• Rédacteurs Web, ces métriques vous concernent!

    Souvent, le rédacteur Web d’expérience a une approche plus mathématique de l’écriture. Comparativement à un rédacteur qui ne baigne pas dans l’interactivité, il observe de près tout ce qui relève du Web plus analytique. Taux de rebond, mesure des conversions, nombre de pages vues: ce ne sont que quelques métriques avec lesquelles le rédacteur Web est amené à travailler. Même si nous parlons d’un professionnel de la communication qui joue avec les mots, le résultat de son travail, lui, se mesure souvent avec des chiffres.

    Toutefois, il faut savoir se méfier avec les métriques. Certaines sont tout à fait valables et d’autres, peuvent nous amener à dévier de notre véritable objectif : celui de créer du bon contenu.

    Dans le cadre de cet article, je vous partage donc les métriques dont le rédacteur Web doit réellement se soucier dans le cadre de son travail.

    Métrique # 1: le taux de conversion.

    Vous entendez souvent cette unité de mesure dans le cadre d’une rencontre avec les gens de marketing? Excellente nouvelle. Pourquoi? Parce qu’elle vous concerne aussi!

    Qu’est-ce que le taux de conversion? C’est un indicateur qui illustre le rapport entre les visiteurs qui posent une action marketing et le nombre total de personnes touchées par une campagne (pour laquelle vous rédigez). L’action marketing en question peut prendre bien des formes : ventes, contacts en personne, appels en succursale, etc.

    Si vous rédigez dans le cadre d’une campagne marketing, il est important que vos contenus puissent contribuer à atteindre ses objectifs. Vos textes doivent séduire! Et cette séduction, elle se mesure souvent en taux de conversion.

    Métrique # 2: le taux de rebond.

    Voici une autre métrique dont les gens de marketing parlent souvent. Est-elle pertinente pour un rédacteur Web? Absolument. Elle leur permet de mesurer si le contenu rédigé a réussi à capter l’intérêt des utilisateurs, mais surtout, à le maintenir. C’est l’une des rares métriques qu’il ne faut pas faire monter!

    Concrètement, le taux de rebond permet de calculer le nombre d’utilisateurs qui atterrissent sur votre site Web, mais qui repartent presque aussitôt. Souvent, ce genre d’entrée et de sortie survient lorsque le visiteur, faussement séduit par un titre, clique sur le lien menant vers la page et n’y trouve pas le contenu recherché.

    C’est donc important, dans le cadre de vos fonctions de rédacteur, d’écrire minutieusement chacune des lignes de la campagne de contenu Web. Rédigez un excellent titre, des incitatifs marketing attrayants, des descriptions percutantes, etc. Bien sûr, le travail de capter l’attention des visiteurs ne repose pas que sur vous. Mais comme rédacteur, vous avez votre part à faire, c’est certain.

    Métrique # 3: la moyenne de pages vues par un visiteur unique.

    Lorsque l’on rédige, il est important de se tourner vers des métriques capables de nous aiguiller sur le taux d’engagement des utilisateurs que l’on attire. L’une des mesures qui y arrivent bien est la moyenne de pages qu’un utilisateur visite lors de son parcours sur le site.

    Calculée dans le cadre d’une mesure globale de l’audience Web, la moyenne de pages vues par visiteur unique trace, d’une certaine façon, le parcours d’un visiteur à travers le site.

    Donc, si vous rédigez un contenu à la fois unique et percutant pour chacune des pages Web du projet, vous capterez l’attention des lecteurs et la conserverez. Et plus vous serez en mesure de faire grimper le niveau de qualité de votre rédacteur, plus le visiteur sera tenté de lire un nombre de pages élevé. Autrement dit, vous serez en mesure de faire grimper le nombre moyen de pages que chacun des visiteurs dévorera sur le site en question.

    Métrique # 4: la moyenne du temps par page.

    Vous êtes mandatés pour rédiger les fiches d’un nouveau catalogue en ligne? Vous devez écrire une série d’articles de blogue? Intéressez-vous au temps moyen que le lecteur passera sur chacune de ces pages. C’est une bonne façon de savoir si vos contenus parlent réellement aux clients visés.

    Si, par exemple, vous rédigez un article de blogue et que les statistiques démontrent que les gens n’y restent qu’une dizaine de secondes, c’est que c’est un essai manqué. Toutefois, si les mêmes statistiques indiquent que les visiteurs passent en moyenne non pas plusieurs secondes, mais plusieurs minutes sur votre page, c’est qu’ils prennent la peine de lire votre contenu, ce qui est réellement un signe de victoire.

    Bien sûr, vous n’obtiendrez pas un succès avec chacun des lecteurs. Après tout, votre style ne peut pas plaire à tout le monde. Toutefois, comme rédacteur Web, c’est une métrique qu’il vous faut regarder. En voyant les résultats, vous serez en mesure de voir ce qui marche et ce qui marche moins bien dans vos textes.

    En conclusion, qu’est-ce que le rédacteur doit retenir des statistiques?

    Le rédacteur Web est une personne créative, c’est bien vrai. Mais c’est aussi un professionnel qui doit apprendre à penser avec les chiffres. Et bien sûr, ça va au-delà du nombre de mots dans son texte! Pour bien faire son travail, il doit proposer un savant mélange de ces deux aptitudes qui sont littéralement opposées l’une à l’autre. Pour certains, cela peut représenter un réel défi!

    Mais, qu’il s’agisse de faire grimper la confiance, l’interaction ou encore le nombre de transactions en ligne, le rédacteur doit garder en tête qu’il a quelque chose à y voir. Ce sont des métriques qui doivent l’intéresser avant, pendant et après son travail de rédaction. Car son mandat ne s’arrête pas au moment de la mise en ligne. Il doit aussi scruter les chiffres et voir où et comment ses textes ont, ou n’ont pas fonctionné.