (une compagnie de disque,
une de cellulaire et même une résidence pour personnes âgées)
pour en réaliser, souligne Dominic Arpin avec enthousiasme.
Leur succès a même été remarqué en dehors du Québec et The
WineChannel aux États-Unis les a approchés, impressionné
par l’originalité». Juste au Québec, depuis celui-ci, on
en a vu pour Kwad9, le Collège Brébeuf et le Cirque
du Soleil.
Dans
la prochaine partie : à quoi ça sert de faire un lipdub?
Approche
blogueurs (partie 2 de 2)
De
plus en plus, les blogueurs se font approcher par des entreprises.
Voyons ce que des journalistes qui possèdent un blogue
personnel ont à dire.
Collaboration:
Gina Desjardins, journaliste (presse écrite, web, radio
et télévision), chroniqueuse et recherchiste.
Son blogue: Une
Geekette en Goguette.
Twitter: @ginades
Avec
la participation de:
Lise Giguère, journaliste (presse écrite) et nouvelle
blogueuse.
Son blogue: Mille
et un voyages
Twitter: @lisegiguere
Marie-Julie Gagnon, journaliste (presse écrite, web,
radio et télévision), chroniqueuse et auteure.
Son blogue: Taxi-Brousse
Twitter: @mariejugag
Cecile
Gladel, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision),
recherchiste, auteure et chroniqueuse pigiste.
Son blogue: La
planète écolo de Cecile Gladel
Twitter: @cecilegladel.
Partout
dans le monde, les compagnies de marketing commencent à voir
le potentiel des blogueurs. Pour certaines, c'est même un marché
plus intéressant pour eux que les médias traditionnels.
«Je
suis journaliste depuis 30 ans pour des quotidiens et des magazines,
confie Lise Giguère. Je ne voyais pas vraiment l'importance
d'avoir mon propre blogue jusqu'à ce qu'un conférencier, à un
congrès de TMAC (Travel Media Association), nous dise "Si vous
n'êtes pas sur Facebook, ni sur Twitter et si vous n'avez pas
votre blogue, grouillez-vous parce que vous allez manquer le
bateau". J'étais déjà sur Facebook et je flirtais un peu avec
Twitter, mais j'ai donc également décidé de franchir le pas
vers la création de mon blogue Mille et un voyages. J'ai dû
m'adapter à la façon différente d'écrire des blogueurs. Je le
faisais sans grande conviction quand, un jour, étant invitée
à un voyage de presse à l'international, j'ai eu la surprise
d'entendre l'organisatrice du voyage me dire: "Je viens de voir
votre blogue. Accepteriez-vous d'y écrire votre voyage? Pour
moi, ce serait encore mieux qu'un texte dans un magazine, que
seulement quelques milliers de personnes pourront lire et qui
sera éphémère!". Je suis tombée par terre, surtout que mon blogue
était tout nouveau et ne comptait même pas une centaine de lecteurs
!»
Nintendo,
par exemple, est une compagnie qui approche beaucoup les blogueuses
pour faire découvrir leurs nouveaux titres et élargir leur public,
comme par exemple freeandflawed.com,
qui avait été invitée avec d’autres filles à une soirée organisée
par Nintendo pour leur faire essayer les jeux.
À
Montréal
C'est dans cet esprit que Pop!, un bar à vin sur la rue
Roy à Montréal, envoyait, il y a quelques mois, une invitation
à plusieurs blogueurs, dont Cecile,
Cindy,
Marie-Julie,
Jean,
Patrick
et Gina.
«Nous
avions fait un lancement "officiel" en 2008, dû au fait que
la carte était prête et au point, et il n'y avait jamais eu
de lancement au Pop!, explique Julie Gagnon, qui
s’occupe des relations de presse. Cet été, il y a eu un changement
des chefs, et nous avions une petite promotion (Microclimat
Pop!). Comme la grande majorité des médias traditionnels
avaient déjà couvert le restaurant, nous avons pensé aux communautés
virtuelles. De plus, Hélène-Andrée Bizier, avec qui je
travaille, désirait rejoindre cette communauté depuis longtemps.
Pour leur façon de travailler, leur curiosité, leur franchise
et leur transparence». Voilà justement l’un des points pertinents
à travailler avec un blogueur! Il est primordial de ne pas essayer
d’influencer le contenu éditorial ou pire, tenter de payer le
blogueur. Virus1334 en avait déjà parlé d’ailleurs, ce genre
de pratique finit par sortir au grand jour et risque davantage
de créer du tort à la compagnie. Il faut traiter le blogueur
comme on le ferait avec un journaliste et ne pas s’offusquer
si on a une mauvaise critique par la suite.
Quelques questions posées à Julie Gagnon
Comment choisir les blogueurs? Comment savoir qui est influent?
La qualité des textes, les sujets, le type de curiosité.
Nous avons constaté que les blogues les plus populaires reviennent
dans les références ou liens d'autres blogues ou articles.
Quelles
étaient les ententes prises avec eux?
Parlez-en. Pour le reste on ne contrôle rien, ils étaient
libres d'écrire ce qu'ils voulaient sur Pop!. C'était
notre beau risque.
«Lorsque
je me fais approcher, comme blogueuse ou journaliste, ajoute
Cecile Gladel, je réagis toujours de la même manière:
ce sujet est-il pertinent? Si on me demande d'essayer quelque
chose, ma réponse est la même: je ne promets rien et je serai
critique. Lorsque la compagnie n'assume pas, je décline. Aussi,
je le dis toujours publiquement que j'ai été invité».
Combien
ont-ils été invités?
Une douzaine, dont pratiquement tous ont accepté l'invitation.
Avez-vous
eu des répercussions suite à la publication de leurs billets?
C'est difficile à mesurer... la clientèle ne mentionne pas
une référence particulière en réservant! Mais nous sommes convaincus
que ce n'est pas un coup d'épée dans l'eau.
Quelle
est la principale différence entre la couverture journalistique
reçue il y a un an et celle-ci?
Pour les blogueurs, le concept est relativement nouveau,
et nous sentons chez eux beaucoup d'enthousiasme, d'intérêt,
de curiosité. Le tout se fait en toute transparence, donc ils
ne sont pas frileux à faire de la "promotion" parce qu'ils peuvent
clairement exprimer d'abord que c'en est (ils ont été gracieusement
invités), ensuite ils livrent leur vraie façon de penser dans
le blogue.
«Comme
blogueuse, je privilégie un ton beaucoup plus personnel, précise
Marie-Julie Gagnon. Je n'ai pas le carcan imposé par
le format ou le ton d'un magazine, par exemple. J'écris librement.
Par contre, dans un cas comme dans l'autre, je mentionne que
je n'ai pas eu à payer quand on m'invite quelque part. C'est
important que les gens le sachent. Même si on veut être intègre
qu'on paie ou non, c'est essentiel d'être transparent. Et puis,
quand on nous invite, on veut nous séduire pour que l'expérience
qu'on rapportera soit positive. Dans la vraie vie, on ne déroule
pas le tapis rouge pour tout le monde. Il faut toujours garder
ça en tête quand on écrit, tant comme journaliste que comme
blogueur.»
Le
recommandez-vous? Pour qui?
Oui, nous le recommandons, comme ce n'est pas précis ou quantifiable,
ce n'est peut-être pas un médium qui sera beaucoup utilisé,
mais nous sentons une ouverture de la part des médias traditionnels
de certains milieux et pour avoir l'heure juste ou un bon indicateur
de tendance, je n'hésiterais pas à recontacter plusieurs blogueurs
pour d'autres sujets.
Approche
blogueurs (partie 1 de 2)
De
plus en plus, les blogueurs se font approcher par des entreprises.
Voyons ce que des journalistes qui possèdent un blogue
personnel ont à dire.
Collaboration:
Gina Desjardins, journaliste (presse écrite, web, radio
et télévision), chroniqueuse et recherchiste.
Son blogue: Une
Geekette en Goguette.
Twitter: @ginades
Avec
la participation de:
Marie-Julie Gagnon, journaliste (presse écrite, web,
radio et télévision), chroniqueuse et auteure.
Son blogue: Taxi-Brousse
Twitter: @mariejugag
Cecile
Gladel, journaliste (presse écrite, web, radio et télévision),
recherchiste, auteure et chroniqueuse pigiste.
Son blogue: La
planète écolo de Cecile Gladel
Twitter: @cecilegladel.
Le
statut de blogueur, vu par Gina Desjardins
«Ça m’arrive de croiser des gens et de me faire dire qu’ils
me suivent sur Twitter ou bien, qu’ils suivent mon blogue. Ça
me fait toujours rire lorsque je me fais demander «est-ce que
tu réussis à en vivre, as-tu besoin d’un autre emploi?» Je trouve
ça étrange car j’ai parfois l’impression d’être davantage connue
pour mon blogue ou pour Twitter que pour le reste. Je sais que
j’ai une bonne présence sur la toile, mais je suis d’abord et
avant tout journaliste.
Mon
blogue ne me rapporte absolument rien financièrement, alors
je le fais quand j’ai quelques minutes de libre. Ça me fait
presque peur de réaliser son importance. C’est une grosse carte
de visite. Certains de mes billets ont été mentionnés sur Radio-Canada,
mais surtout sur des sites français. De là, la grosse portée
des blogues selon moi. Je me souviens d’avoir écrit un billet
sur la campagne marketing européenne du film Watchmen. Le lendemain,
en me levant, j’avais un courriel de l’agence marketing me demandant
si j’avais besoin d’informations et me disant qu’un nouvel événement
aurait lieu le soir à Londres!
En
tant que journaliste, je reçois des dizaines de communiqués
de presse par jour et certains se perdent dans le lot. En tant
que blogueuse, je reçois des messages personnalisés. Mon nom
est généralement au début du courriel, ce qui capte mon attention.
Je peux souvent constater à la lecture du message, qu’on sait
qui je suis et qu’on a vraiment lu mon blogue. Si l’événement
ou le produit dont on me parle est pertinent avec ce que je
fais, je vais probablement en parler. Tout comme je risque parler
d’un produit dont j’entend parler via un communiqué.
Selon
moi, c’est pertinent pour une compagnie de faire appel aux blogueurs
parce que l’information va demeurer sur la toile. Je suis encore
abonnée à La Presse et j’aime, entre autres, lire l’actualité
ou les reportages cinéma de Sonia Sarfati. Toutefois, si je
cherche une activité quelconque, à moins de me souvenir d’un
truc lu dans un journal ou magazine, je vais aller sur google
et taper «randonnées pédestres près de Montréal», « restaurant
apportez votre vin Montréal», etc. De là, selon moi, l’intérêt
de faire parler de son entreprise sur un blogue ou sur un média
traditionnel qui a une présence en ligne. J’aime souvent lire
les commentaires sur les blogues car ça va plus loin qu’une
simple description. Ça me permet d’avoir des avis plus personnels.
Je ne suis pas surprise de l’influence de Tripadvisor pour les
entreprises touristiques, même les agents de voyage le consultent!»
«Je
crois que c’est efficace, ajoute Marie-Julie Gagnon,
dans la mesure où ils n'auraient probablement pas le même genre
de couverture dans un média traditionnel. Certains choisissent
d'inviter des blogueurs parce qu'ils veulent aller chercher
un type de lecteurs en particulier. Renouveler leur clientèle.
D'autres, simplement parce qu'ils savent que le bouche à oreille
est très efficace sur le web. C'est le principe même du «sellsuming»,
on a tendance à écouter davantage les commentaires de quelqu'un
avec qui on a une relation (les lecteurs des blogues sont souvent
fidèles et interagissent avec l'auteur).»
«Sur
mon blogue, j’écris, quand je trouve le temps, sur les jeux
vidéos, la techno et mes découvertes du web. Pourtant, je me
fais inviter à des événements mondains. Le genre d’invitations
que je recevais lorsque j’écrivais en mode et style de vie.
Ça me surprend toujours de recevoir un courriel à mon adresse
donnée uniquement sur mon blogue m’invitant dans ce genre d’événements.»
«Je
me souviens qu'à l'époque où je travaillais pour le portail
InfiniT, au milieu des années 1990, ajoute-t-elle, il était
difficile d'être reconnu comme un «vrai» journaliste. Alors
de voir qu'aujourd'hui, on invite des gens qui ne sont pas journaliste,
simplement parce qu'ils ont une tribune grâce à leur blogue,
ça démontre à quel point les perceptions ont changé».
Pop!,
un bar à vins sur la rue des Pins à Montréal a dernièrement
invité plusieurs blogueurs à le visiter. Pourquoi se tourner
vers les blogueurs? Comment les choisir? Entrevue avec les relations
de presse dans le prochain texte.
Le
tourisme à l’ère du 2.0 (partie 2 de 2)
Comment
fait-on du marketing touristique de nos jours?
Webtélé
Parce
qu’une image vaut mille mots, on se lance aussi dans la webtélé.
Lonely
Planet, ou Müvmedia
plus près de chez nous, ont ouvert la possibilité aux internautes
de mettre des vidéos ou de créer des blogues directement sur
leurs sites Internet. Dans Espadrilles
et champagne, produite pour La Maison de la France,
deux Québécois racontaient leurs péripéties de voyages. Aussi,
les internautes pouvaient suggérer des coins cachés du Canada
pour la série D’est
en Ouest, disponibles sur le site de TV5 et en
baladodiffusion. Et Travel Alberta est derrière les aventures
de Fred dans les Rocheuses canadiennes, que l’on peut
voir sur Espacecanoe
et Canoe.tv.
Mobilité
Les fichiers de baladodiffusions disponibles par cellulaire,
permettent de voyager plus léger sans guide. Certains doivent
être téléchargés avant une visite alors que d’autres endroits
prévoient des «tours par cellulaire», c’est-à-dire, des arrêts
audio sur les lieux. Par exemple, on a créé 12 arrêts téléphone
au Grand Canyon, on peut découvrir l’Afrique du Sud avec Mobiguide
ou l’Europe avec Zevisit.com.
Plusieurs ont maintenant des applications Iphone, comme
la Hollande qui offre un guide d’Amsterdam. Ceux qui n’ont pas
de Iphone peuvent y avoir accès de leur cellulaire en
visitant ce
site.
Interactivité
Depuis plusieurs années, on ne cesse de parler de la croissance
du 3D. Pour certaines villes, on peut maintenant trouver plus
interactif que Google Earth. Avec sa vision 3D
de New York, Upnext permet
facilement de planifier son séjour. Les internautes peuvent
laisser des commentaires sur les commerces.
Les concours
Les concours où l’on fait appel à la créativité des internautes
sont aussi en vogue. L’avantage? Une bonne présence Web, incluant
des textes, des vidéos et des photos! Et tout ça à prix minime!
Voici quelques exemples: The
Best Job In The World de Tourism Queensland est possiblement
celui qui a fait couler le plus d’encre! Le mandat du gagnant?
Habiter l’île pendant six mois en alimentant un blogue afin
de promouvoir l’île. Son salaire? Rien de moins que 150 000
$AUS. Évidemment, les inscriptions pour le concours ont été
incroyables et autant les blogueurs que les médias traditionnels
en ont parlé. Pour obtenir autant de visibilité, une campagne
marketing traditionnelle aurait coûté beaucoup plus.
Le bureau
de tourisme taïwanais invitait récemment les blogueurs établis
à participer au coucours The
Best Trip of the World en envoyant une vidéo de présentation
et en créant un itinéraire de 4 jours. Tourisme Québec
a aussi lancé un concours où les touristes devaient raconter
leur séjour dans notre province. Sans le faire sous forme de
concours, on peut également s’associer à des blogueurs influents.
Par exemple, Le tour du Canada de la journaliste et blogueuse
Marie-Julie
Gagnon. En association avec la commission canadienne
et les bureaux touristiques de chaque province, ses textes étaient
diffusés sur Canoe, mais elle en parlait également sur
son blogue,
en plus de mettre des vidéos sur Youtube. Faire
appel à des gens connus par la blogosphère nous assure habituellement
plus de visiteurs.
Finalement,
pour s’assurer de maximiser sa présence web, plusieurs outils
sont à notre portée: l’intégration d’une Google Maps,
vidéos et photos sur les différents sites de partages, boutons
share pour que les gens puissent facilement partager
l’info avec leurs amis sur leurs réseaux sociaux, un compte
Twitter, une participation aux groupes Facebook
qui concernent l’entreprise et une présence sur les différents
sites sociaux ciblés tourisme.
À voir,
un
court résumé sur le tourisme 2.0 réalisé par Karine Miron,
alors qu’elle était encore étudiante.
Le
tourisme à l’ère du 2.0 (partie 1 de 2)
Comment
fait-on du marketing touristique de nos jours?
Réseaux
sociaux et présence Internet
Plus
de trois quarts des gens magasinent leurs prochains voyages en
ligne. Tellement que les voyages représentent 43% des dépenses
en ligne et les ventes de voyage viennent maintenant de l’achat
en ligne à 37% et équivaut à 11,9 milliards de dollars. Du choix
de la destination à la réservation, il est donc important d’avoir
une bonne présence en ligne positive.
Parce
que les gens ne font pas que faire leurs réservations, c’est là
où ils s’informent. Selon ComScore, pour 39% des consommateurs
à la recherche d’un voyage, Internet est la première source d’information.
Les
gens aiment s’exprimer sur ce qu’ils vivent en voyage, 70% partagent
leur expérience en ligne ! C’est pourquoi les sites tels que TripAdvisor
sont largement consultés avant de faire une réservation. Il faut
donc laisser place aux utilisateurs sur nos sites Internet. C’est
ce qui va leur donner le goût de revenir. Il y aura peut-être
des commentaires négatifs, mais au moins, on peut plus facilement
y répondre que si c’est dit sur un réseau social touristique.
Pour
sa dernière campagne de marketing, Tourisme Montréal a
fait appel à l’agence Sid Lee. L’idée ? Choisir cinq blogueurs,
jeunes et tendances, qui communiqueront leur amour de la ville
par des textes et vidéos. Dans le processus de sélection, on s’assurait
de leur intérêt et capacité à prendre part à la communauté. Ces
blogueurs doivent assurer une présence sur Twitter et aussi
ouvrir leur compte Facebook à la masse. Leur premier devoir
a été de se faire connaître des gens d’influences sur les blogues
et autres sites sociaux. La communauté en ligne est reconnue pour
s’entraider et relayer les liens intéressants.
Montréal
n’est pas la première ville à faire une campagne du genre. En
2007, la Finlande avait ouvert le blogue www.briserlaglace.com
(qui n’existe plus). Anna, une jeune finlandaise de 27 ans, habitant
Paris, faisait découvrir sa Finlande natale. L’office de tourisme
n’avait pas caché le fait que ce blogue venait d’eux, mais les
lecteurs s’étaient tout de même attachés à Anna et la fin de son
contrat était leur plus gros souci. Selon le journal
du Net, la campagne a eu un beau succès: «Le blog a recueilli
200 455 visiteurs uniques en moyenne pour 548 111 pages vues et
au total 280 commentaires d’internautes ont été postés. Une vidéo
toute simple d’Anna présentant une recette de cuisine finlandaise
a été visionnée 201 112 fois sur YouTube et a enregistré 123 commentaires.
Mais pour l’Office, la bonne surprise du blog, c’est d’avoir pu
toucher des jeunes en âge de partir en vacances en Finlande, et
même des plus jeunes, des clients potentiels à l’avenir. Nous
avons réussi à traduire les valeurs que nous souhaitions mettre
en avant. A savoir que la Finlande est un pays ouvert, très accueillant,
décomplexé, et bien loin des clichés français», assure Anna
Molander (de l’office du tourisme).
Une
telle présence sur le web permet effectivement de véhiculer l’information
désirée et de rétablir les faits par rapport aux fausses croyances
qui peuvent perdurer. Tourisme Mauricie a également emprunté
ce pas, en remettant à jour son site Internet en y intégrant un
blogue et en demandant à Gabriel, de l’Office du tourisme
de participer au blogue, sur Twitter et sur Facebook
pour communiquer des nouvelles sur sa région, mais aussi pour
créer un lien avec la communauté. Du communiqué de presse: «Tourisme
Mauricie présente sa toute nouvelle plateforme Web intégrant le
nouveau portail de l’association, ainsi qu’un blogue répondant
aux nouvelles tendances communicationnelles des consommateurs.
Jumelée à ces nouveaux outils, une stratégie de positionnement,
de référencement et d’indexation dans les moteurs de recherche
permettra à Tourisme Mauricie de maximiser le rendement de ces
nouveaux outils dans l’univers Web.»
Les
régions, offices de tourisme, hôtels et attractions joignent sans
arrêt Twitter pour propager de l’information sur leur coin
de pays. Leur but ? Se faire relayer «retweeté» par les autres
usagers. Certains vont même jusqu’à ce créer des alertes toutes
les fois que le nom de leur ville se retrouve dans un envoi et
commence à suivre cette personne en espérant qu’elle fera de même.
Finalement,
pour s’assurer de maximiser sa présence web, plusieurs outils
sont à notre portée : l’intégration d’une Google Maps,
vidéos et photos sur les différents sites de partages, boutons
share pour que les gens puissent facilement partager l’info avec
leurs amis sur leurs réseaux sociaux, un compte Twitter,
une participation aux groupes Facebook qui concernent l’entreprise
et une présence sur les différents sites sociaux plus ciblés tourisme.
Aka
Aki (partie 2 de 2)
AKA
AKI, De kessé?
Ce
qu’on envisage d’un point de vue marketing
Pour plusieurs
experts, l’avenir du marketing passe inévitablement par les
cellulaires. Les gens sont mobiles, mais aiment rester connectés
en tout temps. Et de nos jours, rares sont les gens qui ne possèdent
pas d’appareil mobile.
Les différentes
façons de faire du marketing via les cellulaires demeurent à
l’étude. C’est ainsi qu’on s’intéresse au réseau social Aka-Aki.
Et s’il permettait de faire du marketing ciblé géolocalisé?
Avec le système des icônes qui représentent nos intérêts et
son pouvoir de localisation, on pourrait donc envoyer des infos
sur des promotions qui risquent d’intéresser l’utilisateur de
l’appareil qui se trouve à proximité. Avec Facebook et
Google (et surtout son service de messagerie Gmail),
les gens commencent de plus en plus à s’habituer au marketing
ciblé.
Communiquer
les offres du secteur où se trouve des clients potentiels fait
rêver bien des commerçants. Restera à voir si les gens sont
prêt à se faire «envahir» par des promotions et si les concepteurs
décident de l’essayer.
Pour le
moment, la survie de Aka-Aki est assuré par des campagnes
de financement via une société allemande de capital-risque (on
dit que l’investissement de Creathor Venture se situerait
dans les 7 chiffres). Mais comme tous les propriétaires de réseau
social, y compris Twitter et Facebook, ils sont
en recherche de modèle d’affaires pour assurer la continuité
et la rentabilité du réseau. Plusieurs options sont considérées
par les jeunes entrepreneurs. Le marketing ciblé en fait partie,
comme la publicité plus traditionnelle, la promotion d’événements
et les associations avec les opérateurs Internet (ce qu’ils
ont déjà amorcé).
Certains
trouvent que le service a également du potentiel dans le milieu
d’affaires. On pourrait l’utiliser dans les salons pour envoyer
cartes d’affaires et c.v. L’ouverture aux applications venant
de l’externe viendra inévitablement enrichir le réseau social
et influencer l’évolution du service. Mais il n’y a pas de doute
que l’évolution d'Aka-Aki est à surveiller! Il pourrait
bien permettre une nouvelle forme de marketing efficace!
Aka
Aki (partie 1 de 2)
AKA
AKI, De kessé?
Un
nouveau réseau social en pleine croissance
En 2006,
comme projet de fin d’études au département
publicité de l’École des Beaux-Arts de Berlin,
cinq étudiants mettaient sur pied un nouveau genre de
réseau social, Aka-Aki. Encouragés
par l’engouement de leur proche, ils décident de
quitter les salles de classe pour s’y consacrer. Pour
mener à terme leur projet, ils se sont associés
à deux développeurs de logiciels. Une nouvelle
entreprise, qui emploie maintenant près de vingt personnes,
était née.
Utilisé
de plus en plus en Europe, avec une popularité croissante
en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en France, le service
propose de faire des rencontres fortuites selon notre situation
géographique.
Avec l’engouement
des GPS, de plus en plus d’appareils technologiques offrent
des services de geolocalisation. Par exemple, des appareils
photos indiquent sur une carte où ont été
prises les photos, alors que d’autres appareils fournissent
les parcours de jogging.
C’est
un peu sur ce principe que les étudiants ont développé
leur projet. Ils ont conçus un réseau social gratuit
qui nous informe des autres utilisateurs qui se trouvent près
de nous. Aka-Aki ne se sert pas qu’uniquement
du GPS, maintenant dans plusieurs téléphones cellulaires.
Bluetooth, WiFi et GSM sont aussi utilisés afin de rendre
le service le plus efficace possible.
Un utilisateur
se trouve à moins de 10 minutes à pied? Le service
le détecte et nous montre son profil où l’on
peut en connaître davantage sur lui grâce à
des icônes que l’on met sur son profil pour que
nos goûts soient rapidement cernés. On a envie
de connaître ce bel inconnu? Eh bien, on envoie un message
instantané. On est encore trop gêné? Pas
de problème, le service garde en mémoire ceux
que l’on croise et va nous avertir lorsque l’on
va les recroiser de nouveau. La prochaine fois sera peut-être
la bonne!
Il ne fait
pas que repérer les autres membres utilisateurs. Tous
les appareils munis d’un GPS sont détectés.
Il est à
préciser que malgré ce que l’on peut croire,
les concepteurs tiennent au respect de la vie privée
de ses utilisateurs. On ne voit pas précisément
où se trouve une personne, mais plutôt si elle
est se trouve près de nous. Et bien sûr, on peut
en tout temps désactiver le logiciel si on souhaite se
promener incognito!
Parfait
pour faire de nouvelles connaissances, mais aussi pratique pour
croiser ses vrais amis. Et pourquoi ne pas s’en servir
pour vérifier si on a le temps de faire quelques commissions
en chemin avant de se rendre à un rendez-vous en regardant
si la personne que nous allons rejoindre est déjà
arrivé au point de rendez-vous… Et entre «vrais»
amis du réseau, on a aussi la possibilité d’être
informé des statuts, qui fonctionnent sous le même
principe que Facebook ou Twitter.
Lorsqu’on consulte la fiche d’un inconnu, on peut
évidemment comparer nos amis en commun, ce qui peut être
une sorte de référence pour certain.
Certains
commerces profitent déjà du service. Grâce
au système d’archivage, ils peuvent ainsi connaître
leurs clients réguliers. Ils ont la liste de qui est
allé dans leur établissement, quand (avec heure
et date) et combien de fois.
Twitter
(partie 2 de 2)
Je
tweet, tu tweets, il tweet, nous tweetons...
tweetez-vous?
Les
marques qui fonctionnent bien sur Twitter sont celles qui
participent. Ceux qui répondent aux gens publiquement et en privé.
Un compte Twitter qui ne fait que de l’autopromotion envers
un produit a peu d’intérêt pour les gens, mais un autre qui s’implique,
envoie des liens vers des articles qui ont un rapport avec leur
sphère d’activité même si ce n’est pas directement relié à leur
compagnie, attirera davantage. C’est pourquoi le choix de la personne
en charge du profil Twitter est très important.
L’avantage
est également le système de recherche. On peut suivre tout ce
qui se dit sur nos produits. Que ce soit juste pour avoir l’avis
des consommateurs ou pour y répondre, ça s’avère un excellent
outil.
Un
autre avantage est que Twitter est possiblement le meilleur
moyen de rejoindre les personnes les plus influentes du Net. Les
blogueurs y sont pratiquement tous. Ils peuvent tous en témoigner,
mettre le lien de son nouveau billet sur Twitter crée du
trafic sur les blogues et emmène des nouveaux visiteurs. L’avantage
de les rejoindre sur Twitter est que pour plusieurs, c’est
rendu une source d’inspiration pour leurs prochains billets. On
aime ou on déteste quelque chose, on le tweet. On est intrigué
ou amusé par quelque chose, on le tweet.
Hitwise
a d’ailleurs observé qu'en Angleterre, les commerces en ligne
reçoivent maintenant plus de trafic provenant des réseaux sociaux
que des publicités. On le sait depuis longtemps, le meilleur outil
marketing est le bouche à oreille et Twitter en est le
roi en ce moment. Ce n’est pas pour rien que les compagnies et
les commerces sur Twitter sont de plus en plus présents.
Ça va d’une simple présence où l’on redirige vers des billets
de blogue à un fort engagement envers la communauté. Certains
s’en servent même, comme des restaurants mobiles, pour communiquer
leur emplacement géographique. L’important est d’être pertinent
pour ceux qui nous suivent et ne pas les inonder d’information
peu pertinente et de publicité flagrante.
Au
Québec, Tourisme Montréal et Tourisme Mauricie
s’en servent pour faire découvrir les plus grands attraits. Hypercube,
Mazda et Mentos sont trois exemples de compagnies
à utiliser Twitter. Hypercube s’en sert pour communiquer
les nouvelles de son concours en plus d’être très engagés dans
les conversations. Ils y sont très présents. Mazda suit
ce qui ce dit à propos de leur ARG 33 clés et répond aux questions.
Mentos gum, un nouveau, vient de commencer à suivre les
Québécois les plus influents du réseau social en vue d’un événement
qui aura lieu dans quelques semaines.
Quoi
faire lorsqu’on s’inscrit? L’important avant de commencer à suivre
des gens est d’avoir un profil qui leur donnera envie de vous
suivre. À la différence de Facebook, on n’y suit pas automatiquement
ceux qui nous suivent. On y choisit ceux qui pourront nous apporter
des choses intéressantes. On s’assure donc d’avoir une photo,
une bio et un site web et quelques tweets intéressants avant de
commencer à suivre les gens. Et puis on commence par aller vers
les blogueurs influents et les journalistes et on regarde qui
semblent les plus actifs parmi ceux qu’ils suivent. Certaines
applications permettent d’avoir des suggestions d’utilisateurs
selon des intérêts précis ou de voir les plus influents par région.
Pour des suggestions d’applications pratiques et une utilisation
optimale du site, voir la liste des 100 Best Twitter Tools
for Marketers.
À
éviter: avoir un trop grand écart entre son nombre de « followers »
et « following » et mettre son profil privé. C’est un réseau social
et son intérêt est de permettre une vitrine mondiale. Selon un
récent rapport de Nielsen, 60% des utilisateurs quittent
le service après un mois de service. Cela dit, comme la plupart
des utilisateurs initiés se connecte à Twitter uniquement
via un cellulaire ou un logiciel rendant le service plus performant,
plusieurs trouvent cette donnée discutable. De toute façon, vu
la croissance rapide de Twitter, c’est normal. Puisqu’on
y partage des liens, des découvertes, de l’information, certains
voient même Twitter comme le pont entre le web 2.0 et le
web 3.0. Vaut peut-être mieux s’y engager maintenant pour un passage
au 3.0 plus facile…
Twitter
(partie 1 de 2)
Je
tweet, tu tweets, il tweet, nous tweetons...
tweetez-vous?
Depuis
quelques semaines, certains médias semblent avoir découvert Twitter,
créé en juillet 2006 par trois trentenaires: Biz Stone,
Evan Williams et Jack Dorsey. C’est quoi Twitter?
Un site de microblogging où notre nombre de caractère est limité
à 140. On suit des gens qui ont les mêmes intérêts que nous et
on y partage l’information qui nous intéresse.
Au
Québec, Twitter fait aussi les manchettes depuis quelques
semaines. On en a parlé, entres autres, à l’émission de Christiane
Charrette à Radio-Canada ainsi qu’aux nouvelles de
TVA. Pourquoi ce soudain intérêt?
D’abord
parce que la communauté de Twitter a augmenté de 1382%
de février 2008 à février 2009 selon un rapport de Nielsen
Online publié en mars dernier. Mais surtout parce que de plus
en plus de vedettes ont commencé à utiliser le site. On en entend
maintenant parler partout et ceux qui ne savent pas encore c’est
quoi s’y aventurent pour avoir des nouvelles de leurs vedettes
préférées. Les stars ont permis d’élargir la communauté de Twitter.
Évidemment, certains d’entre eux, comme Britney Spears,
engagent quelqu’un pour «nourrir» leur compte. Mais plusieurs
préfèrent le faire eux-mêmes, comme l’acteur et producteur Ashton
Kutcher (celui qui a le plus de «followers» sur le réseau).
Comme Twitter est facile à utiliser d’un cellulaire et
que ce n’est que des courts textes de 140 caractères comme des
SMS, pour d’autres c’est une façon facile de faire plaisir à leurs
fans et surtout, une occasion de se montrer sous leurs vrais jours.
Ils peuvent ainsi exprimer ce qu’ils sont et font vraiment et
partager leurs réelles passions au lieu de laisser la presse people
le faire à leur place.
Et
c’est là une des bonnes raisons pour une compagnie d’être présent
sur Twitter: reprendre le contrôle de sa marque et de son
image, pouvoir savoir et répondre à tout ce qui se dit au sujet
de nos produits et être présent au sein des consommateurs.
Bien
sûr, pour ça, on peut avoir un blogue ou un forum, mais si personne
ne le visite, l’impact ne sera pas très grand. L’attrait de
Twitter est que les gens y vont beaucoup pour partager des
idées, des découvertes. Les gens aiment cliquer sur les liens
qui les intéressent et surtout les transférer (retweet ou RT pour
les intimes). Pour s’assurer qu’ils sont «retweetés», synonyme
qu’ils sont intéressants, plusieurs utilisateurs tentent de trouver
le scoop ou ce qui intéressera le plus de gens. Pas pour rien
que plusieurs utilisateurs sérieux trouvent maintenant que les
journaux publient des vieilles nouvelles. Twitter, c’est
de l’instantané.
Les
ARG (partie 2 de 2)
Les
jeux doivent favoriser la collaboration des joueurs. C’est en
créant une communauté qui communique les moindres petites découvertes
que les ARG fonctionnent vraiment. Ils mettent ainsi leurs différentes
connaissances et ressources en commun. C’est grâce à l’intelligence
collective que les gens peuvent avancer dans le jeu. Les différentes
générations et cultures peuvent ainsi mettre à profit leurs compétences
personnelles. Ainsi des gens qui ne savaient pas auparavant fouiller
l’Internet jusqu’aux pages sources pourront avoir du plaisir à
jouer.
On
a justement remarqué que la tranche d’âge qui participe à ses
jeux s’étend des jeunes ados aux gens dans la cinquantaine. Évidemment,
les jeunes sont les plus faciles à rejoindre puisqu’ils sont les
plus susceptibles de tomber sur le premier élément déclencheur,
habituellement lancé sur la toile.
Puisque
les gens participent de leur plein gré, pour le plaisir du jeu
ou pour le prix, personne ne se plaint que ce soit une campagne
de marketing. En effet, il y a habituellement un prix à gagner
pour la première personne à résoudre l’énigme. Mais lorsque le
ARG est bien fait, les joueurs finissent pas devenir plus intéressés
par le jeu que par le prix en tant que tel. Ils peuvent consacrer
énormément de temps à essayer de percer tous les mystères. Ça
peut devenir un défi personnel, mais aussi une façon d’impressionner
les autres joueurs.
Le
ARG crée une communauté virtuelles de fans engagés. La satisfaction
des joueurs vient principalement de leur capacité à faire avancer
leur épique grâce à leurs découvertes. Certains deviennent si
populaires que d’autres marques veulent même s’y associer. En
immergeant les joueurs dans l’univers que l’on lui créé, on permet
une immersion de la marque. Au lieu de prédéterminer une histoire
à raconter, on laisse les joueurs en créer une. Il est important
de bien doser. Si c’est trop complexe, mais également si c’est
trop simple, on risque de perdre des joueurs.
Un
ARG intriguant se méritera des articles dans les journaux, mais
également dans les blogues et les différentes sites sociaux où
les gens tenteront d’aller chercher plus d’information. Les campagnes
qui bénéficient de vidéos sur un site de partage vidéo comme Youtube
semble avoir plus de succès. D’abord, les blogueurs peuvent insérer
le clip à leur billet, ce qui permet d’attirer les gens plus facilement,
mais la vidéo permet à des non-initiés de s’intéresser au mystère
de la vidéo. Si la vidéo créée un buzz, elle se retrouvera également
sur les sites qui compilent les vidéos les plus vues.
Mais
alors qu’un nouveau ARG est lancé pratiquement tous les mois aux
Etats-Unis, le jeu semble beaucoup moins populaire ici. On a eu
des ARG pour promouvoir la série télé Un homme mort, le téléroman
Virginie et le film Un piège américain (Le Projet Rivard). Mais
l’impact du jeu sur la sortie du film est resté plutôt underground.
On dit que 5000 personnes de 25 pays se sont inscrits au jeu,
mais plusieurs ont lâché le jeu. Seuls 500 joueurs ont été considérés
comme des mordus. Il faut dire que les ARG anglophones permettent
facilement d’être joué partout dans le monde, mais que les jeux
bilingues sont moins évidents. Plusieurs frustrations des joueurs
venaient, soit des anglophones qui ne comprenaient pas le français
et arrêtait de visiter les forums pour partager leurs informations
ou soit des français qui ne parlaient pas anglais et n’avaient
pas envie de traduire tous leurs messages. Il faut dire que ces
jeux demandent déjà beaucoup de temps et d’investissement. Des
indices avaient été cachés dans divers lieux à travers le monde
dont le Sergent Recruteur à Montréal. On avait aussi demandé la
participation de l’animateur –patrouilleur du net- Dominic Arpin
comme brouilleur de pistes.
Un
des derniers succès est The Lost Ring, qui représentait un des
projets de McDonald's pour donner vie aux Jeux olympiques de Beijing.
Deux millions de personnes, provenant d’une centaine de pays,
ont participé. Edwin Moses,le médaillé d’or olympique en athlétisme,
a même participé en tant que blogueur.
Les
ARG (partie 1 de 2)
Les
ARG (Alternate reality game ou jeu de réalité alternée) sont une
façon différente d’engager un grand nombre de personnes dans une
expérience interactive. Les joueurs y vouent une grande dévotion.
Le but est de découvrir le mystère. Des gens à travers le monde
de tous âges collaborent afin de déchiffrer les indices cachés
un partout sur le web, mais également dans la réalité.
Selon
Wikipedia, «Un jeu en réalité alternée est un jeu multimédia,
qui de manière délibérée entretient le flou entre les expériences
perçues lors du jeu et hors du jeu. Fondamentalement, il s'agit
de la rencontre entre une chasse au trésor en grandeur nature
sous la forme d'un jeu de piste, impliquant le déroulement interactif
d'une histoire, l'utilisation de nouvelles technologies et une
communauté d'utilisateurs/joueurs en-ligne».
L’élaboration
de ces jeux est assez complexe. Divers éléments sont parsemés
à des moments clés et de différentes façons. Les ARG utilisent
les endroits réels pour y cacher des indices, le courrier ou les
téléphones, mais surtout le web qui permet aux joueurs de partager
leurs informations. On créé habituellement des sites Internet
spéciaux où l’on trouve des énigmes dans la source de la page,
on se sert des forums, des sites de partages photos et vidéos,
des réseaux sociaux tels que Facebook, on fait participer les
blogueurs influents, etc. Le but est d’immerger le joueur dans
les produits jusqu à l’entrée de la marque que l’on veut promouvoir.
Ces jeux permettent aux gens de vivre une expérience positive
avec les marques.
D’où
ça vient?
Beast, un ARG pour mousser la sortie du film Artificial Intelligence:
A.I. de Steven Spielberg en
2001 est considéré par plusieurs comme le premier véritable ARG.
Les créateurs, une équipe de Microsoft, affirment qu’ils
se sont inspirés du jeu de rôle Donjon & Dragon
ainsi que du film The Game. La même équipe a créé
par la suite la compagnie 4orty 2wo Entertainment. On leur
doit le succès I love Bees, un ARG créé pour la
sortie du jeu vidéo Halo 2, sorti en 2004. Ce dernier
reste l’un des plus grands succès de l’utilisation d’un ARG. Trois
millions de joueurs auraient joué à cette campagne élaborée d’un
million de dollars qui s’est déroulé sur plusieurs semaines. Halo
2 a brisé des records de vente pour un jeu vidéo Les ARG
sont souvent utilisés pour promouvoir un film, un jeu vidéo ou
une série télévisée. Les réseaux de télévision s’y sont mis. Ils
voient ça comme un moyen d’engager les téléspectateurs. Par exemple,
The Lost experience en 2006.
Certains
ARG très élaborés et où des indices se retrouvent aux quatre coins
de la planète peuvent coûter très cher à réaliser. Ça demande
aussi beaucoup d’organisation et de modération. La première pièce
du puzzle, que l’on appelle Rabbit Hole, doit être
finement pensée pour piquer la curiosité. Cette pièce va signaler
le début du jeu. Deux forums sont dédiés au ARG sur l’Internet
et on va souvent directement informer la communauté ainsi que
quelques blogueurs en leur donnant un lien vers le premier indice.
Hasbro, American Express, Sharp, Song
Airline, Stella Artois ont tous créer des buzz grâce
à des ARG. Mais la marque n’est souvent pas visible au départ.
L’aventure débute comme si ce n’était pas un jeu. Nine Inch
Nails a aussi eu recours à un ARG en 2007 pour la sortie de
leur album «Year Zero». En suivant les indices disponibles dans
des clés usb laissés volontairement dans les toilettes de concerts
ou dissimulés sur les t-shirts officiels du groupe, les gens ont
découvert un jeu de piste sur le net. Pour le groupe, c’était
un peu une pochette d’album élaborée puisqu’avec le téléchargement,
on perd souvent ce qui donnait un contexte à l’album…
Savoir
profiter de la relâche (partie 2 de 2)
La
relâche scolaire est-elle une bonne occasion de marketing?
Bon
pour tout le monde?
Un sondage CROP-ORHRI, réalisé en 2006, mais toujours d’actualité,
révélait que 24 % des travailleurs souhaitaient prendre congé
lors de la relâche. Ce chiffre ne cible que le quart des travailleurs,
mais ce serait 35% de ceux ayant un enfant ou plus et 31% qui
gagnent plus de 60 000$.
Ces chiffrent permettent de comprendre pourquoi les entreprises
se creusent les méninge pour trouver l’idée géniale qui saura
attirer ces familles qui débarquent chez eux en groupe avec la
ferme intention de s’amuser, donc de dépenser.
Pour
plusieurs entreprises misant sur les activités d’hiver familiales,
la semaine de relâche peut représenter jusqu’à 25 % de leur chiffre
d’affaires annuel. Selon un rapport sur les impacts touristiques
et économiques de l’étalement des vacances scolaires, publié en
avril 1999, auprès d’un échantillon représentatif d’attractions
touristiques de l’ensemble des régions du Québec, ces dernières
subiraient une baisse de 42 % lors de la rentrée du mois d’août.
Les chiffres augmentent à 89 % pendant la semaine de relâche.
Voilà
sans doute ce qui explique qu’un Regroupement, formé de centres
de ski et d’hôteliers, souhaiterait faire modifier le calendrier
scolaire afin que la Relâche s’étale sur deux, trois ou même quatre
semaines. Dans les centres de ski, on offre des leçons gratuites
et une multitude de forfaits, conscient que cet investissement
rapportera à long terme et gardera les parents sur le site. Ainsi,
les établissements hôteliers proposent des rabais et différents
forfaits familles. Pendant ce temps, les musées organisent des
rencontres, des ateliers, invitent les auteurs favoris des jeunes,
proposent des chasse aux trésors, etc. À plusieurs endroits, les
enfants de 12 ans et moins sont admis gratuitement et dans plusieurs
régions on invite les jeunes à des jeux extérieurs, des Festivals
qui leur sont consacrés, etc.
Et
sur les pentes ou dans les villages vacances, il n’est pas rare
de voir des mascottes offrir une nouvelle boisson, des bonbons
ou autres babioles qu’on invite les enfants à découvrir. Et, comme
la rencontre de ces gros toutous pelucheux les amuse, la publicité
se fait en douce. Le même principe a lieu aussi pour les plus
vieux aussi en relâche. Des équipes de street marketing se rendent
aux événements populaires pour distribuer échantillons, autocollants
ou autres produits dérivés d’une marque.
C’est
une semaine où les adolescents et jeunes adultes en congés dépensent
sans compter. Ils veulent avoir du plaisir coûte que coûte. Et
entre amis, ils s’influencent mutuellement. Pendant cette période,
les jeunes en visite dans une ville dépenseraient plus que tous
les autres touristes. C’est aussi une période où les jeunes sont
davantage rivés devant leur écran de télévision et d’ordinateurs
et c’est donc un moment privilégié pour débuter une campagne télévisée
ou dans Internet. Surtout que les différentes stations tentent
d’offrir du contenu spécial pour l’occasion. Bref, la relâche
semble maintenant bien ancrée dans nos mœurs et elle est une occasion
idéale pour trouver l’idée ingénieuse qui fera découvrir son produit,
puisqu’en cette période on rejoint aussi bien les jeunes que la
mère, le père ou les grands-parents.
Savoir
profiter de la relâche (partie 1 de 2)
La
relâche scolaire est-elle une bonne occasion de marketing?
C’est
après que des psychologues aient fait des études et identifié
la nécessité d’une pause dans le calendrier scolaire qu’est née
la relâche scolaire. Ce
congé, qui semble marquer l’arrêt de l’hiver et l’arrivée du printemps,
imaginé par la Fédération des commissions scolaires du Québec,
était déjà bien connu en France, mais encore plus aux Etats-Unis,
grâce au fameux «Spring Break».
En généralisant la relâche au Québec, au début des années 80,
la Fédération souhaitait réduire le taux d’absentéisme et améliorer
l’attention des enfants afin qu’ils aient de meilleurs résultats
scolaires pour finir leur année scolaire.
Bien
que généralement programmée pour la première semaine de mars,
la relâche scolaire est soumise au choix de chaque commission
scolaire. Certaines d’entre elles, mais elles sont de plus en
plus rares, préfèrent la dernière semaine de février. Il est vrai
que choisir une date commune permet l’élaboration de projets familiaux,
avec les amis et facilite le gardiennage entre les parents, surtout
ceux de familles recomposées.
Un
arrêt pour certains, un surplus pour d’autres
Immédiatement après les fêtes, les centres de ski, les établissements
hôteliers, les centres de vacances, les agences de voyage, les
restaurants et tous ceux dont le travail est de nous faire oublier
nos soucis en nous offrant des prestations différentes de ce que
l’on peut trouver chez soi, inscrivent leurs offres alléchantes
dans les différents médias.
Il
est vrai qu’au fil des années, les familles se sont mises à planifier
des vacances d’hiver, modifiant ainsi l’industrie touristique
de plusieurs régions du Québec. Il n’est pas rare, en cette période,
d’apercevoir les petites familles dévalant les pentes de ski du
Québec ou pataugeant dans l’eau turquoise d’une plage du Sud.
Même les plus démunis sont sensibles aux nombreuses offres attirantes
élaborées par des génies du marketing voulant profiter de toutes
ces familles désireuses de se donner du bon temps. Par exemple,
le mont Sutton organise cette année une séance de photo
dans la «forêt des merveilles» que les familles pourraient télécharger
gratuitement de retour à la maison et une journée «Jour de paye»
d’Adrénaline, où les prouesses sur un des modules du parc à neige
se voyaient récompensées par de l’argent Adrénaline, qu’il est
possible d’échanger contre des prix.
Privilégier
le début du mois n’est d’ailleurs pas un fait du hasard. N’est-ce
pas à ce moment que les familles, même les plus pauvres, peuvent
compter sur une petite rentrée d’argent (allocations, assistance
sociale, chômage, etc)? Malgré cet élément, beaucoup décide d’offrir
des activités gratuites pour attirer les familles comme La
TOHU qui propose gratuitement une panoplie d’activités telles
que glissades, spectacles, expositions, visite guidée dédiée à
l’environnement, atelier de cirque, ski de fond, raquette et concours
de création de bonhommes de neige.
Produits
santé (partie 2 de 2)
Les
femmes ont toujours été plus sensibles à l’alimentation et à la
santé. Elles exigent la qualité. Pas étonnant que pour les produits
naturels, elles soient la cible de choix.
La
femme joue un rôle important dans les décisions d’achat. Dans
70 à 80% des cas, elle aurait un rôle actif dans la consommation.
Soit en faisant elle-même les emplettes ou en influençant les
décisions de son conjoint. Encore aujourd’hui, elle demeure en
majorité responsable des achats qui concernent la famille. Elle
dépense donc en plus de son salaire, de plus en plus important,
une partie de celui de son conjoint.
Elle
s’intéresse de plus en plus aux nouvelles tendances et se tient
informée. Elle réserve plus d’argent au soin du corps, comprenant
l’alimentation saine. Elle veut des produits de qualités supérieures
et est prête à payer plus cher pour l’obtenir. Pour compenser
ses nombreuses absences, elle dépense beaucoup pour son enfant.
Lui offrir une alimentation saine la déculpabilise.
Yummy
Mummies
En Angleterre, on appelle les Yummy Mummies, ses femmes de moins
de 35 ans qui ont récemment opté pour un panier d’épicerie organique.
Elles recherchent des produits bons pour elles et pour leurs enfants,
mais aussi des produits qui sont jolis dans leur salle de bain.
L’emballage, même s’il doit être écologique, demeure donc très
important. Avec le nombre de produits sur le marché, on doit ressortir
du lot par son emballage, idéalement fait de produits recyclés.
Si on offre des recharges moins chères, ou le vrac, ça devient
encore plus intéressant pour certaines. Pas étonnant que l’on
retrouve de plus en plus de boutiques de produits vendus en vrac.
Rejoindre
les jeunes mères
Rien n’est trop beau pour leur progéniture. Elles cherchent le
meilleur pour leurs enfants et sont prêtes à dépenser plus d’argent
que pour elles. Dans cette foulée, Nestlé a lancé NaturNes pour
remplacer ses petits pots de verre et Bonne Maman mettait dernièrement
l’emphase sur ses ingrédients naturels.
En
France, Nutricia, pour promouvoir son lait infantile Bonne Nuit!
a lancé un numéro d’écoute, où trois conseillères aident les parents
qui traversent des périodes difficiles en raison des troubles
du sommeil de leur enfant. Ça a permis d’instaurer une relation
très personnelle entre les mères et la marque. Selon leurs études,
les mères ne parlent pas beaucoup de leur manque de sommeil en
public, mais ont besoin d’être rassuré. Le numéro de la ligne
d’écoute a été inscrit directement sur le produit, sur le site
web de la marque et envoyée par courriel à sa liste d’abonnés.
À Bruxelles, le cybermarchés alimentaires Houra, afin de les habituer
au service, propose la livraison gratuite aux femmes enceintes
pendant neuf mois.
Un
bon point de départ pour se faire connaître est d’annoncer sur
les sites Internet féminins où une foule d’informations pour les
jeunes mères s’y retrouvent. On peut participer aux forums et
blogues. Envoyer des échantillons aux différents magazines féminins.
Possiblement pour se donner bonne conscience également, les médias
aiment parler de toutes les initiatives dites vertes. C’est le
temps d’en profiter. Il faut trouver des idées ingénieuses. Lorsqu’il
est question de produits, il n’y a rien de mieux pour les attirer
que leur envoyer un exemplaire.
Produits
santé (partie 1 de 2)
L’intérêt
envers les aliments santé est grandissant. Manger sainement, pour
plusieurs consommateurs, c’est aussi se libérer d’une certaine
culpabilité.
Les
produits naturels
Les gens, et particulièrement les jeunes adultes, se préoccupent
de plus en plus de l’impact de l’alimentation sur la santé et
l’environnement. Ils sont plus attentifs aux produits qu’ils achètent.
Entre 1992 et 1997 aux Etats-Unis, la vente des produits naturels
a triplé, passant de 5,3 milliards à 14,8 milliards de dollars.
En Angleterre, on a observé une croissance de 30% dans la vente
de produits bons pour la santé ou pour l’environnement au cours
des dernières années.
Selon
une étude menée par Research International en Espagne et
en France, certaines difficultés doivent toutefois êtres surmontées
pour que l’industrie des produits naturels continuent d’attirer
des adeptes.
Les
consommateurs exigent maintenant de connaître les ingrédients
des aliments et leur provenance. Mais on remarque qu’ils se sentent
toutefois perdu face à la surabondance de produits dits santé.
Ils sont submergés d’informations. Ils connaissent plus l’importance
de manger des Omega-3 que de manger des protéines par exemple.
Ils veulent encore de l’information, mais plus claire et plus
courte. Ils aiment particulièrement les marqueurs comme des sceaux
d’organismes de confiance.
L’étiquetage
des produits santé répond de plus en plus à cette demande. Par
exemple, les produits bleus de la marque Provigo indiquent
clairement les informations nutritionnelles sur le dessus du paquet.
Et puisque beaucoup de consommateurs connaissent maintenant cette
ligne santé de la chaine d’alimentation, ils s’y tournent rapidement
sans nécessairement lire ces informations.
Dans
Marketing Magazine qui faisait état de cette recherche
dans son numéro 97, on pouvait également lire que «le prix que
le consommateur est prêt à payer varie en fait selon un certain
nombre de facteurs: la catégorie de produits, le type et la force
du bénéfice santé, le caractère préventif ou curatif des produits,
l'existence ou non d'un référent… Le consommateur n'est ainsi
aujourd'hui plus prêt à payer 15% plus cher qu'un produit standard
un simple yaourt allégé aux fruits.»
Point
de vue marketing, on peut y lire que le dernier défi pour les
compagnies de produits naturels est d’ «adapter les modes de communication
aux nouvelles attentes des consommateurs. Les programmes de marketing
relationnel basés sur le coaching (par SMS, par exemple) sont
très appréciés des consommateurs qui se sentent accompagnés dans
leur démarche. Les actions de sensibilisation combinant actions
terrain et Internet rencontrent également un grand succès. En
termes de communication, pédagogie, proximité et accompagnement
restent les maîtres mots dans cet univers des produits santé».
Pour
plusieurs compagnies, il est important de ne pas rater le virage
santé. On voit donc apparaître, des nouveaux produits sans colorant,
ni arôme naturel… Même au rayon des boissons, les smoothies et
les eaux vitaminées semblent maintenant prendre toute la place.
Ce
n’est pas étonnant, manger santé ou choisir des produits qui contiennent
de bons éléments, pour plusieurs consommateurs, c’est se donner
bonne conscience. Ils se sentent moins coupable de trop travailler
ou de ne pas faire assez d’exercices. Ils sentent qu’ainsi, ils
font beaucoup d’effort pour garder la forme.
Cibler
jeunes mamans (partie 2 de 2)
Les
mères à l’ère du 2.0
La
communauté chez les jeunes ou futures mères est très forte. Elles
sont regroupées d’abord dans leurs cours prénataux, puis dans
la salle d’attente des différents spécialistes de l’enfance, puis
dans les groupes d’allaitement, les groupes spéciaux d’exercices
physiques, les représentations qui leur sont réservées au cinéma,
etc. Elles ont un désir naturel de partager leurs connaissances
et découvertes et l’échange de bons plans entre mamans en personne
a toujours été forte. De plus en plus, on remarque que ce groupe
est très actif et influent sur Internet.
Puisque
l’on réalise qu’elles sont loin de ne s’échanger qu’uniquement
de l’information qui concerne leur progéniture, elles sont de
plus en plus considérées comme un groupe à atteindre. Une étude
réalisé au début 2008 par BabyCenter, un centre de ressource
pour les futurs parents, et Keller Fay Group révèle que
les jeunes et futures mamans participent à 30% des conversations
de bouche à oreille sur le web. En moyenne, elles prendraient
part à pas moins de 109 discussions de bouche à oreille par semaine
à propos de services et produits. 60% des conversations sont orientées
vers des recommandations de produits ou services à acheter ou
essayer et dans un ratio de 10 :1, on retrouve des commentaires
positifs. Elles aiment davantage partager leurs coups de cœur
que leurs coups de masse. L’étude démontre aussi que les autres
femmes font très confiances à leur pair. Dans 69% des cas, elles
vont considérer acheter un produit qui reçoit de bons commentaires.
Les
conversations tournent autour de la techno, des services financiers,
des soins de santé, de l’alimentation, des activités culturelles,
de la mode et du magasinage. 8 des 10 sujets les plus parlés tournent
autour des boissons sans alcool, des produits électroniques et
des marchands. Parmi ces conversations, elles auraient mentionné
5 marques de techno, six marques de boissons et 8 boutiques. Auprès
de ce public, ils ont trouvé que l’Internet était le meilleur
médium d’information, bien avant les autres médias.
Les
compagnies suivent les mères techno
Nivea propose avec e-bulle (www.nivea.fr/e-bulle),
de créer directement sur son site des albums photos, de tenir
un agenda ou d’être informé des bons plans. Tout y est personnalisable.
Blédina et Nestlé ont également ajoutent des contenus
interactifs à leur site afin de multiplier les contacts avec sa
cible. On retrouve sur leur site des jeux et des vidéos par exemple.
Selon une étude menée par Nestlé (www.bebe.nestle.fr),
60% des femmes activent surfent l’Internet à la recherche d’informations
pour leur enfant. Pour cette raison, la marque organise des «Rendez-vous
experts» où des spécialistes répondent aux questions des internautes.
La marque a également lancé un module complètement consacré aux
femmes enceintes afin de les toucher le plus rapidement possible.
Blédina de Danone (www.bledina.com)
a de son côté rempli son site de vidéo utiles aux jeunes mamans
comme des entrevues avec des spécialistes, des leçons utiles tels
que faire des massages ou des cours de gymnastique pour garder
la forme en plus d’offrir des menus personnalisés en fonction
de l’âge de l’enfant. La puissance de la communauté des mamans
sur le web ne fait plus aucun doute. Motrin a été témoin
de leur influence lorsque, choquées par leur publicité qui suggérait
que leur bébé était la cause de leurs maux de dos, elles se sont
servies de Twitter et Youtube pour faire entendre leurs messages
de frustrations envers la compagnie. L’entreprise a rapidement
été obligée de s’excuser et de les remercier de les tenir au courant.
Cibler
jeunes mamans (partie 1 de 2)
Les
jeunes mères sont une cible de choix. En plus de devenir de super
consommatrices, elles sont les plus actives dans le bouche à oreille!
Une
première grossesse implique un nouveau cycle de consommation,
l’apprentissage de nouvelles habitudes et de l’information sur
de nouveaux produits.
Lorsqu’elles
sont sur le point d’avoir un premier enfant, ces femmes commencent
à s’intéresser à des nouveaux produits qu’elles ne connaissaient
pas avant, comme la nourriture pour enfants ou les produits d’hygiènes.
Elles sont donc très sensibles aux promesses de chacun et cherchent
à trouver l’information sur les produits. Selon la firme française
Consodata, l’arrivée d’un premier enfant amène un changement
de voiture dans 33% des cas, l’achat de nouveaux électroménagers
dans 38% des cas, un déménagement pour 39% et la prise d’un crédit
à la consommation pour 73%.
«La
naissance d’un enfant est le moment de la vie où l’on vit au-dessus
de ses moyens, explique Bertrand Tiburce, fondateur de
l'agence de pub BabyAdgency, en entrevue au Nouvel
Observateur. Les jeunes parents ne se contentent pas de
consommer de la puériculture, ils déménagent, achètent une nouvelle
voiture, de nouveaux meubles, de l’électroménager, changent de
banque, contractent un crédit, une nouvelle assurance…» Ils continuent
en parlant des dépenses qui n’ont pas de lien avec l’enfant: «Une
femme qui vient d’accoucher change symboliquement de statut: elle
devient une mère. Même trentenaire, on sait qu’elle achètera les
premières crèmes anti-âge et les produits de teinture. Un père,
lui, s’offrira une "montre de papa", chère et résistante.» Puisqu’au
deuxième enfant, les habitudes de consommation seront établies,
c’est surtout au premier enfant qu’il faut tenter de séduire les
parents.
Les séduire
Les échantillons et les coupons-rabais sont très efficaces pour
intéresser ce public cible. Puisque l’arrivée d’un nouvel enfant
coûte très cher, tout ce qui permet d’économiser un peu d’argent
est bien accueilli. Pendant sa grossesse, la future maman s’informe
et les rabais qui accompagnent un dépliant d’information risque
particulièrement de faire leur effet.
Avant
la naissance, les futurs parents s’intéressent davantage aux vêtements,
et aux jouets. C’est surtout après la naissance qu’ils commencent
vraiment à s’intéresser aux produits d’hygiène et à l’alimentation.
S'ils sont satisfaits d’une couche reçue en échantillon, les chances
qu’ils continuent de l’utiliser sont grandes. La raison est simple:
il y en a tellement sur le marché, qu’ils préféreront continuer
avec un produit qu’ils ont déjà essayé plutôt que de risquer d’acheter
un produit de moindre qualité. Mais, selon une étude de Huggies,
puisque ces produits sont une grande dépense pour eux, 70% des
consommateurs sont prêts à changer de marque s'ils reçoivent une
bonne réduction.
La
meilleure façon de communiquer avec les jeunes mamans est de préférer
les approches relationnelles. «Le marketing direct permet une
approche un peu nouvelle et plus créative. Les annonceurs peuvent
toucher les mères de façon régulière aux différents moments émotionnels
forts, explique Jean-Jacques Lugbull, directeur général
de Family Service, un opérateur d'échantillonnage en France,
en entrevue à Marketing Direct. Les jeunes mamans
exigent un message spécifique. Par exemple, un marque automobile
doit commencer par «Votre famille s'agrandit» plutôt que par «Voici
la nouvelle voiture»… Deux types d'annonceurs s'intéressent à
cette cible. Ceux dont l'activité tourne essentiellement autour
de l'enfant: lait naissance, produits alimentaires, puériculture…
Et d'autres, moins spécialisés, qui en ont fait une cible essentielle,
comme les organismes de crédit, les banques ou le tourisme.
Mattel,
de son côté, fait parvenir régulièrement une infolettre avec des
réductions, cadeaux et informations sur l’enfant. Selon leurs
recherches, pour toucher les mères, il faut d’abord leur parler
de leur bébé et de son développement.
Élections
(partie 2 de 2)
Les
partis du Québec devraient suivre la vague de changement
La
campagne du nouveau Président américain est un exemple à suivre.
S’abonner aux nouvelles par SMS, Twitter ou Facebook étaient particulièrement
intéressant puisqu’il a su créer de l’enthousiasme et de l’anticipation
aux messages reçus. Par exemple, avant d’envoyer un communiqué
de presse annonçant la nomination du sénateur Joe Biden,
c’est d’abord par SMS ou sur les statuts de Facebook ou Twitter
qu’on a pu apprendre la nouvelle. La campagne du nouveau Président
américain est un exemple à suivre. Ne se limitant pas aux moyens
traditionnels, il a fait une utilisation efficace de l’Internet
et a fait une place de choix aux jeunes électeurs allant même
jusqu’à choisir des internes qui n’avaient pas encore l’âge de
voter.
Sa
campagne sur cellulaire a permis d’obtenir des millions de contacts
personnels. Pour l’annoncer, des publicités passaient en boucle
sur les radios étudiantes «textez-nous le mot HOPE». Une fois
avec les informations des gens recueillies, les SMS ont servi
à envoyer des sondages, des nouvelles et des messages de rappel
pour les jours de vote. Avec les codes postaux, ils ont pu envoyer
des messages ciblés pour promouvoir les candidats dans leur secteur
ou pour inviter les gens aux événements de la campagne près d’eux.
Un
exemple de SMS: «Less than a week until Election Day on Nov. 4th!
Barack needs your help. REPLY to this msg with your 5 digit ZIP
CODE for local Obama news and voting info». Pour répondre, on
envoyait un message à OBAMA ou 62262. Ces messages courts et sympathiques
permettent de mobiliser et de renforcer son sentiment d’appartenance
envers un parti. L’envoi ne se faisait pas de façon abusive et
servait à envoyer des informations pertinentes à des moments judicieusement
choisis.
Jeune
volontaire
Un programme permettait aux jeunes du secondaire et du collégial
de s’engager une quinzaine d’heures par semaine dans la campagne
comme bénévoles ou comme stagiaires. Et puisqu’on leur donnait
des vraies responsabilités, ça leur permettait d’acquérir une
meilleure compréhension sur les campagnes présidentielles. Pourquoi
tenter de recruter des jeunes qui n’ont pas encore un droit de
vote? C’est une bonne façon de sécuriser sa dominance dans le
futur. Il ne faut pas minimiser non plus le pouvoir qu’ont les
jeunes sur leurs parents et le bouche à oreille, qui ne se fait
pas entre les gens d’une même génération. Dans les écoles, des
dizaines affichaient ainsi fièrement leur macaron «campagne officielle».
McCain
accueillait des jeunes comme bénévoles mais les moins de 18 ans
ne pouvaient pas se présenter comme interne. Le mardi, les jeunes
étaient invités de 17h à 21h dans le bureau électoral de leur
quartier pour les High School Night. De la musique, de la pizza
en abondance et du plaisir en échange de quelques coups de téléphone
pour demander des dons. Organisées par les jeunes internes, ces
soirées n’ont apparemment jamais manqué de popularité.
Les
jeunes aiment se sentir impliqué. Ils ont ainsi l’impression que
même s’ils ne peuvent voter, ils peuvent faire une différence.
Consistante dans sa démarche d’impliquer les nouvelles plateformes
de communications, l’équipe d’Obama a reconnu les journalistes
citoyens en accueillant les blogueurs réputés dans les salles
de presse au même titre que les médias nationaux.
Le
lendemain des élections américaines, Jean Charest déclenchait
des élections provinciales. Étrangement, aucun des partis ne semble
imiter son exemple. Mise à part des clins d’oeil à son slogan,
on ne retrouve qu’une faible utilisation des plateformes Web.
On retrouve bien quelques «twit» ou des pages Facebook, mais on
est loin d’une combinaison efficace de toutes les possibilités
des nouveaux moyens de communications.
Alors
que l’intérêt porté sur les élections est très faible, les différents
partis devraient peut-être s’entourer d’équipes marketing aussi
efficace qu’a su le faire Obama et augmenter leur présence
virtuelle.
Terminons
avec le SMS envoyé le lendemain des élections «We just made history.
All of this happened because you gave your time, talent and passion
to this campaign. All of this happened because of you. Thanks,
Barack».
N’oubliez
pas d’aller voter pour nos lecteurs de la province de Québec…
Élections
(partie 1 de 2)
Les
partis du Québec devraient suivre la vague de changement
La
campagne du nouveau Président américain est un exemple à suivre.
Ne se limitant pas aux moyens traditionnels, il a fait une utilisation
efficace de l’Internet et a fait une place de choix aux jeunes
électeurs allant même jusqu’à choisir des internes qui n’avaient
pas encore l’âge de voter.
Barack
Obama a été élu 44e Président des Etats-Unis. Déjà, le lendemain
des élections, son exceptionnelle campagne électorale était analysée
dans plusieurs journaux, magazines et sites Internet consacrés
au marketing. Il y a matière à étudier ses stratégies. Cette campagne
a également multiplié les efforts pour connecter avec les jeunes.
Au
lieu d’utiliser les vieilles recettes marketing, Obama
semble avoir recréé un nouveau modèle, qui sera assurément imité
dans le futur. D’abord, sa mission était claire. On ne se souvient
pas du slogan des autres candidats, mais on associe immédiatement
le mot Change, Hope et l’expression Yes, We Can
à Obama. Un message clé qui est apparu tellement souvent
qu’on n’a pu faire autrement que de le retenir. Et au lieu d’un
message de peur, il y est allé d’un message positif. Se faire
promettre qu’il y a de l’espoir et qu’on peut avoir un monde meilleur
est attrayant. Puis en utilisant son logo sur tout le visuel de
la campagne, il a réussi a acquérir une telle reconnaissance du
logo que celui-ci pouvait être utilisé seul. Ainsi, sur plusieurs
produits dérivés et sur son avion, on ne pouvait qu’y lire le
slogan et y voir le logo. Même sur les podiums, le slogan a souvent
remplacé la bannière habituellement réservée au nom du candidat.
Il
a réussi à faire sentir les gens comme faisant parti de la campagne
et non pas comme simple électeurs. Mais ce qui caractérise vraiment
cette campagne de Barack Obama, c'est sa présence en ligne.
Sa présence sur une multitude de sites sociaux, les publicités
sur Facebook et environ 1600 vidéos publiés sur Youtube ont réussi
à atteindre plusieurs personnes, même ceux qui n’ont pas l’habitude
de voter.
Son
site est simple et extrêmement efficace. On s’y retrouve facilement,
les pages s’affichent rapidement. Tout ce qu’on veut savoir y
est, de la description de son plan d’action par secteur à une
présentation de sa famille. Tous les documents écrits et vidéo
de la campagne se retrouvent sur le site Internet. Le logo y est
utilisé de façon créative comme le rond qui devient un arbre vert
devant des éoliennes dans la section sur l’énergie. Des liens
vers toutes ses présences Internet y sont bien visibles: Facebook,
Myspace, Youtube, Flickr, Digg, Twitter, eventful, Linkedin, blackplanet,
faithbase, eons, glee, MiGente, MyBatanga, AsianAve et DNC Partybuilder
On y trouve également une calculatrice qui nous informe des nouvelles
taxes proposées, des fonds d’écran à télécharger, un réseau social
pour que les électeurs puissent s’exprimer et créer des liens
ensembles, ainsi que la possibilité d’y faire des dons directement,
au montant que l’on veut.
Donner
un petit montant sur le net est facile et moins intimidant. Et
lorsque l’on investit dans quelque chose, on veut que ce soit
pour quelque chose. On se sent inévitablement plus impliqué, peu
importe notre classe sociale. Un concours permettait même de gagner,
en faisant un don d’un minimum de 5$, un souper pour cinq personnes
avec Obama. La moitié de l’incroyable montant de 650 millions
de dollars qu’il a accumulé pour sa campagne, viendrait de petits
donneurs de moins de 300$, alors 90% viendraient des dons de moins
de 100$. 200 millions de dollars viendraient des dons en ligne,
dont la moyenne des dons serait de 84$. Plus d’un million de personnes
se sont inscrits sur son site Internet pour accéder à la plateforme
social «my barackobama» (http://my.barackobama.com)
et participer au blogue.
En
utilisant les nouveaux moyens de communication, Obama a
réussi à aller chercher les jeunes, pourtant difficile à intéresser
à la politique. Les statuts de Twitter et de Facebook ainsi que
les SMS obligent à faire des messages précis qui font passer un
message en peu de caractères. L’idéal pour les nouvelles générations
qui n’ont pas envie de lire de longs textes fastidieux.
Il a aussi profité de la popularité du contenu généré par les
utilisateurs avec un concours qui permettait aux citoyens de présenter
une vidéo de 26 secondes qui pourrait être utilisée comme publicité
pour la campagne. En plus des nombreux prix offerts, la personne
courrait la chance de voir sa pub sur un réseau de télévision
national. En regardant la créativité et le travail des finalistes
dont on peut voir les créations sur le site Internet du concours,
http://www.obamain30seconds.org,
on ne peut que saluer l’idée.
Pour
la première fois, un candidat a aussi tenté de rejoindre les jeunes
mâles de 18 à 34 ans en plaçant de la publicité dans des jeux
vidéos de sports de la compagnie EA. Ainsi les joueurs en ligne
sur Xbox 360 Live de 10 états (Colorado, Florida, Iowa, Indiana,
Montana, North Carolina, New Mexico, Nevada, Ohio et Wisconsin)
ont vu des affiches de la campagne Obama sur les pancartes
de rue ou des stades en jouant à Madden NFL 09, Burnout Paradise,
NASCAR 09, NHL 09, NBA Live 08, Need For Speed: Carbon, Need For
Speed: ProStreet, NFL Tour et Skate.
Recrutement
(partie 2 de 2)
On n’attire pas les mouches avec du vinaigre
Comment
les séduire?
Les plus compétents sont inévitablement très convoités. Il faut
donc trouver le moyen de les accrocher. Quels sont les points
forts que la compagnie a à offrir aux employés? Que ce soit la
garderie, une salle de repos ou la présence d’un massothérapeute,
on doit le mentionner dès le départ et faire visiter ces lieux
si possibles à l’entrevue. Mais il n’est pas juste question d’attirer
les meilleurs, il faut aussi savoir les garder.
«Je
suis allé au Web 2.0 Expo à San Francisco pour le travail, raconte
un ingénieur en localisation que plusieurs compagnies québécoises
ont tenté d’embaucher. Google, la compagnie la plus sérieuse
du lot, passait pour la plus belle gang de clown! Ils étaient
tous tellement sympathiques, je n’ai pas pu m’empêcher de donner
mon nom et de souhaiter ardemment travailler pour eux».
Il
n’avait jamais pensé changer de boulot avant de rencontrer les
gens de Google. Il n’y a pas à dire, la compagnie a su
redéfinir les conditions de travail. On en a parlé partout. Les
médias ont multiplié les reportages et les vidéos sur le sujet
ont longtemps été parmi les plus écoutés sur le web (exemple
1 / exemple
2).
Son
gym gratuit, sa salle de jeux, ses nombreux choix de restaurants
gastronomiques gratuits, la possibilité de travailler en pyjama,
la présence d’un service de garde et d’un docteur sur place gratuits
sont tous des éléments qui ont su attirer les plus compétents
du monde dans leurs bureaux. Même ceux qui ne travaillent pas
dans le domaine ont soudain eu envie de changer de carrière!
L’étude
From Learning to Work: Canada’s Campus Recruitment Report
nous apprenait d’ailleurs que les cinq employeurs les plus attrayants
pour les jeunes en voie d’obtenir leurs diplômes, sont le gouvernement
du Canada, Santé Canada, Google, les gouvernements
provinciaux et Apple. Ça semble terminé le temps où
le mot plaisir n’était pas compatible avec le mot travail.
Au
Québec, certaines compagnies ont décidé aussi d’offrir de meilleures
conditions à leurs employés pour s’assurer de les garder. Les
compagnies de jeux vidéo sont particulièrement reconnues pour
suivre cette tendance. Ubisoft offre un gym à ses employés
et comme, le studio d’Electronic Arts à Montréal, la compagnie
a installé une salle de jeux. Le studio de développement Beenox
à Québec remportait, quant à lui, récemment le titre du meilleur
employeur au Québec. «Pour être chez Beenox, il faut que tu sois
cool (bonne attitude) et que tu aies du potentiel. L'expérience
n'est pas prise en compte», expliquait le fondateur Dominique
Brown à des futurs employés potentiels le questionnant sur
la compagnie. «J’ai entendu dire que vous faisiez des orgies de
sucre», demandait un autre jeune. «Tout le monde se cotise et
on achète le plus de cochonneries possibles. On est rendu à 300$»
répondait-il en riant. Comme quoi, c’est parfois les choses les
plus simples qui se transmettent par le bouche à oreille… Ce qu’ils
ont en retour: des employés producteurs et loyaux. Mais aussi
des employés qui parlent en bien de leur compagnie. On l’oublie
parfois, mais ce sont eux les plus grands ambassadeurs potentiels
d’une compagnie.
Les
points saillants de l’étude From Learning to Work: Canada’s
Campus Recruitment Report se résument en quelques points:
- Les trois principaux facteurs pris en considération par les
répondants dans le choix d’un emploi à temps plein dans une entreprise
après l’obtention de leur diplôme sont l’équilibre travail-vie
personnelle, la bonne entente avec les collègues et un bon salaire
de départ. - Les trois quarts (72%) des répondants seraient prêts
à accepter un emploi ne répondant pas entièrement à leurs exigences
si celui-ci peut être un bon tremplin pour leur carrière. Cela
dit, ils ne sont pas prêts à attendre longtemps avant d’obtenir
une promotion : six sur dix (64 %) s’attendent à être promus dans
les dix-huit mois.
- Près des trois quarts (73 %) des répondants se disent disposés
à déménager de leur province de résidence aux fins de leur travail.
Toronto et Vancouver sont les deux villes où ils aimeraient le
plus travailler.
- Les parents, les proches et les connaissances travaillant déjà
pour un employeur éventuel sont considérés comme les personnes
les plus influentes quand vient le temps de choisir une carrière.
- Selon les participants à l’étude, il n’y a que les sites Web
des employeurs qui surpassent les sites d’emploi en tant que méthode
privilégiée pour rassembler de l’information sur un employeur
éventuel (56 % et 58 % respectivement).
Le
communiqué sur l’étude conclue avec cette citation de Bruno
Gendron, vice-président, région de l’Est du Canada, pour Workopolis,
le plus important fournisseur de solutions de carrière en ligne
au Canada: «Pour réussir, les employeurs doivent trouver un moyen
de se distinguer de leurs concurrents pour ce qui est de dénicher
les meilleurs talents, et cela comprend comment et où nous communiquons
avec cette génération».
Recrutement
(partie 1 de 2)
On n’attire pas les mouches avec du vinaigre
De
nos jours, le recrutement se rapproche beaucoup du marketing.
Pour attirer les meilleurs employés, il faut user de stratégie!
Ce
que les jeunes recherchent
Il serait faux de croire que les gens ne sont qu’à la recherche
d’un bon salaire. Plusieurs sont prêts à accepter de travailler
pour moins d’argent si on leur offre de meilleures conditions
comme des semaines de vacances supplémentaires. On travaille maintenant
plus tard qu’avant alors plusieurs recherchent davantage une qualité
de vie.
Dans
le rapport de l’étude publiée en septembre From Learning
to Work: Canada’s Campus Recruitment Report, menée conjointement
par DECODE, Brainstorm Consulting et Universum
en interrogeant plus de 27 000 étudiants collégiaux et universitaires
à travers le pays, on apprend que «Contrairement à la croyance
populaire selon laquelle les membres de cette génération risquent
de quitter la barque tôt après leur embauche, plus de la moitié
des répondants (54 %) ont indiqué qu’ils souhaitaient travailler
au sein d’une organisation où ils pourraient évoluer pendant toute
leur carrière […] alors que la plupart des répondants ont affirmé
savoir dans quel secteur ils veulent œuvrer après l’obtention
de leur diplôme, seulement 30 % d’entre eux ont arrêté leur choix
sur l’organisation pour laquelle ils veulent travailler». Il y
a donc un bon 70% que l’on peut tenter de séduire. Et on peut
même profiter de la recherche d’employés pour faire connaître
la compagnie.
Le
journal Les Affaires consacrait au printemps dernier une
série de 4 articles sur le sujet «Pitch de vente, branding, gestion
de la relation client : le vocabulaire de recrutement rappelle
désormais celui du marketing […] il ne suffit plus d’informer
sur ses postes vacants, mais de séduire, convaincre et conserver»
pouvait-on y lire.
Dans
le communiqué résumant l’étude, Eric Meerkamper, partenaire
de DECODE et l’un des co-auteurs du rapport, explique :
«Les étudiants d’aujourd’hui savent ce qu’ils veulent et sont
assez rationnels pour ce qui est de leur choix d’employeur, ce
qui a des incidences importantes pour les entreprises qui cherchent
à se démarquer de la concurrence par leurs employés.»
Comment
se vendre en tant qu’employeur? Un des points les plus importants
est possiblement d’avoir des employés heureux. «On m’a téléphoné
pour m’offrir un poste de direction dans une compagnie de production
que je ne connaissais pas beaucoup, relate une personne du milieu
des communications. Je suis allée les rencontrer pour voir ce
qu’ils avaient à m’offrir. Le poste et le salaire m’allaient parfaitement,
mais les gens avaient tellement l’air malheureux que j’ai refusé».
Une
autre personne explique : «J’avais accepté un emploi, où à tous
les midis, les autres employés parlaient contre les patrons. Ils
ne les aimaient tellement pas qu’ils s’amusaient à acheter des
trucs inutiles qu’ils faisaient passer pour essentiel juste pour
leur faire dépenser de l’argent pour rien. La première semaine,
un des employeurs a humilié quelqu’un devant tout le monde sans
bonne raison. Je suis partie. Je n’ai pas envie de travailler
dans ces conditions».
Le problème, c’est que lorsqu’on gère mal son effectif, on est
toujours obligée de recommencer du début. Une entreprise qui est
incapable de garder des employés a inévitablement une moins bonne
image. De là, l’importance de séduire les meilleurs. Ceux qui
seront fidèles et travailleurs.
Flash
Mob (partie 2)
En
perte de vitesse pendant quelque temps, les Flash Mobs
sont revenus en force avec la troupe new-yorkaise Improv Everywhere
et ses Freeze Mob, où les participants figent pendant quelques
minutes dans un endroit donné. La vidéo de leur première manifestation
au Grand Central Stain à New York a été vue plus de 8 millions
de fois sur le web!
Redevenu
une tendance à surveiller, on recommence à en entendre parler.
Et puisque depuis deux ans, l’objectif des annonceurs est de créer
l’événement et de générer des buzz, le Flash Mob semble
être une avenue à envisager pour les futures campagnes marketing.
Pas encore surexploité, c’est le meilleur moment pour l’essayer.
Des
exemples d’utilisation dans une campagne marketing?
Il y a eu Air France qui, pour rehausser son image face
à ses concurrents «low cost», avait réuni sur l’esplanade des
Invalides à Paris plus de 500 internautes. Le matin de l’événement,
les gens ont reçu par SMS le lieu, l’heure, un code et l’indication
d’apporter un objet en lien avec la destination. De nombreux chanceux
y ont gagné un voyage pour Hong Kong. La campagne était réussie
et a permis à Air France de faire parler d’elle en plus
d’augmenter sa base de données sur ses futurs clients potentiels.
Des
millions de personnes ont regardé la vidéo du rassemblement de
Renault qui, pour célébrer son double titre de champion
du monde de F1, avait formé une fresque humaine en pleine rue.
Ray-Ban
a fait une série de faux flash mobs où des personnes engagées,
arborant des lunettes soleil de la marque, restaient figées en
regardant la création publicitaire de Ron English sur un
édifice devant eux. Évidemment, la majorité des passants s’arrêtaient
pour regarder aussi la publicité, curieux par ce qui pouvaient
bien capter autant l’attention de cette foule de gens.
L’été
dernier, Adidas a également créé un Flash Mob pour
promouvoir le maillot de l’Ajax en plein centre-ville d’Amsterdam.
À
Montréal, on a récemment utilisé le Flash Mob dans une
campagne marketing pour faire parler du Forum Franco-québécois
des Études Supérieures, qui aura lieu au Coeur des sciences
de l'UQÀM. Les gens inscrits à l’événement via Facebook ont reçu
les indications par courriel, le matin de l’événement qui a eu
lieu le 16 septembre, de se rendre au Square Dorchester à midi
tapant en portant l’une des couleurs du drapeau de la France.
Pour un effet visuel assuré, on leur a distribué un avion en papier
qu’ils devaient lancer. Sur place, on y faisait tirer de nombreux
prix et un voyage à Paris. De quoi attirer jeunes et moins jeunes!
Cette campagne a fait beaucoup parler d’elle dans les médias.
Finalement,
pour bien utiliser un flsh mob, ça prend:
- la création d’un groupe sur la toile et le regroupement de gens
- une divulgation de l’information aux journalistes
- une bonne idée, assez originale pour attirer les gens, pour
intéresser les médias et pour être visuellement très intéressant
pour la création d’une vidéo
- un envoi d’un clip sur Youtube, blogues et autres sites Internet
qui risquent de propager l’information.
Flash Mob
(partie 1)
Créer
l'événement
Certains les croyaient passés mode, pourtant les flashs mob semblent
continuer d’attirer les foules et de faire parler d’eux.
«Vous recevrez un SMS demain avec les détails du lieu», voici
le genre de email que l’on peut recevoir lorsque l’on joint un
groupe, sur Internet ou sur Facebook, qui organise des flash Mobs,
ou mobilisation éclair. On les décrit comme le rassemblement de
plusieurs personnes qui ne se connaissent pas et qui font quelque
chose d’inusité pendant quelques minutes. Les détails sont envoyés
par SMS ou par email et généralement les gens ne savent aucun
détail avant la journée même.
D’où
ça vient?
Le terme
découle d’abord de l’expression «smart Mobs», inventée et décrite
en 2002 par Howard Rheingold, l'un des éditeurs du magazine Wired,
dans son livre Smart Mobs - The Next Social Revolution. C’est
un New-Yorkais qui aurait le premier officiellement passé de «foules
intelligentes» (smart mob) à mobilisation éclair (flash mob) en
2003. Son groupe Mob Project avait réussi à mobiliser environ
200 personnes, qui ne se connaissaient pas, pour se rendre au
9e étage du Macy’s de New York, autour du même tapis. Aux vendeurs
perplexes, ils disaient habiter le même endroit et toujours prendre
les décisions d’achats ensembles. Dix minutes plus tard, ils repartaient
tous vers chez eux, sans explication.
Le
phénomène, similaire au mouvement des happenings artistiques,
popularisé dans les années 50-60, s’est rapidement répandu un
peu partout. Ainsi, une foule s’est rassemblée pour manger des
bananes à Berlin, des gens se sont tous habillés de rouge à Rio
pour arrêter la circulation, des batailles d’oreillers ont commencés
à apparaître un peu partout et à Montréal, on s’est réuni, entre
autres, sur l’esplanade de la Place-des-Arts pour crier «Coin !
Coin !».
Certains
disent que le phénomène est essentiel pour créer des relations
entre le réel et le virtuel, et tous s’entendent pour dire qu’il
démontre bien les possibilités de l’ère technologique avec ses
SMS, emails, réseaux sociaux, twitter et autres nouveaux moyens
de rester en contact et d’informer une banque de gens d’un événement
précis en un seul clique, sans aucun coût.
Réservé
aux gens branchés –littéralement-, quiconque ne s’intéresse pas
aux différentes plateformes de communications est exclu de la
possibilité de faire partie d’un Flash Mob. D’où son apparence
«cool». Son côté éphémère et insolite, et l’utilisation des dernières
technologies attirent les jeunes urbains branchés. On n’est pas
surpris de constater que les Flash Mobs ne sont pas restés des
actes gratuits et sans but.
X
Games (partie 2)
Les
X Games a permis aux annonceurs de trouver une façon de
rejoindre la difficile démographie des jeunes garçons. Les marques
qui s’associent à l’événement jouissent de l’élément «coolitude».
On y retrouve des marques tels que le gel à raser Edge,
Jeep, Oakley et le lecteur multimédia Zune
de Microsoft. Même l’armée et certaines compagnies d’assurances
ont choisis cet événement pour courtiser le jeune public, si difficile
à rejoindre.
Lors
des premiers X Games tenus en 1995, le réseau de télévision
ESPN était loin de penser que ça deviendrait un événement
d’une aussi grande importance en plus d’être considéré comme un
phénomène marketing. L’événement ne manque jamais de commanditaire,
au contraire! Les marques veulent s’en associer!
Pas étonnant, la majorité des centaines de milliers qui se rendent
aux X Games ont entre 13 et 24 ans, alors que les téléspectateurs
ont de 18 à 34 ans. Un village interactif sur le site permet de
s’approcher vraiment des jeunes et de leurs goûts. En leur faisant
essayer leurs produits, les marques peuvent avoir rapidement le
pouls des jeunes face à leur produit, en plus de leur faire connaître
dans un environnement où ils apprécieront les échantillons gratuits.
Dès
le début, PepsiCo, Inc. avait flairé la bonne idée de s’associer
avec les sports extrêmes pour sa boisson Mountain Dew, qui visait
les jeunes garçons. Nike a eu plus de difficulté à se voir accoler
aux sports contemporains d’action, mais des marques comme Oakley
ont réussi rapidement à s’y faire associer. En
tenant compte de la mobilité de son jeune public, ESPN a collaboré
avec Media Flo pour les derniers X Games d’été afin d’offrir 31
heures de diffusion en direct aux client de AT&T et Verizon.
Pourquoi
ces sports?
Ces sports, considérés comme contemporains, attirent une jeune
clientèle parce qu’ils ont su intégrer un style de vie, une musique
et un style vestimentaire. Les jeunes peuvent se définir par leur
activité ou sport. On reconnaît facilement les jeunes friands
de skate, à côté de ceux qui préfèrent le surf par exemple.
Et
puis, les nouveaux sports continuent d’évoluer. Voilà qu’au Québec,
le Parkour et le streetsurfing gagnent plusieurs adeptes. Ce dernier
se pratique même dans certaines écoles. Les nouveaux héros des
jeunes sont des sportifs tels que Tony Hawks et Shaun White, soit
des champions de skateboard ou de snowboard. Pas étonnant que
les compagnies de jeux vidéo se soient empressées de développer
des jeux avec leur collaboration.
Selon
le Wall Street Journal, la participation au skate a augmenté
de plus de 100% depuis les années 1990, alors que le soccer lui
a augmenté de moins de 10%. Il n’y a pas de doute, une des meilleures
façons de rejoindre les jeunes garçons, est de s’intéresser à
tous ces «nouveaux» sports.
Des
communautés dédiées aux adeptes de sports d’action se multiplient
sur la Toile, tels que www.grindtv.com
ou www.loopd.com
(page
de Nike), ou www.athletefocus.com/about,
un site pour les athlètes à la recherche de commanditaires.
Le
nouveau visage des olympiques (partie 1)
Est-ce que les olympiques manquent de dynamisme? Plusieurs jeunes
semblent le croire! Ce n’est pas pour rien qu’on y introduit tranquillement
des nouveaux sports!
Le
comité international des olympiques a commencé depuis quelques
années à se questionner sur la place des sports contemporains
et extrêmes aux olympiques. On sent une ouverture de la part du
comité olympique puisque pour leur congrès en 2009, il invite
les différentes associations sportives et même le public à donner
leurs suggestions sur comment améliorer et assurer une bonne survie
des jeux.
Il
faut dire que la popularité du snowboard qui a fait son
entrée aux jeux d’hiver de Nagano a fait jaser en 1998. Et puis,
voilà que le BMX faisait son apparition cet été à Beijing. Maintenant,
c’est le surf ou le skate que certains aimeraient voir devenir
des disciplines officielles.
Ce
qui est certain, c’est que le comité sent l’urgence d’intéresser
les plus jeunes. En effet, à Singapour en 2010, on aura droit
au Youth Summer Games. Mais malheureusement pour
certains, on y retrouve uniquement les disciplines traditionnelles.
Pour
plusieurs, cette prise de conscience vient de la popularité des
X Games, initiative du réseau de télévision ESPN,
dont la première compétition a eu lieu en 1995. Depuis, les jeux
biannuels n’ont jamais perdu de leur popularité.
Pour
plusieurs experts en marketing, les olympiques traditionnels ne
sont plus assez excitant pour les jeunes.
Les jeunes aiment ce qui est considéré cool et un peu underground.
C’est pourquoi de plus en plus d’annonceurs vont préférer s’associer
aux événements de sports extrêmes. D’ailleurs même s’ils avouent
qu’ils regarderaient les compétitions de skateboard si ça devenait
une discipline olympique, plusieurs jeunes ne souhaitent pas voir
la planche y faire son entrée, trouvant qu’elle a déjà un peu
trop perdu son côté alternatif. Parce que les jeunes, peu importe
les époques, se sont toujours entendus sur un point : ils aiment
ce qui est alternatif.
Comment
les organismes culturels peuvent attirer les jeunes (2/2)
Les
initiatives d'un peu partout
Le temps où
l’on suivait un guide est révolu. Les jeunes veulent apprendre
par le jeu et le divertissement. Ils veulent s’impliquer et toucher.
Plus ils sont jeunes, plus le concept d’interactivité est important.
En vieillissant un peu, ils recherchent un aspect social. C’est
pourquoi les soirées où les musées se transforment en bar ou salle
de spectacle se multiplient. Ça devient un lieu d’échange.
Le
défi des organismes culturels est de continuer à répondre aux
besoins de sa clientèle régulière tout en essayant d’aller chercher
un public plus général. Que ce soit par les choix d’expositions
ou de performances ou par leur façon de les faire connaître, il
y a place à beaucoup d’ingéniosité. On n’a pas fini de se faire
surprendre par des concepts innovants qui sauront capter l’attention.
Les
musées d’un peu partout tentent de se démarquer. En voici quelques
exemples.
Le
MoMA (Museum of Modern Art de New York) croit au potentiel d’Internet
et de youtube pour attirer les gens en piquant la curiosité. Ils
y ont leur propre canal de diffusion. Les jeudis et vendredis
soirs, les jeunes adultes s’y rendent pour les soirées organisées
qui transforment l’endroit en lieu social. Le MAC de Montréal
organise une fois par mois Les Nocturnes, des 5 @ 9 très courus.
DJ Champion, We are Wolves et plusieurs autres groupes de la scène
locale y ont donné des concerts. Ces soirées permettent aux gens
de visiter les salles d’exposition avant le spectacle. Le coût
d’entrée reste le même. Sur Facebook, le musée d’art contemporain
de Montréal a également créé une page qui permet aux 1749 fans
de connaître les événements du musée. Le musée des Beaux Arts
a aussi organisé, en collaboration avec le magazine Nghtlife,
des 5 à 7 qui ont bien fonctionnés. «On va sûrement reprendre
la formule pour l’exposition d’Andy Warhol et la musique qui s’en
vient, note Danielle Champagne, directrice des communications.
On va capitaliser sur nos différentes initiatives qui ont bien
fonctionné -comme les campagnes de marketing dans les transports
en commun-, continuer d’avoir une programmation qui attire une
nouvelle clientèle et penser à de nouvelles idées.» Ainsi, en
plus de la journée exclusive aux membres qui suit un vernissage,
le musée songe à instaurer une 2e soirée, réservée aux jeunes
amis du musée. Les différentes avenues technologiques sont aussi
à l’étude. «On songe à l’affichage de contenu pour les GPS et
on analyse la faisabilité technique de l’utilisation des cellulaires,
continue-t-elle. Les revenus générés par les audioguides sont
importants pour un musée privé alors il faut s’assurer de ne pas
les perdre en installant un système par cellulaire.»
À
Bruxelles, on a mis sur pied l’association Amuseevous. Des jeunes
réalisent des projets pour attirer d’autres jeunes. Par exemple,
lors d’un festival rock, ils ont distribué des bracelets qui permettaient
l’accès illimité de 26 musées pendant 3 mois. Ceci aurait poussé
8000 jeunes à se rendre aux différents musées.
Pour
le Metropolitan Museum of Art, le podcast est un moyen efficace
de communiquer la culture. Les gens peuvent les télécharger de
plusieurs plateformes dont Itunes, Google et Yahoo. Les podcasts
du Met ont été téléchargés plus de 270 000 fois. Pour celui sur
l’exposition Van Gogh, le musée avait fait appel à l’acteur Kevin
Bacon. Pour eux, ces présentations de 2 à 15 minutes ne viennent
pas concurrencer les audioguides qui, eux, ont plus de 75 heures
de contenus. Dans leur mire : inviter les gens à produire leur
propre podcast.
La
musique classique subit aussi cette cure de rajeunissement. Le
chef de l’orchestre de Philadelphie, Christophe Eschenbach, laisse
tomber la cravate. L’Opéra de Philadelphie offre aux étudiants
des billets derniers minutes à 50% du prix. L’orchestre Red en
Ohio joue toujours à guichet fermé grâce à leur association avec
des marionnettistes et autres artistes locaux. L'Orchestre Métropolitain
du Grand Montréal a beaucoup fait parler de lui grâce à la collaboration
entre son chef Yannick Nézet-Séguin et le chanteur populaire Pierre
Lapointe. L’Orchestre Symphonique de Montréal propose aux jeunes
d’assister aux répétitions ou d’assister à un concert en matinée.
La Place des arts propose les midis Sons et Brioches, des concerts
d’une heure où l’on peut apporter son lunch. Les exemples ne manquent
pas.
En
Europe, afin de faciliter le marketing viral, plusieurs musées
ont installés des stations de VideoMail, où les gens peuvent filmer
un message personnel et ainsi envoyer des sortes de cartes postales
vidéo à des amis. Le même principe existe depuis quelques années
déjà dans le pavillon du Mexique à Epcot Center à Walt Disney
World. Selon le musée Van Gogh à Amsterdam, ces vidéos généreraient
quotidiennement 500 visites sur le site Internet et permettraient
d’augmenter leur banque de emails de 10 000 adresses par année.
Satisfait, le Rijksmuseum a ajouté deux stations de videomail
à l’aéroport où les touristes peuvent envoyer des messages de
dernière minute en attendant leur vol. La compagnie qui les fabrique,
Bitmove, aimerait maintenant s’implanter un peu partout et présente
leur projet à différents musées américains mais aussi aux salles
de spectacle.
Pour
se faire remarquer par un public pas toujours porté sur les sorties
culturelles, il faut aller là où l’on sera vu. Une bonne présence
sur l’Internet et les sites sociaux va de soi pour se faire remarquer
par les jeunes, mais il faut aussi s’assurer d’assurer un marketing
viral. S’agit ensuite d’offrir des expositions ou des spectacles
attrayants et de s’avoir les vendre par des événements courus
et des campagnes de marketing innovatrices aux designs vivants.
Comment
les organismes culturels peuvent attirer les jeunes (1/2)
Les
jeunes et les activités culturelles
Comment
sensibiliser les jeunes à la culture et les attirer vers les organismes
de demain? Les musées et les salles de spectacles se penchent
sur la question depuis quelques années. Après tout, ces jeunes
sont les futurs adultes. Vaut mieux les fidéliser maintenant en
leur donnant le goût d'ajouter ces sorties dans leurs listes de
loisirs.
Les
différentes études, conduites en Europe et aux Etats-Unis, donnent
toujours sensiblement les mêmes résultats. À la lumière de leurs
résultats, on peut facilement réorienter ses stratégies marketing.
Alors que plusieurs musées prennent un souffle nouveau grâce à
de nouvelles idées, d'autres institutions semblent malheureusement
encore lentes à suivre la tendance.
Le
conseil des arts britanniques a subventionné différentes recherches
et projets sur le développement du jeune public. Ils en sont venus
à la conclusion du mélange des P.
Produit.
Est-ce que ça peut intéresser les jeunes? Si ce n'est pas pertinent
pour ce public, on ne leur fait pas croire le contraire.
Prix.
Le tarif ne semble pas les déranger s'ils considèrent que ça en
valait le coût. Pour certains, le principal problème est de ne
pas savoir ce qu'ils obtiendront pour leur argent.
Place.
Le lieu peut leur paraître impressionnant. Les jeunes le considèrent
parfois trop comme un lieu sacré où l'on doit s'habiller comme
à l'église. Désacraliser l'institution, la rendre plus accueillante.
Promotion.
Savoir utiliser les nouveaux moyens de communication tels que
les SMS, les courriels et l'Internet. Et comme, selon les jeunes,
le bouche à oreille demeurerait le meilleur moyen de les rejoindre,
il est intéressant d'impliquer des jeunes qui agiraient par la
suite un peu comme des ambassadeurs.
L'image
des employés a aussi un impact sur les souvenirs que les individus
garderont. Vaut peut-être mieux ajouter des guides plus jeunes
et dynamiques à son équipe pour accompagner les plus jeunes.
Les
recherches du conseil des arts d'Indianapolis arrivent à des résultats
similaires. C'est la tranche d'âge des 20 à 40 ans qui l'intéressait
particulièrement. Cette génération aime particulièrement les sorties
culturelles leur permettant d'apprendre, d'être social et d'encourager
un artiste ou une organisation artistique. Ils aiment se sentir
impliqué au-delà de l'art en tant que tel. Ils ont besoin d'être
stimulés et les expériences multi sensorielles leur seraient particulièrement
attrayantes. Pour la promotion, ils ont fait la même observation.
Les jeunes sont au courant des événements d'abord grâce à leurs
amis, puis aux courriels et ensuite grâce aux journaux et à l'Internet.
La radio et la télévision arrivent en dernier de la liste.
Les
différentes études réalisées à Bruxelles arrivent en gros aux
même conclusions.
Alors
finalement, puisqu'on connaît ce que les jeunes veulent et ce
qui les rebutent, il s'agit de transformer nos offres et de trouver
la façon de leur faire savoir.
Green
Marketing (partie 2 de 2)
L'année
2007 fut déterminante dans le virage vert. Les plus coriaces se
sont finalement laisser attendrir, que ce soit par les documentaires,
les émissions et reportages, les publications, les concerts bénéfices
ou par l'implication des stars.
Et
alors que le comportement des gens évolue, les compagnies se voient
obliger de se repositionner. Les gens, de plus en plus informés,
s'attendent à ce que leurs marques favorites fassent leur part.
Que ce soit pour faire bonne figure auprès du jeune ou auprès
du parent qui financera l'achat, les compagnies qui visent le
marché des jeunes doivent aussi suivre la tendance.
Selon
une étude de JWT conduite aux Etats-Unis, 59% des jeunes
considèrent que les grosses corporations devraient être les plus
engagés au niveau de l'environnement et 75% ont affirmé favoriser
les achats de produits éco-responsables. Les résultats d'une étude
réalisée par Alloy Media et Marketing en collaboration
avec Harris Interactive vont dans le même sens. Les jeunes
collégiens ont affirmé trouver plus important la responsabilité
sociale d'une marque plutôt que la star qui la représente. En
effet, 33% préférait aller vers des marques engagées et 24% affirmaient
avoir acheté un produit spécifiquement parce qu'il était considéré
comme responsable. Les étudiants nommaient d'ailleurs facilement
des marques reconnues pour leur engagement, comme la campagne
"Lick Global Warming" de Ben & Jerry's ou les nombreux
efforts de The Body Shop.
Afficher
son engagement écolo est décidément tendance. Mattel, de
son côté, a lancé la ligne d'accessoires BCause,
fabriqué à partir des retailles des vêtements de Barbie.
On peut facilement critiquer ces actions comme purement marketing
bien que la compagnie affirme que ça permet de recycler beaucoup
de tissus. Quoi qu'il en soit, ils ont fait parler d'eux et ils
ont promis que ce n'était qu'un début de leur engagement pour
la cause.
Que
ce soit vraiment par conscience sociale ou pour faire parler de
soi, l'environnement est partout. On s'en sert amplement pour
s'assurer d'attirer l'attention des médias. C'est ainsi que le
communiqué de presse concernant l'émission jeunesse Les
Pieds dans la marge, misait dernièrement sur le fait qu'elle
était la première émission carboneutre au Canada. On annonçait
que l'équipe réduirait ses émissions de GES en plus d'acheter
des crédits auprès de Planetair afin d'obtenir un bilan de zéro
émission. Leur nomination au Gala Les Olivier aurait peut-être
passé inaperçu, mais en débutant le communiqué de presse par leur
geste pour l'environnement, l'équipe s'assurait immanquablement
une meilleure couverture de presse.
On
observe que plusieurs compagnies ont flairé la bonne affaire et
tentent maintenant de suivre le courant. Selon Technorati Charts,
la blogosphère a doublé en un an ses références au "green marketing"
passant de 150 références par jour en 2006 à 300 en 2007. Certaines
compagnies hésitent encore à prendre le virage vert de peur de
se faire accuser de le faire par opportunisme.
Il est évident qu'il faut faire attention à ne pas être vert seulement
pour une campagne marketing. Puisque le green business
gagne en popularité, on a commencé à vérifier de plus près les
entreprises qui se disent éco-responsables. Être vert seulement
pour une campagne est risqué. Vaut mieux faire un virage complet
si on ne veut pas risquer d'être démasqué.
Les
compagnies qui ne font l'effort que pour un événement précis,
comme la journée de la Terre, ne sont pas prises très au sérieux
dans leur démarche. Il ne faut jamais oublier que de nos jours,
l'information se propage à la vitesse d'un "click".
Que
ce soit pour attirer les médias, les parents qui fourniront l'argent
des achats ou directement le jeune, s'afficher vert est décidément
payant.
Green
Marketing (partie 1 de 2)
Virer
écolo, une des grandes tendances marketing de 2008!
Selon
Chief Marketer, le "Green Business" est une des
dix tendances marketing à suivre en 2008. Pas surprenant! Le vert
est tellement populaire qu'on le voit partout! La couleur domine
même les pages mode.
Certains achètent écolo par réel souci de l'environnement, pour
d'autres c'est une façon de se déculpabiliser face à leur surconsommation.
Quoiqu'il en soit, les compagnies qui ont pris un tournant vert
font bonne figure et récoltent une bonne presse. Les sites web
ou blogues qui informent sur le sujet se multiplient, on retrouve
maintenant des chaînes environnement sur les gros portails comme
yahoo ou MSN et les applications écolo sur Facebook se répandent
comme une traînée... Même les médias traditionnels s'y intéressent.
En effet, les journaux et les magazines ne cessent de publier
leur "spécial vert". Le magazine Loulou a été un des premiers
à offrir un spécial vert à ses lectrices. La popularité fût telle
qu'une chronique mensuelle écolo faisait par la suite son apparition.
Offrir un produit vert ou poser un geste bénéfique pour l'environnement
peut suffire à faire parler de sa compagnie, puisque dans leurs
articles, les journalistes donnent des trucs et astuces, mais
aussi des bonnes adresses et des bons produits. En achetant écolo,
les gens ont l'impression de faire une bonne action.
Et
il serait faux de croire que le souci de l'environnement n'est
qu'une affaire d'adultes. D'ailleurs, les jeunes ont été les premiers
à adopter les gestes quotidiens comme le recyclage. Ils ont été
nombreux à faire l'éducation de leurs parents. Selon une étude
effectuée par Jupiter Research, 38% des adolescents se sentent
concernées par l'environnement, tandis que 15% s'en soucient tellement,
qu'ils s'informent abondamment sur le sujet. Ces derniers sont
d'ailleurs considérés comme des "leaders" auprès de leur groupe
d'amis et de leur famille. Selon l'étude, viser ce 15% aurait
un grand impact!
Être
environnementaliste de nos jours, peu importe notre âge, fait
bonne figure. C'est considéré comme tendance et même sexy. En
embrassant la cause, les stars comme Leonardo Di Caprio ont rallié
tout le monde.
Embarquer
dans le virage vert donnera inévitablement une image plus positive
de la compagnie auprès des consommateurs. Et plus on embarque
tôt, moins on a de chance de le faire pour une campagne de marketing.
Notre engagement dans la cause peut également nous donner une
présence non négligeable dans les différents médias, sites web
ou réseaux sociaux dédiés à l'environnement.
Widget
Marketing (partie 2 de 2)
Créer
un widget qui fonctionne
Pour
réussir son widget, il y a plusieurs règles à respecter. On doit
les considérer un peu comme un site web dans un autre site web.
N'offrir qu'un lien vers sa page officielle ne donnera aucun résultat.
L'internaute doit y trouver une utilité et considérer que ça embellit
sa page, ou que ça fait connaître ses goûts.
Quelques
règles:
Attirer la bonne clientèle. On veut attirer les
filles? On peut construire notre widget plus "girly", ou s'associer
à un widget déjà populaire auprès d'elles. Un mauvais exemple?
La ligne de produits de beauté britannique Elave a réussi à créer
un engouement viral avec une vidéo où des gens nues marchent en
parlant de problèmes de peau. La vidéo est devenue populaire,
mais pas auprès de sa clientèle cible de jeunes filles...
Simplicité.
On doit pouvoir l'installer facilement, d'un simple clic ou d'un
copier/coller du code HTML. On oublie l'obligation de s'inscrire
au site qui en rebutera plus d'un.
Utilité.
En quoi est-ce utile aux utilisateurs? L'application doit répondre
à un besoin. Plusieurs widgets populaires proposent aux gens quelque
chose d'actifs, comme partager ses photos, ses goûts musicaux
ou participer à un concours.
Esthétisme.
S'il a l'air d'une publicité, il sera rejeté. Mais s'il ajoute
un cachet à sa page Internet, on va vouloir l'installer, et ceux
qui visitent cette page le voudront à leur tour. La nouvelle tendance
est de permettre aux individus de personnaliser les widgets. Par
exemple, Amazon propose, entre autres, de choisir son format et
sa couleur.
Attirer
les internautes avec la possibilité de faire de l'argent en installant
notre widget sur sa page. Amazon donne au propriétaire
du site un pourcentage des ventes engendrées par son emplacement
sur sa page, d'autres donnent un montant selon les visites générées
sur leur page officielle.
La
difficulté est d'arriver à obtenir du succès. Certains ont dépassé
largement leur attente, d'autres sont plutôt passés inaperçus.
Mais puisque leur coût de développement est minime, ça vaut le
coût d'essayer. En apprenant de ces erreurs, on parvient à trouver
un widget qu'on s'arrache.
Certains
ne croient pas aux widgets puisqu'ils nécessitent de faire une
publicité pour le faire connaître. Ridicule de faire une pub pour
une pub? Un widget ne peut pas porter à lui seul une campagne
marketing, mais il est un outil non négligeable si on cible les
jeunes (et de plus en plus les moins jeunes). En étant présent
sur les moteurs de recherche grâce à son site, aux blogues, aux
sites de partage vidéo et aux pages personnelles grâce à notre
widget, on obtient une présence considérable sur la toile. Et
maintenant que les derniers modèles de cellulaires permettent
d'installer des widgets en un seul clic, notre présence s'étend
au-delà du web.
Des
exemples à succès
Pour faire la promotion du film Resident Evil, Sony
Pictures a décidé de s'associer à l'application Zombie,
qui jouissait d'une forte popularité sur Facebook, en lançant
différents concours. Ils espéraient attirer 10 000 personnes,
ils en ont eu un million. S'associer à une application qui a déjà
du succès semble une bonne façon de s'assurer de sa réussite.
Samsung Electronics a aussi eu cette idée en proposant
aux utilisateurs de l'application Facebook SuperPoke de
se lancer virtuellement leur dernier téléviseur HD.
Cacharel
a créé le petit jeu de compatibilité amoureuse MyAmor Match.
À chaque tentative de "match", les gens ont une chance de plus
de gagner des prix, dont des parfums Amor Amor.
TripAdvisor,
en voulant aller chercher des visiteurs plus jeunes ont créé l'application
"Cities I've visited", une carte du monde où l'on peut indiquer
les villes que l'on a visitées. Rapidement, plus de huit millions
de personnes avaient installé la carte sur leur page. Apple
a, pour sa part, créé trois widgets My ITunes, pour ceux
qui veulent afficher leurs goûts musicaux. Les widgets de Lastfm
ou ILike ont également remporté un vif succès auprès des
jeunes qui se définissent régulièrement par leur style musical.
Nissan
(pour promouvoir son Altima Coupe) et Acura (pour son modèle
RDX) ont eu l'idée d'offrir, en se servant du code postal, un
rapport sur le trafic routier.
Des
stations de skis proposaient plutôt des widgets qui donnaient
les conditions de ski. On aime avoir de l'information pertinente
sans avoir à visiter un autre site Internet.
Widget
Marketing (partie 1 de 2)
Plus
le web évolue, plus on doit trouver de nouvelles façons d'être
visible sur la toile. Maintenant que plusieurs internautes utilisent
des aggrégateurs de flux RSS, au lieu de visiter les sites officiels
qui les intéressent, et qu'ils ignorent de plus en plus les bannières
publicitaires -selon BusinessWeek, Yahoo et Google ont enregistré
une baisse de leurs revenus provenant de ce type de publicité,
il faut repenser les stratégies marketing. Un moyen qui gagne
en popularité est la création de widgets.
En
effet, selon une étude d'Alloy Media + marketing, les jeunes de
9 à 17 ans en ont assez des publicités en ligne, mais apprécient
ajouter certains widgets sur leurs pages personnelles. 20% des
jeunes interrogés en avaient ajouté au moins un sur leur site
personnel dans le dernier mois. Ils aiment lorsqu'ils sont beaux,
utiles ou divertissants.
Qu'est-ce
qu'un widget?
D'abord connus comme des petites applications utile sur les Mac
nous informant de la date ou de la température, ces gadgets se
sont rapidement répandues un peu partout sur le web. Ils ont gagné
en popularité lorsque Facebook a permis au développeur
de proposer des applications. On retrouve donc maintenant des
widgets conçus pour les bureaux des ordinateurs, pour les pages
Internet personnalisées (par exemple iGoogle, My
Yahoo ou Windows Live), les blogues et les
réseaux sociaux ainsi que pour les cellulaires. Le mot d'ordre?
Ils doivent être simples, efficaces et faciles à installer.
L'avantage
est une omniprésence de la marque qui se présente de façon sympathique.
Sa principale force est de pouvoir se propager rapidement. Un
widget de bureau permet un engagement avec l'utilisateur. Le web
widget, est quant à lui, vu par tous les visiteurs de la page.
Le
widget marketing en est à ses balbutiements. EMarketer prévoit
que les dépenses publicitaires reliées aux widgets en 2008, aux
États-Unis, seront de 40 millions de dollars, ce qui représente
seulement 2,5% de la totalité de l'argent investit en publicité
en ligne (1,6G$). Mais le concept est de plus en plus regardé
et étudié. Une mode passagère? Avec la possibilité d'en installer
sur les cellulaires, on peut croire que ça risque plutôt de se
développer davantage.
Selon
Comscore, près de 50% des internautes utilisent déjà des
widgets. Ceux-ci leur permettent de démontrer leur goût et d'interagir
avec des marques qu'ils aiment. Les compagnies de marketing commencent
à mesurer le potentiel que ces petits gadgets peuvent avoir pour
rejoindre les jeunes. Pas étonnant, ceux-ci permettent de se retrouver
dans les univers personnels des consommateurs, sans les polluer,
mais bien parce qu'ils le veulent bien. On s'est mis à créer des
widgets en espérant un effet viral. Mais attention, ça ne se fait
pas si facilement que ça. Une grande créativité est primordiale
pour se démarquer. Comment créer un outil assez attrayant pour
que les gens aient envie de l'ajouter délibérément sur leur ordinateur,
leur page personnelle ou leur cellulaire?
Les
blogues (partie 2)
Comment
se servir des blogues?
La
popularité des blogues est devenue un peu difficile à gérer pour
les compagnies. Les jeunes sont de plus en plus au courant de
ce qui est offert sur le marché. Ils ont le pouvoir de créer un
buzz sur un produit, parfois positivement, mais aussi négativement.
On
ne peut donc pas les ignorer. Il
faut apprendre à s'en servir. Voici quelques façons pour en tirer
profit.
1.
C'est un bon endroit pour en apprendre sur les tendances, les
habitudes et les goûts d'un public-cible.
2. On peut aussi chercher à savoir ce que son public-cible pense
de notre produit. Quelles sont les critiques? Que propose-t-on
comme amélioration? Vaut mieux utiliser un engin de recherche
si on ne veut pas y affecter quelqu'un à temps plein, comme Technorati,
Blogolist ou Blogpulse.
3. Ce sont d'excellents endroits pour le bouche-à-oreille. Selon
une étude d'Ipsos, 62% des utilisateurs seraient plus prompt
à acheter un produit après avoir lu des commentaires positifs
de d'autres consommateurs.
4. On peut créer un blogue officiel où les consommateurs pourront
s'exprimer, poser des questions sur notre produit et discuter
entre eux de leur expérience.
Parlez-en
en bien… À quel prix?
Plusieurs compagnies (par exemple Coca-Cola, Sony
pour la PSP, ou plus récemment Canon) ont été tentées
de payer des adolescents pour s'assurer que ceux-ci allaient toujours
parler en bien de leur produit, ou même de créer un faux blogue,
qui était en fait géré par eux. Dans plusieurs cas, cette
tricherie est devenue publique et les compagnies ont perdu beaucoup
de crédibilité. Le mieux est de rester honnête. Rien n'empêche
de répondre à une mauvaise critique en remettant les faits correctement.
Créer
son propre blogue, mais sans cacher qu'il est administré par la
compagnie, est une bonne façon de rejoindre les consommateurs.
Le blogue marketing peut être un excellent moyen de fidéliser
ses consommateurs qui peuvent y échanger leurs expériences.
Les
compagnies qui visent les adolescents doivent se pencher sur le
phénomène de la blogosphère. On ne peut pas la négliger. Il faut
non seulement y être présent, mais aussi s'assurer d'y être actif
et de ne pas laisser les commentaires négatifs sans explication
ou réponse.
Les
blogues (partie 1)
L'impact
des blogues et qui sont les blogueurs?
De
plus en plus, les campagnes de marketing incluent une offensive
pour faire parler d'eux dans les blogues. Ont-ils tant de pouvoir
auprès des adolescents? Comment fait-on pour faire parler de nous?
La
blogosphère devient de plus en plus populaire. On reconnaît leur
popularité et leur pouvoir. Les relationnistes publiques et compagnies
de marketing tentent maintenant d'intéresser les blogueurs à leurs
différents produits en espérant créer une propagation. Effectivement,
ils sont de plus en plus considérés comme des journalistes.
L'importance
de leur impact a été prouvée en mai dernier lorsqu'un envoi du
blogue technologique Engadget a annoncé un retard dans la sortie
de Leopard et du Iphone qui a fait chuter les actions d'Apple
Qui
sont les blogueurs?
Selon
une étude du Forrester Development Corp, réalisé en 2006,
rapportée dans la recherche de Jennifer Jactel, un blogueur
serait généralement jeune, technophile, consommateur et un grand
utilisateur d'Internet. Selon Mediametric, 7 blogueurs
sur 10 auraient moins de 25 ans, dont 31,4% âgés entre 11 et 15
ans, et 39,2% entre 16 et 24 ans.
Il
est intéressant de noter que les blogues personnels sont les plus
consultés! 90% des répondants d'une étude de Baroblogs,
ont affirmé en consulter, 46,3% consultent aussi ceux des groupes
ou associations, 38,2% ceux des médias et 29,9% ceux des compagnies.
Dans
le livre Les blogs, nouveau média pour tous, Loïc Le
Meur, un des premiers blogueurs français affirme que "Partout
dans le monde, sur plus de 12 millions de blogues qu'on pouvait
trouver au début de 2005, la moitié était gérée par des adolescents.
Pour eux, il est normal de partager avec leurs amis, il ne trouve
rien d'étrange dans ce concept. Ils ne lisent pas les journaux
quotidiens, leur média est l'Internet, et leur moyen de communication
préféré n'est pas le courriel mais la messagerie instantanée."
L’importance
de la couleur (2/2)
Si
on veut s'assurer de ne pas faire d'erreur, on choisit le bleu.
D'une année à l'autre, cette couleur est la préférée de tous.
Qu'ont
en commun les sites Internet Facebook,
Myspace,
Google et
Youtube?
Une forte prédominance du bleu. Un hasard? Certainement pas. La
couleur bleue arrive toujours en haut des sondages comme étant
la favorite, peut importe le groupe d'âge ou le sexe des gens,
y compris les adolescents. Les résultats d'une recherche de Cheskin
Research et cyberteens.com
démontrent que le bleu est toujours la couleur favorite des jeunes.
Pour eux, elle représente le succès, la confiance, l'intelligence
et ils trouvent même qu'elle est accueillante alors que le jaune
représente pour eux le jeu, le vert, l'argent et le rouge, la
vitesse ou la chaleur. Le noir arrive en dernier, bien qu'associé
au high-tech, cette couleur est aussi perçue comme compliqué et
dépassé.
Selon
différentes études, le sexe masculin préférerait le bleu vif,
le sexe féminin le bleu plus doux. Le violet est, quant à lui,
particulièrement prisé des 18-29 ans, qui le trouvent sexy, et
des adolescents. Ceux-ci affirment aimer également beaucoup l'orange
et le vert. On ne se surprend donc pas de retrouver sur le marché
une panoplie d'objets bleus, dans tous les domaines, même en alimentation.
On
multiplie les saveurs aux bleuets ou bien, on propose simplement
un produit bleu comme la slush à la framboise bleue ou de nouveaux
M&M bleus (que plusieurs ont même trouvé meilleurs aux
autres!). La couleur bleue est si importante que l'historien Michel
Pastoureau, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes
Études à la Sorbonne, qui a écrit de nombreux livres sur l'influence
des couleurs, lui a consacré un livre. Dans un article paru dans
le cyberzine Pluie de science, il explique son importance. «Les
plus anciens sondages, datant du 19e siècle, rapportent que le
bleu est la couleur préférée des Occidentaux. De 40 à 55% des
répondants l'évoquent de préférence au vert, loin derrière (20%).
Suivent le rouge, le blanc, le noir et le jaune. Mais c'est différent
en Orient. Au Japon, par exemple, c'est le noir qui obtient la
faveur populaire.» Qu'est-ce qui attire tant dans le bleu? «C'est
une couleur consensuelle, docile, qui n'agresse personne, ajoute-t-il
dans l'article. Même le mot est joli. Il a une consonance liquide.
Vous noterez que, dans les librairies, d'innombrables livres pour
la jeunesse portent le mot «bleu» dans le titre: L'oiseau bleu,
Un coin de ciel bleu, Le farfadet bleu, etc.»
Alors
si on ne veut pas se tromper, on choisit le bleu!
L’importance
de la couleur (1/2)
La
couleur affecte le comportement des consommateurs. Il est donc
primordial de s'y pencher amplement dans toute campagne marketing.
On
le sait, les couleurs nous influencent et affectent notre comportement.
À un point tel que plusieurs compagnies font maintenant affaires
avec des experts en psychologie de la couleur pour leur campagne
marketing et même pour choisir les couleurs de leurs bureaux ou
boutiques commerciales afin que l'entreprise transmette le bon
message, à la bonne clientèle.
La
couleur serait d'ailleurs le premier élément qui frappe l'œil
alors que nous sommes à 10 mètres d'un objet. En se rapprochant,
la forme prendrait plus d'importance. Et dans 80% des cas, les
gens achètent un produit qu'ils prennent dans leurs mains pour
le regarder de plus près. Comme les couleurs peuvent directement
déterminer si une personne va ou non aimer un produit, il vaut
mieux les choisir avec soin!
Évidemment,
bien que ce soit plus cher, le seul fait d'ajouter de la couleur
à sa publicité aurait un impact. Selon HP, l'utilisation
de la couleur permet une augmentation de la reconnaissance de
la marque de 80%, et une amélioration du lectorat de 40% et de
la compréhension de 77%. Une plus grande motivation et participation
seraient aussi observées, alors que les publicités en couleur
seraient davantage lues et ce, à 42%.
Les
couleurs chaudes (rouge, orange et jaune) encouragent l'excitation
et l'activité alors que les couleurs froides (vert, bleu et violet)
sont plus relaxantes. Il n'est donc pas étonnant de retrouver
amplement ces dernières dans les produits de bains et les spas
alors que les couleurs chaudes sont les favorites des fast-foods,
pour leur effet stimulant sur le système nerveux qui stimule l'appétit.
Les couleurs chaudes sont aussi les favorites des jouets et des
bonbons pour les enfants car elles représentent l'amusement.
Pour
les produits, choisir les couleurs à la mode peut attirer une
clientèle. Les jeunes, par exemple, aiment particulièrement être
au goût du jour. Mais comment choisit-on les teintes tendances
de la saison? Loin d'être le fruit du hasard ou même des designers
de mode, elles sont déterminées par l'association internationale
Color Marketing Group, qui regroupe des gens issus de domaines
variés. Les membres se réunissent afin de déterminer les couleurs
les plus 'In' pour différents produits. Leurs choix sont basés
sur plusieurs éléments. Ils s'assurent, entre autres, de respecter
des cycles de couleurs, qui dureraient de cinq à sept ans. Ainsi,
les couleurs à la mode sont nouvelles, rafraîchissantes et ne
remplissent pas les tiroirs des gens, créant ainsi un besoin.
Mais ils sont aussi à l'affût des tendances et des réponses psychologiques
des gens. Par exemple, depuis que la tendance est à l'environnement
(chez tous les groupes d'âge et plus particulièrement les adolescents
et jeunes adultes), le vert se retrouve partout.
Les
enfants prescripteurs (2/2)
Enfant roi, client roi
Qu'ils
agissent en tant que prescripteurs ou consommateurs, comment arrive-t-on
à séduire les enfants à nos produits? C'est vers l'âge de six
ans qu'un individu deviendrait consommateur à part entière. Le
but: le fidéliser!
Les
personnages aux traits ronds et aux couleurs attirantes ont la
cote auprès des jeunes enfants. Un sentiment affectif se produit
lorsqu'ils voient leur personnage préféré. Ça aide aussi au niveau
de la reconnaissance visuelle. Facilement, ils peuvent repérer
ce qu'ils veulent, même s'ils ont oublié le nom. Le personnage
doit remplir le rôle d'ami, mais aussi d'éducateur sur les bons
côtés du produit, par exemple son nombre de vitamines. Ces personnages
ne se retrouvent pas seulement sur les marques de céréales. Pensons
aux bonshommes Michelin ou Pillsbury, ces compagnies
ont compris l'influence que les enfants ont dans le présent, mais
aussi qu'en vieillissant, ils se souviendront de la marque.
L'emballage
est donc des plus importants. Mais en plus de son apparence,
sa facilité de transport est à considérer si on cherche à rejoindre
le jeune comme consommateur direct. Plusieurs compagnies tentent
de multiplier les occasions de consommation en offrant des plus
petits formats, offerts dans diverses saveurs pour s'assurer
qu'il ne se lasse pas.
L'enfant
est particulièrement sensible aux promotions. Mais on doit s'assurer
de ne pas trop les décevoir et de penser à un prix de consolation,
comme un autocollant, dans le cas d'un concours par exemple.
Un sentiment d'échec pourrait rompre le lien.
On doit
trouver une façon pour que les jeunes adhérent aux idéaux que
l'on propose. Certains professionnels du marketing ont baptisé
le rôle prescripteur, qui peut parfois aller jusqu'à une vraie
manipulation de la part de l'enfant qui est convaincu de savoir
ce qui est le meilleur choix, le Pester Power. Il faut en fait
attirer l'enfant, mais en s'assurant que le parent ne le réalisera
pas tout à fait. Celui-ci tient à son rôle d'éducateur et d'adulte.
Dès son
plus jeune âge, l'enfant devient lui-même consommateur. À six
ans, il commencerait déjà à être à un consommateur à part entière
en faisant lui-même certains achats. Ses dépenses seraient réparties
de cette façon : la majorité pour les grignotines et les jouets,
puis ensuite les vêtements, les films et les jeux vidéo.
Il serait
faux de croire que l'enfant achète n'importe quoi. Il a aussi
ses exigences. Il ne serait pas plus influençable qu'un adulte,
et saurait que la publicité tente de lui vendre quelque chose,
mais ne saurait pas décerner ce qui, dans cette publicité, va
le pousser à ce comportement. Plus il est jeune, plus l'aspect
qualité serait plus important, et moins conscient, que l'aspect
prix. Cependant, ce dernier devient rapidement important. Il
va préférer économiser son argent pour acheter de bons produits.
Il faut donc toujours miser sur l'établissement d'une relation
de confiance.
La ligne
de vêtements La Redoute, par exemple, a développé deux
collections de vêtements dans son souci de répondre aux désirs
des enfants de faire de bonnes affaires. D'abord, une ligne
classique à petits prix et une autre, plus cher, mais offrant
un style plus branché afin de plaire aux jeunes victimes de
la mode.
En effet,
en vieillissant, la fidélité aux marques est plus flagrante.
C'est exactement pour cette raison que les parents sont rarement
ceux qui choisissent d'essayer de nouveaux produits. Le lien
de confiance doit donc être établi rapidement et conservé. L'effort
doit être doublé de nos jours puisque les individus en sont
plus conscients et adoptent parfois une attitude incertaine
à l'égard des marques.
Les
enfants prescripteurs (1/2)
La vérité sort de la bouche des enfants
Pour
aller chercher l’adulte comme client, il vaut parfois mieux s’adresser
à l’enfant. Celui-ci exerce une influence considérable auprès
de ses parents dans tous les achats de la maison.
L'influence
des enfants auprès de leur parent est très importante. En effet,
ils influenceraient pour près de la moitié des choix et achats
familiaux. Une étude réalisée par BVA pour la chaîne Fox
Kids révélait que les enfants donnaient leur opinion sur un
grand nombre de produits, même ceux qui ne les concernent pas,
comme la décoration et les automobiles. Conscient du phénomène,
le slogan de la campagne Peugeot 806 était «La voiture
que les enfants recommandent à leurs parents».
Dès
son plus jeune âge, l'enfant est amené régulièrement par ses parents
faire les courses. C'est dans cette activité familiale qui semble
des plus banales qu'il exerce le plus son rôle de prescripteur.
D'ailleurs, l'enfant est davantage conscient de son influence
que ses parents. Selon une étude du CRIOC, 65% des jeunes
sont conscients de leur influence, alors que seulement 28% des
parents admettent que les enfants mettent des produits dans leur
panier. Leur influence est telle que le CRIOC espère que
des règles plus strictes soient imposées pour les publicités qui
visent les jeunes.
Les
jeunes comprennent rapidement leur pouvoir et continueraient d'aimer
accompagner leurs parents faire les courses dans le but conscient
de l'exercer. En vieillissant, ils se contentent souvent d'inscrire
sur la liste ce qu'ils ont besoin, en précisant la marque et le
style. Il n'y a pas de doute, ils savent ce qu'ils veulent. Rapidement,
ils se rendent seuls dans les magasins, pour eux ou pour un cadeau
ou envoyé par leurs parents pour acheter quelque chose qui manque
à la maison.
Les
compagnies marketing connaissent depuis de nombreuses années le
rôle prescripteur des enfants. En les ciblant, il est possible
d'atteindre trois marchés, soit l'enfant en tant que consommateur,
prescripteur et finalement, futur consommateur.
Mais
les jeunes ne feraient pas qu'influencer les parents, ils les
éduqueraient. C'est ainsi qu'une bonne proportion des achats technologiques
viendrait des conseils prodigués par les ados. Au fond, ne sont-ils
pas ceux qui en connaissent le plus sur le sujet, étant nés avec
une souris dans la main?
Un
peu générateur de ce qui est cool ou pas, les jeunes conseillent
leurs parents sur les films qu'ils vont voir, les marques de vêtements
qui ne sont plus à la mode et la nouvelle musique à découvrir.
La
nouveauté attire particulièrement les jeunes. Ils sont souvent
responsables de l'insertion de nouvelles marques ou nouveaux produits
ou mêmes de nouvelles pratiques de consommation puisque les parents
sont plus réticents. Cette tendance est d'ailleurs grandement
observable au niveau des produits et comportements écologiques.
Les enfants jouent un rôle primordial dans l'éducation des parents
à ce niveau. Beaucoup plus sensible à ce sujet, ils sont responsables
de la majorité des efforts écologiques de leur famille.
Le
pouvoir d'achat des jeunes est peut-être minime, mais son vouloir
est immense. Et les parents dépensent dix fois plus qu'il y a
quinze ans pour faire plaisir à leurs enfants. Cibler l'enfant
peut donc être une bonne façon de communiquer son message par
son intermédiaire, en le considérant comme trois individus, un
consommateur, un prescripteur et un futur consommateur.
La
créativité des jeunes consommateurs au service de l'entreprise
(2/2)
Écouter
ses clients, c'est écouter son public cible. Pourraient-ils avoir
de meilleures idées qu'une équipe spécialisée de marketing? Qu'une
équipe de designer? Ça vaut parfois la peine de tenter l'expérience
et de les laisser s'exprimer.
Un
article paru en avril dernier dans Marketing
Toronto fait le tour de la nouvelle tendance de faire
appel à la créativité des consommateurs au service de l'entreprise.
On y rapporte les propos du président de PostPone Corporation,
Rick Wolfe. Selon lui, les compagnies commencent à réaliser
l'impact de cette technique. D'abord, les communautés en ligne
permettent d'obtenir plusieurs informations pour apprendre à connaître
les consommateurs, mais aussi une façon de construire une forte
relation avec eux en leur proposant de trouver eux-mêmes ce qui
répondrait le mieux à leur besoin.
Les
résultats d'une étude
de Pepsi sur le marché jeunesse vont dans le même sens.
Ils démontrent que les jeunes aiment le changement, qu'ils sont
constamment en train d'explorer et qu'ils aiment la personnalisation.
Pour répondre à ces requêtes, la compagnie lançait cette année
le concours Design
our Pepsi Can, un site où les consommateurs peuvent
créer un design de cannette. Le design gagnant, déterminé par
les internautes qui pourront voter parmi les meilleurs, qui seront
pour leur part déterminé par la compagnie, sera utilisé sur pas
moins de 500 millions de cannettes. Ce n'est pas moins de 35 nouveaux
designs de cannettes que Pepsi met sur le marché cette
année. Un autre concours avait permis à un client de faire le
design d'une affiche billboard, placé à Time Square à New York,
plus tôt cette année.
Pour sa part, Coke,
proposait plutôt aux consommateurs de dessiner une machine distributrice
virtuelle sur Second Life.
Procter & Gamble, de son côté, permet
en permanence à ses clients de faire des suggestions dans une
section de son site Internet. Selon l'article de Marketing
Toronto, 50% des nouvelles idées de produits leur viendront
de gens à l'extérieur de la compagnie d'ici 2010.
Avec
l'Internet, il est d'ailleurs possible d'offrir aux internautes
la chance de tester un produit avant même d'avoir terminer la
conception ou la construction. Ainsi, la chaîne hôtelière Starwood
a pour sa part eu la brillante idée de lancer aloft
hotel
sur Second Life.
On pouvait, jusqu'à mai dernier, y faire une visite de et y faire
ensuite nos commentaires, qui étaient transmis à l'équipe d'architecte.
Le véritable hôtel ouvrira en 2008.
Laisser
la place à une véritable collaboration et utiliser les différentes
ressources afin de construire une relation à double sens, donne
donc le pouvoir aux consommateurs d'influencer les marques de
façon dynamique.
La
créativité des jeunes consommateurs au service de l'entreprise
(1/2)
On
fait de plus appel à la créativité des jeunes consommateurs au
service de l'entreprise. C'est d'abord dans un souci d'écouter
ce qu'ils avaient à dire et de leur offrir l'opportunité de s'exprimer
qu'on en est arrivé là.
Le
client est roi. On a souvent entendu et répété cette phrase. En
tant que client, on en est persuadé et l'on aime sentir que ce
dicton est respecté. On retourne dans les commerces où l'on a
bien été servi et où l'on a même répondu à nos caprices sans trop
rechigner. Ce principe existe depuis des lustres, mais il n'en
est pas désuet pour autant.
Certaines
boutiques l'ont bien compris et offrent à leur client des produits
personnalisés comme des parfumeries: créez votre propre parfum
ou des crémeries, créez votre propre sundae. Le succès des restaurants
Cora reposent en grande partie sur ce principe. Au départ,
le menu a été concocté et raffiné en s'inspirant des demandes
et suggestions, parfois farfelues, des premiers clients et des
enfants de la fondatrice.
Les
adolescents aiment sentir qu'ils ont un sentiment d'appartenance
à un groupe, mais en même temps, ils aiment avoir des morceaux
uniques qui feront l'envie des autres. Pas surprenant de constater
la popularité de Nike et de son espadrille personnalisable.
En fait, ils ont eu un tel succès, qu'ils ont ouvert une boutique
réelle à Manhattan, Le NikeID "lab" où les créations
de vedettes sont exposées et où l'on peut concevoir son espadrille
par ordinateur, tout en ayant un assistant pour nous aider.
L'indémodable
t-shirt
Toutes les grandes villes possèdent une petite boutique où l'on
peut créer des t-shirts personnalisés. Avec l'arrivée d'Internet,
ce genre d'entreprises s'est multiplié sur la toile. Mais certains
ont poussé le concept plus loin. Et si les créations des Internautes
étaient vendues? La compagnie allemande Spreadshirt, le
leader des boutiques en ligne de t-shirts personnalisables, a
ainsi en 2002 ouvert son site, qui permet de vendre ses propres
créations (qui maintenant, va bien au delà des chandails) sur
son propre site, par exemple son blogue. L'internaute fait ainsi
une part des profits sans avoir à s'occuper de la logistique,
de la conception et livraison. Mais, par la suite, la compagnie
a lancé un concours permanent de design. Le site de t-shirt lafraise.com
(qui a été acheté par Spreadshirt), choisit chaque semaine
3 à 4 designs qui sont ainsi produits en 500 exemplaires qui seront
vendus sur le site. La popularité est telle, qu'ils songent aussi
à ouvrir des boutiques Lafraise en France.
Les
sites de rencontre, toujours populaires auprès des jeunes
Les
réseaux sociaux font beaucoup parler d'eux. Ils sont populaires
et en pleine expansion. Mais les sites de rencontre n'ont pas
perdu la cote pour autant!
Il
y a quelques années les sites de rencontre étaient plutôt tabous.
On n'osait pas avouer les fréquenter et encore moi qu'on y avait
rencontré notre nouvelle flamme. Plus souvent qu'autrement, on
convenait à deux d'un scénario pour répondre à l'inévitable question:
"vous vous êtes rencontrés comment?". Avec le temps, il est devenu
de plus en plus acceptable de fréquenter ces sites. On s'en cache
moins. On le suggère même à tous ses amis célibataires. Les plus
jeunes, eux, ont grandi dans un monde où les sites de rencontre
existaient. Génération branchée, s'y inscrire est plus banal.
Sur le site quebecjeunes.com, on y consacre un article avec une
section qui en répertorie quelques-uns.
On
pourrait avoir tendance à croire que les réseaux sociaux éclipsent
les sites de rencontre. Pourtant, les internautes ne les utilisent
pas pour les mêmes raisons. En fait, les réseaux sociaux sont
venus répondre à un besoin observé sur les sites de rencontre.
Certains s'y inscrivaient pour élargir leur cercle d'amis sans
avoir un intérêt pour rencontrer l'âme sœur. Maintenant, ces personnes
ont pu quitter les sites de rencontre permettant à ceux-ci de
mieux répondre à leur but premier. De la même façon, certains
s'inscrivent à des sites de réseautage pour trouver l'âme sœur.
La majorité de ceux-ci se voient alors déçu puisque c'est loin
d'être leur but premier.
Il n'est pas étonnant de remarquer que les sites réservés aux
célibataires continuent à générer un bon trafic et même à se multiplier.
Le célibat est devenu une mode, en partie créée par les nombreuses
séries télévisées qui traitent du sujet. Les annonceurs ont rapidement
compris le potentiel de cibler les célibataires. On a réalisé
que ce sont de grands consommateurs, surtout pour ce qui est des
produits mode/beauté, des plats cuisinés, des voyages spécialisés
et tout ce qui concerne les sorties. Si les célibataires correspondent
bien à notre public cible, les sites de rencontre sont à considérer
sérieusement.
La tranche d'âge la plus fréquente sur les sites de rencontre
est celle des 25 à 35 ans, avec un plus grand pourcentage de garçon.
Mais on y trouve vraiment de tous les genres. Des sans emplois
aux professionnels en passant par les étudiants. Puisque les gens
doivent inscrire plusieurs renseignements personnels pour remplir
leur fiche, il est possible de cibler une démographie en particulier
lorsque l'on veut annoncer sur un site de rencontre. Mais il ne
faut pas oublier la grande catégorie des gens qui vont aller voir
les fiches des membres sans jamais s'inscrire.
Quels
sites choisir?
Au Québec, on compte des dizaines de sites. RéseauContact
peut se vanter d'avoir encore le meilleur trafic de visiteurs
au Québec tout âge confondu. Que ce soit pour le nombre d'inscrits
que pour ceux qui ne vont que regarder les fiches des membres.
Ce n'est pas étonnant avec le lien que l'on trouve sur le site
de nouvelles Canoë où certains membres sont annoncés. Le
site de rencontre humoristique de Marc Boilard, monclasseur.com,
est lui aussi, très aimé des ados et des jeunes adultes. Le fait
qu'on s'y prenne moins au sérieux satisfaits les plus jeunes.
Mais
selon l'étude Jeunes Canadiens dans un monde branché - Phase
II (JCMB II), menée par ERIN Research pour le Réseau
Éducation-Médias et financée par le gouvernement du Canada,
les jeunes du Québec aiment particulièrement le site doyoulookgood.com,
qui se trouve un peu entre le site de rencontre et le réseau social.
Dans les faits saillants de l'étude, on peut lire: "Au Québec,
le site préféré des jeunes filles de la 2e à la 5e année du secondaire
est doyoulookgood.com.
Sur ce site Web, produit à Montréal, les jeunes publient des photos,
vidéos et informations personnelles à partir desquelles les autres
utilisateurs peuvent voter et les juger en fonction de leur apparence.
Les membres inscrits peuvent faire une recherche par âge, en commençant
par un âge aussi jeune que 13 ans." Le site organise aussi des
partys un peu partout en province et même des voyages étudiants
pour les "spring break" des cégeps et universités. Et pour être
certain d'apprécier au maximum le groupe avec qui l'on voyagera,
il est possible de consulter les fiches de ceux qui se sont inscrits
aux différents voyages. Bien pensé!
Lorsque
vient le temps de choisir un site où annoncer, l'important est
d'être vigilant. Le nombre de membres publié n'est pas toujours
représentatif de la réalité. Il faut savoir que certaines personnes
possèdent plus d'une inscription ou laissent leur fiche inactive.
Célébrité
porte-parole (2 de 2)
À
la recherche du sentiment d'appartenance, les jeunes utilisent
les vedettes aimées de leur pair comme référence de bon goût.
Les
adolescents traversent une période où ils tentent d'appartenir
à un groupe en se définissant par leur look et ils sont donc particulièrement
influençables aux choix de leurs idoles. Ils ne veulent pas faire
de faux-pas et imiter la star populaire auprès de leurs amis les
assure de ne pas se faire ridiculiser. Si leur idole porte ça,
c'est sûrement cool.
Que
ce soit par le biais des paquets cadeaux donnés aux différents
galas ou simplement en les envoyant aux agents, de plus en plus
de compagnies donnent leurs produits à certains artistes ciblés.
N'étant pas exclusif, le fait que l'artiste porte la marque semble
toujours naturel. Ça coûte moins cher que de la publicité ou que
de les payer comme porte-parole et c'est souvent plus efficace.
Le public a l'impression que les célébrités ont l'argent pour
se procurer tout ce qu'ils désirent et que, s'ils portent quelque
chose, c'est nécessairement parce qu'ils aiment ça.
Par
exemple, la ligne québécoise Lady Dutch doit beaucoup à
sa participation aux sacs de cadeaux donnés dans certains galas
qui visent les adolescents, comme les Teen choice awards.
À la suite de ces événements et ce, pendant plusieurs mois, on
a vu dans les journaux à potins plusieurs vedettes (dont Nelly
Furtado, Paris Hilton, Nicole Ritchie et Madonna)
porter la marque. En peu de temps, dans la tête des gens, Lady
Dutch était in auprès des stars. La marque ne s'arrête pas
là, à chaque nouvelle collection, un grand nombre de morceaux
est envoyé à différentes idoles des jeunes, comme par exemple
à l'émission Canadian Idol.
Selon
une recherche réalisée par le groupe NPD, utiliser une
vedette dans une campagne de publicité est une arme à double tranchant.
Il est primordial de choisir avec soin la meilleure célébrité
pour représenter son produit parce qu'on risque toujours l'effet
inverse de ce que l'on désire. Selon le rapport de NPD,
Paris Hilton, pourtant très populaire dans les campagnes
de marketing, a très peu d'influence et est parfois mal perçue.
Deux éléments clés dans le choix d'une célébrité, en plus de sa
popularité auprès du public visé, sont son intégrité et sa crédibilité.
D'ailleurs, des compagnies, comme l'entreprise française glamspeak,
se spécialisent maintenant dans la recherche de La bonne célébrité
pour endosser son produit.
Dans
les magazines pour les adolescents et à la demande des lecteurs,
on retrouve beaucoup d'entrevues où les artistes sont invités
à donner les noms des produits qu'ils utilisent et même leurs
adresses favorites. Les jeunes lecteurs ont alors le sentiment
d'avoir les mêmes goûts que leur idole et de s'y sentir près.
Sans oublier que le fait de connaître l'adresse des endroits où
se tiennent les vedettes va assurément les attirer.
Il
n'est donc pas étonnant que pour faire parler de lui et demeurer
l'endroit favori des stars internationales de passage à Montréal,
Le Times Supper club n'a pas hésité à payer Paris Hilton
pour qu'elle vienne s'éclater dans la métropole. Plus ils
accueillent des stars, plus ils sont en mesure de justifier leurs
prix de vente élevé à leur clientèle. Le bar Pinokkio,
pour sa part, a des soirées où l'on retrouve des vedettes de la
télé-réalité derrière le bar.
Plus
la personne vieillit, plus le produit devient plus important dans
son choix d'achat. Les produits électroniques, par exemple, s'associent
rarement aux célébrités et préfèrent miser sur leurs produits
en leur donnant un look irrésistible tout en étant toujours à
la fine pointe de la technologie. Mais ces compagnies visent souvent
un public plus âgé. Toutefois, lorsque leurs produits visent les
adolescents, même les compagnies technologiques semblent se tourner
vers ce genre d'association. Par exemple, le smartphone SideKick
II et Paris Hilton.
Célébrité
porte-parole (1 de 2)
Compte
tenu du fait que chaque individu est exposé à environ 3000 publicités
par jour, il est important de se démarquer. Est-ce que le celebrity
marketing, c'est-à-dire, faire appel à une célébrité pour représenter
son produit est efficace?
Les
célébrités sont des gens respectés qui ont une grande influence.
On n'a qu'à penser à tous ces journaux qui ne racontent que les
derniers potins les concernant et qui répertorient tout ce qu'ils
achètent et même ce qui se trouve dans leur sac à main. En lisant
ces articles, les fans ont l'impression de connaître un peu plus
leur vedette, de s'en approcher. Lorsqu'une célébrité s'associe
à un produit, celui-ci bénéficie d'une meilleure image et devient
synonyme de qualité.
Selon de
récentes études, les ambassadeurs d'une marque, c'est-à-dire
une personnalité qui agit à titre de porte-parole, mais qui
est clairement un acteur de la publicité, perd un peu de son
impact. Les gens semblent porter davantage leur attention sur
le produit en question plutôt que la personne qui le représente.
Payer un artiste pour être ambassadeur de la marque peut d'ailleurs
s'avérer des plus dispendieux. L'investissement est surtout
efficace pour faire connaître une marque ou faire parler de
soi au début. Malgré tout, Coca-Cola et Pepsi n'hésitent
pas à faire appel aux teens idols. Ils se disputent même leurs
ambassadeurs. Pepsi a récupéré Christina Aiguilera,
qui représentait Coca-Cola auparavant. Il faut dire qu'ils
s'assurent ainsi d'une meilleure attention sur le regard porté
sur leurs publicités.
Mais en
général, les ambassadeurs sont bons surtout pour faire connaître
une marque, un produit ou un nouvel établissement.
Halo
3 - Beaucoup de bruit mais pas pour rien
La
campagne de marketing concernant la sortie du jeu vidéo Halo
3 a commencé presque un an avant sa sortie. Master
Chief, le personnage principal, fait même la page couverture
du respecté magazine Wired ce mois-ci. Aux Etats-Unis,
avec Burger King, Pontiac et Pepsi qui se
sont associés à la sortie du jeu, la majorité des gens ont entendu
parler de Halo 3.
La
campagne marketing de Halo 3 fait couler beaucoup
d'encre, dans des publications comme The
Wall Street Journal, depuis quelques semaines voire quelques
mois. Effectivement, elle a débuté le 4 décembre 2006, pendant
le football du lundi soir. Le premier spot publicitaire de 60
secondes se terminait par: "finissons
le combat en 2007".
Certains
se demandent pourquoi avoir mis tant d'efforts et d'argent sur
une franchise tellement populaire que le succès du dernier titre
de la trilogie est assuré. Premièrement, dans la guerre des ventes
de consoles nouvelle génération, Microsoft, éditeur du
jeu développé par Bungie, souhaite que Halo 3
fasse vendre davantage de Xbox 360. Pas étonnant, Halo
1 et 2 sont en grande partie responsables
du succès de la Xbox. De plus, il souhaite reprendre son
titre de meilleures ventes d'un lancement en divertissement. Après
24 heures, Halo 2, sorti en 2004, a engendré
125M$, devenant la sortie de divertissement la plus lucrative.
Dépassé depuis par la sortie du film Spiderman 3
(151 millions), Microsoft espère reprendre sa position
au numéro 1. Ce n'est pas contre les autres jeux qu'ils sont en
compétition, mais avec les films. Avec les pré-ventes déjà enregistrées,
on évalue à 200 millions les revenus pendant sa première journée
de vente. Rien de moins.
Récemment,
Brandweek
publiait un article relatant les cinq phases de cette campagne
publicitaire impressionnante. Brièvement, après la première publicité,
on a permis aux fans de jouer la version beta du jeu pendant un
temps limité. Ensuite, on a lancé le projet Iris, une campagne
virale en cinq étapes qui consistait en une série d'indices, cachées
un peu partout dans des vidéos ou dans des sites Internet, qui
révélaient des éléments de l'histoire de Halo 3.
Ensuite, l'effort a été mis sur les partenariats avec des grosses
compagnies comme Mountain
Dew (Pepsi),
Pontiac
(General Motors), 7-Eleven, Burger
King et plusieurs autres. La tournée du groupe Linkin
Park's a même été commanditée par le jeu. Finalement, la phase
5 était "Believe".
Une campagne publicitaire où un vieil homme raconte ses combats
aux côtés de Master Chief, le personnage principal.
À qui ça sert?
Les hommes de 18 à 35 sont une des catégories les plus difficiles
à rejoindre. C'est d'ailleurs spécifiquement pour les viser que
les compagnies ont un jour eu l'idée d'insérer leurs produits
dans les jeux vidéo. Halo 3, est un jeu classé M
pour mature 17 ans et plus. Si vous pensiez encore que la majorité
des joueurs étaient des enfants, détrompez-vous! Le succès de
Halo prouve que ce n'est pas le cas. En fait, l'âge
moyen d'un joueur de jeu vidéo serait de 29 ans.
La
vente des produits dérivés ont un succès inimaginable. Ceux de
Halo et Halo 2, selon des données
fournies par Microsoft Canada, ont rapporté 1 milliard
de dollars, soit trois fois plus que ceux d'Harry Potter.
Une explication plausible est l'âge des joueurs qui ont les moyens
d'acheter ces produits.
Il
n'est donc pas étonnant que pour une première fois, une compagnie
de boissons gazeuses, en l'occurrence Mountain Dew
de Pepsi, décide de s'associer à un jeu vidéo. Pour
l'occasion, ils ne sortent pas seulement une cannette aux couleurs
de Halo, mais bien une nouvelle saveur. On retrouve
donc, pour un temps limité, la Mountain Dew Game Fuel,
au goût de cerise et qui comporte 30% de caféine supplémentaire.
De quoi tenir éveillé les joueurs qui ne pourraient lâcher leur
console avant de terminer le jeu.
Dans
l'article du The Wall Street Journal, le directeur
du marketing de Pontiac explique que les jeux deviennent
une partie importante du monde du divertissement et que le public
cible de Halo étant la même qu'eux, il était très
pertinent pour eux de s'en associer.
La
campagne publicitaire va certainement permettre de vendre un nombre
impressionnant de copies du jeu, mais la popularité de celui-ci
aidera à la visibilité de plusieurs compagnies. La campagne de
Halo 3 est incontestablement un bon exemple de
ce qui peut être fait pour rejoindre les hommes de 17 à 35 ans.
La franchise Halo a d'abord établi un standard pour
les jeux de catégorie de tir à la première personne. On pourrait
croire que Microsoft a réussi à établir un standard pour une campagne
publicitaire qui vise à rejoindre un groupe d'âge difficile, entre
autres par son habileté à se servir des différentes plates-formes
populaires du web (pour
le projet Iris).
Comme
le termine l'article de Brandweek, "Après 10 mois de marketing,
tout le monde devrait avoir maintenant reçu l'invitation."
Pour
tous les événements Halo:
www.xbox.com/en-US/games/h/halo3/hub/default.htm
Les
C-Types, les nouveaux types de consommateurs
Après
les métrosexuels, übersexuels et autres termes pour catégoriser
les consommateurs, voilà que les C-Types, proposés par
l'américain Ron Rentel, font beaucoup parler d'eux. Qui
sont-ils?
Le
terme métrosexuel, inventé par le journaliste Mark Simpson,
a tellement bien été intégré dans le langage courant qu'on le
retrouve maintenant dans le Oxford English Dictionary.
Depuis, les spécialistes du marketing et les magazines ne cessent
d'essayer d'inventer des nouveaux termes. On a vu défiler les
übersexuels, soccer mom, rétrosexuels, sumosexuels, tyrosexuel
et hétéropolitain. Les deux premiers ont peut-être réussi à sortir
un peu du lot, mais aucun n'est parvenu à se tailler une place
aussi importante que les métrosexuels. Est-ce que les neuf types
de consommateurs, appelées les C-Types, proposés par Ron Rentel
dans son livre Karma Queens, Geek Gods and Innerpreneurs,
auront plus de succès?
Basé
sur des milliers d'heures de recherches, réalisées par la firme
Consumer Eyes, le livre fait de plus en plus parler de
lui. Pour arriver à créer neuf groupes, une équipe de recherche
a analysé les consommateurs selon leurs achats, leurs activités
favorites, leurs comportements et leurs attitudes. Pourquoi trouver
une nouvelle façon de définir les consommateurs? Selon eux, il
n'y a plus de choix de masse et les focus groupes ne sont plus
représentatifs de l'ensemble de la population. Définir précisément
ses clients serait donc la meilleure façon de réussir à construire
une meilleure relation avec eux.
Qui
sont ces neuf C-Types? Voici une brève description ainsi que la
célébrité qui les définit.
Denim
Dads
Ils participent activement aux tâches ménagères et prennent leur
rôle de père au sérieux, surfant sur les sites Internet qui donnent
des conseils pour les parents.
Représenté par : Peter Saarsgard
E-Litists
Considérés comme des écolos légers, ils consomment bio/écolo/équitable
dans la mesure du possible.
Représenté par : Al Gore
Ms. Independants
Femmes de carrière célibataires, elles dépensent son argent dans
des produits pour se faire plaisir, comme des vêtements de designers.
Représenté par: Samantha de Sex in the city
Middlemen
Âgés entre 21 et 35 ans, ils gagnent leur vie sans aspiration
particulière pour une progression de leur carrière, ils sont satisfaits
avec ce qu'ils ont. Ils sont souvent des consommateurs de junk
food et des passionnés de jeux vidéos.
Représenté par : Johnny Knoxville
Karma Queens
Femmes dans la quarantaine ou cinquantaine qui cherchent à être
en harmonie avec l'univers. Elles aiment les petits luxes comme
les visites aux spas et les chandelles parfumées.
Représenté par: Christy Turlington
Culture
Crossers
Les plus jeunes des neufs passent d'une tendance à l'autre et
aiment la nouveauté, ce qui n'a pas encore été adopté par la masse.
La meilleure façon de les rejoindre est par les publications alternatives.
Dès que leur nouveau dada devient populaire, ils s'en trouvent
un autre.
Représenté par: Gwen Stefani
Innerpreneurs
Constamment en quête d'une bonne balance entre leur vie personnelle
et professionnelle, ils aiment réaliser leur passion et rendre
la vie des autres meilleures. Ils seraient un des groupes les
plus difficiles à rejoindre.
Représenté par: Rachael Ray
Geek
Gods
Ils sont ceux qu'on appelle pour toutes les questions en regard
à la technologie. Ils adorent répandre l'information sur les nouveaux
gadgets qu'ils découvrent. Ils peuvent devenir le plus grand allié
ou le pire ennemi des compagnies.
Représenté par son ami spécialiste de produits Apple
Parentocrats
En s'inquiétant un peu trop sur des questions de sécurité, ils
ont tendance à restreindre à leurs progénitures le plaisir d'être
un enfant. Ils recherchent tout ce qu'il y a de mieux et sont
prêts à en payer le prix.
Représenté par: Bree de Desesperate Housewives.
Est-ce
que les nouveaux C-Types vont révolutionner le monde du marketing?
Ce serait plutôt surprenant, mais il n'en demeure pas moins évident
que les neuf groupes sont des plus intéressants. L'auteur du livre
affirme lui-même que de nombreux autres types de consommateurs
existent et qu'ils ont choisi ceux qu'ils considéraient les plus
importants et les plus successibles de perdurer aux États-Unis.
Pourquoi ne pas créer sa propre liste?
Pour
voir les neuf types de consommateurs : http://adage.com/images/random/0707/consummers.pdf
Pour
télécharger gratuitement le premier chapitre du livre : http://www.consumereyes.com/newWeb/index.html
Possibilités
marketing du site de réseautage Facebook
Il
y a quelques mois, on entendait parler de Myspace
partout. Maintenant, de Facebook
qu'on entend le plus parler. Alors que Myspace
demeure le plus populaire auprès des fans de musique, Facebook
a réussi à aller chercher un plus grand éventail d'individus.
Quelles sont les possibilités marketing du site de réseautage
le plus en vogue?
Le
site de réseautage dont la popularité ne cesse de croître existe
depuis février 2004. Au départ, il était réservé aux étudiants
de Harvard, puis aux étudiants des universités en général, puis
aux jeunes adultes et finalement, on y retrouve des gens de tous
les âges ou professions, bien que les jeunes adultes demeurent
la tranche d'âge la plus importante. Il y aurait 29 millions d'utilisateurs
actifs, dont au moins la moitié irait sur le site au moins une
fois par jour!
Depuis
quelques mois, de plus en plus de gens délaissent leur Myspace
au profit de Facebook.
Pourquoi? D'abord, plusieurs personnes préfèrent l'interface,
plus simple et standard d'un profil à l'autre. Ensuite, on aime
la proximité avec ses contacts et les nouvelles (mini-feeds) qui
informent sur les différentes actions récentes de ceux-ci. On
apprécie également le fait d'y retrouver moins de publicité. Alors
comment peut-on se servir de Facebook
pour ses campagnes de marketing sans offusquer les utilisateurs?
À
la différence de Myspace,
il n'est pas recommandé de créer un profil pour son produit. La
majorité des utilisateurs connaissent tous leurs contacts et n'acceptent
pas d'inconnus. Le mieux est donc de créer un groupe qui permettra
d'y poster des nouvelles ou de les envoyer par email aux membres.
L'avantage est que lorsque quelqu'un joint un groupe, ça apparaît
dans les mini-feeds de tous ses contacts. Certains amis iront
donc voir ce qu'est ce groupe et s'inscriront peut-être à leur
tour.
Ensuite,
il y a la publicité à la gauche de l'écran, appelé Flyer. Étant
unique sur les profils, on peut être assuré que les internautes
la remarquent si elle reste en ligne pour plusieurs jours. Toutefois,
elles génèreraient très peu de cliques. Les gens la voient, mais
ne chercheraient pas vraiment à en savoir plus. On se questionne
encore sur son pouvoir de marketing. Il s'agit de trouver la bonne
idée pour son message. Par exemple, après plusieurs semaines à
avoir un flyer de la nouvelle saison de l'émission télévisée The
Hills, plusieurs personnes ont commencé à en parler dans
leur statut. Certains demandaient une nouvelle publicité, d'autres
avertissaient que la première émission débutait bientôt. Il n'y
a pas de doute, elle s'est fait remarquer. L'avantage du flyer
est de pouvoir choisir son public cible, selon les données personnelles
que les utilisateurs ont remplies à leur inscription.
On
peut utiliser Facebook
pour faire des petites études de marché. Lorsque les utilisateurs
vont sur leur page d'accueil, parmi les mini-feeds se trouvent
le sondage du jour. Il est ainsi facile d'obtenir rapidement une
réponse à une question en obtenant automatiquement les préférences
par sexe et par âge. Dans
cet exemple, on s'informe sur la boisson gazeuse favorite
des gens.
Parmi
les moyens sur comment rejoindre les jeunes adultes, il y a bien
sûr de créer des applications. Alors qu'il y a six mois les profils
étaient plutôt simples, depuis mai, plusieurs concepteurs proposent
leurs propres applications. On en trouve maintenant plus de 2200.
Lorsqu'une
personne installe une application, ses amis le voient aussitôt
dans les mini-feeds et plusieurs iront voir ce que c'est. Par
exemple, Red Bull a demandé au développeur Craig Kohtz
(Flickr, Blog) de créer un jeu roche papier ciseau appelé Roshambull
Rock, Paper, Scissors. On ajoute l'application pour jouer
entre amis, mais on reconnaît facilement le logo de la boisson
énergisante.
Le
pouvoir de Facebook
n'a pas encore été largement étudié, mais l'avantage pour le moment
est son faible coût. Avant que les prix grimpent, on peut facilement
en tirer ses propres conclusions.
«Dis-moi
ce que tu portes, je te dirai qui tu es»
L'importance
des marques chez les jeunes n'est pas née d'hier. On a tous des
souvenirs de notre enfance où une marque d'espadrille ou même
de poupée valait mieux qu'une autre et qu'on suppliait ses parents
pour les avoir. Avouez qu'une Barbie qui ne vient pas de
Mattel ne semble pas être aussi intéressante… La différence
est qu'il y a une cinquantaine d'années, les parents de famille
nombreuse n'avaient pas les moyens de répondre aux demandes de
leur progéniture. Tandis que maintenant, probablement pour se
déculpabiliser de leur nombreuse absence, les parents cèdent rapidement
aux demandes exigeantes.
À
l'adolescence, on a peur d'être rejeté et porter des marques connues
donne l'impression aux jeunes de faire partie de la gang.
L'opinion de la famille n'est plus ce qui compte, ce qu'on recherche,
c'est l'approbation des amis. Il est donc normal que les jeunes
cherchent à se procurer les mêmes marques que leurs amis. Ça leur
donne un sentiment d'appartenance. De plus, ils considèrent que
les marques connues sont synonymes de qualité, ce qui leur donne
une raison supplémentaire pour investir plus d'argent dans leurs
achats.
Ce
qui est surprenant, ce sont les résultats de l'étude de l'Université
Laval sur la sensibilité aux marques vestimentaires chez les
consommateurs. En fait, celle-ci a révélé que les garçons sont
plus sensibles aux marques. Les filles trouveraient le moyen d'être
à la mode sans porter de marque connu. Mais en vieillissant, elles
deviennent de plus en plus intéressées par les vêtements de marque
connue alors que l'intérêt des gars reste stable. Selon cette
même étude, les élèves issus d'un milieu socio-économique faible
sont les plus touchés par le phénomène de la sensibilité aux marques
vestimentaires de prestige même s'ils ont moins d'argent. Avoir
envie d'être cool, ce n'est pas une question de milieu!
On
se démarque!
Les campagnes de marketing doivent user d'imagination pour rendre
leur marque in aux yeux des jeunes. C'est depuis le milieu des
années 1990 qu'on vise les jeunes dans les campagnes marketing.
Selon Naomi Klein, auteure du livre No Logo - La
tyrannie des marques, 1992 étant marqué par une augmentation
d'adolescents en Amériques, les secteurs du divertissement auraient
eu l'idée de se tourner vers des annonceurs comme MTV,
Nike ou Microsoft. Elle ajoute que depuis quelques années,
avant d'annoncer un produit, on mise davantage sur la diffusion
d'une image de marque (exemple, Nike et Clavin Klein). Les compagnies
se sont rapidement rendu compte que les jeunes vont trouver l'argent
nécessaire pour se procurer des marques dites cool. Pour ce faire,
on utilise les vedettes ou on fait une campagne punchée avec des
images audacieuses qui véhiculent un comportement rebelle, tout
comme les ados.
L'association
avec les artistes ou les événements musicaux et sportifs demeurent
définitivement de très bons moyens pour rendre une marque cool
auprès des jeunes. En portant un tel vêtement ou en utilisant
un tel cellulaire, les artistes font en fait du street marketing.
Et comme ils se font prendre en photos par les paparazzis, ils
se retrouvent dans les pages de nombreux magazines et le produit
se retrouve partout. Le street marketing est aussi utilisé de
façon plus subtil. On approche un jeune qui semble un lanceur
de tendances et on lui donne des produits pour qu'il les porte,
mais aussi pour qu'il en parle dans différents forums ou blogues.
Pour
rejoindre les jeunes, il n'y a rien de plus facile que l'Internet,
puisqu'ils y passent souvent plus de temps que devant leur téléviseur.
Toutefois, les jeunes ne sont pas dupes. Ils n'apprécient pas
les publicités envahissantes comme le spam. Et une fois qu'ils
se rendent sur un site Internet, ils s'attendent à de la qualité.
Il ne faut surtout pas lésiner sur l'importance de créer un site
Internet des plus intéressants où le contenu sera aussi important
que le contenant.
Le
placement dans les jeux vidéos ou les films en est un autre. Associer
sa marque à un héros respecté et populaire est vraiment une bonne
façon de devenir cool. Si on avait la possibilité de se procurer
les gadgets de James Bond, on le ferait, non? Alors avoir
la possibilité de se procurer ceux de nos héros des jeux vidéos,
c'est attrayant!
D'ailleurs
selon les tendances, les marques qui réussiront à faire leur chemin
vont différer. Depuis quelque temps, ce sont celles qui ont une
conscience sociale ou qui s'impliquent qui ont la cote. Dans cet
esprit, on lançait il y a plus d'un an la campagne de marketing
collectif Red (aux frais de Gap, Apple et
Motorola), où une partie des profits est remis à un organisme
de charité qui lutte contre le SIDA. En ce moment, c'est surtout
ce qui touche l'environnement qui a la cote! Si c'est écolo-bio-éthique,
c'est tendance! On ne veut pas arrêter de consommer, mais on veut
garder bonne conscience. Et ce serait vrai, même chez les jeunes.
Le
véritable enjeu est de trouver le moyen de les fidéliser. Parce
qu'en vieillissant, ils ont tendance à s'acheter les mêmes marques.
Références
:
http://www.infobourg.com/sections/actualite/actualite.php?id=11842
http://www.quebecjeunes.com/medias/voir/318
http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2007/05/20070513-090301.html
http://emplois.isarta.com/event/showthread.php?t=133
http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2001/03.15/ados.html
http://visionarymarketing.com/articles/marketingdesados.html
http://www.strategies.fr/archives/1359/135900801/
http://www.media-awareness.ca/
http://www.media-awareness.ca/francais/parents/marketing/enjeux_ados_marketing.cfm
http://www.quebecjeunes.com/medias/voir/512
http://www.journaldunet.com/0505/050524regenere.shtml
Placements
de produits dans les jeux vidéo - Partie 2/2
Les
jeux vidéo étant considérés comme un média, les compagnies sont
pratiquement soumises aux mêmes règles que celles qui s'appliquent
à la télévision. Effectivement, les publicités doivent être approuvées
par l'organisme américain COPPA (Children's Online Privacy
Protection Act), qui a établi des règles bien précises. «Par exemple,
si on cible, les six à douze ans, on ne peut pas montrer de «junk
food» ou de boissons gazeuses et évidemment, tout ce qui a rapport
au sexe ou à la violence.» précise Lucile Bousquet, directrice
Marketing d'Ubisoft Canada.
Davantage
pour ne pas déplaire aux joueurs, il faut que le produit soit
intégré de façon à que ça ne nuise pas au «gameplay» et que ça
ne déplaise pas aux joueurs. «Pour s'en assurer, développe Lucile
Bousquet, on travaille en amont avec les annonceurs, dès le
début de la production, pour bien les intégrer au scénario. Si
ce n'est pas bien fait ça pourrait autant leur nuire à eux qu'à
nous. Chez Ubisoft, on évite d'avoir plus de cinq annonceurs
dans nos jeux. On trouve que trop, c'est comme pas assez.»
Les
hommes d'abord, les femmes et les enfants ensuite «25 à 30% des
utilisateurs de la Nintendo DS sont des filles», remarque
Mme Bousquet, et on retrouve des statistiques similaires
chez les joueurs de la Wii. On ne peut donc pas ignorer
les filles. Toutes les compagnies développent maintenant leur
gamme de jeux pour filles. «Pas surprenant d'avoir vu récemment
la chaîne de magasin de vêtements H&M s'associer au jeu
The
Sims 2. Les personnages peuvent maintenant aller y magasiner!»
Étant
les plus difficiles à rejoindre, ce sont les jeunes adultes qui
ont d'abord été ciblés. Toutefois, la publicité dans les jeux
vidéo s'étend maintenant au marché des plus jeunes. Pas surprenant
qu'ayant eu du succès dans la cour des grands, on souhaite faire
de même avec les plus jeunes.
Et
le prix dans tout ça? «Le coût dépend de beaucoup de choses, par
exemple la modalisation et le développement nécessaire, explique
l'employée d'Ubisoft. Ce n'est jamais le même prix.» Toutefois,
on peut affirmer qu'il y a une forme de publicité disponible pour
tous les budgets. En fait, ça peut aller de quelques milliers
de dollars dans le cas d'une publicité dynamique (en ligne pour
une courte période) à plusieurs centaines de milliers de dollars
voire millions pour un placement de produits. «Ce qui est certain,
c'est que la publicité dynamique sera toujours moins chère qu'une
campagne télévisée pour toucher environ le même nombre de personnes,
en plus d'offrir des statistiques précises.» conclut Mme Bousquet.
Définitivement,
on continuera de voir des produits dans les jeux. Dans ceux-ci,
on ne peut pas zapper. Les produits sont sur notre route, dans
notre paysage ou même dans nos mains… On ne peut pas les manquer,
mais on «coexiste» avec eux sans problème. De toute façon, c'est
logique compte tenu du fait que les jeux deviennent eux-mêmes
de plus en plus réalistes.
Placements
de produits dans les jeux vidéo - Partie 1/2
On
entend de plus en plus parler du placement de produits dans les
jeux vidéo. Pour nous expliquer cette pratique en constante évolution
depuis trois ans, on a rencontré Lucile Bousquet, directrice
Marketing d'Ubisoft Canada.
«Le
1er jeu dans lequel on a fait du placement de produit a été Tom
Clancy's Splinter Cell Pandora Tomorrow, sorti en 2004,
nous informe Mme Bousquet. Dans ce jeu, le héros utilise
un téléphone Sony Ericsson dans ses missions.» Ce sont
les annonceurs qui ont d'abord approché les compagnies de jeux
vidéo, il y a environ quatre ans. Les études démontraient que
les hommes de 18-34 ans regardaient beaucoup moins la télévision,
passant beaucoup de temps à surfer sur le net et à jouer à des
jeux sur console. Cherchant une nouvelle façon de les rejoindre,
l'idée de faire de la publicité dans les jeux s'est imposée. Ça
s'est bien intégré au gameplay. «Les résultats de certaines études
démontrent que 70% des hommes du groupe d'âge ciblé ne sont pas
incommodés par la pub et trouvent que ça ajoute au réalisme du
jeu», ajoute-t-elle.
Rapidement,
c'est devenu une pratique courante et on retrouve de moins en
moins de jeux sans publicité. Les résultats sont là et pour les
annonceurs, c'est une façon d'associer son produit à une image
cool, par exemple, à un héros qui sauve le monde. En trois ans,
chez Ubisoft, le personnel en charge de ce département
est passé d'une à cinq personnes. «Les chiffres démontrent que
la publicité dans les jeux représentaient 56 millions de dollars
en 2005, ajoute Mme Bousquet, et on prévoit que ce chiffre
sera de 1,8 milliards en 2010! Il y a un potentiel énorme. Maintenant,
les consommateurs sont très versatiles, alors il est normal que
les annonceurs utilisent différents médias pour les rejoindre.»
Il
y a deux façons d'être présent dans un jeu.
1.
Le placement de produit
Bien intégrer au jeu, c'est la forme la plus efficace. Avec l'interactivité
du personnage avec le produit, on s'assure que le joueur le verra.
«Par exemple, le héros dans Splinter Cell doit composer
un numéro sur le cellulaire, relate la directrice de marketing.
Dans le jeu CSI, le personnage trouve une carte
VISA et le personnage doit appeler le service à la clientèle
pour connaître les dernières transactions, ce qui l'aide à trouver
le meurtrier.» Dans le cas du placement de produit, il est primordial
de porter une attention particulière à la façon dont est intégré
le produit pour ne pas choquer le joueur. Habituellement celui-ci
sera assimilé logiquement avec le jeu. Dans les jeux d'action,
par exemple, on retrouvera davantage des appareils électroniques
ou des voitures.
2.
La publicité
Celle-ci permet d'afficher un produit sur une affiche dans la
rue, une boutique, une machine distributrice de boissons gazeuses
ou des produits de beauté sur un comptoir de salle de bains. «En
fait, c'est même important pour le réalisme du jeu, exprime Lucile
Bousquet. Si l'action se déroule à New York, par exemple,
on s'attend à voir des billboards, des chaînes de restaurations
et de magasins connues. Ainsi, ça ne dérange pas les joueurs.
La publicité doit être placée de façon intelligente.»
On
retrouve deux formes de publicités:
La Publicité statique
Qui se retrouve directement et en permanence dans le jeu.
La
Publicité dynamique
Celle-ci est réservée aux jeux dans leur version «online». On
prévoit un espace où la publicité va changer régulièrement. «Par
exemple, nous explique Lucile Bousquet, puisque les joueurs
doivent s'inscrire et entrer leur information pour joueur en ligne,
l'annonceur peut demander à ce que sa pub n'apparaisse que pour
les joueurs québécois, de sexe féminin - à noter que 80% de ces
joueurs sont de sexe masculin -, de 13 à 17 ans, de 19h à 20h
et pendant une semaine.» Cette forme de publicité permet d'être
vraiment précis sur le public ciblé. Par la suite, on obtient
des statistiques tout aussi précises; le nombre exact de personnes
qui sont passées à côté de la pub, combien de temps elles sont
restées devant, quels étaient leurs profils, si elles ont essayés
de tirer dessus, etc.
Phénomène
Second Life
Si
vous ne connaissez pas encore Second Life, on vous invite
d'abord à aller voir ce clip
d'introduction au monde virtuel…
Depuis
son ouverture en 2003, Second Life, ne cesse de faire parler
de lui. Alors que certains encensent ce monde virtuel, créé par
Linden lab, comme le blogueur québécois et consultant en
commerce électronique Michel
Leblanc, d'autres comme Frédéric
Cavazza, consultant français indépendant, n'y croient
pas et considèrent que l'on fait beaucoup trop de bruit pour peu
de chose. Mais qu'en est-il? Est-ce une bonne vitrine pour les
compagnies? Vaut-il la peine de dépenser de l'argent pour acheter
un terrain, s'y construire et ensuite y déployer autant de temps
et d'énergie? Les avis quant au pouvoir de Second Life
sont des plus mitigés.
Le
plus grand problème vient du fait que les millions d'inscrits
représenteraient mal le taux de participation. Plusieurs personnes
se créent un compte, l'essaient, mais n'y retournent jamais. Selon
l'analyse du rapport State
of the Virtual World - Key Metrics, publié par Second
Life en janvier 2007, faite par Marc Snyder, consultant
emm-ess, le nombre de résidents représenterait 2,3 millions de
personnes (certains se créent plusieurs différents avatars) et
de ceux-ci, seulement
200 000 l'utiliseraient régulièrement.
Dans
ce rapport, on apprend aussi que les Américains sont les plus
nombreux à s'amuser dans Second Life (31,19%), alors que
les Canadiens ne représentent que 3,30% des résidents actifs!
De plus, les plus grands utilisateurs se trouvent parmi les 25
à 34 ans et on retrouve un peu plus d'hommes que de femmes dans
le monde virtuel.
Suite
à l'article Are marketers dying on Second Life?, paru le 27 mars
dans Brandweek,
Eric Kintza, le vice-président Global Marketing Strategy
& Excellence pour HP énumère sur son blogue
les dix raisons pour lesquelles il n'est pas encore convaincu
de la pertinence de s'y introduire en tant qu'entreprise. Par
exemple, 70% des utilisateurs sont insatisfaits de la présence
des compagnies, les revenus et profits possibles sont très limités
et l'investissement requis est souvent sous-estimé.
Malgré
tout, certaines compagnies s'y implantent, comme Telus Canada,
qui, aussi surprenant que cela puisse paraître, vend des cellulaires,
objets totalement inutiles - autre que pour le look - dans Second
Life. On peut magasiner chez American Apparel les mêmes
vêtements disponibles en boutique. La compagnie Agency.com
y a fait son recrutement de nouveaux collaborateurs. Lacoste
a lancé un concours de mannequin
virtuel tandis que Coca-Cola propose un concours de
design de distributrice
de coke virtuelle. Après la présence de Wired, Reuters
et NBC, le journal Le Devoir a récemment ouvert
ses portes dans le monde virtuel.
Une
compagnie peut parfois y être représentée sans même avoir été
consultée, comme c'est le cas pour le Château Frontenac,
propriété de Fairmont. Dans ce cas-ci, c'est plutôt l'initiative
d'un individu qui trouvait qu'une représentation de cet icône
du Québec manquait.
À quoi sert d'implanter sa compagnie dans Second Life?
Selon le site
Internet officiel, certaines compagnies l'utilisent pour des
collaborations d'affaires, d'autres pour vendre des produits aux
résidents de la communauté, d'autres pour tester la popularité
de leur produit et pour réaliser des focus group ou pour organiser
des conférences de presse et même des concerts.
Est-ce
qu'investir pour une présence dans Second Life vaut la
peine? Ça dépend de beaucoup de facteurs, par exemple le public
cible. Certains croient qu'il vaut mieux attendre que la popularité
au Canada s'accroisse tandis que d'autres pensent plutôt qu'il
faut s'implanter avant que ça ne devienne vraiment populaire ici.
Mais sans résultat concret sur le bénéfice que ça peut nous apporter,
ça demeure un choix bien personnel et avouons-le, un coup de dés!
Opération
séduction
Des soins à… la gomme balloune !
Fidéliser les enfants pour s'assurer de la durée d'une industrie
Après
avoir séduit les femmes et apprivoisé les hommes, voilà que l'industrie
du Spa s'intéresse maintenant aux enfants, son public de demain.
Le tourisme santé a beaucoup évolué ces dernières années et les
tendances favorisent les infrastructures pouvant répondre aux
besoins de toute la famille.
Pourtant,
bien que les soins de santé aient pris depuis une tendance plus
ludique avec des produits au chocolat, au sirop d'érable ou aux
truffes, ils n'avaient, jusqu'alors, jamais tenu compte de l'importance
de séduire et de faire «tripper» une jeune clientèle. Mais comment
capter leur attention? Comment les séduire? Que faire pour leur
assurer une expérience amusante tout en respectant le mandat de
détente et de bien-être inhérent aux spas?
Si,
jusqu'à ce jour, certains spas offraient des traitements aux enfants,
en présence d'un parent, il s'agissait de soins identiques à ceux
des adultes. Et, il faut bien avouer qu'un enveloppement aux algues
n'a rien d'attirant pour un enfant et qu'un massage peut aussi
l'ennuyer.
Mais
voilà que In Spa Cosmétiques innove avec un concept qui
risque fort de révolutionner le marché. Son Cataplasme de gomme
GOM-MEE propose une façon de faire unique et un produit amusant
à l'odeur de… gomme balloune! Mais attention, les bienfaits sont
réels! Le traitement est adapté à l'état cutané et à l'épiderme
sensible des enfants et adultes, ayant conservé leur cœur d'enfant,
qui ont passé une journée en plein air! Suffisait d'y penser!
D'une
durée d'une heure, soit le même temps que celui de papa et maman,
le soin requiert, comme il se doit, la présence d'un adulte. Sur
un lit décoré à l'effigie de Gom-Mee, le thérapeute étend une
pâte de couleur rosée sur le dos et les mains de l'enfant! Ce
dernier est ensuite invité à satisfaire sa curiosité en manipulant
cette pâte, un peu comme il le ferait avec de la plasticine.
Ne
reste plus maintenant aux centres de santé qu'à élaborer autour
de ce concept en créant un univers ludique pour que leurs jeunes
clients vivent une expérience inoubliable.
MySpace
pour les nuls
À
la fin de 2006, MySpace
devenait plus populaire que Yahoo!
Effectivement, on aurait enregistré un trafic de 38,7 milliards
de pages visitées contre 38,1 milliards pour Yahoo!,
selon comScore Media Metrix. Toutefois, au nombre de visiteurs,
Yahoo! demeure
au premier rang, avec ses 130 millions, contre 57,2 pour MySpace.
Et
la popularité ne se limite plus qu'aux Etats-Unis. De plus en
plus de Québécois y ont créé leur page. Tellement, que Canoë
a même lancé dernièrement un tout nouveau site se rapprochant
de MySpace.
Impossible maintenant d'ignorer ce potentiel de marketing lorsqu'il
est question de faire de la promotion auprès des adolescents et
des jeunes adultes.
Vous
ne connaissez pas encore MySpace?
Ça ne saurait tarder. Tôt ou tard, quelqu'un va vous demander
si vous avez votre page. Ou bien, vous ferez une recherche sur
un film ou sur un groupe de musique et vous tomberez sur sa page.
MySpace
est un site de réseautage où les individus, les groupes de musique
ou les films se créent une page web leur permettant ainsi d'entrer
en contact avec tous les autres membres de la communauté en leur
envoyant des courriels ou des demandes d'amitié. La simplicité
à se créer une page est telle qu'elle permet à tous d'y accéder
sans trop de problème. Voilà ce qui explique le nombre incroyable
d'abonnés.
MySpace
comme seul outil de marketing
Les
groupes de musique sont les premiers à avoir joui de ce pouvoir
de promotion. Certains artistes, qui n'ont pas encore de compagnie
de disques pour s'occuper d'eux, réussissent tout de même à vivre
de leur musique avec MySpace
comme seul outil de marketing. Certains
s'y sont même vus offrir un contrat suite à leur popularité sur
le site. Eh bien!
Témoins
de ce succès, de plus en plus de compagnies ont commencé à l'utiliser,
que ce soit en infiltrant le cyberespace avec une image, une chanson
ou un vidéo cool. Le nombre de personnes qu'ils peuvent ainsi
toucher est énorme. Pendant un certain temps, les compagnies ne
voyaient pas le potentiel des sites de réseautage, mais les différentes
études de marché, prouvant la popularité grandissante de ce moyen
de communication, commencent à les faire changer d'idée. Le potentiel
vient du nombre incroyable d'utilisateurs et du temps qu'ils y
passent. Les adolescents ont été les premiers à adopter le concept.
Mais il est vite devenu populaire auprès des plus vieux. Près
de la moitié des usagers seraient maintenant composés de jeunes
adultes.
L'important
en se créant une page? Rester vrai. Prétendre être quelqu'un d'autre
risque d'indigner les internautes. Des petites histoires de succès
autres que les groupes de musique? Apple
s'était créé une page lors du lancement du Nano
et avait recruté des dizaines de milliers d'amis. Le bijoutier
Pugster,
qui vend ses produits en ligne, a créé une page en utilisant sa
mascotte, un chien, pour représenter son profil et a ainsi fait
accroître ses ventes. De son côté, Warner
Bros a préféré placer de la publicité du film à venir,
300,
en plus de la création d'une page personnelle. Demandez à quiconque
utilise MySpace,
une grande proportion a cliqué sur le lien 300, build your army
with photos qui se retrouve sur toutes les pages de photos. Bien
pensé! Pour le I-phone,
Apple a
aussi préféré acheter un espace publicitaire sur la page d'accueil
des membres plutôt que de créer un profil.
Messagerie
instantanée - premier choix des adolescents
Dans
un autre ordre d'idée, une nouvelle étude, Digital Media Habits
commandée par Parks Associates, démontre que les adolescents préfèrent
de loin communiquer entre eux par messagerie instantanée que via
courriel. Cette même étude démontrait également que le tiers des
adolescents visite un site de réseautage quotidiennement ! Plusieurs
sites de réseautage ont leur lot de visiteurs, mais ceux qui s'y
inscrivent auraient également un profil sur MySpace,
lui laissant ainsi sa place de leader. Comme quoi il faut déjà
changer la façon de faire du marketing sur le web. Plusieurs professionnels
du marketing se sont ajustés en incluant d'ailleurs le placement
sur MySpace
dans leur campagne.